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Full text of "Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin"

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DB LA 



SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE 



DU LIMOUSIN 



Lil 



BULLETIN 



DE U SOaSTË 



ARCHÉOLOGIQUE & HISTORIOUE 

DU LIMOUSIN 



LIMOGES 

IMPBIMEREC ET l^IBRAIRIB LIMOUSINES 

DUaOURTIEnX & GOUT 

LIbnirea ds la Sociéls arcbàologiijue el hiitarlquc du Limcurio 
I, RUE DES ARÈNES, 7 

1BÛ3 



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>'^<1'4-) BULLETIN 



DU LA 



SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE & HISTORIQUE DU LIMOUSIN 



TOME LUI 



FOUILLÉ HISTORIQUE 



DU 



DIOCÈSE DE LIMOGES 



Manuscrit de rabhé Joseph Nadaud fi 775 J 



AVANT-PROPOS 



Joseph Nadaud, l'auteur du Fouillé historique du diocèse de 
Limoges, nous apprend lui-même, dans une note mise en tête de 
se$ Mémoires, que sa famille vivait sans fortune et sans ambition. 
Cette famille est pourtant une des plus anciennes de Limoges, et 
aussi des plus recommandables par ses mœurs antiques et par sa 
piété. Dans la géaéalogie qui est au Nobiliaire du Limousin 
(tome IV, page 468), il y a confusion pour le nom de son père; 
voici la rectification qui doit être faite : 

Joseph Nadaud, maître tapissier à Limoges, épousa le 7 juil- 
juillet 1705, dans Téglise de Saint-Maurice-de-la-Cité, Anne André. 
De ce mariage, sont issus au moins cinq enfants : i"" Martial 
Nadaud, né en mai 1706; c'est probablement lui qui est installé 
greffier de l'Hôtel de ville le 10 avril 1737 ; il fut père de Jean- 
Baptiste Nadaud, prêtre communaliste et vicaire de la paroisse de 
Sainl-Michel-des-Lions en 1760; 2*" Samuel-Psalmet Nadaud, né en 
février 1710; 9" Joseph Nadaud, né le 12 mars 1712; 4" Léonard 
Nadaud, né le 3 juillet 1714, religieux dominicain et archiviste 
deTévêché, mort en 1767; S* Pierre-Joseph Nadaud, baptisé le 
21 novembre 1720. 

T. LUI I 



A SOCIÉTÉ ARCHÊOLÔGtQUE BT HtstOIltQUK bU LtMOUSltr 

C'est dans Téglise paroissiale de Saint-Maurice-de-la-Cité que 
Joseph Nadaud fut baptisé, le lendemain de sa naissance, 
13 mars 1712, par le curé de celle paroisse, M. Le Duc, ayant 
pour parrain et marraine M« Joseph Avril, docteur en médecine, 
et sa tante Anne André. Après avoir étudié la philosophie sous le 
P. Glise, au collège des Dominicains de Limoges, où son frère 
Léonard se fit religieux, il entra au séminaire des Ordinands. H y 
résidait et était acolythe, lorsque sa mère, veuve, lui constitua un 
un titre clérical ou pension de cent livres, par acte du B novem- 
bre 1734. 

Ordonné prêtre en 1736, il commença à travailler dans le mi- 
nistère paroissial en qualité de vicaire, à Saint-Pardoux-Lavaud, 
en 1736 et 1737. Il succéda ensuite, dans la cure de Saint-Lé^er- 
la-Montagne, à Jacques Nadaud, qui semble être son oncle. Dès ce 
moment, il se livra avec ardeur et succès à la recherche de tout ce 
qui pouvait intéresser Thistoire du diocèse. MgrduGoëtlosquetpour 
lui donner le moyen d'étudier les archives des différentes paroisses, 
le prenait pour compagnon de voyages lorsqu'il faisait la visite de 
son diocèse et lorsque quelque circonstance particulière rappelait 
dans les localités éloignées de Limoges. C'est ainsi que nous le 
voyons en sa compagnie, le 26 août 1749, lorsqu'il alla consacrer 
l'église de La Courtine. 

Il était à Saint-Léger en 1752, époque à laquelle il fit fondre 
pour cette église une cloche qui existe encore, et sur laquelle on 
trouve son nom. Mais il quitta celle paroisse deux ans après, l'évo- 
que de Limoges rayant nommé à Teyjat, petite paroisse du Non- 
tronnais, dont le service facile lui laissait tout le temps nécessaire 
pour continuer ses études et ses recherches. Mgr d'Argenlré, après 
son passage dans celle dernière paroisse, écrivit dans son Mémorial 
de visite : « Le curé Joseph Nadaud, très bon sujet, bon prêtre, 
bon curé, de mœurs fort simples, excellent caractère, fort régulier. 
Il s'est adonné par un goût particulier à la recherche de toutes les 
antiquités avec un zèle infatigable, à déchiffrer et à dépouiller les 
vieux titres et les anciennes inscriptions. » 

Le bénédictin Dom Col, qui avait été envoyé à Limoges pour y 
faire des recherches historiques, écrivait, le 14 mars 1765, au 
ministre qui lui avait donné celte mission : « J'ai trouvé un curé qui 
lit très bien les anciens titres, qui a une fureurde passer sa vie dans 
la poussière des archives, homme laborieux s'il en fut jamais ». 

Le curé de Teyjat continua ses recherches pendant près d*un 
quart de siècle, jusqu'à la veille de sa mort ; il en entassa le fruit 
dans ses différents manuscrits et parliculiëremen t dans le Pouillé 
que je publie aujourd'hui. Il était dans sa soixante-quatrième année 



^OOlUi HlStORlQUB DU DtOClsÈ DK tlMOGBS 7 

et usé par les veilles, lorsqu'il sentit sa fin approcher. Rentré 
dans sa famille, qui habitait alors à Limoges le faubourg Montmail- 
1er, il y mourut le S octobre 1775 el fut enterré le lendemain, dans 
Véglise paroissiale de Saint-Michel-deslions. La Feuille hebdoma- 
daire de Limoges BLUnonq^ sa mort dans les termes suivants : 

« M. Nadaud, curé de Teyjat, savant connu par la multiplicité de 
ses recherches et par Futilité de ses découvertes; ecclésiastique 
respectable par la pureté de ses mœurs, aimable par la douceur 
de son caractère, estimable par son goût de l'antiquité; homme 
laborieux qui a laissé un grand nombre de manuscrits précieux, 
fruits honorables de ses veilles; correspondant de TÂcadémie de 
Bordeaux, est décédé à Limoges, sa patrie, le K octobre ». 

Par des dissertatîoiis savantes, Joseph Nadaud a beaucoup aidé 
Tauteur du Dictionnaire an Gaules et de la France. D'Expilly 
charge les consuls de Limoges de lut en témoigner la plus vive 
reconnaissance ainsi qu'à ses collaborateurs, MM. de Voyon et 
Mabaret. Il a également travaillé aux IV® et V* volumes de la Biblio- 
thèque historique de France^ et dans la préface du V* volume; 
Barbeau de La Brugère le remercie d'une manière spéciale. Ayant 
passé toute sa vie à déchiffrer les vieux titres et à écrire, il n'a fait 
imprimer lui-même que trois tables chronologiques. Ces trois opas- 
^cules sont : 

l"* Evéques de Limoges y tableau synoptique d*une feuille, imprimé 
à Limoges, chez Ghapoulaud, en 1770. Ce tableau a été réédité et 
complété par M. Tabbé Àrbellot, en 1860. 

9* Chronologie des papes et des cardinaux limousins^ imprimée 
dans le Calendrier ecclésiastique du Limousin de 1774. 

S"" Chronologie des seigneurs et souverains du Limousin^ imprimée 
dans le Calendrier de 1775. 

Quant à ses manuscrits, ils sont considérables. Voici la liste de 
ceux que possèdent MM. les Sulpiciens, au Grand-Séminaire de 
Limoges. Je les indique dans Tordre et sous les numéros où ils 
ont été catalogués par M. Louis Guibert en 1883. 

i^ Fouillé du diocèse de Limoges, 

3^ Nobiliaire de la Généralité de Limoges, publié en quatre volu- 
mes in-8* à la librairie V« Ducourtieux, à Limoges, 1882. 

3* Mémoires pour servir à thistoire du diocèse de Limoges. Un 
volume de 319 feuillets. (Ge volume est souvent indiqué comme le 
second volume du Fouillé.) 

4"^ Histoire du Limousin. Un volume de 192 feuillets. 



6 SOGlÉTé AKCHÉOLOGIQUB ET BISTORK^UB ttU LlltOkJSlif 

S^ Mémoires pour servir à l'histoire du diocèse de Limoges. Trois 
volâmes de 170, S40 et 186 feuillets. 

6"" Table alphabétique des Mémoires. Un volume de 186 reuillels, 

7<» Recherches. Recueil de notes. Un volume de 176 feuillets. 

8"" Table des noms de lieux du Limousin. Un cahier de 12 feuillets. 

9** Observations sur les bréviaires du diocèse de Limoges. Un cahier 
de 16 feuillets. Publié en grande partie sous ce titre : Extrait d'un 
mémoire de Nadaud sur les bréviaires^ par les éditeurs du LifnofMin 
historique en 1838, page 72. 

10* Mémoire pour V histoire de Grandmont^ ou Histoire de Grand- 
fnont. Ce volume est commencé par les deux bouts, et dans les deux 
parties, il a 86 feuillets . 

On trouve d^autres manuscrits de Tabbé Nadaud sous les nu- 
méros 14, 31, 47, 66, 131 et 202 du même catalogue. 

Presque tous les manuscrits de Tabbé Legros (articles 11 à 57 du 
catalogue) renferment des extraits de Nadaud ou des renvois à ses 
manuscrits. Un grand nombre de fragments, cahiers incomplets 
feuillets détachés, notes de la main du curé de Teyjac ont été réunis 
dans la liasse n"" 131 . 

Le Fouillé qui fait le sujet de cette publication est plutôt un 
recueil de notes classées dans un ordre défini qu'un ouvrage com- 
plet et digéré. Nadaud ramassait tout, bon et mauvais, intéressant 
ou non, parce que, selon lui, tout pouvait trouver place dans This* 
toire, ou du moins servir à Téclairer. Il se regardait comme un 
ouvrier occupé à recueillir des matériaux pour un grand édifice ; il 
les prenait partout où il les trouvait, et lâchait d'en faire un triage 
en les classant du mieux qu'il lui était possible, espérant que dans 
la suite quelque habile architecte en tirerait le parti convenable, en 
nous donnant un corps d*histoire qui nous manque. Ce Fouillé est 
un dictionnaire de géographie ecclésiastique; à ce titre, il est 
complet; les matières y sont distribuées selon Tordre des archi- 
prôtrés. 

La publication de ce manuscrit avait été décidée par la Société 
archéologique du Limousin dans sa séance du 29 décembre 1858, 
et M. Tabbé Texier avait accepté d'être l'éditeur de cette œuvre, 
qu'il devait compléter par de nombreuses additions. Mais la mort 
le frappa au moment où il venait d'en livrer à l'impressions les 
premières pages. 

Un fragment du rapport présenté alors à la Société archéologi- 
que fera apprécier l'importance de cette publication : 

« Dans cet ensemble de faits, de monuments et de souvenirs 
qu'embrasse le mot patrie, le sol tient sans doute la première 



POOILLt HISTORIQUS DU DIOCÈSE DE LIMOGES 

place. Â rétude des personnages, se lie inséparablement celle des 
lieux où ils vécurenl. Aussi la géographie de notre province, daos 
le sens entendu qu*on donne à ce mot, avait-elle occupé nos doctes 
prédécesseurs. L'infatigable activité de Tabbé Nadaud avait tout 
embrassé dans ses recherches. Parmi les vingt-et-un volumes qui, 
à la mort de cet érudit, devinrent la propriété de M. Garât de 
Nedde, curé de Saint-Maurice, se trouve un in-folio de 300 pages, 
que les notices mentionnent sous le titre trop modeste de Pouillé 
rayé. Dans la pensée de Nadaud, ce n'est évidemment que Tébau- 
che d'un travail plus complet. Les surcharges et les ratures en 
rendent la lecture assez pénible. 

» Â une préface assez confuse, où Nadaud explique le sens du 
mot Pouillé, succède une longue notice où les destructions et les 
fondations opérées'sous chaque épiscopat sont enregistrées som- 
mairement selon Tordre chronologique. 

» Vient ensuite Touvrage proprement dit. Dans des colonnes 
parallèles, Nadaud enregistre le nom ancien de chaque lieu enclos 
dans la juridiction paroissiale, le nombre des communianls, les 
décimes payées par chaque bénéfice, le Saint sous Tinvocation 
duquel est placée Téglise, les noms des patrons ou collateurs, avec 
la date de toutes les nominations. La liste des abbés et prieurs, les 
noms des lieux les plus anciens fournis par les chartes, Tindication 
des principaux événements accompagnent le travail de statistique. 
Un essai étymologique puéril, quoique très laborieux, suivait le 
nom de chaque localité. Nadaud, plus éclairé, s'est lui-môme fait 
justice, et, en le biffant impitoyablement, il nous a donné la mesure 
de sa fermeté et de son désintéressement scientiMque. 

» Donnerons-nous une idée de l'importance de ces recherches 
en disant que ce laborieux travail suppose la lecture et le dépouil- 
lement de toutes les anciennes archives? Bien mieux que le 
Dictionnaire de la Noblesse du même auteur, cet ouvrage est le 
Livre d'or du Limousin. Tous ceux qui, à des titres divers, firent 
dans le passé des fondations pieuses ou charitables : nobles, prê- 
tres, ouvriers ou paysans, y ont leurs noms inscrits cette fois sur 
titres authentiques. Les monastères, les châteaux et les hospices 
y sont enregistrés avec leur date et le nom de leurs fondateurs. 

» Il semblerait, et ce compte rendu peut aider à Tillusion, il 
semblerait que cet ouvrage ait Taride sécheresse d*une nomencla- 
ture. Et cependant, pour peu qu'on feuillette ses pages, une émo- 
tion communicative atteint le lecteur. Que d'enseignements dans 
les noms de ces personnages aujourd'hui oubliés, et qui crurent 
bâtir pour la prospérité I L'oubli même a son éloquence, et ces 
mémoires délaissés attendrissent comme la vue d'un tombeau! » 



10 SOCIÉTÉ ARCHéOLOGIQUR KT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

Lorsque M. Texier commença la publicalion de cet ouvrage, en 
1858, le manuscrit avait déjà perdu quelques feuilles. Depuis celte 
époque il a fait de nouvelles pertes ; bien des feuillets supplémen- 
taires qui y étaient imparfaitement flxés ne se retrouvent plus, mais 
la plupart de ces lacunes seront comblées au moyen de la copie 
que j'en ai prise en temps utile. 

Il est bon de remarquer que Tabbé Legros a fait d*assez nom- 
breuses additions à l'œuvre de son prédéccesseur. Tout ce qui est 
postérieur à l'année 1775, époque de la mort de Nadaud, a été 
ajouté par lui. Lorsqu'il a écrit quelque renseignement au milieu 
du texte primitif, je le mets entre crochets [ ] afin qu'on puisse le 
distinguer. 

Nadaud a disposé son manuscrit en forme de tableau à six colon- 
nes : 1" bénéfice, 2* qualitér 3** fête, 4* patron, 5** communiants, 
6'' décimes. — Dans la première, il inscrit le nom du bénéfice. — 
Dans la seconde, il marque sa qualité : cure, abbaye, prieuré, etc. 
— Dans la troisième, F, il indique la Fête patronale de l'église, 
le vocable ou le nom du saint auquel elle est consacrée. — Dans 
la quatrième, P, il fait connaître le Patran-collateur, celui qui 
a le droit de nommer à ce bénéfice. — Dans une autre, C, il donne 
le nombre des Communiants de chaque paroisse (en ajoutant à ce 
chiffre un tiers en sus d'enfants ou de non communiants, on trouve 
approximativement le nombre d'habitants). — Enfin, dans la co- 
lonne Z>, DéçimeSj on voit ce que chaque prêtre payait d'imposi- 
tions pour son bénéfice. 

Il n'est pas possible de reproduire cette disposition en forme de 
de tableau, mais sans rien changer au texte et aux divisions 
adoptées, je donne exactement tous les renseignements contenus 
dans chaque colonne. Des notes mises au bas des pages fourniront 
quelques éclaircissements, et les tables placées à la fin du volume 
faciliteront les recherches. 

A. Lecler. 



PRÉFACE 



Le pouillé oq polyptique de chaque église, polegium, comprend 
les bénéfices d'aa diocèse, leur revenu el les noms des Domina- 
teurs. Au xi"* siècle, on en connaissait déjà de très anciens de 
réglise de Tours par le nom de polegia : ainsi on ne doit pas être 
surpris qu'anciennement polegium synodale et polegium ecclesiœ 
aient été pris dans la même acception qu'ils ont encore de nos 
jours. Nous en avons deux anonymes pour le diocèse de Limog<^.s, 
imprimés à Paris chez Gervais (Âlliot), Tun en 1626, in-8S au 
m* tome du Pouillé général du royaume; l'autre qui n*en est qu'une 
copie, au Pouillé général de l'archevêché de Bourges, iG^tin-i^. 
Ce dernier, qui est le P. Philippe Labbe, jésuite (Moreri, 1769), 
tabla, à ce qu'il dit, sur les recherches de plusieurs personnes origi- 
naires des lieux, et sur l'assurance de leur fidélité, ou plutôt sur 
Tancienne routine des copistes. Aussi fut-il très mal servi : fautes 
de toutes espèces, noms défigurés, estropiés, ou mis hors de leur 
place, les nominateurs très souvent mal assignés, les noms des 
autres en blanc, nul ordre, transpositions d'un diocèse et des archi- 
prêtres de l'un dans l'autre, lacunes immenses, omissions de l'archi. 
prêtre de Gimel et de la plupart des curés de Malte. Une nouvelle 
édition, non corrigée ni augmentée, était absolument inutile. Les 
états de la France, du moins celui qui fut imprimé en 1736, t. II, 
page 6S2, ne sont pas plus exacts, quoique moins éloignés de nos 
jours ^l). 

(I) Ce dernier met l'abbaye de Grandmont sous la règle de Saint-Renolt; 
Saint-Jean d'Oreii ou Autaux, confondant le prieuré d'Aureil avec celui 
d^Autcvauxou Tavaux; Le Dorât ou La Ville-Dieu de Dorât, nom Idcoddu; 
farcbiprétré d*Alonzac uni à Tabbaye de Vigeois, pour signifier que le 
curé de Lonzao^ archiprêtre de Vigeois, en cette qualité, va prendre pos- 
session à YigeolB ; il donne pour bénéfice consistorial Saint-Jacques de 



i% SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE RT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

M. Tabbé Lebeuf, convaincu de ces bévues, eut Thonneur de 
présenter un mémoire à l'assemblée du clergé de France de 1740. 
On peut y voir ses preuves et ses raisons, qu'il fit valoir pour pro- 
curer un pouillé général du royaume. Son projet n'a pas eu lieu, 
soit par le défaut de correspondants, soit parce que les prélats 
n'ont pas voulu autoriser par l'impression le droit des autres 
patrons, soit parce que ce savant n'indiqua pas les sources où Ton 
devait puiser pour mettre cet ouvrage dans une justesse qui effaçât 
tous les défauts des pouillés imprimés Aussi .s'est-il vu lui-même 
embarrassé pour Hxer les vrais coUateurs de quelques bénéfices : 
l'unanimité des pouillés manuscrits et imprimés est son unique 
caution. Mais qu'elle est faible cette caution ! La discordance des 
manuscrits de cette espèce conservés trop précieusement dans des 
chapitres, monastères et chez des particuliers, cette discordance, 
dis-je, ne ferait qu'augmenter la confusion. Quelles ressources dans 
les titres des cures? Soit négligence des titulaires, soit rapacité des 
héritiers, à peine y a-t-on laissé quelques terriers, des registres de 
paroisse, des testaments où sont fondés des obits, le tout commu- 
nément en assez mauvais état et de nouvelle date. Quelques secré- 
tariats d'évéchés, conservés avec soin, sont à la vérité un secours, 
mais presque seulement pour les cures et autres bénéfices dépen- 
dants de la crosse, et non pour les prévôtés, prieurés et autres 
bénéfices simples et réguliers. D'ailleurs combien d'évéques ont 
été de nos jours dans l'obligation de créer des registres, n'en trou- 
vant aucun de leurs prédécesseurs I 

La sage prévoyance du roi Henri II obvia, en 1554, à ces incon- 
vénients futurs par l'établissement des greffes des insinuations 
ecclésiastiques. Heureux les diocèses où l'on a conservé une si 
riche minière! car on y trouve : 1® tout ce qui peut constater le 
droit de présentation, collation, élection, confirmation, etc., de 
toutes sortes de bénéfices. 11 n'en est point ou presque point d'exis- 
tant qui, depuis 1554, n'ait vaqué par mort, auquel quelque patron 
n'ait nommé, et dont conséquemment il n'ait le dernier état. 

2^ Plusieurs ont-ils nommé ? A remonter de nomination en nomi- 
nation, on voit la possession paisible de quelqu'un d'entre eux, 
l'usurpation des autres, ou le droit commun rentrer dans sa vigueur; 



Guillemare, prieuré de Saint-AugusliD, de la coDgrëgatioa Viclorine, et 
met pour titulaire M. Jean-Baptiste Lardy, chanoine régulier de Sainte- 
Croix. Ce bénéfice est entièrement inconnu dans notre diocèse. Les pouillés 
des diocèses de Toul, en 1711, de Meaux, dans Thistoire de celte église, 
1731, de Rouen, 1738, ont l'état des revenus^ ce qui est sujet à trop de 
variation». 



PODILLA historique du DIOCiSB DK LIMOGES 43 

on y voit la vraie nature de cliaque bénéfice séculier ou régulier, 
de quel ordre, dans une ville murée ou non, sujet ou non aux gra- 
des, dignité ou personnat, sur quelle paroisse, etc. 

9" Depuis cette époque, les établissements ou les changements 
ont été plus fréquents : réformes introduites ; nouvelles institutions; 
suppressions de chapitres, de places monacales, de prieurés et 
bénéfices unis : les décrets insinués apprennent les motifs des 
unions, les clauses, les obligations, etc., et fournissent des modèles 
pour pareilles complaisances, si fréquentes de nos jours. Plaise à 
Dieu que ceux qui en profitent fassent des fruits qui répondent aux 
intentions de leurs bienfaiteurs ! 

4* Veut-on procéder à un nouveau département des décimes, on 
trouvera dans ces registres des bénéfices érigés depuis le dépar- 
tement de 1516; d'autres, ruinés par les protestants ou abandonnés 
par la mollesse des confidentiaires, que des titulaires zélés ont fait 
revivre : quantité de prestimonies ou commissions de messes, et 
d'autres bénéfices inconnus, qui conséquemment ne supportent pas 
leurs portions des charges. C'est ainsi que jusqu*à présent de 
petites celles ou prieurés, unis à des chefs-lieux et inconnus, ne 
paient les décimes que dans le diocèse de ce chef-lieu, et peut-être 
rien pour ces membres : des syndics pénétrants et zélés pour la 
justice distribntive s'instruiront mutuellement, et pourront rendre 
service aux chambres ecclésiastiques, sinon de leur diocèse, du 
moins de celles qui sont dans le cas. 

6* Si les RR. PP. Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, 
auteurs de la Nouvelle Gaule chrétienne, s'étaient donné la peine de 
recourir à ces registres, ils y auraient vu les bulles des évéques, des 
abbés et abbesses depuis plus de deux siècles sans aucune inter- 
ruption. Elles fournissent un détail intéressant : le véritable nom, 
r&ge, la patrie, les services rendus, un éloge du sujet : traits pré- 
cieux, surtout dans les temps malheureux des confidentiaires et 
des pillages des protestants. Les deux premiers volumes de ces 
savants auraient bien moins de lacunes, de noms défigurés et mé- 
connaissables et de fausses époques. Par exemple, \h ont appelé 
de Froissac Jean des Monstiers, évéque de Rayonne, et n'ont su 
fixer répoquede sa mort : ce célèbre prélat, qui fit b&tir le château 
du Fraisse, près Mortemart, possédait le prieuré de Saint-Ângel en 
Limousin. Or ce bénéfice est dit vacant en 1569 par la mort de 
A. P. en Dieu Jean des Monstiers du Fraisse. L'abbé de Gharroux y 
nomme au mois de mars; le prélat était donc mort en février ou au 
commencement du mois suivant. Autre exemple qui prouve les 
avantages qu'on peut tirer des Insinuations ecclésiastiques : dans 
le catalogue imprimé des abbés d'Âubepierre on ne voit, depuis 



^. 



14 SOCIÉTÉ ARCBéOLOGIQUB BT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

deux siècles, que Guillaume Levasseur eu 1686 et Jacques Riant en 
1710. Mais dans ces registres je trouve Âymond Bouchard, com- 
mendataire, 1586; Michel de La Charpaignc, 1859; Pierre de L*Âige, 
1581 ; frère Jean de Sainte-Maure, 1628, etc.; ainsi des autres 
abbajes. Cette succession a servi quelquefois à rendre du moins 
suspects des titres d*aillears vicieux. 

6"" L'antiquité ecclésiastique y trouve des éclaircissements dans 
le véritable nom des saints locaux : saint Adorateur, martyr, alias 
saint Oradour, défiguré par saint Odorat, est patron de deux 
églises paroissiales; saint Yiance, Vincentianus, d'une autre, etc. ; 
culte d'autres saints peu connus : saint Hermès, martyr de Rome, 
28 août, à Linareix ; saint Trojan de Saintes, le 30 novembre, à 
Saint-Trié ; saint Namphase, solitaire du Quercy, le 12 novembre, à 
La Chapelle-aux Saints, etc. ; — anecdote pour les continuateurs 
de BoUandus. 

7® Les amateurs de Tantiquité civile y ont aussi de quoi glaner. 
Le Cassinomagus des itinéraires romains n*est point Ghasseneuil en 
Angoumois, mais Chassenon à sept lieues de Limoges, dislance qui 
se trouve dans toute la justesse de la voie romaine. DextricioSy ou 
Destritios, ou Districta (Ij, où Raoul, roi de Bourgogne, défit les 
Normands Tan 930, est, à la vérité, mis en Limousin par tous les 
chroniqueurs ; mais dans quel coin de cette province, alors si vaste 
avant son démembrement pour former celles du Poitou, du Berry, 
de la Marche, du Périgord, etc.? Nos meilleurs historiens français 
ont été embarrassés pour fixer le local de ce champ de bataille. 
Gaspard Roquet, écuyer, qui, dans son contrat de mariage du 
20 juillet 1572 quitte ce nom pour prendre celui de Détresses^ dont 
il était seigneur, eut entre autres enfants Jean Destresses, mort 
évéque de Lectoure en 1646. Or, daos les lettres de tonsure de 
celui-ci, il est dit né sur la paroisse d'Astaillac, dans la vicomte de 
Turenne. L'analogie m'a ;fait découvrir ce champ de bataille. Il est 
près du château de Destresses. Il y a encore un endroit qu'on 
appelle camp dolent \ l'Ecriture sainte (Eccl., IX, 20) entend par 
ces paroles : Super dolentium arma ambulabis, c'est-à-dire hostium 
furentium^ vous marcherez au travers des armées d'ennemis pleins 
de colère. 

8* Par le même moyen, je veux dire les lettres de tonsure, 
démissoires, dispenses, insinués dans ces registres, on se met au 
fait de toutes les maisons de condition d'un diocèse : il n'en est 
presque aucune qui, depais 1554, n'ai fourni quelques ecclésiasti- 
ques, quelques-unes, des évoques, abbés et abbesses ; il en est 

(i) La3BB, Noo, Bibliot. mes.y t. il, p. 163.200. 



POOlLLé^^PISTORlQUB DU DlOCtsC DC UM06B8 45 

encore moins qui n'aient obtenu des dispenses de bans : ainsi, sans 
se faire d'ennemis, on voit les noblesses de nouvelle date, la 
parofsse du domicile, le bon et le bas aloi. 

9«* Veut-on embellir Thisloire littéraire des ecclésiastiques : 
quelqu*un un peu instruit des savants que son diocèse a donnés 
voit par l'insinuation de leurs lettres de tonsure la paroisse de 
leur origine, la profession de leurs parents, les bénéfices qu'ils ont 
possédés, et l'époque de leur mort par la nomination du succes- 
seur; et ce détail conduit souvent à tirer de l'obscurité des per- 
sonnages que leur piété et leur érudition ont rendus recommanda- 
bles : Jean Malherbaud, théologal de la cathédrale de Limoges, 
Jean de Haumont, Pierre de Besse, trois célèbres docteurs de 
Sorbonne, et quantité d'autres, ont dans ces registres des particu- 
larités qui serviront dans leur temps aux continuateurs de \Hi8toir& 
littéraire de la France. 

iO* On est tous les jours embarrassé pour recouvrer les titres 
des bénéfices, surtout de ceux qu'on appelle simples, prévôtés, 
prieurés, etc., et les registres des paroisses, les noms des titulaires, 
indiquent les maisons de leur naissance; et, avec cet éclaircisse- 
ments, on a retiré des papiers de conséquence des mains des 
bénévoles. 

11° Des curés et autres intéressés à prouver la confidence de 
leurs bénéfices, n'auront qu'à suivre les provisions pied à pied : 
ils verront deux titulaires, qualifiés de paisibles possesseurs, se 
démettre à la fois du même bénéfice, et, le même jour de leur 
démission, deux autres avoir chacun un visa. Cet abus eut lieu le 
5 avril 1568 pour la cure de Teyjac. Par un ordre plus récent, 
depuis 1704 jusqu'en 1783, je vois au moins dix curés à Lesterps ; 
c'est-à-dire que, à chaque chapitre général des chanoines réguliers 
de la Congrégation de France, on nomme ou on continue le prieur 
claustral sur la démission de son prédécesseur ; le chapitre, du 
monastère le nomme à la cure, et il ne la garde qu'autant qu'il 
est supérieur. Quel moyen de connaître ses brebis et d'en être 
connu, surtout si par l'ignorance du jargon on est un barbare 
pour ces pauvres gens 7 

12° Enfin, pour connaître parfaitement le local d'un diocèse et 
appliquer aux endroits qu'il renferme les traits lâchés par les his- 
toriens ou les chroniqueurs, j'ose dire avec confiance que ceux qui 
entreprennent les histoires générales ou particulières de nos pro- 
vinces, ne perdront jamais leur temps s'ils commencent leurs 
collections par le dépouillement des registres en question. Un der- 
nier exemple en fera voir la preuve (v. l'article du Palais). Dom 
Michel Germain a été embarassé pour fixer la ipositiou du palais 



16 SOCliTB ARCHEOLOGIQUE KT BISTOaiQDB. DU LIMOUSIN 

de nos rois nommé Jocundiac dans les diplômes de 793, 830 et 832. 
Mont-Jauvi et Sainte-Félicité, près la ville de Limoges, le lieu des 
Gars, sont les endroits de sa conjecture. Mais, sans forcer les 
termes, nous avons deux endroits appelés Le Palais : une abbaye 
près de Bourganeuf; l'antre, commanderie et cure près de Limoges. 
Le premier est surnommé Palatium beatœ Mariœ, surnom mysté- 
rieux et emphatique, conrormément au goût des premiers 
cisterciens; Tautre n*est connu aujourd'hui que par le seul nom 
de PalaiSy situé sur les bords de la rivière de Vienne. En remontant 
plus haut, je le trouve surnommé de Jocundiac dans une pièce, à la 
•vérité fabuleuse, mais qu'on regarde comme un fruit du commence- 
ment dux« siècle, je veux dire la prétendue rt> de saint Martial par 
Aurélien. Elle place ce palais de Jocundiac sur la Vienne, près du 
gourd ou gouffre de Garric; les pécheurs connaissent parfaitement ce 
gouffre; il est tant soit peu au-dessus du Palais et au Nord-Est. On 
ne peutdoncappliquerailleursTexpédition de ces diplômes des vm** 
et ix^ siècles. 

Tels sont les avantages que j'ai classés dans ces registres lors- 
que M. du Goëtlosquet, alors évéque de Limoges, m'honora de 
la commission du pouillé de son diocèse pour seconder le dessein 
de M. l'abbé Lebeuf. Occupé depuis longtemps à ramasser l'histoire 
de ma patrie, je trouvai dans un fond si abondant de quoi me 
dédommager amplement. Ge travail parut au premier coup d'œil 
des plus rebutants, tant par sa sécheresse que par le dépouillement 
de plus de quatre cents gros registres. Mais un pouillé détaillé, 
prouvé par chaque année de nomination, enrichi des unions avec 
leurs motifs et leurs clauses, des mémoires fidèles envoyés aux 
RR. PP. Bénédictins pour une seconde édition du deuxième volume 
de leur Gaule chrétienne, quantité d'anecdotes, etc., ont été le 
fruit de ces recherches. 

Où sont ces registres ? Par la déclaration de <69<, l'oflîce des 
nouveaux greffiers est déclaré héréditaire, et les anciens, ainsi que 
tous autres ayant en leur possession quelques-uns de ces registres, 
contraints de les remettre entre les mains des nouveaux titulaires, 
inventaire préalablement fait. Les temps ne sont pas si reculés 
qu'on ne puisse savoir qui fut chargé du greffe sur la fin du dernier 
siècle : dès que ce dépôt n'aura pas été brûlé ni dissipé avant cette 
époque on le trouvera très facilement, surtout s'il n'y avait qu'un 
bureau dans le diocèse; car Limoges, à raison de sa vaste étendue, 
en eut d'abord deux, savoir : un à Brive, uni depuis à un seul. 
D'ailleurs il n'est pas rare de trouver des provisions ou prises de 
possession d'un siècle dûment insinuées. Le nom du greffier, la 
tradition (jue sa famille ou ses héritiers ont copservéç de cet office, 



POOILLB HISTOmOUB DU DIOCtSB t>B LUlOGBS 1^ 

fera deviner aisëmeDt les personnes qui ont, en total ou en partie^ 
une collection si précieuse, si utile à TEglise et à TEtat (1). 

On est entré à Limoges dans un détail si circonstancié que d*un 
coup d'œil on trouve toutes les provisions de chaque bénéfice, et 
cela par un relevé de chaque registre et une table alphabétique 
générale qui indique le numéro et la page. L*amour du bon ordre 
n*épargne rien I Celui qui Ta fait mettre, M. du Goètlosquet, méritera 
partout d'être servi avec affection. Il me permit de visiter toutes 
ses archives du spirituel et du corporel ; j'y trouvai des pièces 
curieuses que je dois faire connaître. 

II existe un pouillé sans date où il est fait mention de la char- 
treuse de Glandier, fondée en 1249, et des préceptories ou com- 
manderies des chevaliers du Temple, supprimées en 1310. Mais il 
n'y est point parlé des paroisses qui composent aujourd'hui 
l'évéché de Tulle, érigé en 1318; ce qui me fait penser qu'il aura 
été transcrit peu après sur un plus ancien. Je le cite sous l'année 
1318. En voici le titre et le plan : 

Sequuntur Ecclesie que debent procurationemin diocesilemovicensi 
causa visitationis. 

Et primo : 

In archipresbiteratu Combralie : 

m 4 capellantAs Sancti Aredii, XXX L : Agedunensts 

III * ca, de Sauneria, XXX L : Agedunensis 
III 4 ca,de MazeyracOy XL /. ; episcopalis 

I ^ ca. deChantemieula, pauper, nifiil : Agedunensis 

Abbas Agedunensis, VIfl libras débet, duas procurationes, etc. 

La première colonne qui marque les réauU, regalia, semble 
indiquer le revenu ; la seconde, les bénéfices et leur qualité ; la 
troisième, les droits de visite qu'on appelait alors procuration, qui 
était un droit de gîte et de repas ; deux procurations, c'est-à-dire 
deux repas (Lebeuf, Hist. du diocèse de Paris, t. IV, p. 5 et 84) ; la 
quatrième, les patrons. Comme on exigeait dans ces temps-là 
d'autres droits peu connus, je les expliquerai ici, ne trouvant 
ailleurs de place pour le faire. Conventus, dans les synodes, était 
un droit cathédratique qu'on payait dans ces assemblées : une 



(1) Aujourd'hui les registres des InsiDualions ecclésiasiiqaes sodi aux 
Archives départemcutales de la Haute -Vienne, série G; on y trouve deux 
registres in-4o (1533-t57i}, et deux cent huit registres in-4'' et in-folio 
(1554-1788). 



tft SOCI^i ARCBioLOGIQllB Bt HlStORiOUB DU tlUOUSlN 

moitié à Tévéque, Taulre à la cathédrale. Parata n'était dû qu*aux 
années bissextiles par l'archiprétre et les curés de Tarchiprétré de 
Saint-Junien ; c'était Tobligation de fournir le logement et la nour- 
riture. Paradella était dû par les mêmes aux années non bissextiles 
et ne s'élevait qu'à la moitié du précédent. 

Des procès-verbaux de visiles du diocèse dès le xv<» siècle, où il 
est ordonné de ret^âtir quantité d'églises, sont encore une de ces 
curiosités qui font voir le goût d^architecture de ce temps-là; les 
livres de recette, où Ton porte à compte ce que l'on a touché pour 
la dédicace de quelques églises ; âes regisires de yin aDièrtesrs 
de quarante ans aux Insinuations ecclésiastiques ; une imposition 
de 4.632 livres 3 sous, en l'année 1364, sur les bénéficiers ou com- 
munautés ecclésiastiques séculières du revenu d'au-dessus de 400 
livres, où l'on trouve des bénéfices aujourd'hui absolument inconnus 
et l'on voit la perte des revenus de la plupart de ces communautés ; 
enfin le chapitre de Saint-Junien, les abbayes de Meymac, Beuil, 
Les Âllois, et quantité de curés m'ont aussi laissé glaner dans leurs 
papiers ; des minutes de notaires dès le \w siècle m'ont encore 
fourni quantités danecdotes intéressantes pour cette partie et pour 
l'histoire du diocèse. 

Avec ces secours et celui des livres imprimés, j'ai taché de 
remonter à l'origine des bénéfices, d'en marquer les fondateurs. 
Les cures sont presque toutes trop anciennes et ont passé par trop 
de mains pour qu'on puisse en fixer l'établissement; nous ne 
savons que l'existence de quelques-unes avant des monastères 
môme anciens, comme Solignac, Meymac, Ghambon-Sainte- Valérie, 
etc. J'ai inséré, conformément au plan donné par M. l'abbé Lebeuf, 
les saints patrons de chaque église, surtout ceux dont le culte est 
moins célèbre ; telle en a jusqu'à trois, parce que souvent on dé- 
diait une église en l'honneur de celui dont on faisait la fête le jour 
de la cérémonie et on le donnait pour second patron ; on en 
prenait un troisième, parce qu'on possédait ou qu'on croyait pos- 
séder quelques portions de ses reliques. Les saints titulaires de 
chaque église méritent une attention particulière ; il est, selon 
M. l'abbé Lebeuf, important pour la conservation des faits histo- 
riques de ne les pas changer. Sans ce secours, comment appliquer 
quantité d'anciens titres? Le nom du saint Tait souvent mieux 
connaître l'endroit que celui du lieu, souvent défiguré : parmi ces 
noms locaux, il en est qui n ont que le même, sans aucune autre 
détermination et qui sont très éloignés les uns des autres ; le nom 
du saint titulaire, inséré dans la chronique ou dans l'acte, démontre 
l'application qu'on en doit faire. Sans sortir de notre diocèse, nous 



FOUILLÉ BiStORfQUfe DU DlO^lèsX DB LIMOGES fft 

avons un exemple de l'erreur qu'a occasionnée la ressemblance 
des noms et que le nom du sainl a rectifiée; on a écrit qu'Hilduin, 
un de nos évéques, chassa les moines d*Âbun, Ahenti, Agentij 
trois jours ayant sa mort, arrivée en 1014. Â ce compte, ils n'y 
auraient demeuré que dix-sept ans et ils étaient alors, ainsi que 
tous les établissements, dans leur première ferveur ; mais ce fut 
ceux d'Ëymoutiers qui furent chassés Sancti Stephani Ahenti, au 
lieu que la Sainte- Vierge est patronne de Téglise abbatiale d'Âhun. 
J'ai voulu me contenter moi-même en insérant à chaque paroisse 
le nombre des habitants,' et en faisant deux classes pour les villes 
qui en ont â la campagne. La première classe est pour la ville. 
J'ajoute à chaque bénéfice les décimes qu'il paie cette année 1762 ; 
ce qui servira à en faire connaître à peu près la valeur, j'ai encore 
voulu placer à leur paroisse les châteaux, villages ou gros endroits 
qu'on a mis dans les cartes géographiques du diocèse, ce qui ser- 
vira souvent à les rapprocher, et à rectifier cette partie, assez 
défectueuse jusqu'à présent. Enfin un catalogue de nos évéques, 
des doyens de la cathédrale, abbés, abbesses et de quelques pre- 
mières dignités des chapitres, ou des prieurs de chefs-lieux, m*a 
paru pouvoir entrer dans le corps de cet ouvrage, avec d'autant 
plus de raison que ceux que nous avons n'ont été faits que sur des 
mémoires fautifs : ces prélats sont patrons de la majeure partie 
4es cures, le seigneur évéque n'en ayant pas le tiers à sa col- 
lation. 

Quel ordre garder? L'alphabétique paraît le plus commode, mal- 
gré les transpositions d'un bout du diocèse à l'autre, les répétitions 
des archiprôtrés où sont enclavées les cures (1). Les archiprétrés 
n'ont jamais eu de rang marqué. Les Cisterciens et les Grandmon- 
tains ne doivent pas me savoir mauvais gré si je place les cures 
avant leurs monastères; l'ordre chronologique l'exigeait. J'aurais 
dû donc suivre le même ordre pour les cures des Bénédictins et 
des chanoines réguliers, et ne placer leurs monastères qu'après les 
cures des lieux ; nous n'en avons point qu'ils aient défrichés ou 
fondés; tous les endroits où ils se sont établis étaient déjà connus : 
par exemple, Solignac {Vit. S. Elig., t. I, c. xv), et ainsi des 
autres, mais le mot de Trithème, quoique dans un sens différent, 
matrem suffocavit filia, m'a déterminé à parler deTabbaye devenue 
« cure primitive » par une dévotion du temps, quoiqu'il n'en fut 
pas de même dans son origine. Le saint titulaire de chaque église 

(1) Nadaud s^est arrêté à Tordre des archiprétrés, distribués selon leur 
importance, et, pour les cures de chaque archiprêlrë, A Tordre d'appel au 
synode. 



iO SOGlàtK ARCaÂOLdOlQUB Et tlSTORia^IB ^^ UHOUSlN 

et le jour de son culte m'ont aussi paru nécessaires pour distinguer 
celles qui portent le même nom ; on a confondu Âhun et Aymou- 
tiers, faute d'attention que Tun est sous le vocable de la Sainte- 
Vierge, et Tautre sous celui de Saint-Etienne. Les saints titulaires 
de nos églises paroissiales sont antérieurs à ceux des réguliers fon- 
dateurs d'ordres ou à leurs enfants. Si quelqu'un a été célèbre par 
ses miracles, il ne sera devenu que patron secondaire. 

Venons à quelques articles que je ne pourrais pas insérer dans 
le corps de cet ouvrage : (Baluze, Hist. Tutel., col. 623, 629) Le 
pape Jean XXII, jugeant que le diocèse de Limoges était trop 
étendu, que le pasteur ne pouvait remplir tous ses devoirs, con- 
naître toutes ses brebis, ni les secourir facilement,érigea la ville de 
Tulle en cité, et son monastère de Tordre de Saint-Benoit, soumis 
cirdevant à l'évéque de Limoges, en évéché, en église cathédrale, 
avec toute exemption de la juridiction de l'évéque et chapitre de 
Limoges. La bulle est datée d'Avignon le 13 août, la première année 
de son pontificat, 1317. Par autre bulle du 7 février suivant, sur 
les informations et avis des évoques de Limoges et de Tulle, il com- 
posa ainsi assez bizarrement ce dernier diocèse, non d*un archi- 
prétré de celui de Limoges, ainsi que le dit Chopin {Desacr. Polit., 
titre IV, art. 12), mais des paroisses suivantes, distraites de diSé* 
rents archiprétrés de notre diocèse, et des monastères, prieurés, 
dignités, etc., qui se trouveraient dans l'étendue de ces paroisses : 

Saint-Pierre de Tulle, vers l'an 930 (Baluze, Hist. Tutel., col. 333); 
vicairie y fondée par Hugues de Gombarel, qui en avait été évéque. 

Corrèze, prieuré-cure : Saint-Michel; communauté de prêtres. 

Bar, cure : Saint- Vincent, où était une viguerie, vicaria, Tan 889 
(Baluze, col. 320, 3S6). 

Orlhac. 

Naves, cure, où était une viguerie, vicaria, en 894 (Baluze, col. 
322,323); communauté de prêtres. 

Saint-Clément, prieuré séculier. 

Plas, prévôté, paroisse de Saint-Clément, membre dépendant de 
la cathédrale de Tulle. 

Chanteux, cure : Saint-Michel; serait-il ce oa^trum surnommé 
CastellucitAS dans les lettres d'Ermenric, et situé dans le pays limou- 
sin et la viguerie de Bar? Valois (iVofif. galL, p. 134) le confond 
avec Chalus-Chabrol. 

Favars (Valois, tWrf., p. 1117); Archambaud de Comborn céda 
ce lieu à Beaulieu; sa femme Engalcia, fille de Hugues de Male- 
mort, donna l'église du temps du pape Alexandre et du roi Philippe, 
au mois de juin, entre 1061 et 1072 (Justel). 



POtJILLA BtStORiQOtC DU DlOClSK t>E LllIOâEà îi 

Chameyrac, cure : Saint-Etienne, CameyractAs; Rodalphe, arche- 
vêque de Bourges, mort en 866, l'avait donné au monastère de 
Beaulieu (Baluze, Hist, Tutel.^ col. 32U). 

Sainte-Fortunade, cure connue dès 894 (Baluze, col. 322). 

La Garde, cure : Saint-Léger, Sainte-Marie, vers 930 (Baluze, 
col. 333, 343). 

Le Marche, peut-être Merquez. 

Chastang. 

Albussac, cure : Saint-Martin ; Albuciacum,yers 930 (Baluze, 334). 

L'Âguëne, cure : Saint-Martin, vers 930 (Baluze, 333, 339). 

Ghanac, cure : Saint-Pardoux ; Gannac, vers 930 (Baluze, ibid,). 

Saint-Bonnel-Avaloze, vers 930 (Baluze, ibid.). 

Ladignac, connue en 879 (Baluze, 350). 

Pandrignes. 

Espagnac : Saint-Gervais et Saint-Protais; prieuré uni à la cham- 
brerie de la cathédrale, cure. 

Saint-Paul, cure. 

Saint-Sylvain, cure; vicairie fondée par Etienne Solabel, curé de 
Puy-d*Ârnac, Tan 1467; augmentée, en 1503, par Jean Solabel, son 
neveu et son successeur. 

Faorzes : Saint-Martial, vers 930 (Baluze, 332, 347), 

Saint-Bonnet-Alvern ou Alverge, cure vers 930 (Baluze, 333); 
révoque de Limoges y nomma en 1476. 

Saint-Amant, Amantius, vers 930 {id.^ ibid.), 

Saint-Pardoux, près Saint-Amant, vers 930 (id., 334). 

La Chapelle de Beaupuy, peut-être le prieuré de Belpeuch, pa- 
roisse de Camps : Saint-Baudile ou Bausile. 

Saint-Martial-d*Entraygues, inter aquas. 

Haute-Faye : la Sainte- Vierge, jadis Saint-Julien, cure; il y avait 
une église du temps du roi Philippe, entre 1059 et 1108 {CartuL 
Vosiense mss.). 

Saint-Julien-Alboys, cure ; communauté de prêtres. 

Saint-Privat. 

Darazac. 

Bassignac-le-Haut et le Bas ; un près Brivezac. 

Saint-Cyr. 

Saint-Genest près Merles : ëvêque nomma en 1608. 

Des Angles : Saint-Martin, cure. 

Saint-Julien-le-Pélerin, un Saint-Julien prèsde Tulle vers Tan 930; 
(Baluze, 333) autre de Garriga . 
Cescles. 

Saint-Bonnet-le-Pauvre. 
Camps. 

T. LIU % 



â2 SOClÀtÉ ÀRCtièOLOGIQQB Et HIStORIQUB DÛ LlHODSlN 

Vengabel, peuMire Saint-Malhurin-de-Leougabel. 
Mercœur. 
Reygades. 
Âuriac. 

Relhac : Saint-Marlin, prieuré-cure, communauté de prêtres. 
Argentac, connu vers Tan 934 (Baluze, 334, 344). 
GlénîG ou Glanes : Sainte-Madeleine, prieuré séculier. 
La Chapelle-Saint-Gérald, cure; l'évoque nomma en 4609. 
Serveria. 
Saint-Nicolas. 
Sain t-Xan tin. 

Goules, de AlguUco : Saint-Martin, cure. 
Chansac : Sainte-Madeleine, prieuré, paroisse de Ghanteny ou 
Ghanteux. 

Je ne trouve pas dans cette bulle Saint-Jean-de-Monlcalm, de 
Monte calmo, prieuré. 

C'est le seul démembrement qui ait été fait de noire diocèse 
jusqu'à présent ; car on ne peul regarder que comme une fable ce 
qu'on trouve dans le Cartulaire d'Uzerche, pièce d'ailleurs si 
décriée à Uzerche même qu'elle y sert de comparaison odieuse : 
menteur comme le Cartulaire, Baluze y a reconnu des fables. On y 
dit que Pépin, ayant vaincu Waïfer, y fit élever dix-huit tours, y 
fit bâtir une cité, érigea dans cette ville un siège royal et épiscopal. 
On ajoute qu'elle fui assiégée par les Huns ou Ismaélites pendant 
sept ans, et on cite pour caution la Vie de Saint Pardoux^ qui n'en 
dit rien. L'évêque Turpio, ne voyant que d'assez mauvais œil qu'on 
réduisait à presque rien son siège épiscopal de Limoges, donna la 
ville d'Uzerche à des laïques, disant qu'un mari ne doit pas avoir 
deux femmes, ni l'évêque deux sièges. La première défaite de 
Waifer par Pépin est l'an 761. Turpio siégea au moins dès 905 
jusqu'en 944. Trouvera-t-on quelqu'un qui ait pris la qualité d'évê- 
que d'Uzerche dans les conciles tenus pendant cet intervalle î Le 
litrier du Cartulaire n'a osé le hasarder à qui que ce soit (col. 827). 
A la bonne heure que Pépin y ait fQudé un monastère : Uzerche 
était connue longtemps auparavant, puisque saint Rorice, un de 
nos évêques, en parle dans ses lettres, mais jamais sous la préro- 
gative d'évêché. 

Quoique les oBicialités ne soient pas des bénéfices, il ne sera pas 
hors de propos de lâcher un mot sur celles du diocèse, puisque les 
officiaux sont les juges naturels des bénëficiers. Nous en avons 
quatre : 



l>OtJILtt H18TÔR1Q1JK DO DlOcèsB DE LlttOGKS ^Â 

A Limoges, pour le Haul-LimousiD. 

A Brive, pour le Bas-Limousin. Le syndic des consuls, manants 
et habitants de Brive exposèrent au pariement de Bordeaux que de 
tous temps un juge ordinaire de Tofficial de Limoges siégeait pour 
le soulagement des habitants dans le bas pays Limousin : ce que le 
syndic de la cathédrale de Limoges s'était efforcé de troubler pen- 
dant la vacance du siège ëpiscopal. Arrêt du 20 mars iSIO, vieux 
stjle, qui ordonne la continuation au château de Believille, paroisse 
de Feuiliade, diocèse d'Angouléme. J'ai vu une acquisition faite 
par Raynald de RofSgnac, chevalier de Saint-Gerroain-les-Vergnes, 
sur noble Jean de Gorson, du lieu de Treignac, de quelque rente 
de la paroisse d'Allassac, par acte passé, le 34 septembre 1308, à 
Tulle, sous le scel de Tofficial dudit lieu : il y avait donc dès lors 
une officialitc pour le Bas-Limousin, et, dep'uis Tërection de la ville 
de Tulle en évéché, on aura transporté celte juridiction à Brive. 

Autre officialité à Guéret pour la Marche et le Poitou. 

Autre à Chénérailles (1). 

Parlons de nos archidiacres (S). Nous n'en avons aujourd'hui 
qu'un seul, qui ail dignité dans la cathédrale, mais sans prébende et 
sans la moindre juridiction. Dès l'an 549, Bantardus assista au cin- 
quième concile d'Orléans à la place de Té véque Rorice, second du nom 
(Juslel, Hist. de Turenne, p. 14). Egesius fut le seul dans le synode 
diocésain du 4 novembre 897; ce qui pourrait faire soupçonner 
qu'il n'y en avait point d'autres alors, ou que du moins on ne les 
avait pas multipliés au point que nous le verrons (Baluze, Hist. 
TuteL, col. 439). Regardés comme le conseil de l'évoque, ils se 
seraient trouvés sans doute à une assemblée si générale. On y voit 
trois archiprétres, qui sont nommés après cet archidiacre, trois de 
ces derniers Turent présents à un acte de l'an 1080; deux seulement, 
à d'autres actes de 1085 et 1106 (Baluze, Mais. d'Auv., t. II, p. 888); 



(1) • Comme le diocèse de Limoges esl très vasle et qu'il s'étend dans 
deax ressorts différents, on y a établi quatre olficlaux, savoir : deux pour 
le Limousin qui est du ressort du Parlement de Bordeaux, et deux pour 
la Marche et Combrailies qui sont du ressort du Parlement de Paris, il 
y a un cinquième officiai, qui est celui de la cathédrale, mais sa juridic- 
tion se borne à certains chefs de discipline. L'ofticial de Limoges a dans 
son district 306 paroisses; celui de Brive, 138; celui de Guéret, S 47; 
celui de Chénérailles, 164; celui de la cathédrale, 13.1» (Pouillé de 
Mgr d'Argeotré). 

(2) Voyez : l^es Archidiacres du diocèse de Limoges, Bulletin de la So^ 
ciété arMologique du Limousin, t. XL Vil, p. 138. 



si SOCtÉTB ARCHtoLOdIQUK ET BI8TORIQOB DU LIMOUSIN 

trois en 1148; mais alors ils n'avaient point de district fixe, leurs 
fonctions étaient attachées à la personne, et non aux lieux, au titre 
d'archidiacre ils n'ajoutaient que ces mots : « Dans Téglise de 
Limoges ». 

Quel rang y occupaient-ils? Trois assistèrent à l'élection dltier 
pour évoque de Limoges Tan i052, le 4 janvier; ils sont nommés 
après le doyen et le prévôt, mais avant le chantre. L'archidiacre 
ouvrit par une lecture les deux sessions du Concile de Limoges, i 031 . 
Quoique celui de Bourges de la même année n'eût exigé d'eux que 
de se faire ordonner diacres, ils avaient cependant des droits sur 
les curés. L'évoque Sébrand, donnant, en 1191, les églises d'Eybou- 
leuf et de Moissannes au monastère de Saint-Léonard de Noblac, 
met cette réserve : Salvo jure episcopi Lemovicensis et ministrorum 
suorum, videlicet archidiaconorum etarchipresbiterorumquiprœsunt 
ecdesiisillis, inquesHs, in synodis, in paratis, insententiisobservandis 
etdebitis obedientiis adimplendis. On voit par là que, chacun dans leur 
district, les archidiacres connaissaient des plaintes, rendaient des sen- 
tences, faisaient des ordonnances, levaient des droits aux synodes, et 
que, dans le cours de leur visite, on les nourrissait. C'est l'expli- 
cation du mot parata (Bignon, apud Baluz. CapituL, t. II, p. 881). 
Un de nos écrivains t'a traduit par le mot de livrée^ dont on se sert 
encore à la cour pour exprimer les vivres qu'on donoe tous les 
jours aux commensaux de la maison du roi. Là c'était donner 
l'hospice {Marca hispan,, L, III, c. XIX, n<*6). Les archidiacres ue 
visitaient pas en seuls; les archiprétres le faisaient aussi; mais les 
uns et les autres n'étaient que commis. Par une transaction de 1313, 
entre l'abbé du Bourg-Dieu en Berry et l'évoque de Limoges, pour 
la cure du Mas-Saint-Paul, aujourd'hui sur la paroisse de Tercillat, 
l'évéque commettait qui bon lui semblait pour visiter son diocèse, 
et, dans un acte de 1514, l'évoque seul à ce droit, à l'exclusion de 
l'archidiacre et des archiprétres. A présent l'évéque nomme des 
visiteurs qu'il charge d'un certain canton : ils sont révocables à 
volonté. Au reste, ces archidiacres ne prenaient dans leurs armes 
aucune marque de dignité, ni crosse, ni bâton pastoral, etc. {Mais, 
d'Auverg., t. II, p. 274). Le sceau de Bernard de Yentadour au bas 
d'un acte de 1^4 est tout uni. 

Voici tous les archidiaconés que je connais : 

Vigeois, vers 1170 (Baluze, Hist, TuteL, col. 489) ; 

Aubusson, 1300-1457 ; 

Chénérailles, 1487; 

Ayen, vers 1140 {Cartular, Vosiense, mss); 

Sainl-Junien, 1170 et 1408; 



FOUILLÉ HISTORIQUE DU DIOCÈSE DE LIMOGES 35 

Brivezac, 1083, 1302 (Moréri, 1759, t. IX, p. 292); 
Umoges, 122S, 1264; 

La Marche, 1137, 4328, surnommé aussi de Saint-Junien (1); 
Bénévent, 1247, 1457; 

Gom brailles, 1276, 1454; il avait 25 livres de pension annuelle 
sur la cure de Gbampagnac et le patronage ; 
Meymac, 1306, 1409, 1295, 1293; 
Malemort; 
Nontron, 1263, 1409. 

Les six derniers existent seuls en 1258 (Mss. 5452, Bibl, reg.). 

Peu après le milieu du xv« siècle, Tévéque et la cathédrale 
avaient supprimé tous les archidiaconés. Mais, après le décès de 
Jean Rogier, prêtre, chanoine et sous-chantre de cette église, jadis 
archidiacre de Bénévent, quoique longtemps avant sa mort il 
n'en fit aucune fonction dans l'église matrice ni ailleurs, quelques 
chanoines nommèrent Jean Bayard, clerc. L'évéque, le doyen et le 
chapitre, par acte du 1*' mars 1475, vieux style, reçu sous leurs 
sceaux par Sudraudi, greffier, firent appel de cette collation et 
révoquèrent de nouveau tons ces archidiaconés. Cependant révoque 
ou pour conserver son droit ou pour rompre en visière à Bayard, 
conféra, le 28 octobre suivant, cet archidiaconé de Bénévent à 
Antoine Garron, prêtre. Enfin, par bulle du 21 janvier 1476, vieux 
style, du consentement du prélat et du chapitre, les archidiaconés 
sont annulés à perpétuité. Elle fut fulminée, le 27 juin même année 
1477, par Jean, abbé de Bourges, et Tofficial de la même ville. 
Bayard plaida longtemps aux requêtes du palais sans que j'en 
sache le succès; car ces particularités ne me sont connues que par 
l'étiquette d'un ancien répertoire des titres de l'évêché intitulé : 
Ae singularem. 

Nous appelons archiprêtres ce qu'on nomme ailleurs doyens 
ruraux ; ils avaient rang après les archidiacres et paraissent avoir 
été du conseil des évêques. Anselme consentit avec les uns et les 
autres à la donation de l'église de Foriaras au monastère de Beau- 
lieu. En 1093, ils n'avaient aucun bénéfice attaché à leur office. 
Les premiers qu'on trouve annexés à des églises sont ceux de Saint- 
Julien-de-La-Porcherie en 1106; Lubersac ou, comme on prononçait 
alors, Loberzac en 1114. Outre ceux que nous avons à présent et 
dont tous ne sont pas de cette haute antiquité, j'ai trouvé les 
suivants : 

(I) Le P. Touron {VU dé Saini-DomUUquej p. 676) l'appelle mil de 
Saint-Martial* 



)6 SOCIÉTÉ ARGBÉOLOaiQQB ET HliTORIQUB DU LIMOUSIN 

Je trouve trois archiprétres sans aacune église attachée à leur 
office en 1146 (Baluze, Hist. Tutel, col. 888). 
Ghambon, vers 1180 ; 

Noallas ou Noailbac ou Nouailles, en 1107 ; 
Pérols, enll58; 
Sellac ou Seilhac, vers 1104; ces quatre n'existent plus. 

GalL christ, nov.^ t. II, p. 498, met dix-sept archiprétres et omet 
celai de Limoges (1); plus de six cents paroisses, ce qui est vrai 
puisqu'il y en a huit cent soixante-deux sans les succursales. 
VAlmanach royal en met mille et se trompe. 

L'an 1288, révoque Gilbert unit, de son autorité, les archiprétres 
d'Âubusson, Anzème, Brivezac, Gombraille et Saint-Paul aux 
églises paroissiales de Néoux, Saint-Sulpice-le-Guérétois, Montceaux, 
Lupersac et Saint-Paul. Le chapitre de la cathédrale, prétendant 
que c'était contre le droit et coutume, fit cesser le service divin par 
sentence d'interdit : les uns et les autres s'en rapportèrent à l'ar- 
bitrage de G. de Maumont, chantre de Bourges, et d'Etienne Cha- 
merleux, chanoine et officiai de Paris. Il fut convenu que les pourvus 
de ces archiprétres renonceraient en chapitre à leur droit et que 
cependant la cathédrale donnerait son consentement à ce que 
l'évéque unit telles cures et églises qu'il jugerait à propos à chaque 
archiprétré. Ils sont à présent au nombre de dix-huit et renferment 
environ neuf cents cures, y compris les succursales, c'est-à-dire 
ces églises où repose le Saint-Sacrement et où sont des fonts 
baptismaux. 

Ces archiprétres, en 1378, payaient pour leur qualité 10 sous de 
droit à chaque synode; mais ils étaient amplement dédommagés 
par ce qu'ils levaient sur les curés et ecclésiastiques de leur 
district. Simon de Cramaud, quoique archevêque de Reims et titu- 
laire du patriarchat d'Alexandrie, ne dédaignait pas, en 1419, 
l'église paroissiale de Bessines, décorée dès lors d'archiprétré de 
Rançon. Son fondé de procuration assensa les revenus 120 livres, 
se réservant les droits de visite et la moitié des fruits et émolu- 
ments provenant du décès des curés et prêtres de son archiprétré. 
Celui d'Anzème prétendait, en 1469, la succession du curé de 
Bététe, mort sans lester, et, par cette raison, l'évéque exigea tous 
ses biens meubles. Ce droit nous parait singulier ; mais, au com- 
mencement du xiv^ siècle, tous les biens meubles des mortaillables 
qui mouraient sans confession appartenaient au seigneur. Martial 



(1) Voir : Les Archiprétres de rancien diocèse de Limoges, par M. De- 
loche. BuUetin de la Société des êdenoeê dé Tulle^ t. XX, p. 397 ; U XXI, 
p. 3i37, 



POUILLÉ HISTOBIQUB DU DIOCÈSE DB LIMOGES 97 

Formier, abbé de Saint-Jean-d'Angély, en gaalité d'archiprétre de 
Saint-JuDien, demaDde aux héritiers du curé de Yeyrac le cheval, 
bréviaire, manteau, lit, landier ou chenet, pinte, écuelle et plat 
d'étain ; ils lui remirent les trois premiers articles et s'obligèrent 
de lui payer six livres pour le reste, par acte passé à Saint-Junien 
le 20 novembre 1488. Le 21 janvier suivant, Jacques Meyriglier, 
curé de Saint- Yrieix-sous-Aixe, lègue, par son testament, une livre 
de cire à cet arcbiprélre en ce qu'il ne pourra rien diimander dans 
sa succession de Fagia. Noble Pierre Faulcon, prêtre et archiprétre 
de Nontron, curé et chapelain des églises d'Oradour et de Vayres 
avec leurs annexes, assensa, le 14 février 1489, à deux prêtres tous 
les fruits, profits, cens, rentes, émoluments de l'église d'Oradour 
et le droit de son archiprêtré de Nontron, 420 livres pour trois ans. 
Les premiers devaient payer les lettres de non-résidence, le droit 
de visite et de synode. L'archiprétre aura la deypueilhe des trois 
premiers curés qui décéderont. Le même, par acte du 27 mai 1498, 
assensant à un prêtre le corroilh ou verrou de l'église, ainsi qu'on 
parlait alors, se réserve les eychètes de succession des curés qui 
pourront aller de vie à trépas pendant le bail; le fermier se charge 
de servir in divinis en bon recteur et de payer toutes charges 
ordinaires, comme Visitation, lettres de non-résidence et les senes, 
c'est-à-dire synodes. Le chantre de la cathédrale, comme archi- 
prétre de Limoges, eut un différend avec Tévêque à raison de la 
cure d'Isle, pour la faire servir pendant quarante jours après la 
mort du titulaire. Le mercredi après la fête de la Nativité de la 
Sainte-Vierge, 1501, le chapitre de la cathédrale conclut de donner 
secours et « invention » au chantre touchant son droit pour le 
poursuivre aux dépens de lui chantre, et pour faire des remon- 
trances à révêque telles que de droit et commet à ce fait deux 
chanoines. 

En 1493, Tarchiprêtre de Lubersac se plaignit au chapitre de la 
cathédrale des curés de son archiprêtré qui ne voulaient pas payer 
la parada les années bissextiles et demanda de les y contraindre. 
On lui dit qu'on s'informerait des autres archi prêtres sur la coutume 
et qu'on lui donnerait réponse. Cette compagnie prit en partie le 
fait et cause de son chantre. 

Je n'ai pu savoir quand ni comment ils ont perdu ce droit de 
déport ; tout ce qui leur reste dans les statuts synodaux de 1819 et 
1833 est pour eux plus embarrassant que lucratif; ils doivent 
assister personnellement aux synodes ; y laisser, avant de se retirer 
les noms des curés qui ont comparu ou non, de ceux qui résident 
ou non ; le tout sous peine de parjure, de suspense et d'amende ; 
(}ue siy à cause d'une grande ^t très légitime excuse, ces archi« 



)8 SOCliTÂ ARCnéOLOGIQUS IT BISTORIQVB DU LIMOUSIN 

prêtres ne peuvent venir, ils enverront un prêtre savant et honnête 
qui, avec une procuration expresse et sous son serment, assurera 
que l'exoine des absents est véritable [exonium signifie empêche- 
ment, affaires qui dispensent quelqu'un de comparaître en justice 
au jour qu'il a été ajourné ; on se sert encore en Limousin de ce 
terme} ; ils devaient tenir des registres de ceux qui, par un abus du 
temps, avaient des lettres de non-résidence et de pouvoir faire 
servir. 

Dans les statuts imprimés en 1620, il leur est aussi enjoint 
d'envoyer^ dans un mois après la publication du synode, « les 
noms des curés non-résidants et paroisses de leurs arcbiprêtrés et, 
en outre, donner avis des absences qui se feront ci-après, à peine 
d'être eux-mêmes châtiés pour leur négligence. Eux surtout infor- 
meront des manquements des églises et paroisses de leur district 
contre les règlements et constitutions et donneront par écrit les 
noms des curés de leurs arcbiprêtrés qui ne rendent en leurs 
paroisses le service qu^ils doivent, soit par faute de résidence ou 
pour n'être promus à l'ordre de prêtrise. Tous a.xhiprêlres compa- 
raîtront et se présenteront auxdits synodes » ; mais on ne charge 
que des personnes notabie^^ de certifier l'attestation des absents. 
Par les statuts imprimés en 1629, « les curés, au plus tôt qu'ils 
pourront après le Jeudi-Saint, iront eux-mêmes en personne 
demander les saintes huiles aux arcbiprêtrés; que s'ils ne peuvent 
y aller eux-mêmes en personne, seront tenus d'y envoyer un 
prêtre ou diacre, sans qu'il leur soit loisible de commettre cette 
chargea aucune personne laïque ». Les arcbiprêtrés furent débar- 
rassés de donner avis de la non-résidence des curés, des noms de 
ceux qui n'étaient pas promus à Tordre de prêtrise et des manque- 
ments contre les règlements. Les visiteurs furent honorés de cet 
ordre dans les ordonnances synodales imprimées en 1682 et 1703... 
Mérigot, archiprêtre de Saint-Paul, qui avait eu une commission 
pour faire la visite, s'avisa de mettre, dans la signature du procès- 
verbal, « visiteur-né » ; mais M. de L'Isle du Gast, alors évêque, 
lui révoqua tout de suite les pouvoirs. Ce prélat ne fut pas sans 
doute informé des qualifications que prit un de ses arcbiprêtrés 
dans la collation d'une vicairie, le... 1731 et le... 1732, insinuées 
au greffe des insinuations ecclésiastiques du diocèse ; il aurait sans 
doute exigé la rature de quelques termes qui approchent trop à 
l'épiscopat : « Nous, messire Jean-Baptiste de Cosnac, écuyer, 
prêtre, bachelier en théologie, curé de Brigueuil-l'Aînê et, par la 
miséricorde de Dieu, archiprêtre de Saint-Junien« » Il ne reste 
aujourd'hui pour toute ombre des droits et de la juridiction que les 
arcbiprêtrés avaient prétendus et dont ils étaient en possession 



FOUILLÉ H18T0BIQ0B DU DIOCÈSB DB L1H00B8 S9 

que le privilège d*aller, eux ou leurs vicaires, chercher à Limoges 
les saintes huiles d'abord après Pâques et de les distribuer chez 
eux aux curés et communautés de leur arrondissement, arrondis- 
sement au reste très bizarre et très irrégulier. Tel archiprélré 
éloigné de dix à quinze lieues de Limoges a dans son département 
des cures presque aux portes de cette ville. 

Finissons par les vicairies ou commissions de messes, qu'on 
appelle ailleurs prestimonies. Cette dévotion s*accrédita si fort 
jusqu'à notre époque qu'on pourrait compter plus de treize cents 
de ces bénéfices fondés par des gens de toutes espèces ; mais il en 
est assez peu aujourd'hui qui vaillent les frais du notaire et du 
contrôle. On en voit la cause dans les actes mêmes de la fon- 
dation : J^ la modicité du revenu : telle vicairie est chargée de 
trois messes par semaine et n'a que 7 livres 10 sous de revenu par 
an; 2* l'embarras de créer des rentes en argent sur des gens 
solvables, d'en empêcher la prescription, d'en placer le rembour- 
sement; 3^ la complaisance des patrons à prêter les titres ; la né- 
gligence des titulaires à les conserver et à les remettre ; 4*" peut- 
être la mauvaise foi des premiers, surtout s'ils ont été censitaires 
ou redevables, que sais-je ? Peut-être encore : 8* la mollesse des 
titulaires pour des parents ou des amis d'une fortune médiocre, 
qui ne voyaient qu'avec un œil jaloux des fondations faites par des 
ancêtres opulents. Par ces raisons, on ne doit pas être surpris si je ne 
donne que des indicatiens de plusieurs de ces vicairies et si je n'ai 
pu tirer de Tobscurité une quantité prodigieuse de pieux fondateurs 
à qui l'Eglise est redevable de leurs bonnes intentions. 

Un avis à donner aux patrons, tels qu'ils soient, c est d'exiger 
de ceux qu'ils nomment l'insinuation de leurs provisions au greffe 
ecclésiastique. En cas de contestation, ils trouveront dans ce dépôt 
public de quoi constater leur droit contre des usurpateurs ; le nom 
du titulaire pour exiger des héritiers la remise des titres; quelques- 
uns même, réduits aujourd'hui à une fortune au-dessous de la 
médiocre, se verront descendre par les femmes de conseillers dans 
les cours souveraines et autres personnes en place, qui, par cette 
raison, pourraient leur procurer un état plus commode. 

Du reste, je n'ai pas cru devoir parler de ces vicairies dont le 
service est affecté à une communauté de prêtres ou de religieux, 
parce qu*il n'y a aucune nomination, et que ce sont bien moins des 
bénéfices que des obits à acquitter. Je parle des prébendes destinées 
à la psallette, hôpital et dans les églises collégiales ; quoiqu'elles 
ne soient pas du nombre des canonicals effectifs, elles servent à 
faire voir le plus ou le moins de revenu des chapitres. 



I 
30 SOCIÉTÉ ARCBÉOL0610DB BT HISTORIQQB DU UVOUSllI 

Dans les premiers temps, on ne connaissait qu'une seule église, 
du moins pour les paroisses de la campagne ; chez les Hébreux, 
Dieu ne voulait être adoré que dans le temple de Jérusalem, mais 
des hommes admirables de l'ancienne loi, qui pénétraient la fin des 
ordonnances de Dieu, savaient que tout lieu était propre pour 
Tadorer; et, vivant déjà par l'esprit de la nouvelle alliance, îls 
dressèrent des autels particuliers : tels sont Gédéon, Samuel, David, 
Elie, etc. Si TEcriture Sainte a eu soin de marquer ce détail, il 
convenait de nommer ceux qui ont bâti des chapelles particulières 
pour servir d'oratoire à leur maison, à leurs voisins et aux passants. 
Le concile d*Agde, canon 31, permit d'avoir des oratoires à la 
campagne à ceux qui soDt loin des paroisses, pour s'y assembler 
et y faire l'office, à l'exception de Pâques et autres jours solennels, 
qu'on doit passer dans la ville épiscopale ou venir à la paroisse, et 
je n'ai donc garde de parler des chapelles domestiques, surtout dès 
qu'on n'y a fondé aucun bénéfice. M. Fleury s'élève contre ce faste 
des grands, qui, au xi* siècle, avaient multiplié ces chapelles domes- 
tiques. Les conciles les ont toujours prohibées, et les évéques ce 
les souffrent communément, et ne permettent d'y célébrer le Saint- 
Sacrifice, que pour des raisons connues. Dès que les besoins ont 
cessé, ou que les maîtres n'ont plus résidé, on les a tellement négli- 
gées que plusieurs sont aujourd'hui totalement en ruine. La perte 
n'en est pas à regretter; le moindre mal était jadis les mariages 
clandestins qu'on y adr^inistrait; le prêche et la cène avaient été 
exercés dans d'autres à peu près comme dans le petit dôme que 
Michas avait fait bâtir séparément dans sa maison pour le Seigneur, 
et où, par un mélange monstrueux, on joignait la religion avec la 
superstition de l'idolâtrie, le culte du vrai Dieu avec les images 
taillées et jetées en fonte. Les aumôniers, semblables au lévite qui 
se retira chez Michas, s'établissaient où ils pouvaient, et où le 
salaire était le plus lucratif. Il donnait au sien chaque année dix 
pièces d'argent, deux habits, ce qui était nécessaire pour la vie, et 
les offrandes dont on lui remplissait les mains; vils mercenaires, 
ces prêtres se louaient par-devant notaire pour un certain temps à 
tant de gages, et à ne dire la messe qu'à l'heure des maîtres des 
châteaux ; ils ne rougissaient pas de servir de receveurs, et de mettre 
dans leurs quitlances : Par ordre de Monseigneur; je n'en ai vu 
que trop de preuves. 



Chronologie des Evèques de Limoges 



et de ce qui a été établi ou détruit nous leur pontificat 



I. — Saint Martial, mort le 30 juin. Ses reliques sont dans 
réglise de ce nom à Limoges. Ahun, Toulx-Sainte-Groix, Brive. Le 
duc Etienne donna-t-il Cbambon à Saint Marlial ? Saint-Auguslin 
fondé par saint Martial (i). 

IL — Saint Acrélien, mort le 10 mai. Ses reliques sont dans la 
chapelle de son nom, à Limoges. 

IIL — Ebulus, ouEmilius, Evolius. Sainte Ferréole. 

IV. — Atticus, Atricius, Astricius. 

V. — Emerinus, ou Eamenus, Hermogenianus. 

VL — Adelphius, !•' du nom, 283. Sainte Fortunade : Voyez 
à ce mot. 

VIL — Dativos. 

VIII. — Adelphius, IP du nom. 

IX. — ExupÉRios. — Saint Front de Périgueux, à Nogent? 398. 
Table Théodosienne ou de Peutinger; on croit qu'elle fut dress^.e 
sous Tempire de Théodose. Ahun, Chassenon, Courbefy, Feix, Prœ- 
torium, Limoges, Indiqués dans ce document : Voyez à ces mots. 
Vers Tan 407, saint Martin, martyrisé à Brive le 9 août; saint Syl- 
vain, martyrisé à Ahun le 16 octobre; saint Adorateur, le 44 no- 
vembre. 

X. — AsTiDUJs, peut-être cet évoque de Limoges que Evarix, roi 
des Visigolhs, chassa ou fit égorger vers Fan 473. — Aménius, en 
483, est inconnu. 

(1) Il est bien entendu qu'il 8*agitd*on monastère qui fut dédié pins tarci 
à saint AQi^ustiDy et en prit le nom, 



32 SOCIÉTÉ ARGHÉ0L001QUR RT HISTORIQUK DU LIMOUSIN 

XL — Saint Rurice, 1" du nom, élu vers 484, mourut vers Tan 
807, ses reliques sont à Saint-Auguslin-lez-Limoges, a laissé des 
lettres où il est parlé de Brive et d'Czerche, de Florentins, Verus, 
Hispanus. Albiniac. — Pierre, évéque du Palais en 506, ne pouvait 
rôlre de Limoges. — Cutbbert, évéque de Limoges vers l'an 790,' 
dans le roman de saint Phalier, pèlerin. — Saint Âmand, solitaire, 
meurt vers Tan 800. Âleyrac entre 484 et 507. Saint Rurice fait 
bâtir une église à saint Augustin. Brive. Fondation du Dorât, 498. 
Biens donnés à Saint Pierre-le- Vif de Sens en 500. Dun-le-Palleteau, 
ran 506. 

KIL — Saint Sacerdos, du consentement du grand Uovis, mort 
en 81 1 ; le prélat mourut le 8 mai ; ses reliques sont dans la cathé- 
drale de Sarlat. Saint Dominius, en 827. Saint Léobon, Tan 8S9. 
Saint Paul, à Limoges. Saint Yicturnien. 

XIIL — Saint Rurice, II* du nom, Tan 838 et 849; ses reliques 
sont à Saint-Junien : ou Aggericus, ou Agerius. Saint Marien meurt, 
vers Tan 813, à Enlraigues. Vers 840, mort de saint Junien. Saint 
Rurice lui fait bâtir une église; il fait bâtir l'église de Saint-Pierre- 
du-Queyroix. Bantardus, son archidiacre, au concile d'Orléans, 
l'an 849. — Agrestius fut-il évéque à Turenne ? — 886, Saint- 
Georges-de-Nigremont. 

XIV. -- Ex oTius siégea quinze ans. Saint Léonard meurt vers 
Tan 889. Il bâtit Notre-Dame-de-rOratoire-sous-les-Arbres. 859, 
armée de sauterelles à Romazières. 864, saint Yrieix donne plu- 
sieurs églises à Vigeois, bâtit une chapelle à La Rochette; fonde 
son monastère; fait bâtir Téglise de LaNoaille. Saint-Michel-de- 
Pistorie. Saint-Julien. Genouillac. Saint-Hilaire. 872, testament Je 
saint Yrieix: Chamaillas; Saint-Michel-de-Pistorie ; Naves; Espar- 
lignac; Ghamboutive; Beissac; Saint-Paul. 

XV. — Saint Féréol, 879; mort le 18 septembre vers 897; ses 
reliques sont dans Téglise de Nexon. Jocundus et Pélagie font 
bâtir le monastère de Saint-Paul-lez-Limoges. Eglise de Saint- 
Julien-lez-Limoges connue en ce siècle. Saint-Laurent. Monastère 
de Saint-Michel-de-Pistorie. 831, Saint- Yrieix, Vigeois, Saint- Vic- 
turnien. 891, Beissac. 

XVI. — AsGLEPiODORUS, mieux saint Asclèpe, mourut le 23 dé- 
cembre 613; ses reliques sont à Saint-Augustin-lez-Limoges. 613, 
Ambazac. Saint-Psalmet, vers 630. 

XVII. — Saint Loop, gardien et raarguillier du sépulcre de saint 
Martial, sacré le 12 mai 614; siégeait 637; mort le 22 mai ; ses 
reliques sont à Saint-Michel-des-Lions de Limoges. Monastère 



POUILLÉ HiSTOBIQOg DU DIOCftSB DB LIIIOOBS 33 

fondé à SoUgoâc en 637. Saint Loup donne Saint-Michel-des-Lions 
à Saint-Marlial. Vers 618, fondation du monastère de Saint-Martin- 
lez-Limoges ; saint Eloi lai donne le iieu de Beaune. 620, Sainte- 
Valérie. 627, Patri donné au monastère de Saint-Denis. 632, biens 
donnés à Saint-Denis. 634, biens donnés à Saint-Denis. 

XVIII. — SiMPLicics mourut après Tan 637. 637, prétendu don de 
Pierrefilte, Notre-Dame-de-Fourneel, Saint-Georges-de-Nigremont, 
Ghampagnac, Larand, Sauviac, à Saint-Denis en France (1). 

XIX. — Félix, fait évoque avant 640, siégeait en 644. — Unberl, 
dans une charte de 644, est supposé. — Fondation du monastère 
de Ghaptelat et Saint-Martin-lez -Limoges. 645, Noham donné à 
Saint-Deuis? 659, saint Eloi, évéque deNoyon. 

XX. — Adelphius ou Adelphicius, Adelpbicus. 

XXL — Hertgenobbrt ou Hertenobertus, Artenobertus, vers 670. 
Saint Théau se retira à Bachelterie-de-Nedde. 689, saint Goussaud. 

XXII. — Gi£SARII]S. 

XXIII. — Ermbnus ou Ermenarius, 673. 674, église de Saint- 
Priest-d'Auvergne. 700, monastère étabi à Guéret. Vers 700, église 
de Saint- Viance. Lentillac. Gelon. Saint Théau, mort vers 710. 

XXIV. — Salutaris. 

XXV. — Aggericus (2). 

XXVL — AusiNous ou Ausnidus, Aufundus, Aucsindus. Saint 
Martin des Arades meurt le 26 novembre 726. 732, saint Domnolet. 

XXVII. — Saint Cessateor, vers 732, mourut le 15 novembre 
vers 742. Saint Pardoux meurt à Guéret le 6 octobre 737. 

XXVIII. — RusTiGus, 734. Saint Viance : dans sa Vie il est parlé 
de Varicium, Gelomus. 

XXIX. — RoRicius. Sainte Rarissime fonde Moutier-Roseilie en 
761. 767, ville de Bret. 

XXX. — Ebulus ou Ebulo, abbé de Solignac. Pépin donne, dit- 
on, à la Règle, en 837, Bussière-Botfy, Vars, Voulons; Vignols, à 



(1) Simpliciaa étant déjà élu envoya vers saint Eloi, alors laïque, pour 
obienir sa protection auprès du roi. Les envoyés offrirent au saint de 
grandes sommes d'argent qu*il refusa avec fermeté. Mais il entra sur-le- 
champ chez le prinee et en obtint gracieusement ce que les envoyés 
demandaient, apparemment la confirmation de rélection de Simplicius 
(VUa S. BUgU, lib. II, cap. XXVill ; SpecUeg, i. V, p. i56>. 

(2) .4vait été archidiacre de Poitiers. 



34' SOCIÉTÉ AftCHÊOLOOlQUB BT tUSTORIQUK DU LIMOUSIN 

la cathédrale. SaiDt-Micliel-de-Pistorie détruit en 763. 766, Pépin 
donne Salagnac à la cathédrale ; Saint- Vaury, aux clercs de Saint- 
Martial. 764, Pépin donne à Mauzac Saint-Hilaire-Ghftteau. 767, 
Peyrusse et la ville de Bret. 785, Roger et Euphrasie donnent 
Poussanges, Saint-Angel, Golonges, Nontron, à Gharroux. 793, 
palais de Jocundiac. 794, charte pour Saint-Yrieix. 804, abbé à 
Saint-Martial. 811, Parsac, Larund, Noham, donnés à Saint-Denis? 
814, monastère bâti à Saint-Martial. 

XXXIl (1). — Rbmigibbrtcs, 793-817. 817, abbaye de la Règle. 
818, donation de Garentenago ou Razès à la cathédrale. —812 et 
813, Etienne supposé dans des chartes. -^ 822, abbé de Mauriac 
envoie gouverner ses monastères du Limousin. 824, Rodulphe, 
comte de Turenne, donne Ëstivals et Ghenaillers à son (ils. 831, 
Ramnac. 

XXXIII. — AuDACHAR ou Adoacer, 831 ; mourut le 10 mai 843. — 
Ghristianus, en 83S et 840, est supposé. — 832, élévation du corps 
de saint Martial. 833, don de quelques églises à Saint-Martial : 
Balnac, Anzéme, Ghampsanglard, Genouillac. 834, biens donnés. 
L'évéque Adoacer donne Rempnac à sa cathédrale, 831. 837, charte 
de Pépin pour la Règle. 832, Raterius, comte de Limoges, tué. 

XXXIV. — Stodilus ou Stolidus, 844-860; mort le 24 octobre. 
— Bernard, en 844, est supposé. — 844 (mieux 885), Rodulphe 
donne à Beaulieu. 845, reliques d*Atton, Objac. 847, les Normands 
détruisent Le Ghalard, Saint-Maur-la-Roche, Palaginges, Uzerche. 
848, monachisme introduit à Saint-Harlial. Saint-Michei-de-Pisto- 
rie détruit. SaintJunien ôté à Saint-Martial et Saint-Pierre-du- 
Queyroix. 849, monastère bâti à Rot. Bataille à Brillac. Eglise à 
Mont-Jauvi. 851, donation du Petit-Magnac. 855, Royère. 856, 
Radulphe cède Végennes à Beaulieu. 857, monastère bâti à Gham- 
bon. 859, Rodulphe change Nonars, en 860, pour Sionnac ; fonde 
Beaulieu. Rodulphe donne Sionnac en 859. 859, Stodilus donne 
Tudeil à Beaulieu. 860, Rotrudis cède Beillac à Beaulieu. Ëstivals. 
Rodulphe donne Ghenaillers à Beaulieu ; Astaillac, à Ëstivals ; 
Beillac, à Nonars. Saint-Genez. Fondation de Beaulieu. 861, Abbo, 
abbé de Saint-Martial. 863, Gérald donne Royère à la cathédrale. 

XXXV. — . Aldo... mourut le 7 octobre 866; repose à Saint- 
Martial. 864, reliques de sainte Fauste au Puy-d'Arnac et Brivezac. 
Gotzages vendu. 



(1) Cette lacune et eelie maniôre àe compier existent dans te manuscrit 
de Nadaud. 



t>001LLi HlStORIQUK DU DIOCÈ8K DB JLIItOOBd 35 

XXXVI. — Gerlo ou Gerbosus... mourut le 12 juillet 869. 

XXXVII. — Anselme, élu en 869, mourut le 9 février 898 ; repose 
à Saint-Martial. — Engilbertus ne peut avoir été évéque en 883. — 
871, Frotarius donne Rempnac à la cathédrale. Cotzages restitué à 
Beaulieu. 876, Charles le Chauve donne Ladignac à Solignac et 
Vigeois. Benoit, abbé de Saint-Martial. 882, Âstaillac cédé à Beau- 
lieu. 888, Daignac donné à Beaulieu. 893, Eble, abbé de Saint- 
Germain-des-Prés, tué à Brillac. 894, Aldoardus donne Saint-Basile 
à Beaulieu. Gonfondus, abbéxde Saint-Martial. 896, Galstonus 
donne Saint-Julien à Beaulieu. 897, synode diocésain. L'évéque 
donneSaint-Haixentà Favars ; Favars, à Beaulieu. Saint-Germain- 
lez-Vergnes. Cet évéque consent au don de Ferrières à Beaulieu. 

XXXVIII. — TuRPio d'Aubusson... (1) mourut le 25 on le 26 
juillet 944; repose à Saint- Vaury. — Adalard, en 910, est supposé. 
— 900, monastère de Palaginges rétabli. Aureil donné à la cathé- 
drale. Fulbert, abbé de Saint-Martial. 905, Peyrat-le-Gh&leau 
restitué à Saint-Denis. 909, saint Gérald. 910, donation de Mansac. 
Deusde donne Mansac à la cathédrale. 914,\Fieux. 920, Pierre de 
Corpso donne Corpso à la cathédrale. Fulbert, abbé de Saint- 
Martial. 925, de Solignac dépendaient Saint-Bonnet-la-Rivière 
(diplômé suspect), La Celle-sous-Gouzon, Chauffour, Gouzours, 
Glandon, Saint-Hilaire-Ies-Gourbes, Saint-Jal, Saint-Martin-sept- 
Pers, Saint-Martin-de-Treignac, Nedde, Perpezac-le-Blanc, Sussac. 
925, Etienne cède Venarsal à Beaulieu. 930, le vicomte Adhémar 
donne à Tulle Aigumont, Branceilles, Saint-Laurent-de-Gorre, 
Madranges, Monceaux, Neuville, La Porcherie, Seilhac. Destricie 
où le roi Raoul défit les Normands en 930. 

11 faut se méfier des preuves que M. Baluze emploie pour établir 
que les seigneurs des Echelles étaient de la même maison que les 
vicomtes de Turenne Moréri, 1759, Tulle. 

933, Daignac cédé à Beaulieu. 935, donation de Notre-Dame et 
de Saint-Hilaire-Lastours. Le monachisme fut-il introduit à Saint- 
Augustin 7 936, Regnaud d'Aubusson donne Grand-Saigne à Tulle ; 
Gauzbert donne Mazières à Tulle. 937, Etienne, abbé de Saint- 
Martial. 938, saint Libéral, évéque d'Embrun. 942, donation de 
Bénaias, Aimo, abbé de Saint-Martial. 

XXXIX. — EoBOLUS, ou Ebolus de Poitiers, abbé de Saint-Mai- 
xent, trésorier de Saint-Hilaire vers 944, mourut vers 944 ; repose 



(4) D'Aubasson porte pour armes d^or à la oroix ancrée de guealeê. 



d(( SOCliti AaCBtoLOGIOUK BT BISTORIQUB DU UllOUSIfr 

à SaiDUMichel-en-l'Herm (1). 945, abbé laïque à Evaux, à Moutier- 
Roseille. Boson d'Aubusson donne La Ghapelle-Espinasse à Tulle. 
947, mense donnée à Saint-Martial, Ardasius, abbé de Saint- 
Augustin. 948, abbé de Tulle donne La Porcherie à Fulchard de 
Ségur. 958, Drotricus donne La Tour-Saint-Austrille à la cathé- 
drale. Donation d*Anglar et Trégan. 962, Riberisius donné à la 
cathédrale. Hildegaruis. 965, fondation dTzerche. 969, La Cha- 
pelle donnée à la cathédrale. Usurac. 974, château construit à 
Rançon; destruction de celui de Ghambouchar. Aimeric, abbé de 
Saint-Martial. 

XL. — UiLDEGARius de Limoges (2)... naourut le 10 juin ; repose 
à Saint-Denis, en France. — Arvœus, en 987, est supposé. — 
Chapelles construites au château d'Aixe. 986, Arbert donne Saint- 
Salvadour à Uzerche. Donation de Dun. 987, monachisme à Uzer- 
che. Fondation prétendue du Dorât. Privilège d'Hildegarius 
(Baluze, Hist, Tatel., col. 852). 988, monachisme à Eymoutiers. 
990, Saint-Gérald. 

XLL — HiLDuiN ou Alduin, sacré en 990, mourut le 33 juin 1014; 
repose à Saint-Marlin-lez-Limoges ; fait évéque de la main, per 
manum, de Guillaume, duc d'Aquitaine (Adémar, p. 170). Ce duc 
et les autres grands seigneurs du royaume commencèrent, du temps 
du roi Hugues Capet, à exercer sur les évoques le pouvoir qu'a- 
vaient les rois [Chron. apud Martene, t. V, ampl. coll., 

col. 1168), — Antoynus, évoque supposé. — 990, peut-être Perpe- 
zac-le-Noir donné à Brantôme. Abbaye de Saint-Junien dissipée. 
Guigo, abbé de Saint-Martial. 992, Archambauld donne Notre- 
Dame d'Uzerche à Uzerche. 994, érection de Mont-Jauvi. 995, siège 
de Bellac. 996, Roger de Laron donne Saint-Priest-les-Vergnes à 
Uzerche. 997, fondation du monastère d'Ahun. 998, Jodredus, 
abbé de Saint-Martial. 999, Bernard donne Banize à Uzerche. 
1000, Renaud d'Aubusson donne La Ribière à Tulle. Arvœus donne 
Brigueil à Saint-Martin-lez-Limoges. La Noaille. 1001, Aureil. 



(i) Ebolus ou Ebles fut fait évoque de Limoges du conseatemeot du roi 
LouiSy dit d'Outrer (Chesne, Hist, Prane, script»^ t. Il, p. 634). D. Rainart 
a expliqué le mot consensuel un acte public qui apprenait au roi la mort 
d*an évéque et par lequel on lui demandait la permission de faire sacrer 
celui qui avait été élu (Greg. Turon., lib. IV, Hist. Fmnc,, p. 155. — Car- 
penlier, Gloss. noo.). 

(2) Hildegarius, flilduinson frère, etGérald leur neveu, fils des vicomtes 
de Limoges, avaient pour armes d'or à trois lionoeaua d*asury cwmés 
et latnpasdés de gueules. ^ 



l>OlULLi BHTORlQUt DU OIOCÈSB DB L1IIOO«S 37 

1003. Saint-Pardoax-rOrligier. lOOi, château de Bogi détruit. 
1007, Adalbardus, abbé de Saint-Martial. 1009, monachisme à 
Saiat-Vaury. 1010, moines d'Arnac cëdeot Segonzac à Guy de 
Lastours. Balezis donné à la cathédrale. Conférence avec les juifs. 
1011, monachisme détruit à Eymouliers. 101*2, évéque remet des 
moines à Saint-Martin. Donation de Thouron (1). 

XLII. — Gérald de Limoges prend possession le 9 novembre , 

meurt le 11 novembre 1022; repose à Charroux. 1011 , saint Israël, 
prévôt de wSaint-Junien. Saint-Martin. lOlS, La Souterraine donnée 
Saint-Martial. 1018, Ostofrancus donne la moitié de Nieul. Dona- 
tion de Honteil-le-Vicomte, de La Souterraine. Joffredus, abbé de 
Saint-Maniai. 1019, donation de Juillac. 1020, abbé de Saint-Mar- 
tin vend la Monedière. La moitié de La Groisille donnée à Tulle. 

XLin. — JoRDAiN DE Laron (2), prévôt de Saint-Léonard, élu 
le janvier 1023, meurt le 29 octobre 1051; repose à Saint- 
Augustin. 1025, Saint-Solve donné à Uzercbe. Benayes. Hugues, 
abbé de Saint-Martial. Saint-Trié donné à Tourtoyrac. Puyfailli. 
La moitié de Glergour donné à Tulle. 1027, Boisseuii donné à la 
cathédrale. Accord avec le duc d'Aquitaine pour Téreclion d'un 
évoque. 1028, donation de Royères, Saint-Dizier. Brigueil. Fonda- 
tion de Segondelas. Bré donné à Vigeois. 1029, monastère d'Arnac 
donné et sacré. Châteauneuf. 1030, Beaumont donné à Uzerche. 
1031, concile de Limoges. 1032, fondation de Lesterps. Notre- 
Dame de ChâteauvieuK donnée à Charroux, Saint-Quentin donné 
à la cathédrale. 1033, Chavagnac donné à Lesterps. 1036, Sainte- 
Eulalie donnée à Uzerche. La Paye donnée à Uzerche. 1040, Oldo- 
ric, abbé de Samt-Martial. Vers 1040, Le Compeix donné à la 
cathédrale. Serre. Saint-Michel. Saint-Quentin. 1048, Millevaches, 
Saint-Viance, donnés à Uzerche. Lestrade. 1049, du temps de cet 
évéque, Saint-Quentin, Saint-Michel-des-Chapelles, donnés à la 
cathédrale. 1051, lettre du clergé du Limousin pour le choix d'un 
évoque. 

XLIY. — Ithier de Gbalas Fraisenjas, élu le 4 janvier 1052, 
meurt le 9 juillet 1073; repose à Saint-Augustin. 1052, élection de 
cet évéque. Mortemar donné à la cathédrale. La Péruse donnée à 
Bourgueil. Saint-Pierre-le-Bost donné à la cathédrale. 1053, cha- 
noines de Saint-Yrieix recouvrent Moutier-Roseilte. 1054, Magnac- 
Lestrange donné au Bourg-Dieu. 1055, Saint-Pierre-le-Bosc. 

(I) A Tabbaye de Saint-Martial. 

(S) Armes : une escar boucle à àuU rais pomme tés. , 

T. un 3 



1)8 SOCifiTÉ ÀftCHÊOLOélQUB BT ËlStORIQOB DU LiStOUSiN 

i060, Mortemar donné à la cathédrale. Eglise de Beanoionl. Pré- 
vôt de Saint-Juaien. 1061, Pierre-Buffiëre donné à Solignac. 
Favars rendu à Beaulieu. Abbé d*Uzerche acquiert Aubesaigne. 
1063, cLunistes introduits à Saint-Martial. 4065, Saint-Pierre-du- 
Queyroix, monastère. Roussac et Balledent. 1067, fondation du 
prieuré de Rochechouart. Salom donné àUzerche. Saint Gaucher 
se relire à Ghavagnac. 4069, Saint-Junien. 4070, Moutier-Roseille 
cédé à Saint-Yrieix. Gbapellenie de Pierre-Bufflëre donnée à 
Solignac. 4074, fondation dWureil. Fief presbytcral duVigen cédé 
à Solignac. 1072, Geyrac donné à Uzerche 1073, prétendue bulle 
à saint Etienne de Thiern. Saint-André de Limoges, abbaye. 
Paroisse érigée à La Ghapelle-Geneste. 

XLV. — WiDO DE Laron (4) fait évoque en 4073, mort le 24 jan- 
vier 4086; repose à Saint-Augustin. 4074, ratification de la dona- 
tion de Saint-André à la cathédrale. Religieuses établies à Bost- 
morbaud. 1075, foRdation des Salles. 1076, Ayen cédé à Solignac. 
1077, Rochechouart, Saint-Germainsur- Vienne, LaGelletle, donnés 
à Charroux. La Gombe et Brachar donnés à Vigeois. 4080, Pigeyrol 
acquis par les moines de La Ghaize-Dieu. Gore donné à Saint- 
Junien. Saint Ëiienne se retire à Muret. Saint-Pardoux. Objac 
rendu à la cathédrale. La moitié de Saint-Ibard, Gondat, donnés à 
Uzerche. Fondation de Meymac, de Bénévent. Donation d'Azac. 
Gorbier. 4081, Saint Etienne se retire à Muret. 4082, moines de 
Vigeois se soumettent à ceux de Saint-Martial. 4083, oratoire et 
hôpital bâiis à Saint-Amand, près Saint-Junien. 4084, donation de 
Thouron, Flavignac. 1085, Meymac donné à Uzerche. Donation de 
Vallières. Toy donné à Tulle. — Get évoque donna Téglise de Saint- 
Aignan de-Versillac à Bénévent. 

XLVL — HuMBAULD Hélie, de Sainte-Sévère en Berry, élu 
en 4086, déposé en 4096. 4086, Ambazac et Ghalus. Ghapelle du 
château de Pierre-BufBëre donnôe à Solignac. 4087, église de 
Saint-Gérald détruite par le comte de Poitou. Razès donné à la 
cathédrale. 4088, Saint-Elienne-de-Braguisa donné à Tulle. Gau- 
fridus s'établit au Ghalard le 6 janvier. 4089, église de la Sainte- 
Vierge bâtie à La Péruse.4090, accord pourTéglise de La Ville -Dieu. 
4091, Soursac donné à Aureil. Ghapelle au château de Beauvais. 
Auriol donné à Tulle. Monceix et Ghamberet. 4093, Deveis, Hon- 
ceis donné à Uzerche. 4094, dédicace de Téglise de Saint-Amand. 
Donation de Glaravaux, Gercenac, Ghâteau-Ribaires, Verun. Bou- 
cheresse. 4095, cimetière bénit au Deveix. Boussac-le-Ghâteau, 

(I) Armes : une esearboucle à huit rais pommetés. 



t>()UILLÉ bl3T0aiQUlS bU DiOcàâR DE LlItOOES 3à 

La Tour-Saint-Aastrille, donnés au Boarg-Diea. Saint-Silvain-de- 
Monlégul, Saint- Marlial-de-Pérusse, Saint-Hilaire-la-Treille, Sainl- 
Georges-de-Fontanet, donnés à Bénévent. Sainl-Junien-le-Château 
donné à Àareil. Cimetière bénit à Faax-la-Montagne. Monastère 
de Bort adjugé à Cluny. Solignac donné à Uzerche. Vilrac, Ceyrac, 
Ambazac et Chalus, acquis à Saint-Augustin. 1096, Ussei permuté 
avec Abjac. Auge donné à l*évéque. Cercenac. Treignac donné à 
Uzerche; tief presbytéral de La Croix, à Saint-Uartial. Quatrième 
partie de Branceiiles donnée à Tulle. La Croix. 

XLVIL — Guillaume de Uriel en Berry, prieur du monastère 
de Saint-Martial, élu vers 1096, empoisonné en 1100; repose à 
Saînl-Martial. i097, église de Bré investie àVigeois. Chamboulive. 
i098, dooalîQD de réglise de Thouron, deMansac. La Croix. 1100, 
Saint-Maxime de Gonrotens investi à Lesterps; Sainte-Marguerite, 
à Laslours. Les Gars. Saint-Sauveur près Bellac. Ordre de Grand- 
mont établi. La Porcherie donnée à Uzerche; Faux, à la cathédrale. 
Gorces. Galemache. Saint-Viance donnés à Uzerche. * 

XL Vin. — Pierre Viroald, doyen de Bordeaux, élu en HOO, se 
démet en 1103 ou 1104; meurt le 18 mai. GuillauntedeCarboniéras, 
son suffragant pendant deux ans. 1101, église bâtie à Louberc. 
Saint-Marc-Affrongier donné à Lesterps. Bnrgnac donné à Aureil. 
1102, Comborn. 1103, Orgnac donné à Vigeois. Saint- Vicie. Saint- 
Paul-de-Turenne. 1104, église bâtie à Saint-Lazare. Eglise du 
château de Picrre-BuRière donnée à Solignac. Tombeaux décou- 
verts. Rilhac. Gérald, abbé de Saint-Augustin; son successeur élu. 
1105, Saint-Jean près Saint-Martial, Saint-Genest, à Limoges incen- 
diés. Saint-Maurice. Sainte-Félicité. Saint-Domnolet. Moitié de 
l'église de Saint-Bonnet donnée à Solignac. 

XLIX. — EusTORGE, peut-être de la maison d'Escoraille (1), 1106, 
meurt le 29 novembre, ou le 3 décembre, ou le 10 suivant la chro- 
nique d'Etienne Maleu, repose à Saint-Augustin. — Ramnulphe de 
Nieul, évéque schismatique, 1137, abbé du Dorât, inhumé à fieuil. 
— 1106, Roussac. Règle de Fontevraud établie à Boubon. Viam 
adjugé à Tulle. Fondation de TArlige. 1107, Gartempe, Saint- 
Hilaire-les-Combes, Treignac, Chamberet, Soudaine, donnés à 
Uzerche. 1108, cession de l'église de Beissac. Gondre donné à 
Uzerche; Anzéme, à Saint-Martial. 1109, donation de Saint-Martin- 
de-Ghargnac. 1110, la moitié de Monterollet donné à Saint-Junien. 
Objac. Guy, abbé de Saint-Augustin. Bersac, donné à Aureil. 

(1) Qui porte pour armes d'azar à iroU bandes d'or. 



40 SOCIÉTÉ AMCHàOLOOIQUB Kt BlStORtQllK DU Lllk6USlN 

Chamboulive. Ghaillac. Rilhac acquis à Sainl-Âuguslin. 1114, Es- 
pariignac, cédé à Vigeois. 1112, Blessac donné àFontevraud. 1113, 
donation de Mansac. 1114, fondation de Dalon. Adémar, abbé de 
Saint-Martial. 1115, Châtain donné au Port-Dieu. Amblard, élu 
abbé de Saint-Martial. 1116, Treignac. Bulle pour les bénéfices 
dépendant de la cathédrale. Manzanes cédé à Ventadour. 1118, 
Vitrac, Àubesaigne, donnés à Uzerche. Liourdre cédé à Beaulien. 
1119, Pont-Chaulet. 1120, Gourbefy, Saint-Nicolas, maisons de 
rinstitut de Géraud de Salis. 1121, fondation deBonlieu. 1123, fon- 
dation de Beuil. Saint-Ghristophe donné à Lesterps. 1124, saint 
Etienne meurt à Muret. 1125, Gaufridus meurt au Gbalard. 1126, 
Objat. Magnac. 1127, Rançon, La Glavière, donnés à la cathédrale. 
1128, Honlégut-le-Noir donné à Ligneux. 1130, Gheyssou donné à 
Saint-Léonard. Chervix. Faye. Gérald abbé de Saint-Martin. Ghalu- 
cet bâti en 1131 . 1134, Raynal abbé de Saint-Martin. 1135 (1), Saint- 
Bernard, à Saint-Germain-sur-Vienne. 1137, monastère bâti à 
Ghftteauhors-Gbervix. La Faye. Abbé et successeur à Saint-Augus- 
tin. 1138, Ghalucet. 

L. — Gérald-Hector de Gher, doyen de Sainl-Yrieix, élu en 
1137, neveu du précédent, meurt le 7 octobre 1177; repose à Saint- 
Augustin. 1138, donation de l'église de Fongaland. 1140, fondation 
de Prébenoit. Mort de saint Gaucher. Le Ghâtenet donné à Saint- 
Léonard. Saint- Victe donné à Uzerche. La Bretagne. Salon. Obazine 
uniàGiteaux. 1141, changement fait à Beauiieu; le couvent et abbé 
intronisés. 1143, fondation de Geyroux. Forêt de La Bretagne 
donnée à Saint-Junien. Amblard, abbé de Saint-Martial ; son suc- 
cesseur élu. 1143, Mortemar en commun à la cathédrale et au Dorât. 
Fondation de la Gellette. Saint-Sanclin. 1145, Gondre. Etricor. 1146, 
fondation de La Golombe. 1148, Uomerot donné à Evaux. 1149, 
Javerdac, Monterollet, donnés à Saint-Junien; la moitié de Téglise 
de Saint-Auvent. Fondation d*Aubepierre. Acquisition de Moutier- 
Ferrier, des chapelles d'Aixe, d'Dsurac. 1150, Saint-Gyr-sur-Gorre, 
SaintBrice en partie, donnés à Saint-Junien. Donation de Saint- 
Martin-Ghâteau,des chapelles d'Aixe, de Lastours, Moutier-Ferrier. 
1154, hôpital à SainlGérald. Bulle pour Les Salles. Monachisme à 
Saint-Léonard. 1156, Saint-André cédé à Bénévent. Albert de Gour- 
cillas, abbé de Saint-Martial; son successeur élu. 1157, celles fon- 
dées à Louberc, Bonneval, Serre, Etricor. Bulle pour Les Salles. 
Saint-André donné à Bénévent. Hugues de La Gerta meurt à Plaigne. 
Moines à Saint-Exupéry. Fondation de Bonnaigue. 1160, prieur de 

(1) Ou plutôt en H47. Sem. relig. Lim., XXIX, 8H. 



FOUILLÉ HISTOSIQUC DU DlOCftSR DR LIMOGES 41 

Béoévent. Pierre de Pétiviers, abbé de Saint-Martial. Recluses à 
Daignac. Accord pour l'église d'Uzurac. Église bâtie à Sainte-Valérie. 
Prieuré de Laurière. 1461, Lentillac donné à Uzerche. Pierre le 
Gros élu abbé de Saint- Martial. 1162, bulle pour Saint-Junien. 
Moitié de Bonac donné à Pierre dei Barri, élu abbé de Sàint^Mar- 
tial. Chailiac donné à Saint-Junien. Foodatiou du Palais. 1163, 
ermites chassés de La Mazelle. Cimetière à Saigne-Moussou^e. 
Auzance donné à Eyaux. 1164, don des églises de Gimel au vicomle 

de Turenne. Tudeil donné à Beaulieu. 1165, Gombressol donné à 

• 

Bonnesaigne. Fondation de L'Arlige-Grande. 1169, Balledenl donné 
à Aureil. 1170, Saint-Clément. 1173, Fondation de Bronzeau. 1174, 
chapellenie dans le château du Dorât. Pierre del Barri, abbé de 
Saint-Martial ; son successeur élu. 1175, Objatdonné à la cathédrale. 
1177, Saint-Priest-les-Olières donné à la cathédrale. Donation de 
Bonnac. Chastaing donné à Evaux. La Geneyloiise donnée à 
Aureil. 

LL — Sebrard Chabot (1), archidiacre de Thouars, élu le 11 fé- 
vrier 1178, meurt le 31 mars 1198; repose à Saint-Augustin ; donne 
aux Templiers l'église de Rimondes. 1178, bulle suspecte pour 
Uzerche. 1179, églises de Rochechouart. 1180, abbaye des Allois. 
Pitancier à Saint-Martial. Vicairie. Arx. 1183, fondation d'Aulle- 
vaux. Glénic. 1183, bulle du 1*' février, qui mentionne les églises 
.dépendantes de Saint-Gérald de Limoges :Le Palais, Chevia(2),Cleda, 
Montania, la chapelle de Pradina, Téglise de Verna Clausa. R. de 
3anac, abbé de Saint-Augustin. 1185, donation de Bussière-Dunoise. 
1186, chapelle bâtie au cimetière de Saint-Martial. 1187, sacre du 
cimetière de Puybonieu. 1189, don de l'église de Tarn. 1190, cha- 
pelle bâtie au palais épiscopal de Saint Junien. 1191, Eybouleuf, 
Moissannes, donnés à Saint-Léonard. 1193, transaction pour Bon- 
nac. 1195, transaction pour le Puy-Dieu. Chapelle à Beuveer. Saint- 
Amand-Jarloudeix reconnu à Aureil. 1196, cession de droits sur la 
moitié de la cure du Vigen. 1197, Reymondeix donné aux templiers. 
Sacristie de Saint-Martial désunie de la prévôté de Feix. 1198, 
Isembert Escoblart, abbé de Saint-Martial; son successeur élu. 

LIL — Jban db Yeyrag (3), prévôt du chapitre de Saint-Junien, 

élu 1198; meurt, le 9 décembre 1218, à Accon ou Acre en Syrie, 

où il repose. 1200, chapelle au château de Beuveer. Vicairies de 



(1) Armes : âkor à trois ckaboie (poissons) de §ueules posés en pal^ la 
téie en Aaat, 2eti. 
(9) Bonaventure de Sainl-Amable (111, p. 487) dit : Chapelle de Chérie. 
(3) Ses armed sont de voir. 



42 SOGIÉTÂ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

Saint-Martial. Léproseries. 1202, prieuré érigé à Tarn. 1203, Guil- 
laume, abbé de Saint-Martin. 1204, translation des reliques de saint 
Germain, patriarche de Constantinople, à Bprl. 1205, fondation de 
Trezens. Religieuses d'Uzurac se donnent à Saint-Martial. 1208, 
Robert, doyen de la cathédrale. 1210, fondation d*Etricor. 1211, le 
1" avril, indiction 14, bénéfices dépendant de*Charroux. Hôpital 
de Saint-Martial. 1212, le pape Innocent III confirme à Tabbaye du 
Bourg-Dieu les bénéfices en dépendant. 1215, G. Robert, doyen de 
la cathédrale. Saint-Just. Bernard. 1217, fondation de Glandiers. 
Eglise du Palais aux frères de la milice du Temple. 

LUI. — Bernard de Savéne (1), curé de Saint-Hilaire-Bonneval, 

élu 1219, tué au siège d'Avignon le 13 juillet 1226, repose à 

l'Artige en Limousin. — Albéric Cornut refusa l'évéché de Limoges; 
meurt évêque de Chartres en 1243. — 1214, Pierre La Girsa, élu 
abbé de Saint-Martial. Abbés à Saint-Augustin. 1215, abbés de 
Saint-Martin. Corps de saint Just. 1216, Pierre de Naillac, élu abbé 
de Saint-Martial. 1218, Hugues de Brosse, abbé de Saint-Martial. 
1219, frères prêcheurs viennent à Limoges. Pierre de Veyrac, pré- 
vôt de Saint-Junien. 1220, vicairie fondée à Bonnesaigne. P. de 
Noaillac, abbé de Saint-MarliaL Guillaume de Jaunac, son succes- 
seur, élu. 1221, bulle qui fixe les canonicats de la cathédrale à 25. 
1223, Aigneperse. 1224, frères mineurs établis à Limoges. Prieuré 
établi à La Croix. Oratoire bâti à Balezi. 1225, curé de Gentioux. 
1226, Albéric Cornut refuse Tévôché. Guillaume de Jaunac, élu 
abbé de Saint-Martial. Gérald de Montcocu, prévôt de Saint-Junien. 
Aycelin, doyen de la cathédrale. 

LIV. — Guy de Clausel (2), curé de Nieul, archidiacre, chantre 
de Bourges, doyen de Saint-Yrieix, élu le... octobre 1226; meurt 
le 26 janvier 1235; repose à Saint-Martial. 1227, frères mineurs 
établis à Brive. Chanoines de Saint-Junien cèdent leur droit sur la 
communauté des Salles. Oratoire de Saint-Antoine-de-Padoue à 
Brive. Frères mineurs établis à Donzenac. 1229, hôpital établi près 
du pont Saint-Martial, à Limoges. Etat des moines de Saint-Martial 
et de ses dépendances. Chute du château de Razès. 1230, léprose- 
rie. 1232, Agnès de Lastours, abbesse de la Règle. 1233, Hugues, 
abbé de Beaulieu. 

LV. — GuiLuuME DU PuY (3), chanoiue d'Angouléme, élu le.^ 

(1) Armes : de ùnople à la croix S argent. 

(3) Armes : d'azur au mur crénelé d'or, accompagné en pointe Sune 
molette de même. 

(3) Armes : cTor au Uon d'aeur, accompagné en chef de deux molettes 
de même* 



POOILLé HISTORIQUE OU DIOCBSB DB LIMOGBS 43 

février 1233; meurt, avant son sacre, le 21 février 1236. 123S, 
Bernard, abbé de Saint-Martin. 

LVI. — Durand d*0rlhac(1), archidiacre, prévôt de Saint-Junien, 

élu, le 1236, par une partie des curés; confirmé en 1240; meurt 

au château dlsle le 30 décembre 124S; repose chez les frères prê- 
cheurs de Limoges. 1236, vicairie fondée à la cathédrale par Guy 
Barbarot. 1237, frères prêcheurs transférés où ils sont à Limoges. 
1238, Arnaud, doyen de la cathédrale. 1241, mort d'Aimeric Pal- 
muts. 1242, Urbanistes fondées à Brive. Bré démoli. 1243, Corde- 
liers de Limoges. Relhac. Trouvaille à Saint-Martin. 1244, permis- 
sion de bâtir une chapelle à Cramaud. Arnaud, doyen de la cathé- 
drale. Gérard Robert, doyen de la cathédrale. Raymond Gaucelin, 
abbé Saint-Martial, chapelain du pape, son successeur élu. 

LVU. — AiMERiG DE Serre de Malemort (2), archidiacre, prévôt de 
Saint-Junien, élu unanimement le... février 1246 ; meurt le 2 juillet 
1272; repose à la cathédrale; conBrmé par Tarchevêque de Bour- 
ges, qui supplia le roi de faire assigner librement regalia à Téiu, 
prêt à lui faire le serment de fidélité, le samedi Invocavit me, 1245. 
1246, vicairie fondée à la cathédrale par cet évoque. 1247, mort de 
Guillaume de Maumont, archidiacre, abbé de Saint-Martin. 1250, 
Saint-André donné à Bénévent. 1252, frères mineurs établis à Saint- 
Junien. Germaine du Brcuil, abbesse de La Règle. 1254, chapelle 
bâtie à Cramaud. 1235, prébendes d*Eymouliers réduites à 16. 
1258, patronage de Condat donné au chantre. 1259, vicairie fondée 
à Donzenac. 1260, vicairie à la cathédrale par Grégoire de La 
Chassagne. Chapelle des Arènes. Carmes établis à Limoges. 1251, 
frères prêcheurs établis à Brive. Vicairie de Guillaume Fabri. Guil- 
laume de Mareuil, élu abbé de Saint-Martial. 1262, messe quoti- 
dienne par Séguin de Pompadour. Chapelle à Saint-Junien. 1263, 
vicairie à Saint-Junien par Pierre d'Orlhac. Carmes. 1264, G. Fabri, 
abbé de Saint-Augustin. 1265, vicairie à Bnve par Aimeric de Sa- 
dran. Mort de Pierre de Bénévent, prévôt de Saint-Junien. 1266, 
vicairie à Saint-Martial. 1267, réduction des prébendes de Moutier- 
Roseille. Chambon-Sainte-Valérie. 1268, Hélie Duret, doyen de la 
cathédrale. 1270, Saint-Just. 1271, vicairie à Saint-Junien par Jean 
Guerroti. Union des Palisses au doyenné de la cathédrale. Saint- 
Sulpice-Laurière à Saint-Martial. Foudres. Saint-Michel-Laurière, 
Saint-Just, cédés à la cathédrale. 1272, Rosiers cédé à la cathé- 
drale. Guillaume de Mareuil, abbé de Saint-Martial, son successeur 

(1) Armes: ffewgent à deux bandes Scuur, 

(2) Armes : faacé émargent et de gueulee de six pièces. 



44 SOCIETE ARCBéOLOGlQUK ET HISTQUQUB DD LIMOUSIN 

élu. Agnez de Serre, abbesse de La Règle. Simon de Rochechouart, 
doyen de Bourges et chanoine de Limoges, fail archidiacre de Bor> 
deaux en 4%)5. Clément de Saint-Hilaire, chanoine de Limoges, 
mourut en 1274. 1273, vicairie par Julien Taynes, à Saint-Jnnien. 
1274, vicairie par Pierre Àstays, à Saint-Léonard. Balland, cha- 
noine. 1^75, Bellegarde du ressort de TAuvergne. Vicairie de Guil- 
laume de Meymac. 

LVIIL — Gilbert de Malemort (1), archidiacre, élu le 16 décem- 
bre 1275, raertle 9 juin 1294; repose à la cathédrale. 1276, vicairie 
à Saint-Martin-Terressus, par Pierre du Puy. Jacques de Calaur, 
abbé de Saint-Martial; son successeur élu. Vicairie à la cathédrale 
par cet évéque. Abbé de Saint-Martin. Sibille, abbesse de La Règle. 
1277, mort de G., curé de Salagnac et chanoine. 1278, sacre de 
Tautel de Albis Pétris. Lombards. 1279, échange de la cure de 
Saint-Jean, etc. 1280, cure du sépulcre de la cathédrale unie. Cha- 
pelle du Chambon à Troche. 1281 , chapelles rebâties au cimetière 
de SaintJunien, à La Croix-de-Mazeyrat, au bourg de Salagnac. 
Union des prieurés de Vallières, Claravaux et La Croix. 1282, vicai- 
ries à Saint-Junien par Gilbert de Cozet, de Gérald de Pomier. 
Eglises des templiers. 1284, oratoire à Brousse. 1285, autel sacré à 
Obazine. 1286, mort d'Alboin, prévôt de Saint-Junien. 1288, archi- 
prôtrës unis à des cures, Lupersacà Combrailles; Néoux à Aubus- 
son ; Saint-Sulpice-le-Guérétois à Anzème, S^iintPaul à Saint-Paul; 
Monceaux à Brivezac. 1289, Masléon commencé. Cures de Malte. 
1290, Ermites de Saint-Augustin établis à Limoges. 1291, Saint- 
Augustin donné à la cathédrale. 1292, vicairie à La Chapelle-Tail- 
lefer par Pierre de La Chapelle. Seilhac donné à la cathédrale. 
Transaction pour Masléon. 1293, vicairie à Saint-Junien par Pierre 
Martial. Division de la sacristie de Saint-Martial ; sous-chambrerie 
y érigée. Roger Maurel. 1294, le chapitre de la cathédrale présente 
requête au roi pour élire un évéque. 1295, Gaucelin de Pierre- 
Buffière, doyen de la cathédrale. 

LIX. — Regnauld de La Porte (2), archidiacre de Combrailles, 
chapelain du pape, élu le 25 novembre 1294, prit possession le 
24 juillet 1295, fut transféré, le 31 décembre 1316, à Bourges, puis 
cardinal; mourut le 12 septembre 1325; repose à la cathédrale de 
Limoges. 1295, fondation d'une vicairie par cet évéque. Patronage 
de Saint-Pardonx près Razès, donné à la cathédrale. Chapitre 

(1) Armes : faacé d'argent et de gueules de six pièces. 

(2) Armes : de gueules à la porte accolés de deux tours d^or. Le sceau 
de ce prélai porte non les armes de sa fiimille, mais une simple effigie 
d'évôque. 



POOILL* HISTORIOUB DU DIOCiSB DK LIM0GB8 45 

général à Grandmonlqni fixe le nombre des frères de chaque celle. 
1296, abbés de Saint-Martial. Séreilhac uni. 4297, union de Séreil- 
hac au doyenné, et désunion de Royëre et de La Roche-l'Àbeille. 
1298, vicairie fondée à Saint-Junien par Bernard de Auriac. Abbé 
de Saint-Martial, de Saint-Marlin. 1299, union de La Courtine. 1300, 
vicairie fondée à Saint-Basile par Jordain, prévôt. Masléon érigé 
en succursale. 1302, vicairies fondées au Dorât, à Guérci, Ahun, 
Aubusson, Juillac. 1307, vicairie fondée à Meyroac pour Pierre et 
Hugues Adhémar, abbés. 1308, Peyrabout, Pestilhac, soumis à 
Maisonnisses. Lombarteix, Fenils, Le Mas-d*Artige, Le Varbaud, 
Comps, Fontgoland, soumis à Feniers. 1310, frères prêcheurs éta- 
blis à Saint-Junien. 1311, vicairie de Pierre Roderic. Fondation du 
chapitre de La Chapelle-Taillefer. 1312, prieuré de Saint-Oradour- 
de-Ghirouse uni à Heymac. 1313, vicairie d*Hélie Baye. Jordain de 
Montcocu, prévôt de Saint-Junien. Vicairie à Saint-Martial. Tran- 
saction pour les archiprétres. 1314, vicairie fondée à Boussac par 
Pierre de Brosse. Vicairie fondée à Solignac par Archambaud, abbé. 
Transaction pour le Mas-Saint-Paul. 1316, hôpital bâti à Saint- 
Laurent-de-Gorre. 

LX. — Gérald Roger (1), sacré le 13 février 1317, mourut à 
Avignon le 7 octobre 1324. 1317, érection de Tévêché de Tulle, 
démembré de celui de Limoges. Vicairie fondée à la cathédrale par 
Elie Baye. 1318, Grandmont érigé en abbaye : on y unit Etricor, 
Rousset, Muret, Epagne, Bronzeau, Rosset, Bonneval, Boisvert, 
Serre. Le Ghàtenet» prieuré de Tordre de Grandmont; on y unit 
Malegorse, Sermur, Le Cluseau, Pouriéras. Louberc uni à La 
Vayolle. Jayac uni à Chavano. Badeix uni à Ravaux. Gharniac, 
Puygiberl, unis à La Faye, ordre de Grandmont. Prieuré de 
Château-Ponsac uni à Tabbaye du Bourg-Dieu. 1319, fondation de 
rhôpital de Saint-Maurice à Limoges. 1321 , Saint-Victor deDrouilles, 
La Ghapelle-Taillefer, bâtis par les libéralités de cet évéque. 1322, 
vicairie fondée à La Ghapelle-Taillefer par Hugues de Masnonet. 
1323, vicairie foiidéeà Sainl-Junien par Pierre Esmeno. Blond uni à 
l'hôpital de Mortemar. Vicairie de Hélie de Campanis.1324. vicairies 
fondées à Saint-Pierre de Saint Junien par Gérald Durât; à Treignac 
par Jean Roderii. Prieuré de Ligignac uni au Port-Dieu. 

LXI. — Hélib de Taleyran (2), fils des comtes de Périgord, 

(I) Armes : d^ argent à la bande d^azur accompagnée de six roses de 
gueules en orle, 

(9) Armes : De guéules à trois Hons Sor^ armés^ lampasséssei couronné^ 
d^asur. 



•16 SOCiAtA ARCliéOtOGlQUB RT HISTORIQUE DO LIMOUSIN 

nommé le iO octobre 1334; ne fol jamais sacré pour cette dignité ; 
transféré à Àuxerre en 4338 ; fait cardinal en 1331 ; mourut à 
Avignon U 17 janvier 1364 ou après. — Pierre, en 1325, est sup 
posé. — 1336, Chameyrac soumis à Meuzac. Saint-Basile soumis 
à Maumont. 

LXII. — Roger le Fort de Ternes (1), professeur en l'un et l'autre 
droit à Orléans, doyen de Bourges, évéque d'Orléans; fait évoque 
de Limoges en 1338 ; transféré, en 1343, à Bourges, où il mourut 
à rage de quatre-vingt-dix ans, le 36 mars 1367, et y repose dans 
la métropole. 1331, vicairie fondée à Saint-Junien par Amélius de 
Montcocu. 1335, vicairie augmentée au château de Saint-Auvent. 
Fondation des chartreux, auguslins, carmes et chapelains à Mor- 
temar. 1336, vicairie fondée à Maumousson par Jean de Roche- 
chouart ; à Saint-Martial, par Hélie Gaufridi. 1337, Fabbé d'Issoire 
unit la vicairie de Fabbé Imbert à la chantrerie de Saint-Martial ; 
Arcs, à Saint-Vaury; La Croisille, à la sous-chanlrerie de Saint- 
Martial ; La Brosse, au prieuré d'Azac ; Rot, à la prévôté des 
Combes. Vicairies fondées à Milhaguet par Guillaume de Puy-Pla, 
par Audoin Marcheis. 1338, Célestins fondés aux Ternes. Abbé de 
Saint-Martial ; son successeur effectif élu. Prévôté de Verneuil unie 
à Saint-Pierre. 1339, vicairie fondée à la cathédrale par Martial 
Marteau. Raynaud Normondi. Cure de Saint-Etienne*de-Noblac 
adjugée au prieur de Saint-Léonard. 1350, vicairie fondée à Ahun 
par Guillaume, abbé. Abbé de Saint-Martial; son successeur élu. 
1341, vicairie fondée à Saint-Maurice par Guillaume Reynau. 

LXIIL — Nicolas deBesse (3), archidiacre de Ponthieu, élu le 

septembre 1343 ; créé cardinal le 37 février 1343 ; meurt le 9 sep- 
tembre 1369, repose à la cathédrale de Limoges. 1343, bénéGces. 

LXIV. — Guy de Comborn de Treignac (3), 1344; 1346, transféré 
à Noyon. 1344, vicairie fondée h Rochechouart par Jean dePrunh. 
Union du prieuré de Mansac. La Bregère unie. La Courtine. 1345, 
Damet uni à Bonnesaigne. Prébendes de Saint-Léonard réduites à 
treize. 1348, prébende annexée à Tévôché. Vicairie de Jeanne 
Potine. Chapelle par la même. Vicairie fondée à Voulons par Guil- 
laume Chanenc. St-Pierre-du-Queyroix et chapelles près les Arènes. 



(i) Armes : De gueules à deux fascea d'or. 

(9) Armes : Partie au î^ d'azur au cheûron d'or; au 2* d'argent à la 
bande d^azar accompagnée de 8ia> roaee de gueules posées en or le. 

(3) Armes : d'argent au lion de gueules, armé et lampassé de sà&Ze, 
couronné d'azur. 



POOtLLK HISTORIQUB DU DIOCÈSE DE LIMOGES 47 

LXV. — Jean de Gros de Galimafort (4), nommé par le pape, prit 
possession le 26 octobre 1348 ; créé cardinal le 16 juin 1371 ; meurt 
le 21 novembre 1383; repose à la métropole d'Avignon. 1349, 
vicairies fondées à Saint-Junien par Aimeric du Cloître. Bernard 
Bruny, doyen delà cathédrale, évéque du Puy, de Noyon,d'Auxerre. 
Vicairies fondées à Meymac par Hugues de Lenlouillac, abbé. 
Canonicats et prébendes annexés à Tévéché. 1380, statuts de la 
cathédrale. 13S1, vicairie fondée à Saint-Pierre-du-Queyroix. Com- 
bret, Eybouleuf, unis au prieuré de Saint-Léonard. 1353, prieuré 
de Chirac uni à Meymac. 1354, vicairie de Pierre de Soubrebosc. 
1360, vicairie de Guill. Lamy. 1361, vicairies fondées à Saint-Pierre- 
du-Queyroix par Martial de Banxis; à Saint-Léonard, par Gérald 
Forestarii. Abbé de Saint-Marlial élu. 1362, vicairies fondées à 
Saint-Junien par Pierre de Vigier, Etienne de Magnac, Pierre 
Garnerii, Martial de Julien. 1363, vicairie au château de Lestranges. 
Guy de Cornil, abbé de Saint-Augustin. 1365, Magnac et Fontloup 
unis à Aureil. Vicairie à Saint-Martial. 1366, vicairies fondées à 
Saint-Maurice par Pierre de Ahento ; à Saint-Léonard, par Jacques 
Ségaudi. 1367, vicairie de Raymond Normandi d*Ahun. 1369, vi- 
cairie fondée par Colard de Moulin. 1370, vicairies fondées à Saint- 
Junien par Amelius de David. Pierre Jovion, abbé de Saint-Martin. 
Vicairie fondée à Saint-Pierre-du-Queyroix par P. Molini La Porta. 
1371, vicairie augmentée à Lageyrac par Gaucelin de Chataigners; 
à Charoberet, par Durand de Boisse. Mort de Jean Babolet, prévAl 
de Saint-Junien. 

LXVL — AixBRic Chati de La Jauchat (2), prit possession par 
procureur le 3 septembre 1371 ; mourut dans la tour d'Isle le 8 
novembre 1390; repose à la cathédrale de Limoges. 1392, vicairie 
fondée à Saint-Pierre-du-Queyroix par Barthélémy Raynaud ; à 
Champmeing par Guillaume des Moulins. Aymeric Marteau. 1373, 
communauté de prêtres autorisée à Saint-Micheldes-Lions. 1374, 
vicairie fondée à Saint-Junien par Adémar de Rochechouart. 1375, 
vicairie fondée par Jean de Gros à la cathédrale; à Saint-Martial. 
1376, vicairies fondées à Saint-Martial par Guillaume d'Aigrefeuille, 
Guillaume Masteu. Vicairie fondée à Saint- Léonard par Pierre 
Georgii ; augmentée à Nedde par Pierre Georgii. 1377, vicairie 
fondée à Chargnac par Catherine des Moulins ; à Saint-Michel-des- 
Lions, par Michel Corbaffy. 1378, La Baconie unie à Saint-Jean. 

(i) Armes : dTasur à troi$ papiB de mur d'argiru, maçonnés de êable^ 
au chef couêu de gueulee, 
{9) Armes : Deux léaparde Vun $ur Vautre^ 



4d SOClitÉ ARCBÉOLOGIQUft Kt HIStORlOUC nO LIMOUSIN 

Vicairie d'Etienne Ruaud. 1380, Pierre Richer, prieur de Sainl- 
Gérald. 1381, prébendes de Saint-Léonard réduites à dix. 4382, 
vicairie de Nicolas de Besse. 1384, fondation du chapitre de Saint- 
Germain; cure du bourg unie. Vicairie fondée à Saint-Martial par 
Guillaume de Ghanac. Abbé de Sainl>Martial et son successeur. 
1385, vicairies fondées à Donzenac par Pierre de Monterac ; à Saint- 
Augustin, par Roger de Sainl-Avit. 1387, vicairies fondées à Saint- 
Martial par Pierre Sapientis ; à Saint-Pierre- du Queyroix par Jeanne 
Boze; à Saint-Maurice, à Tarn, par Hélie de Bellagier. 1388, vi- 
cairies fondées à Saint-Martial, à Saint-Gérald, à Saint-Pierre-du- 
QHeyroix, par Pierre Marteau. 1389, reconnaissance de la soumis- 
sion de révéque de Limoges à Tarchevéque de Bourges. 1390, vi- 
cairie de Paul Audier. 

LXVIL — - Bernard de Bonneval (l),évêque de Rimini, Spolette, 
Bologne, Nîmes, prit possesion de Limoges le 27 janvier 1390 
vieux style, mourut à Isle le 21 novembre 1403; repose à la cathé- 
drale. 1392, vicairie fondée à Saint-Léonard par Jean Daulery. 
1393, vicairies fondées dans Féglise et au cimetière de Bessines ; à 
Egletons, par Jean Bonjour. 1394, vicairie fondée à Mortemartpar 
Aimeric de Rochechouard. Bulle d*exemption pour la cathédrale. 
Chapelle du Pont. 1396, frères mineurs établis à Boisféru. 1400, 
vicairie fondée à Biennac par Jean de Rosiers. Couvent de Corde- 
liers à Limoges, Saint-Junien, Nontron, Donzenac, Brive. 1402, 
vicairies fondées à Saint-Pierre-du-Queyroix par Catherine Molina; 
à Saint-Michel-des-Lions, par Martial Bardin; à Saint-Vaury, par 
Jean de Rançon; à Maussac, par Pierre de Maussac. — 1402,6 dé- 
cembre, Gaufridus de Pérusse (2) élu évêque. — Vicairies fondées 
à Les ter ps, par Jean Talary; à Bessines; à Saint-Léonard, par 
Droynde Jaubert; àNeuvic; à Saint-Merd, par Hélie de Mesclajeu. 

LXVin. -^ Hugues de Magnag (3), moine de Saint-Martial de 
Limoges, abbé de Rebaix, évêque de Saint-Flour, président à la 
cour des aides de Paris, nommé par le pape, prit possession par 
procureur le 2 avril 1404; mourut à Paris le 3 novembre 1412; 
inhumé le 16 à Saint-Martial de Limoges. 1404, vicairies fondées à 
Saint-Pierre-du-Queyroix, par Martial Chadaret, Marite Jalouse. 
1405, vicairies fondées à Saînl-Pierre-du-Queyroix, par Martial 
Julien ; à Biennac, par Simond de Gramaud ; augmentée à Saint- 
Rémy, près La Courtine, par Guillaume de Saint-Aignan. 1406, 

(1) Armes : Ù*a9ur€Ui Uan d^ot, armé el lampoêsé'de guetUeê, 

(2) Armes : De gueules au pal de oair. 

(.^) Armes : De gueules ô^ deux pats de pair, au chef d'or tshiargé d'ur^ 
Iç^n^bel dp cûig pendarùs dasur. 



»0II1LI.É BlSTORIQbK DU DiOCàSK DB UHOOlKS 49 

Maussac, donné à Bonnesaigne. 1440, Ticairie fondée à Tarn, par 
Pierre Lascure; à Saint-Pierre, par Michel-Nicolas Saleis. i41), 
Yicairies fondées à Saint-Micbel-des-Lions, par Jean Pommeirat; 
augmentée à Notre-Dame-du-Puy, par Hélie Ghabessade. 

LXIX. — Ramnulphe oq Raimond de Pérussë({), licencié en droit, 
archidiacre de Tours, conseiller au conseil privé, élu le 12 novem- 
bre 1412; confirmé en 1417 ; fait évéque de Mende vers 1426. 

LXIX Ins. — Hugues de Roffignac (2), bénédictin, nommé par 
le pape, prit possession le 18 octobre 1418; fait évéque de Rieux 
en Languedoc en 1427 

LXIX ter. — Nicolas Vieaud ou Veau, conseiller du duc de Berry, 
nommé par le pape, fut reconnu par quelques-uns le M octobre 
1414; était mort en 1416. — Pas un de ces évéques paisible posses- 
seur (3). — 1413, vicairie fondée à Ussel, par Jean Chauderg. 
1414, vicairie fondée à Lupersac par Pierre de Monteil. Jeanne de 
Rochechouart, abbesse de La Règle. 1415, chapitre de Saint-Junien 
succède aux chartreux de Mortemar. 1416, vicairies fondées à 
Sainl-Pierre-du-Queyroix par Jean Benoit; à Ëgletons, par Harie 
Halengue. 1417, vicairies augmentées à Saint-Angel par Garin de 
Neuvic; à Suint-Pierre-du-Queyroix. 1419, évoque s'oppose pour 
Tégllse de Saint-Etienne de Bort. Vicairie fondée à Saint-Pierre- 
du-Queyroix par Martial Julien. 1420, Boissieux cédé par l'abbé de 
Saint- Augustin à ses moines. 1423, vicairies fondées à Saint-Pierre- 
du-Queyroix par Jean Barelier; à Beaumdnt de Felletin, par Jean 
Feydelli. Ghanoines de Saint-Yrieix réduits à douze. 1424, vicai- 
rie augmentée à Saint-Pierre-du-Queyroîx par Marie de Chambarel, 
fondée à Saint-Léanard par Gérald Daniel, 24 juillet. 1426, vicairie 
augmentée à Saint-Rémy de La Gourline par Jean de La Ghassagne. 
Union de la grande custodie. Trigand uni à L'Abeille. 

LXX. .— Pierre de Montbrun (4), moine bénédictin, abbé de 
Saint-Augustin-lez-Limoges, nommé parle pape Martin V, du con- 
sentement du roi, prêta le serment à la cathédrale le 17aTril 1427; 
mourut le 19 février 1456 vieux style ; repose à la cathédrale. 1427, 
vicairie augmentée à Saint-Pierre-du-Queyroix par Jacques Bas- 
lier. Isabelle d'Amboise, abbesse de La Règle. Vicairie fondée à 
Neuvic par Pierre de Liguonat. 1428, communauté des prêtres de 

(1) Armes : De gueules au pal de oair, 
(i) Armes : D^or au lion de gueules. 

(3) Nadaud ne se pronooce pas eoire ces divers compétiteurs ; nous 
avoos dû respecter son indécision. 

(4) Armes : D'oMur à la croix d'or. 



.Ho SOCléri AACHèOLOGiQUtt ET HISTORIQUE Dto LtlIOtJSlII 

SaÎQl-Pierre-du-Queyroix approuvée. Vicairie fondée à SainUGer- 
main-lç-Lièvre par Pierre deLascoulx.1429, HéDoireuniàEfoaoesai- 
gne. 1430, vicairie à Maussac unie àla cure. 4431, vicairie fondée à 
Sainl-Pierre-du-Queyroix par Jeanne de Sandelies. 1432, vicairie 
fondée à Sainl-Pierre-du-Queyroix par Guillaume Disnemandi. 
1433, vicairie fondée à Linards par Aimeric de Gain. Chapelle de 
Notre-Dame de Beaulieu en ruine. Vicairie fondée à Saint-Germain 
de Masserel par noble Pierre La Pluou. 1434, communauté de 
prêtres érigée à Chambon-Sainte- Valérie. 1435, vicairies fondées 
à Bellac par Pierre Vachon; à Ussel, par Jacques Maries. 1436, 
Les Hautes-Mesures, Montégul-le-Noir, unis à Ligneux. Vicairie 
fondée à Saint-Exupéry par Bruoissende d'Ussel. Communauté 
de prêtres établie àAhun. 1438, vicairies fondées à Saint-Exupéry, 
Saint-Frigeon, Ligignac, Neuvic, Egletons, par Jean Peyssarie; à 
Meymac, par Jacques de Jamme. 1439, projet d'union de Saint- 
Brice au chapitre de Saint-Junien. Vicairie érigée à Saint-Exupéry 
par Jean d'Ussel. 1441, vicairie augmentée à Meymac par Isabelle 
de Vendac, comtesse de Ventadour. 1442, vicairie fondée à Saint- 
Exupéry par Charles de Ventadour. Collège de prêtres séculiers 
fondé à Sainte-Marie-la-Claire. 1443, vicairie fondée à La Règle par 
Catherine de Comborn. Roche-Malvalèze unie à Aureil. 1444, 
vicairie augmentée à Meymac par Jean de Sougiëres. Jean de Pei- 
zac. Vicairie fondée à Gimel par Pierre Bolivie. 1445, vicairie fon- 
dée à Saint-Pierre-du-Queyroix par Hugues de Video. Ordonné de 
bâtir Lourdoueix-Saint-Michel et Linards-le-Pauvre. 1446, vicairie 
fondée à Sainte-Marie- la-Panouse par Jean Lieyre. Guillaume Ler- 
mite, prévôt de Saint-Junien, abbé du Dorât. Pierre de Versailles, 
ancien abbé de Saint-Martial, évêque de Meaux. Vicairie fondée à 
Ventadour par Charles de Ventadour. Cure de Saint-Etienne de 
Noblac unie au chapitre de Saint-Léonard. 1447, vicairie fondée à 
Saint-Pierre-du-Queyroix par Jacques du Tertre. Vicairie à Saint- 
Exupéry fondée par Charles de Ventadour. 1448, vicairie fondée au 
Dorât par Galand de Saint-Savin. Frères mineurs établis à La Cel- 
lette. Vicairie fondée à La ChapelleEspinasse par Jacques de La 
Broa. 1449, chapelle de Saint-Fiacre à Paulhac. 1450, vicairies 
fondées à Bellac par Guillaume Charron. Jean Richonis, doyen de 
la cathédrale. Vicairie fondée à Oradour-Saint-Genest par Jean 
Seychaud; à Tarn, par Jean Peylavino. 1451, Notre-Dame-du-Pont 
de Saint-Junien agrandie. 1452,chapelle bâtie au Bois-Lamy. Vicairie 
fondée à Tarn par Martial Vignaud. 1453, vicairie augmentée à Am- 
brugeac par Marguerite de Sainte-Hippolyte. 1454, vicairie fondéeà 
Cornil par Raymond de La Ghapoulie. 1455, vicairie augmentée à 
Saint-Junien par Pierre Javerlhac; fondée aux Cars par Gautier 



J 



t>OUILLB ttlStORIQUB DU DIOCÈSk DE LIMOÛIS 51 

de Përasse. 1456, vicairies fondées à Bellac par Jean Père; à Lu- 
hersac, par Barlhélémy de Beaune ; à Juillac, à Ségur, par Gautier 
de Pcrusse; à Saint-Exupéry, par Jean d'Ussel. Chapelle de Sainte- 
Catherine bfttie aux Gars. 1447, vicairie fondée à Saint-Marlial par 
cet évêque. 

LXXI. — Jean de Barton (1), né à Guérel en 1417, doyen de la 
cathédrale, abbé du Dorât, conseiller au Parlement de Paris, pré- 
sident des enquêtes, élu le l""' avril 1457; résigna au suivant le 
4 février 1484 ; archevêque de Nazareth, mourut le 3 mai 1497; 
repose à la cathédrale de Limoges (2). 1457, vicairie fondée à 
Bellac par Martial du Noyer. Guillaume Furez à Saint-Marlial. 
1458, ordonfié de rebâtir Saint-Gervars, Saint-Cyr-sur-Gorre, 
Chaillac. Sainl-Priest-les-Vergnes. Vicairie fondée à La Jonchère 
par Pierre Boudeti. 1459, chapelains institués à Tnrenne. Ermite à 
Saint-Amand. Prébende supprimée à la cathédrale. Vicairie fondée 
à Tarn par Catherine Gueylou. 1460,vicairie augmentée à Bellac par 
François de Gombarel. Catherine de Comborn, abbesse de La 
Règle. 1461, vicairies fondées à Bénévent par Pierre Foucaud; au 
Dorât, par Jean Barbon; à Meymac, par Agnès de Separel; au 
Puy-d*Arnac, par Etienne Solabel. 1462, prébende unie à la chan- 
trerie de la cathédrale. Vicairie fondée à Bourganeuf par Pierre 
de Grandrieu. 1463, vicairie fondée à Sainle-Marie-la-Glaire par 
Louis de Pierre-BuOBère. 1464, statuts des prêtres de Bellac. Tran- 
saction pour Ségur. Vicairie fondée à Saint-Léonard par Pierre 
Gay. 1465, vicairie fondée à Saint-Junien par Jean Singareau. 
Louis XI à Saint-Junien. Vicairies fondées à La Tourette, à Felle- 
tin, par Jean Malengue; à Ussel, par Guillaume Esparvier; à 
Linards, par Jacques de Agiamonte. 1467, vicairie fondée à Peyrat 
par Pierre du Clop. Nicolas Pestorelli. Vicairie fondée à La Meyze 
par Jean Bouche-Mousse. 1468, vicairie de Pierre Chinchaudi à Faux. 
1469, vicairie à Saint-Biaise de Solignac. 1470, vicairie fondée à 



(I) Armes : d^cuur au cerf à la reposée d^of, au chef échiqueté d'or et 
de gaeulee de trois traUe. 

(3) a Ce prélat a étô enseveli dans uq caveau creusé au centre du chœur 
de la cattiédrate de Limoges. £n l8Si et 1856, nous avons eu Toccasion 
d'y pénétrer. Sa croix archiépiscopale, en cuivre doré* est debout au fond 
de la crypte, et sur la traverse se lit cette inscription : Johannes BartonU 
ar chiepiacopus Nazariren (sic), anteu epiacopus Lemooiceneia. Le corps 
du prélat était revêtu des oruemenis pontificaux; sa stature était très 
petite, à en juger par Texigaiié de ses sandales >. Ce caveau garde aujour- 
dlini \en ossements de plusieurs autres évoques. Voir rhistoire de la Ca- 
thédrale de Limoges, par )1. Arbellot, p. 2.1. 



51 SOClfttK ARCBftOLOOIQUB KT HlSTOIIIQOK DU LIMOUSIN 

SaiDte-Ferréole par Antoine dé Domo. Jean Hugon, abbé de Saint- 
Augustin. 1171, chapelle de Saint-Aurélien bfttie à Limoges. 
Vicairie de Saint-Jean-de-ia-Garde à Verneuil. Beynac ani au 
Ghalard. 1472, vicairie fondée ft Saint-Martial par Paale Beneiche. 
Etienne Fabri, prévôt de Sain l-Junien. Vicairie fondée à Tarn par 
Catherine Borrinet. 1473, vicairie fondée à La Règle par Galherine 
d*Aubasson. Galherine d'Aubusson, abbesse de La Règle. Vicairie 
fondée à La Souterraine par Vincent de Savignac. Vicairie fondée 
à Ségur par Marguerite de Ghauvigny ; augmentée à Ghâlas par 
Isabelle de La Tour. Saint-Jean de Peschadoire uni à Bonuesaigne. 
1474, ordonné de rebâtir Daignac, Larche, Saint-Hilaire-Taurieui, 
Notre-Dame de Beaulieu. Vicairie fondée à la cathédvale par Jean 
de Beyssac. 1175, prébendes d'Eymoutiers réduites à quinze. 
Vicairie augmentée à Thoùron par Jean Faulcon. Désunion de 
Beynac. 1477, archidiaconés de la cathédrale supprimés. Union de 
la cure de Malemort. Prébendes réduites à seize, diaconat et sous- 
diaconat érigés, cure fondée par un chanoine, marguillerie érigée 
à SuintJunien. Vicairies fondées à Ghassenon par Jean Ghalard ; 
au Dorât, par Jean Dunet. 1478, église de Neuville transférée. 
Vicairies fondées à Saint-Junien par Jean Singareau ; à La Gha- 
pelle-Espinasse, par Pierre de Gasali. 1481, ordonné de rebâtir 
Saint-Pierre de Ghabanais et Varaigne. Marguerite d'Aubusson, 
abbesse de La Règle. Permis au curé de Biennac de faire les fonc- 
tions dans réglise de Rochechouard. Communauté de prêtres fondée 
à Royères. Vicairie fondée à Saint-Martin-la-Mcanne par Jean de 
Gimazania. 1482, chapelle érigée au cimetière de Saint-Brice, par 
JeofTre de Roziers. Union d*une grande vicairie à Saint-Jean. Louis 
de Gomborn, successeur élu. Vicairies fondées à Saint-Michel-des- 
Lions par Audoin Gayou; à Tarn, par Louis Léonard. 1483, vicai- 
ries fondées à Ghassenon par Jean de Faulcon. Communauté des 
prêtres dlsle. Ratification de la donation de Téglise de Saint-Par- 
doux. Vicairies fondées à Saint-Agnant par Gabriel deBonneval ; à 
Tarn, par Jean Barbe et Gérald Ghouly. 

LXKII. — Jean Barton de Montbas, curé, archiprétre, chantre du 
Dorât, doyen de la cathédrale, prit possession le 28 avril 1484; 
mourut à Isle le 13 septembre 1510; repose à la cathédrale 
de Limoges. 1485, vicairie de Jean Rocherii à Brigueil-VAÎné. 
1486, ordonné de bâtir Saint-Marc-à-Loubaud, Gimel-hors- 
du-Château, La Mazière près Ventadour, Flavignac, Samathie, 
Le Pont-Sainl-Martin , Savignac-les-Drieux , Ambazac, Gos- 
nac. Vicairie de Jeanne de Beaufopl à Turenne. 1487, pré- 
bende supprimée à Eymoutiers. 1488, chapitre de Saint-Junien 
acquiert le patronage d'une vicairie à Rochechouart. Gha- 



J 



^OOkLLK HlStORiOCI OU blOCÈSB DR LIIÉOGÉS 5^ 

pelle b&lie à Lastours par Jean de Lastours. Hôpital rebâti à Saint- 
Germain. Yicairie de Marguerite Lapine et Jean Bardoni à Tarn. 
Vicairies d'Yves de Leslrange à La Croizille ; Pierre d'Usurat, à 
Verneuil. 1489, ordonné de rebâtir Saint-Christophe près Lesterps, 
Ahun, SaintPardoux-Ie-Vieax, LaChaussade, Samathie, Mérignac- 
TEglise, Vigeois, Soursac. Meyssac. Berneuil uni à Tabbaye du 
Dorât. Blond uni à la cathédrale. Frères mineurs établis à Saint- 
Projet. Vicairies de Martial Foresta à Saint-Domnolet; de Jean 
Neymond, au Dorât; de Jean Lolier, à Tarn. 1490, ordonné de 
rebâtir Saint-Priest-Palus, Javerlhac, Saint-Jal. Vicairies de Jean 
Sandèles à Saint-Pierre-du-Queyroix ; de Louis de Marcillac, au 
Dorât ; de Guy Roussely, à Ussac ; de Jean de Reynald, à Davignac; 
de Jean de Faye, à Tarn. 1491 , vicairie de Jean Deschamps à Saint- 
Pierre-du-Queyroix. Trois vicairies fondées par Jean Barton, 
Thomas Delli, à Guéret. Chapelle à Vigool. Vicairie fondée par 
Martin Coudaud à Tarn. 1492, ordonné de rebâtir Sainl-Marlin-le- 
Vieux. Eustache Bidonis, abbé de Saint-Martin. Vicairie augmentée 
à Ghâlus par Jean Dupont. Vicairie d'Elienne Blancher. Vicairie de 
Martial de Julien. Vicairie fondée à Eymoutiers par les Romanet. 
Vicairie d'Etienne Garin. 1493, vicairies de Guillaume Sapientis, 
de Nicolas Villeroux, à Boussac. Eglise d*Elisières bâtie. Vicairies 
d'André de Montbron, à Varaigne; de Pierre de Argentelis, à 
Saint-Paul. Sacristie de SaintMarliai unie au monastère. Celle de 
Saint-Pierre. 1494, sacre de TégUse de Coulongcs-en-Rancon. 
Vicairie de Jean Bracher. L'Abeille unie à Saint-Augustin. Vicairies 
à Arnac. Vicairies de Pierre AUart à Guéret; Jean de Noalet; 
Louis Chouly. Vicairie de Guillaume de La Roussille à Tarn. 
Jacques Jouviond, abbé de Saint-Martial. 1495, ordonné de rebâtir 
Saint- Augustin près Chabanais, Sainl-Pardou\-le-Pauvre et Saint- 
Pantaléon d'Auvergne. Jacques Joviond, ancien abbé de Saint- 
Martial. Chapelle bâtie au cimetière de Saint-Junien par André du 
Fresne. Vicairie de Pierre de Lombre à Nedde. 1496, cure de Saint- 
Amand unie. Ordonné de rebâtir Saint-Priest-sous-Aixe. Commu- 
nauté de prêtres à Saint-Yrieix. Ordonné de rebâtir Sainl-Yrieix- 
sous-Aixe. Vicairie de Louis Faulcon à Chassenon. 1497, chapelle de 
Sainte-Elisabeth bâtie à Saint-Junien. Ordonné de rebâtir Bussière- 
Galand, Perpezac-le-Blanc, Perpczac-le-Noir, Saint-Angel, Flavi- 
gnac. Vicairie de Jacques Natier à Tarn. Carmes veulent s'établir 
à Juillac. 1498, Châlus-Bas annexé à Lageyrac. Vicairies d'Antoine 
d'Aubusson à Monteil-Ie-Vicomte ; de Jean Las Fonts, à Tarn; de 
Catherine Beneyche. 1499, ordonné de rebâtir Saint-Maxime de 
Confolens et Saint*Martin-le-Pin. Vicairies de Jean Dupeyrat à la 
cathédrale; de Mathurin de Compreignac, à Cognac; de Pierre 
T. un 4 



ki SOCltrt ARCHÉOLOeiQUK ET HISTORIQO* DU UikoUSkIl 

Texier, à Tarn ; de Pierre Alamigon, à Feytiat ; de Jean de Garcella. 
1500, cure de Saint-Amand unie au chapitre de SaintJunien. Gom- 
munauté de prélres de Guéret confirmée. Vicairie de Guillaume 
des Monts à Saint-Jean de Limoges. Vicairies de Pierre du Pay- 
du-Pin à Brigueil-le-Ghantre; de Léonard Romanet, à Eymoutiers ; 
de Mariote Lapine, à Aixe. 1801, vicairie de Gabriel de La Bétoule 
au Fouchet. Statut du chapitre de Saint-Junien. 1802, vicairie de 
Jean des Changia à Saint-Angel. Union de Ladignac, de Blond, 
Janailhac. 1803, collégiale fondée à Pompadour. Vicairies de 
Jacques Teullier à Saint-Gérald, et sa mort; de Marguerite Cbam- 
bon, à Saint-Michel-des-Lions ; de Jean de Château-Vert, à Belle- 
Ghassagne; de Michel Teilhol, à Aixe. 1804, vicairie de Jean de 
Julien. Antoine Amadei à Salagnac. Vicairie de Jean Ghauvaing. 
1808, communauté des prêtres de Saint-Maurice de Limoges 
approuvée. Ghapelle de Saint-Marthe. Vicairies de Jean Ghambon, à 
Saint-Pierre-du-Queyroix ; de Jean Ghambon, à Bellac ; d'Antoine 
des Moutiers, à Nouic; de Jean Jevardac, au Dorât; de Martial 
Ghouly, à Ghâlus: de Gérai Pastoureau, à Nontron ; de Jean Gay, 
à Saint-Léonard. Jean Preynelli. Barton, abbé de Saint-Augustin. 
1806, communauté de prêtres fondée à Bourganeuf. Gieux et Mon- 
terol. Vicairie de Pierre de Loménie à Flavignac, à La Faye près 
Flavignac; de Raymond deSaint-Amancien, à Lissac. 1807, vicairie 
de Jeannette Dupeyrat. Françoise de Beaupoil, abbesse de La 
Règle. Peste à Limoges. 1808, chapelle de Sainte-Marthe, près de 
Saint-Paul à Limoges. Vicairie de Jean Gaillou. 1809, chapelle du 

Queyroix b&tieà Saint-Victurnien par Tesseraud. Communauté 

de prêtres érigée à Saint-Martial-Ie-Mont. Vicairies d'Antoine 
Bardon à la cathédrale ; de Jean de Montbrun, à Montbrun. Vicai- 
rie à Saint-Gérald. 1810, vicairies de Jean Joubert à Allassac; de 
Pierre Comte, à Treignac. Vicairie d'Antoine Bardoa. Guillaume 
Âubusson. Communauté de prêtres à Saint-Sulpice. 

LXXIII. — GoiLLAUME Barton, curé, abbé du Dorât et de Soli- 
gnac, doyen de la cathédrale, élu le 28 novembre 1810; se démit 
en 1813; fut transféré à Lectoure; mourut le 23 janvier 1820; repose 
à la cathédrale de Limoges. 

FoucAUD DE fioNNEVAL (1), abbé de Bénévent, élu , se démit en 

1813; transféré à Soissons, puis à Périgueux; mourut le 20 juin 
1840; repose à la cathédrale de Périgueux. 

René de Prie (2), abbé de plusieurs abbayes, évêque de Bayeux, 

(i) Armes : (ToMur au Uon d^or^ armé et lampctêsé de gueules, 
(î) Arroet : d'oMur à trois trèfleê d'or. 



l>OUkLLi BlStORIQUB DU DIOCÈSE DE LlIkOGES 5^ 

cardinal, fui nommé en 1510; ne prit possession que le 26 septem- 
bre 1S14, et ne se qualifia qu*administrateur perpétuel (1); il se 
dc^mit avant le 24 août 1516; repose dans l'église de La Prée en 
Berry, dont il était abbé; mourut le 19 septembre 1519. 1511, juge 
ordinaire de Toflicial de Limoges à Brive. Incendie de Lupersac. 
Vicairie de Léonard de Perelles à Magnac. Vicairies de Jacques 
Beyssc. Autre de Gautier de Pérusse à Varaigne. 1512, vicairies de 
Jean Chanlois à Tarn ; de Jean de La Porte, à Treignac. Chapelle 
à Sainle-Feyre. 1513, vicairies de Bertrand Chemison à Roche- 
chouard ; d'Antoine Vouleyrine, de Clémence, de Martial Âuzanet, 
à La Souterraine; de Guillaume Lamoureux, à Genis. Jean Disne- 
mandi. Vicairie par Pierre Bermondelà Panazol. 1514, vicairies de 
Jean Teuiier à Thôpital de Saint-Martial; de Jean Buri, à Tarn. 
Périnette de Ghatillon. Communauté de prêtres à Seilhac. 1515, 
vicairies de Martial Audier, de Jean Duvergier, à Saint-de-Quey- 
roix; de Martial Vitrai, à Chamboulive; de Léonard Planeti, ù Mey- 
mac. 1516, prieuré de Château-Ponsac, Lourdoueix-Saint-Pierre, 
déchargés de décimes. Vicairies de François Dubois à SaintPierre- 
du Queyroix; de Pierre Hugon, à Saint-Maurice près Crocq; de 
Gaiilaarae de Boulhet, d'Anne Chantoix, à Âixe. 

LXXIV. — Philu>pe db Montmorenci (2), de Boisgenci, élu le 
18 octobre 1516; prit possession personnelle le 31 octobre 1518; 
mourut le 6 octobre 1519; repose chez les cordeliers de Blois. 1517, 
vicairie dlsabeau Lapine à Saint-Pierre-du-Queyroix; de Jeannette 
de Julien, aux Arènes de Limoges ; de Jean de Tarn, à Tarn ; de 
Martin Chemin, à Treignac. 1519, statut des prêtres de Chamberet 
approuvé. Statuts synodaux. Vicairies de Pierre Alary à Saint-Jean 
de Limoges; de Guy Lapine, à Aixe; de Marguerite de Castanet, à 
Antilhac. 

LXXV. — Charles oe Villers de L'Isle-Adam (3), chanoine, archi- 
diacre de Beauvais, abbé du Val-Notre-Dame, prit possession par 
procureur le 25 novembre 1519; transféré à Beauvais au commen- 
cement de 1530 ; mort le 26 septembre 1535. 1521 , vicairies de Jean 
de Beynac à Saint-Maurice de Limoges ; de Jacques de Salanhac, à 
Vie; d'Etienne Deschamps, à Turenne; de Jean Deschamps, à 
Nazareth. Guillaume Barlon, doyen de la cathédrale, évéque de 

(i) Il est dit évéque de Limoges dans le missel de 1516. Voir le Biblio- 
phile limûuiin, année 1895, page 61. 

(%) Armes : d'or à la croix de guealeê^ cantonnée de peite alertons d'atur, 
(3) Armes : d^orau chef d^cuur chargé d*un de»trochère oétu d'hermine, 
au fanon de méme^ brochant êur Vor, 



56 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOOIQOB Et BISTORK^UB bt LlAobSlif 

Lectoure. 1S22, yicairie de Nicolas Bason à Goafolens; de Jean 
Reynal, à Gornil; de Guillaume de Gosnac, à Linoire-de-Turenne ; 
de Jean Ghapliers, à Golonges. Abbaye d'Uzerche élective. 1S23, 
vicairie de Pierre de La Treille à Saint-Hilaire-del-Peyroux. Abbé 
de Saint-Martial. 1S34, vicairie d*André Delavau à Saint- Victurnien. 
iS25, collège fondé à Limoges. iS26, prieuré de Nedde uni à Soli- 
gnac. Vicairie de Thev.-Massigonne. 1S27, ordonné de rebâtir 
Saint-Merd-la-Breuille, Saint-Denis de La Gourtine, Flayac, Sour- 
nac, Aubusson, Sainl-Jean-de-la-Gour à Aubusson, Beaulieu près 
Peyrat, La Tronche. Saint-Martial de Valette, Nonlron, unis à 
Saint-Ausone d'Angoulôme. Vicairie de Booslinard à Rançon. 1S28, 
autre divisée à Eymoutiers. Gures de Séreilhac et de Royère échan- 
gées par le patronage. Vicairie de Marie de Sully à Montbas. 15^, 
prébende unie au doyenné de la cathédrale. Nominations de la 
cure de Séreilhac à Taquilaire; de Royère près le Gompeix, au 
doyen. 

LXXVL — Antoine DE Lascaris de Tende (1), chanoine, archidia- 
cre, évêqoe de Riez, de Beauvais, donna procuration pour prendre 

possession le 27 mars 1530; fut transféré à Riez en ; mourut à 

Avignon en 1844. 1530, vicairies de Jean Hélie de Goulonges à Plu- 
viers; de Jean Ghouzit, à Tarn. Mort de Jean de Relhac, prévit de 
Saint-Junien. 1531, vicairie d'André de Montbrun aux Gars. 1532, 
communauté de prêtres à Oradour-sur-Vayres ; de Saint-Pierro-du- 
Queyroix. Vicairies de Martial Perrin à Asnières; d'Etienne Dumont, 
à Ambazac, de Pierre Chastaignol, à Magnac. 

LXXVn. — Jean de Langeag (2), comte de Lyon, aumônier du 
roi, prolonotaire du saint-siège, prévôt de Brioude, abbé de Saint- 
Gildas de Saint-Lô, évoque d'Avranches, prit possession par pro- 
cureur le 15 juin 1532, personnelle de Limoges le 22 juin 1533; 
mourut le 27 juillet 1541 ; repose à la cathédrale de Limoges. 1533, 
vicairie d'Aymeric Barbarin à Saint-Maurice-des-Lions le 10 décem- 
bre. Statuts synodaux. 1535, vicairies de Georges d'Ussel à Saint- 
Bonnet-le-Port-Dieu le 9 mai; de François des Gars, à Varaigne, le 
19 septembre. Union des prévôtés de Verneuil, prieuré de Sirac, à 
la prévôté de Saint-Martial. Prévôtés des Séchères, de Panazol, à 
la chantrerie de Saint-Martial. Prieurés de Manoc, Roussac, Azac; 
prévôtés de Rot, Rosiers, f eix, des Gars, au chapitre de Saint- 
Martial. 1536, vicairie de Gatherine Saleis à Saint-Pierre-duQuey- 

(1) Armes : Ecartelé : aux !•' et 4^ de gueules à l'aigle à deux têtes 
d'or; aux 2® et 5« de gueules au chef dor. 
(3) Armes : Paie de cinq pièces, deux dor et trois de oair. 



rOUlLLi HISTORIQUE DU DIOCÈSV DE LIMOOFS 57 

roix. 1537, 28 mars, vicairie de Jean Nadal à Sainle-Ferréole. Sécu- 
larisation à Saint-Martial, i juin, vicairie de François Dubois à 
Saint-Pierre-du-Queyroix. 8 juillet, vicairies de Pierre de Villou- 
treis à Saint-Martin-le- Vieux; de François Faulcon, à Nanliac. 
1538, 28 mars, vicairie de Hugues La Faurie à Nazaretti. 7 septem- 
bre, vicairies de Jean de Monteil à Ghâtcau-Ponsac ; de Martial 
Gallicher, à Bellac. 1539, 5 février, vicairie de Jean Chambon à 
Saint-Michel-des-Lions. 1540, 26 janvier, église construite à Cha- 
brignac. 9 mars, vicairie de Pierre Princay à Saint-Sornin-la- 
Marche. 5 septembre, vicairie de Jacques Péret à Saint-Pierre-du- 
Queyroix. 22 novembre, vicairie de Pierre Brenac à Eymoutiers. 
La Galemache unie à la sacristie de Saint-Léonard. 1541, chapelle 
de Sainte-Barbe à Boussac. 

LXXVin. — Jean du Bellay (1), né en 1492, prieur, abbé, évé- 
que, cardinal, nommé administrateur perpétuel de Limoges le 
22 août 1541 ; prit possession par procureur le 7 octobre, se démit 
en 1546, mourut le 16 février 1560; repose à Rome chez les mini- 
mes de la Trinité-du-Mont. 1542, vicairies de Marlial Gratejou, 
28 avril; de Jean Léonard, 1*' août, à Tarn. Chapelle de Jacques 
Baslier à Saint-Junien. 1543, 29 mars, vicairies de Pierre Ségui à 

Tarn; !•' avril, de Penelle Choury, à Tarn; 28 juin, de 

Jacques Servière, à Saint-Michel-des-Lions. 1544, 2 mars, vicairies 

de Mathieu Veyssier à L'A^rche; 27 juin, de Jean de Bastide, à 

Saint-Martial de Limoges. Jean Barton, doyen de la cathédrale, 
abbé de Saint^Augustin, évéque de Lectoure. Guillaume Jovion, 
abbé de Saint-Martin. 1545, vicairie de Jordain Petiot à Saint-Michel- 
des-Lions. Service de Sainle-Afre de Limoges transféré à Saint- 
Julien. 1546, sous-chantrerie érigée en dignité. 

LXXIX. — Antoine Sanguin (2), né en 1493, abbé, évéque d'Or- 
léans, cardinal dit de Meudon, grand-aumûnier de France, fait 
évoque de Limoges le .... 1546, se démit en 1547 ; fait archevêque 
de Toulouse, mourut à Paris le 22 décembre 1559; repose au Val- 
des-Ecoliers. 1546,5 janvier, vicairies de Bertrand de La Gourrière 

à Gh&teau-Ponsac ; 28 juin de Simon Vergniaud, à Bellac* 

Nexon uni à la cathédrale. 

LXXX. — Gésar de Borgognonibds (3), italien, nommé en 1547, 

(1) Armes : d'argent à la bande de futés accolées de gueules^ accom^ 
pagnée de six fleurs de lis d^atur en orle. 

(9) Armes : d'argent à la croix engrelée de sable^ cantonnée de quatre 
merlettes de même. 

(3) Armes : de à la croix alésée, au chef chargé d'une étoile^ 



58 SOGliTÉ ARCHéOLOGiQUI RT HISTORIQUE DU LIMOUSIV 

eut ses bulles le 1" novembre 1847(1); mort eu 1558; résignaàLouis 
Pic-de-Lamirande; prit possession par procureur le 22 mars 1547 
(1548). 1547, 20 mars, vicairie de Junien Sensaud à Saint-iunien. 
Prieuré de Ghâleau-Ponsac non cotisé aux décimes. 1548, 6 juin, 
aumônerie de Rochechouard donnée aux prêtres du lieu. 1549, 
3 février, vicairie de Pardoux Viclon à Guéret. 1560, 17 mars, 
vicairie de Bertrand de La iohannie à Donzenac. Déclaration du 
roi pour le doyenné de Saint-Yrieix. Statuts de la cathédrale. 1551, 
François Barton, doyen de la cathédrale, abbé de Saint- Augustin. 
1552, chapelle bâtie à Pluviers par Antoine Léonard. 1553, 4 jan- 
vier, vicairies d'Alpinien Cheyrou à Tarn; 7 décembre, de Jean 
Tournois, à La Gane de Bellac. 1554, 14 novembre, deux vicairies 
de François Roche aux AUois. 1556, chapelle bâtie à Razès par 
Guillaume Vouzelle. 30juillet, vicairie de Pierre Barton à Lubignac. 
1557, 14 avril, vicairie de Junien Vergniaud à Bellac. 8 août, collé- 
giale fondée à Nouailles. 1558, communauté de prêtres érigée à 
Fontanières. Saint-Georges de Vayres ruiné. 

LXXXL — Sébastien de Laubespine (2), doyen de Bayeux, abbé 
de Massay, donna procuration le 7 juin 1552 pour prendre posses- 
sion; on la prit pour lui le 13 juillet; mourut à Limoges* le 2 juil- 
let 1582; repose à la métropole de Bourges; voulut résigner, en 
août 1564, à Jean des Montiers du Fraisse, évêque de Bayonne, ce 
qui n'eut pas lieu. 1558, 20 juillet, vicairie de Catherine Motgeon à 
Saint-Junien. 1559, 14 mai, vicairie de Jean Beraud à Bellac. Mort 

de Nicolas de Relhac, prévôt de Saint-Junien. 5 juin, dePey- 

ronne de Salagnac, àMagnac. Sentence contre le prévôt et le chan- 
tre de Saint-Martial. 1560, 24 avril, sacre de la chapelle de Rochefort 
à Guéret. Vicairie à Nontron. 1561, préceplorales de la cathédrale 
et de Saint-Martial unies au collège de Limoges. Jean de Loménics 
doyen de la cathédrale. 1562, aumônerie de Saint-Martial aux 
pauvres du dit lieu. 1563, 16 août, vicairie de Louis Brenac à 
Eymoutiers. Martial Benoit, abbé de Saint- Augustin. 1564, précep- 
torale de Sàint-Junien donnée à un régent. 1565, 10 août, Saint- 
Lazare près Limoges uni à Sainte-Félicité. Pierre Benoit, prieur de 
Saint-Gérald. 1566, 13 juin, vicairie de Louis Chau à Bellac. 1567, 
vicairie de Pierre Mauplo à Saint-Pierre-du-Queyroix. 20 octobre, 
sainte Madeleine de Lesterps brûlée. 1568, 2 septembre, vicairie de 



(f) César de Bourgognoni de Miranda. élu évêqne de Limoges, de la créa- 
tion de Paul m. Elail au concile de Trente, du !l avril 1547 au 4 S septem- 
bre 1549. 

(9) Armes : écartelé: aux 1^ et 4* de gueules à trois fleurs d^ aubépine 
d'argent; aux i^ et 3* d'atfur au casque d^or^ 



FOUILLÉ HISTORIQUE DU DIOGÈSB DK LIMOGES 59 

Martial Yertamont à Saint-Pierre-du-Queyroix. Jacques Joviond, 
abbé de Saînt-Marlin. 1869, chapelle à Javerihac, brûlée. Jean des 
Monliers du Fraisse, évéque de Bayonne. 1871, GbarloUe, abbesse 
de La Règle. 1872, l"juin, vicairie de Léonard Nicard à Saint- 
Léonard. Guillaume Barton, doyen de la cathédrale, abbé de Soli- 
gnac, évéque de.Lectoure. François Boyol, doyen. 1873, 11 mars, 
vicairie de Jean Brachet à Bénévent. Jossé Godet, prévôt de Saint- 
Junien. 1874, sécularisation du chapitre de Brive; !«' juin, vicairie 
d^Etienne Beaure à Saint-Léonard. 1878, 30 avril, union de Blond 
déclarée abusive. 1876, Notre-Dame-du-Ch&teau de Rochechouart 
démolie, Le Chatenet, ordre de Grandmont, donné à des filles. 
4877, sacristie d'Evaux unie au couvent. Àrrôt pour Télection du 
doyen de Saint- Yrieix. 

LXXXIL — Jean de Laubespine, docteur en Tun et Tautre droit, 
abbé de Saint-Martial et de Sainl-Eloi de Noyon, chanoine de 
Paris, conseiller au parlement, obtint ses bulles le 22 août 1883; 
prit possession par procureur le 20 septembre; permuta le 8 mai 
1887, nommé en septembre à Tévêché d'Orléans ; mourut à Paris 
le 23 février 1896, âgé de 39 ans ; repose à la cathédrale d'Orléans. 
1881, Jacques Boyol, doyen de la cathédrale. 1883, collège érigé à 
Limoges. 1884, 9 mars, vicairies d'Anne de Ribeyreix à Poussanges ; 

12 novembre, de Mathias Marchandon, à Bénévent. 1888, Jean 

Dubois, prieur de Saint-Gérald. 

LXXXIIL — Henri de La Marthonie (1) eut ses bulles le 13 juil- 
lel 1887; prit possession le 28 octobre; résigna au suivant en 1611 ; 
meurt le 7 octobre 1618, &gé de 79 ans ; repose à la cathédrale de 
Limoges. 4893, 26 avril, vicairie de Gabrielle du Fraisse à Eymou- 
tiers. 4894, Récollets établis à Saint-Léonard. Jean de Puyzillon, 
doyen de la cathédrale. 1898, théologale élective. Doyenné de la 
cathédrale sujet à Tindult. 1896, I*' août, Sainte Valérie de Limoges 
donnée aux Récollets. 4897, 18 juillet, Barbe Ghenaud meurt à 
Saint-Léonard. 1898, Pénitents noirs établis à Saint-Michel-de- 
Pislorie à Limoges; 29 mai, Saint-Àmand de SaintJunien aux 
Récollets ; 4*^ octobre, vicairie de Jean des Gars à Varaigne. 4899, 
27 novembre, Jésuites établis à Limoges. 4600, 28 janvier, Aureil 
uni aux Jésuites do Limoges. 1604, 28 mars, Sainl-Bonnet-la- 
Rivière uni aux futurs Jésuites de Brive; 23 novembre, vicairie de 
Jeanne du Vignand à Salles. 1603, 11 mars, vicairie de Léonard 
Ghenaud aux Âllois. Prieuré du Mas-Saint-Paul non cotisé aux 
décimes. 4604, 28 avril, vicairie de P. Sapientis à Saint-Martial 

(4) Armes : d'a%ur au lion (for^ lampassé de ^uênle$. 



60 SOGIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HlSTOaiQUE DU LIMOUSIN 

unie aux Jésuites de Limoges. 45 mai, Massignac uni aux Jésuites 
de Limoges. 7 octobre, Récollets établis àUssel. Septembre, prieuré 
du Port-Dieu à la nomination du roi. 1605, 12 août, Tavaux uni aui 
Jésuites de Limoges ; ^ décembre, Villevaleix uni à Bonnesaigne. 
1606, Pénitents noirs à Felletin ; 14 mai, Beynac uni aux Frères 
Prêcheurs de Limoges. 1607, 15 février, Ursulines établies à Brive. 
Doctrinaires. 1608, 23 mars, Croze uni au collège de Felletin. 1610, 
21 août, vicairie de Charles de Bar à Sainte-Férréole. 16H, Péni- 
tents bleus établis à Saint-Junien. Saint-Sanclin uni aux Doctri- 
naires de Brive. 1612, Pénitents bleus à Felletin ; 22 mars, Notre- 
Dame-de-Lorette, à Bellac, bénite; 12 juillet. Minimes fondés aux 
Gars. 29 novembre, Glénic uni à Saint-Âugastin de Limoges. 1613, 
Saint-Augustin de Limoges uni à la congrégation de Saint- Vanne. 
Récollets établis à Brive ; 15 juillet. Le Chalard uni aux Jésuites de 
Roanez. 10 décembre, Meyssac uni aux Feuillants de Tulle. 1614, 
Récollets établis à Âubusson ; 17 février, Pénitents blancs àChaba- 
nais ; 8 septembre, Rilhac uni à Saint-Âugustin de Umoges. 1615, 
Pénitents feuille-morte établis à Mont-Jauvi de Limoges; 19 mai, 
vicairie de Jeanne Dupont à Tarn. 1616, Récollets établis à Confo- 
lens, à Saint-François de Limoges, à Guéret; 9 août, vicairie de 
Pierre Sausson unie aux Jésuites de Limoges. 1617,29 janvier, col- 
lège établi à Ventadour. Saint-Âugustin-lez-Limoges, berceau de la 
congrégation de Saint-Maur. Pénitents bleus à Felletin. Vicairie 
d'Antoine Bardon unie. 1618, Récollets établis au Dorât. Pénitents 
bleus à Nedde. 

LXXXIV. — Raymond de La Marthonie, évéque de Calcédoine, 
nommé coadjuleur le 20 juillet 1615, mourut le 12 janvier 1627, 
repose à 1618, 18 novembre, Carmélites à Limoges. Doctri- 
naires de Brive. 1619, Bénédictins de Saint-Maur à Soligaac; 
2 juillet, vicairie de François de Lavez à Verrières; 10 juillet, 
prévôté d'Ambazac unie à Saint-Augustin de Limoges; 21 octo- 
bre, Bostmorbaud uni aux Jésuites de Limoges. 1620, Notre-Dame 
de Sainte-Espérance bâtie à Felletin. Bulle pour Solignac. Statuts 
synodaux; 31 mars, statuts du chapitre de Saint-Junien; 18 no- 
vembre, Urbanistes établies à Limoges. 23 novembre, Ursulines 
établies à Limoges. Offices claustraux de Solignac unis à la mense 
commune et les prévôtés de Faye, Sussac, Ségur, Perpezac, Arton, 
Chaumeille, Vaux. 1621, 15 août, Carmes de Limoges réformés. 
Congrégation de Saint-Maur. 1622, Frères Prêcheurs de Limoges 
réformés. Fonctions curiales interdites à Chante-Miaule. 7 juin, 
Feuillants établis à Limoges. 1623, Pères de TOratoire établis à 
Limoges. Fonctions curiales interdites à Chantaud. Chapelle b&tie 



J 



PODILLR HISTORIQUE DU DIOCÈSB DK LIMOGES 61 

à Coron ; l*"' décembre, Carmes établis à Limoges. Cure de Saint- 
André unie à celle de Saint-Domnoiet. 1624, cure de Saint-Laurent 
de Limoges unie à celle de Saint-Paul. Permis de bénir la chapelle 
de Montignac; 20 mai, chapelle de La Pauze à Voutezac. Jeanne 
de Bourbon, abbesse de la Règle. Nolre-Dame-du-Pont; 27 juin, 
religieuses de la Trinité établies au Dorai ; 19 juillet, chapelle b&tie 
à Meoulze; 11 septembre, prévôté de Peyrilhac, prieuré de Bonne- 
font, unis à Saint-Martin-lez-Limoges. 1625, Urbanistes à Saint- 
Yrieix; 28 avril, Notre-Dame-du-Pont de Saint-Junien, au cha- 
pitre ; 15 juillet, vicairie par Jacques Labiche à Saint-Maurice de 
Limoges ; 3 novembre, Urbanistes à Nontron. 1626, Pénitents blancs 
à Guéret; 3 décembre, chapelle au ch&teau de Fayac. 

LXXXV. — François de La Fayette (1) eut ses bulles le 29 no- 
vembre 1627, meurt, âgé de quatre-vingt-six ans, le 3 mai 1676, 
repose à la Mission de Limoges; prit possession par procureur 
le 15 mars 1628. 1627, 8 avril, prieuré de Nozerines vendu. Péni- 
tents feuille-morte à Saint-Léonard. 1628, chapelle b&tie à Beaune 
par Jean Nanot. Louis Marchandon, abbé de Saint-Martin. 1629, 
Pénitents gris à Saint-Junien. Statuts synodaux. Pénitents bleus 
àPeyrat. Chapelle de Deveix à Bonnesaigne; 14 juillet, Ursulines 
à Eymouliers; 8 août, Vegenas uni aux Doctrinaires de Brive. 
1630, moines d'Ahun s'agrègent à Cluny. Bénédictins à Evaux; 
13 avril, cure érigée aux Portes; 26 avril. Frères Prêcheurs éta- 
blis à Rocbechouart; 5 novembre, Lapleau uni à Romazières. 
Pénitents blancs à Saint- Vaury. Mathias Verthamon, doyen de la 
cathédrale, abbé du Palais, de Prébenoit. 1631, Pénitents blancs 
à Meyssac. Tombeaux aux Feuillants de Limoges découverts. 1632, 
Offices claustraux de Saint-Augustin unis au couvent. Chanoines 
réguliers de Chancelade à Saint-Gérald ; 15 août, Ursulines à 
Beaulieu. 1633, chapelle de Saint-Martial à Saint-Martin de Jussac 
rasée. Maladrerie de Saint-Roch à Meymac. Récollets à Bellac. 
1634, Filles de Notre-Dame à Limoges. Jésuites à Beaulieu ; 
20 octobre. Chanoines réguliers de la Congrégation de France 
à Evaux. 1635, chapelle de Javerlhac rebâtie. 1636, défendu 
de garder le Saint-Sacrement à Fougères. Ursulines à Ussel; 
2 octobre, Visitandines à Guéret. 1637, Chanoines réguliers de 
la Congrégation de France à Saint-Gérald. Chapelle du châ- 
teau d'Ussel détruite. 1638, 4 octobre, prieuré de Voulon uni à 
La Règle. 1639, 3 septembre, Saint-Michel de Châteauneuf uni 

(4 ) Armes ; D^ojfur à ta bc^nde d^ argent, à la If ordure de tfair^ 



6Î SOCIÉTÉ ARCHtOLOOiQUB BT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

aux Jésuites de Limoges. 1640, 4 juio, Notre-Dame de la Ca- 
bane à Ussel; 49 septembre, vicairie de Jacques Brousse à 
Auzances; 18 décembre, vicairie pour Philippe de Douhel à 
Sainl-Pardoux près Razës. 1641, Pénitents blancs à Treignac. 
Saint-Sextier. 1643, Pénitents blancs à Àhun; 6 décembre, Visi- 
tandines à Limoges; 30 décembre, La Ghapelle-Geneste unie à 
Glandler. 1644, Pénitents blancs à Eymoutiers. Saint-Nicolas uni 
Aureil. Capucins à Turenne; 16 mars, vicairie de La Regondie à 
Bujaleuf. 1646, Jean d'Estresses, évêque de Lectoure. 1647, 12 fé- 
vrier, vicairie de Charlotte de Fumel à Piégut; 11 mars, vicairie 
de Catherine Jabreilhac.à Guéret; 19 avril, séminaire fondée à 
Brive. 1648, chapelle de Maumousson rebâtie; 11 octobre. Doc- 
trinaires à Bellac. 1649, Bénédictines d'Evaux supprimées; 1«' no- 
vembre, chapelle à Abjac, bâiie par François Texier. Vicairie fon- 
dée à Javerlhac. 1651, 6 juillet, vicairie de Jean Mosneron à Saint- 
Sylvestre. 165S, 33 septembre, Le Deveix uni aux Jésuites de 
Limoges ; 20 novembre, vicairie d'Austrille Vallenet à Bellegarde; 
décembre. Filles de Notre-Dame à Saint-Léonard. 1653, 26 janvier, 
vicairie d'Hélie de la Roche-Aymon à Saint-Maixent. Sacristies de 
la cathédrales réduites à une ; 6 mars, religieuses de la Règle 
soumises à révoque. Transaction pour les bénéfices de Saint- 
Martial; 11 août, vicairie de Jean de Saint-Georges à Berneuil; 
I" septembre, prétendu peigne de saint Martial à La Règle inter- 
dit. 1654, Filles de la Providence à Limoges; 5 juin, vicairie de 
Fontmartin à Darnet; 10 octobre, Filles de Notre-Dame à Saint- 
Junien. 1655, 10 novembre, vicairie de Silvain Masdot à Béné- 
vent. 1656, 5 avril, vicairie de Françoise de Saint-Martial à Neuvic 
1657, 15 janvier, Chanoines réguliers delà Congrégation de France 
à Lesterps. Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur à Saint- 
Angel. Pénitents blancs à Aubusson. 1658, 5 mars, vicairie de 
Martial Mandat à Aixe. 1659, séminaire de la Mission de Limoges. 
François de Verthamon, doyen de la cathédrale; 10 mai, Petites- 
Claires à Limoges; 15 mai, Hospitalières de Saint-Alexis à Limo- 
ges; 19 juillet, vicairie d'Etienne Chavaille à Uzerche. 1660, 
7 juillet, La Faye unie à La Mongerie; décembre, hôpital de 
Saint-Alexis de Limoges; on y unit Thôpital de Saint-Martial, la 
Maison-Dieu et Thôpital de Saint-Jacques. 1661, Pénitents rouges 
à Limoges; 12 octobre, vicairie de Pierre Maublanc à Saint-Vic- 
turnien. 1662, Doctrinaires à Treignac; 26 février, vicairie de 
Pierre de Fàureaux au Dorât. 1663, Pénitents noirs à Château- 
Ponsac. Bénédictins de la congrégation de Sainl-Maur à Beaulieu ; 
^2 janvier, vicairie par François Romanet à Saint-Micliel-cleç- 



P^UlLLi BISTOBIQDB DU DIOCftSK DE LIM06K8 63 

Lions; 2i juin, Goulrioux uni aux Jésuites de Limoges; S juillet, 
Carmélites à Brive. 1.664, vicairie de Marie de Nesmoad à Saint- 
Victurnien. Vacqueure déclaré cure. Séminaire de Laval-Magnac. 
Pénitents bleus à Saint- Yrieix ; 29 mars, La Villeneuve déclarée 
cure; 47 septembre, vicairie de Pierre Hardy à Saint-Pierre-du- 
Queyroix. 1668, prieuré de La Voulx aliéné par les Jésuiles de 
Limoges; S février, Hospitalières à Guéret; 25 mars, vicairie de 
Jacques Brandy à Lubersac; 26 juillet, Filles de la Conception à 
Bon. 1666, prêtres établis à Monteil-le-Vicomte. Séminaire des 
Ordinands à Limoges. Chapelle de Chambon à Condat rebâtie ; 
6 mai, vicairie de Jean Maublanc à Saint- Victurnien. 1667, Péni- 
tents blancs à Donzenac; 8 février, communauté des prêtres de 
Saint-Léonard lixée à quatorze; 7 décembre, vicairie de Jacques 
Duclos à Confolens. 1669, Bénédictins de Saint-Maur àMagnac; 
23 novembre, vicairie de François Mondet à Âixe. 1670, chapelle 
de Condadille rebâtie. Pénitents gris. Pénitents bleus à Ussel; 
30 juillet, Rome vieille unie à Saint-Auvent. 1671, Pierre Villebois, 
prévêt de Saint-Junieo. 1672, 10 septembre, vicairie de Marie de 
La Guesle à Confolens. 1673, chapitre du Moulier-Roseille trans- 
féré à Àubusson. Chapelle de Sainte-Radegonde démolie. LaClaud- 
au-Bourgdeix donnée aux Pères de l'Oratoire. Pénitents noirs à 
Guéret. 17 août, Cordeliers de Limoges, Saint-Junien, Brive, ré- 
formés; 4 décembre, Derce uni à Saint-Bernard de Tulle. 1674, 
vicairie de Simon Moulinicr à Bellac; 10 octobre, vicairie de La 
Rivière transférée à Pompadour. 1675, chapelle de Masfertà Ahun, 
Saint-Gaudon, à Brive ; 15 mai, Saint-Sébastien de Chabanais érigé 
en cure. 

LXXXVl. — Louis DE Lascaris d'Urfé (1), coadjuteur en 1676 ; 
nommé le 3 juillet; prit possession le 30 janvier 1677; meurt le 
V' juillet 1695; repose au séminaire des Ordinands (2). 1677, Saint- 
Pierre de Saint-Junien déclaré vicairie perpétuelle. Hôpital à Lussac- 
les-Eglises. 2 mai, Carmes déchaussés à Egletons. 1678, vicaire 
perpétuel mis à Notre-Dame de Saint-Junien. Hôpital à Bénévent. 
Tentatives pour transférer le chapitre de La Chapelle-Taillefer à 
Guéret. 17 mai, cure érigée à Saint-Michel de Confolens. 1680, 
23 décembre, vicairie d'Anne de Samathie à Champagnac. 1681, 
Pénitents blancs à Bellegarde. Pénitents noirs à Brive et à Cou- 
longes. 1«' juillet, vicairie de Françoise Malourie à Saint-Hilaire- 

(1) Armes : De oair au chef de gueules. 

(t) En 1819, ce séminaire ayant été transformé en caserne, les restes dq 
prélat furent exhumés et transférés daqs la cathédriiie de Limo|e^.. 



61 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE DU UHOUSIN 

des-Peyroux. 1682, Sœurs de La Croix à La Souterraine. Pénilenls 
noirs à Aubusson. L'Ârtige unie le 8 janvier, Le Breuil le 11 mars, 
aux Jésuites de Limoges. 1683, 30 avril, régentes fondées à Bellac. 
1684, Pénitents gris à Châlus. 1685, collège de Felletin. Le Refuge. 
Vicairie de Michel Monteilà Sarran. 4 août, Magnac érigé on suc- 
cursale. 1687, 9 août, union de Nexon abusive. Sœurs de la Croix 
à Limoges. 1688, Naugenac transféré à Lamirande. 1689, 8 janvier, 
Montaigut-le-Blanc érigé en cure. 19 février, Aquilaire du Dorât 
simple clerc. 1691, 8 février, religieuses de Bonnesaigne soumises 
à l'évéque. 22 février, Saint-Léonard sécularisé. 8 octobre, vicairie 
de Jean Fiallon à Saint-Sulpice-le-Donzeil. 1692, Carmélites de 
Brive supprimées. 1693, Sœurs de Tlnslitution chrétienne à Felle- 
tin. 

LXXXVIl. — François de Carbonel de Canisv (1), nommé le 
8 septembre 1695; se démit le 1705; meurt à Paris le 28 oc- 
tobre 1723, âgé de soixante-dix-sept ans ; repose à Sainl-Sulpice; 
prit possession par procureur le 1" mars et personnelle le 24 mars 
1696. 1695,2 septembre, hôpital de Laval-Magnac. 1697, chapelle 
de Theil à Ussel. 1698, Pénitents blancs à Aubusson. 1699, Barna- 
bites à Guérel. 23 juin, vicairies de Bussière-Badil réduites à une. 
8 mai, Villevaleix réuni à Bonnesaigne. 9 août, vicairie de Guille- 
melle de Vieilleban à Brive. 1700, Sœurs de la (iroix à Aubusson. 
29 août, abbaye de Bénévent unie à Québec. 1701 , vicairie d*Etienne | 

Solabel au Puy-d'Arnac supprimée. 1703, 30 août, cure de Champ- 
meing unie à celle de Saint-Léonard. 1704, Elisabeth d' Aubusson, 
abbesse de La Règle. 1705, Marie, abbesse de La Règle. 1706, 
10 juin, prieurés deNouicetde ToUet unis à La Règle. Chapelle de 
Saint-Antoine. 

LXXXVIIL — Antoine de Charpin de Génétines (2), nommé 

1706; sedémitle..... septembre 1729 ; meurt le 21 juin 1739; repose 
à Saint-Romain-sous-Urfé en Forez. 1707, Notre-Dame de Seichaud 
rebâtie à Châlus. 1708, prévôté de Chambon unie au grand-prieuré 
de Ghiny. 1709, 22 avril, vicairie de Gabriel Bugue à Saint-Pardoux- 

Lorligier. 1710, novembre. Jésuites à Guéret. 21 novembre, 

Hospitalières à Laval-Magnac. 1711, 14 janvier, vicairie du Puy-la- 
Reynaude unie aux moines de Beaulieu. 28 décembre, Dun-le-Pal- 



(1 ) Armes : Coupé de gueules cousu d'cutur^ à trois tourteaux d'hermine , 
deux sur gueules et vn sur azur. 

i^S) Armes : D'argent à la croix ancrés de gueules^ au franc quartier 
d'azur chargé d'une étoile d'or. 






leteau érigé en cure. 1712, 14 décembre, vicairie d*Âhenle unie à 
la cure de Saint-Maurice de Limoges. 1713, Sœurs de la Croix à 
Ahun. Prêtres de Magnac réduits à dix. 171S, Hospitalières à Gon- 
folens. Chapelle bâtie à Villemouneix. Le curé de Javerlhac se 
prétend abbé. 1716, Sœurs de la Rivière à Limoges. Chapelle b&tie 
à Villefayou. 1718, Filles de TUnion chrétienne à Bellac. Sœurs de 
la Croix à Chabanais. Chapelle b&tie à Saint- Yrieix-des-Eglises. 
6 janvier, vicairie de Notre-Dame du Puy, aumônerie de Saint - 
Maurice, unies à la Providence de Limoges. 1719, Pénitents blancs 
à Neuvic et à Sainte -Ferréole. 1720, 24 septembre, image de la 
Sainte- Vierge trouvée à Aigurande. 1722, 13 août, Sœurs de la 
Croix à GuéreL 1723, union projetée deLaSauiière au noviciat des 
Jésuites de Bordeaux. 1724, chapelle du Calvaire à Limoges interdite. 

1725, chute de la voûte de Téglise de Muret, construite en lil2. 

1726, Pénitents blancs à Bellac. 14 février, prévôté de Saint- Vaury 
unie & Saint-Martial. 1729, Jean-Charles de Taillefer, abbé de 
Saint-Martial. 

LXXXIX. — Benjamin de lIsle du Gast (1), nommé janvier 

1730 ; meurt le 6 septembre 1739 ; inhumé dans la chapelle du 
séminaire de Limoges (2). 1731, 12 avril, hôpital de Boussac. 
16 mai, prévôté de La Valette, Clergour, unis à la cathédrale de 
Tulle. Prieuré de Toy. 1732, Hospitalières de Saint-Alexis à La 
Souterraine. Chapelle de La Terrade à Aubusson. 1734, 4 janvier, 
on veut unir au chapitre toutes les vicairies de la cathédrale. 
30 avril, prévôté d'Evaux unie à la Sainte-Chapelle de Riom. 1733, 
22 août, chapelle de Lastours interdite. 1737, 10 mars, Bénévent 
désuni de Québec. 1738, chapelle de Saint-Paul démolie. Hospita- 
lières de Bourganeuf. 23 août, Chapelle-Antée érigée en succur- 
sale. 1739, chapelle de Saint-Martial à la fabrique de Saint-Pierre- 
du-Queyroix. 

XC — Jean-Gilles du Coetlosquet (3), nommé septembre 

1739; se démit août 1738. 1740, Sœurs de Tlnstruction chré- 
tienne à Brive. Défense aux religieuses de la Trinité du Dorât de 
recevoir des novices. Chapelle du Puylanau, près Limoges, démolie 
par ordre épiscopal. 1741, chapelle de La Courtine à Limoges 
démolie par ordre épiscopal. Interdit et ordre de démolition des 

(1) Armes : De gueules à la croix d'argent frettée (Tcuur, 
(t) Le corps du prélat, revêtu d'ornemenls pontiticaux encore intacts, fut 
transféré à la cathédrale de Limoges en 18f9. 
(3) Armes : De sable serné de billeties d*argen.t au lion de même. 



M SQr.kP.tlè ARCÉiàOLOGlQUE it BIStÔRIQDB DÛ LlHOUSÎlf 

chapelles de SaïQt-Guignefort, Nolre-Dame-du-QueyroiiL, la Cha- 
pelle-Blanche, à Saint-Viclarnien; Nolre-Daffle-de-Pilié,àYerneuil; 
SaiDle-Madeleine à Thouron; de la Maladrerie d*Àixe; Saint- 
Michel, de Gh&leauneuf. Défendu de garder le Saint-Sacreroent à 
Rochefort-de-Sournac. Sainl-Laurenl de Poussanges. La Forél- 
Chaulière annexée à l'Ëglise-aux-Bois. 1742, cure de Védreonas 
supprimée. Interdit et ordre de démolition des chapelles de Saint- 
Martin-du-Faux à Nieul ; de Saint-Eloi, à Excideuil ; de Tardifume 
à Asnières; de Bar, à Saint-Martin-de-Jussac. 28 juin, yicairies 
de Bonjour et de Marchadiel unies à la cure d'Eglelons. 13 décem- 
bre, prévôté d'Àrnac unie à Saint-Martial. 1743, interdit et ordre 
de démolition des églises-chapelles de La Motte-Ralier à Saint- 
Martial, près Saint-Barbant; de Veynes, près Bussière-Dunoise et 
de Notre-Dame-de-Pitié, à Beaune. Le Saint-Sacrement à Saint- 
Eutrope-des-Ghaseaux . 13 avril, La Ronze unie aux Âllois. 
a août, L*Artige* Vieille et les places monacales de L'Ârlige anies 
aux Jésuites de Limoges 4744, interdit et ordre de démolition des 
chapelles de Saint-Sylvain-Bas-le-Roc ; des Marmis à La Joncbère ; 
Sainte-Anne et Forest- Vieille, à Ambazac. Interdit et ordre de dé- 
molition des chapelles de Saint-Martin à Sauviac ; de Sainte-Ruffine, 
à Fursac ; deNotre-Dame, à Laurière ; deMontrogier,à Sainl-Agnant- 
de-Versilhac ; de Saint-Léobon, à Fursac; de Brousse, à Folles; 
des Experts, à Ghâlus ; de la Maladrerie et de Sainte-Anne, à Nontron ; 
de Nespoux, à Goussac;de Saint-Martial à Genouillac; de Ville- 
biche, à Pionnac; de Duvert et de Saint-Martin, au Vigen ; de 
Mathareux, à Janailhac ; de Grange- Vieille, à Beissac. Hospitalières 
à Boussac. Gure de Saint-Marlial-de- Valette renouvelée. 1745, 
interdit et ordre de démolition des églises ou chapelles de La 
Brière à La Vaufranche ; Notre-Dame-de-Pitié, à Verneuil ; Salanbac, 
au Bourg; Saint-Sylvain-Bas-le-Roc; La Galemache, au Ghatenet; 
Saint-Roch, à Boisseuil; le Breuil-à-Larielhe, à Saint-Mesmin ; 
Saint-Martin et Vaisset à Vignols ; Saint-Léonard, à Ayen ; Ligniaux, 
à Lourdoueix-Saint-Pierre; Chapelle-hors-les-Bois, à Ghâteau- 
Ghervix; Saint-Antoine, à Boisseuil; ancien hôpital à Brive; 
Boudeau et La Besse, à Saint-Léonard. Geyrat-de-la-Rochette rebâti. 
18 août, Uzerche sécularisé. 29 novembre, vicairie de Barbarot 
unie à la cathédrale et au séminaire. 1746, sœurs de la Groix à 
Bellac. Desservant mis à Eiizière, près Salagnac. Interdit et ordre 
de démolition de Bort, à Saint-Salvadour ; de Gibiac, à Ventadour. 
21 juillet, places monacales de Vigeois unies au séminaire de 
Limoges. 1747, interdit et ordre de démolition des chapelles du 
cimetière de Monlboucher; de Bondazeau, à Nonlronneau; Fon- 



POOItti BIStORIQUK DU DIOCtSB bR LIMOGBS 6^ 

iroubade, à Lussac; Saint-Léonard, à Haute-Faye; La Griffoulière, 
à Ménoire; du Bourg-Saint-Hilaire-laGombe, à Guremonte. 24 jan- 
vier, La Droaille-Noire unie au Chatenet. 29 janvier, Ars uni à 
Saint-Martial de Limoges. 21 mai. Le Chalard, Thiers, Seilhac, 
Savignac, Brigoac, unis à La Règle. Sacre à Saint-Martial de l'évé- 
que de Sarlat. 1748, 8 février, Vénes uni aux Jésuites de Limoges. 
1749, Madraages déclaré non cure. 24 juillet, La Courtine de 
Limoges unie aux prêtres de Saint-Michel-des-Lions. 27 septembre, 
cure érigée à Ségur. 1730, Rétois, cure interdite, 9 décembre, vi- 
cairie de Jean de Rosiers unie à la fabrique de Biennac. 30 dé- 
cembre, Urbanistes de Limoges supprimées : les Allois y transférés. 
1751, chapelle de Montlaron démolie. Les Allois. Charroux. Chute 
de la chapelle de Fargeas. Hospitalières à Beaulieu. 16 juin, La 
Mazelle, Fondadouge, Maradènc, Claire-Faye, L'Artigelle, Royrelte, 
unis aux Jésuites de Limoges. 1753, 16 janvier, places monacales 
du Port-Dieu unies à Brive. 1754, Hospitalières de Saint-Alexis h 
Sainl-Junien. Drouilles interdit. Trente vicairies unies à la cure de 
Saint-Jean de Limoges. 1755, 20 décembre, union de la vicairie du 
Puy-la-Reynaude à Bonlieu, abusive. 1756, cure de Montbrun 
obtenue comme vacante. 30 décembre, La Drouille-Blanche unie 
au Chatenet. 1758, Samuel-Guillaume de Verthamon, ancien doyen 
de la cathédrale, évéque de Luçon. Jean Poillevé, prieur de Saint- 
Gérald. 

XCL — Gharles-IjOuis du Plessis d^Argentré (1), nommé le 
3 septembre 1758, exilé en 1791; mort à Munster. 1760, l"juiii. 
Urbanistes de Brive supprimées : Bonnesaigne yesltraoféré. Fran- 
çoise, abbesse de La Règle. 1761, 8 mars, aumônerie de la Salle 
épiscopale, prieuré des Arènes de Limoges, unis à Tévéché. 29 
avril, Saint-Gérald uni à Thôpilal de Limoges. 27 novembre, Saint- 
Viance, Champsac, Magonlière,Saint-Salvadour, Condat, Gutmont, 
Agudour, Salon, Monceis, Saint-Priest-les-Vergnes, Saint-Ibard, 
Millevache, vicairie d'Anglard, bailie du Cellier, unis au chapitre 
d'Uzerche. 1762, 19 juillet, cure érigée à Rochechouard. Jésuites 
renvoyés. 1764, Léonard Romanei de La Briderie, ancien doyen de 
la cathédrale. Collège donné. 1765, commendataire à Saint-Augus- 
tin. 1767, union de la sacristie de Saint-Vaury. François-Joseph 
Rogier, doyen de la cathédrale. 1770, chapelle Saint-Michel dans 
le cimetière de Manoc interdite. Défense aux Grandmontains de 
recevoir des novices. 1773, suppression de Tordre de Grandmont; 

(I) Armes : De gueules à dix billetteê d'or posées 4y 3,2 et î. 



68 S0G1^(^ AftCRtoLOOlbUB Kt HlSTORtOUE DU LIlkOOStN 

union de ses revenus à la mense épiscopale. 1779, achèvement du 
palais épiscopal de Limoges. 1787, mort de Mondain de La Maison- 
Rouge, dernier abbé général de Tordre de Grandmont. M. d*Argcn- 
iré fait commencer la démolition de Tabbaye de Grandmont. 1791, 
M. d*Àrgenlré, ayant courageusement refusé de prêter serment à 
la loi schismatique dite Constitution civile du clergé, part pour 
rexil (1). 

(1) Suite des évéqaes de Limoges : 

XCIi. — Jean-Maric-Philippe du Bourg, né le i3 août 1751, nommé le 
30 avril 1802 à la place de Mgr d^Argcntré, tut sacré le 7 juin, prit posses- 
sion le U juillet. Il est mort le 31 juillet 1822. Ses armes sont d'ctgur à 
trois branches d épine d'argent, 2 et 1, accompagnées en pointe fjCune 
fleur de Us de même. Jusqu'en 1814 il ne porta sur Técusson de ses armes 
que ses initiales D et B entrelacées. 

XCIII. — Jean-Paul-Gastou de Pins, 1823-1894, portait de gueules à 
trois pommes de pin d'or^ 2et 1. 

XCIV. — Prosper de Tournefort, 1834-1844, d'azur à la tour donfonnée 
d^ argent j maçonnée de sable, accostée de deux lions affrontés d'argent. 

XGV. — Bernard Buissas, 1844-1856, dasur à Vagneau passant tenant 
de la patte dextre une houlette^ le tout d argent. 

XGVl. — Julien-Florian-Péllx Desprez, 18S7-1859, coupé : au V^ de 
sinople à V ancre d argent posée en pal; au 2* parti : de gueules à la 
croix pommetée dor^ et d'azur aux lettres A et M entrelacées dor, 

XGYU. — Pierre-Félix Frnchaud, 1859-1871, d argent, à deux bran- 
ches, Vune de chêne,, Vautre de laurier^ posées en sautoir^ cantonnées de 
quatre croisetles dazur, 

XGVIII. — Alfred Duquesney, 1871-1881, de gueules à Vange aux 
ailes éployées tenant de la dextre une épée, et de la senestre un Uore 
ouvert j le tout d argent, accompagné dune étoile dor en chef. 

XCIX. — Pierre-Henri Lamazoo, 1881-1883, dazur à la fasce dor char- 
gée de deux caches de gueules, Vune sur Vautre^ accompagnée en chef dune 
croix d argent y et en pointe de deux cUfs posées en sautoir de même, 

G. — François-Benjamin-Joseph Blanger, 1883-1887, dazur au sautoir 
dor^ cantonné de quatre épis de même. 

GI. — Firmin-Léon-Joseph Renouard, 1887, d argent à la croix de sable, 
chargée en cœur des lettres P et X superposées d argent. 



Chronologie des Évêques^eomtes de Tulle 



I. — Arnaud P' de Saint-Astier (1), noble périgourdin, dernier 
abbé de Tulle, en fut le premier éyéque. Il publia des ordonnances 
synodales en 13â4, et mourut le 6 juillet 1333. Son corps fut inhu- 
naë à Rocamadonr. 

II. — Arnaud II db Clermont (2), religieux de l'ordre des frères 
mineurs, fut nommé, parle pape, évoque de Tulle le 13 septembre 
1333. Il assista au concile de Bourges en 1336, et mourut le 28 juin 
1337. Baluze croit qu*il écrivit contre Jean XXII au sujet des 
assenions de ce pape sur la vision béatifique. 

III. — Hugues Roger (3), religieux bénédictin de Tulle, puis 
abbé de Saint-Jean-d'Angély, fut nommé à cet évéché par Clé- 
ment VI, son frère, le 18 juillet 1342. Il fut créé cardinal du titre 
de Saint-Laurent in Damaso le 20 ou 21 septembre delà même 
année. On l'appela le cardinal de Tulle à cause de son siège. Il 
conserva toujoui*s, sous la pourpre romaine, la modestie religieuse. 
On croit qu'il ne reçut jamais Toction épiscopale. Quelques-uns 
prétendent qu'il mourut à Avignon le 21 octobre 1363 ; mais il est 
plus probable que son décès arriva à Tabbaye de Monlolieu, au 
diocèse de Garcassonne. Quoi qu'il en soit, son corps fut rapporté 
dans réglise de Saint-Germain de Masseret en Limousin, qu'il 
avait fait bâtir. Duchesneet Sponde disent que, des vingt cardinaux 
qui entrèrent au conclave après la mort d'Innocent VI, quinze 
offrirent la tiare à Hugues Roger qui la refusa constamment. 



(1] Armes: d'oMur au lion d'or, lampoêsé de gueules^ surmonté à dextre 
d^unê étoile d'o-, La famille de Sainl-Aslier porte cependant d'argent à 
à trou aigles de sable posées 2 et î en chef y et trois cloches de même, 
bcUaiUées d^or^ posées 2 et t en pointe, 

(3) Armes : de gueules à deux clefs d*argent, adossées et posées en 
sautoir les pennetons en haut, 

(3) Armes : d'argent à la bande d'azur aecompagnée de six roses de 
gueules posées en orU. 

T. Lin 5 



^0 SOCIÉTÉ ARGHÂOtOblQUB tt HISTORIQUE OU tlSlOUSlM 

IV. — Gui (1), nommé à la place de Hugues, eul vraisemblable- 
meat pour compétiteur Jeau, nommé dans un acte de prestation 
d hommage datée du 14 avril 1343. 

V. — Bernard ou Bertrand de La Tour (2), moine de Tulle, 
nommé en 1343, avait pour vicaire général Bernard Fournier, cha- 
noine d'Autun et de Tournay. 

VI. — Pierre (3). 

Vil. — Archambaud (4), nommé en 1348 environ, mourut en 1361 , 
le 21 novembre, suivant le Nécrologe de TArtige, peut-être après 
s'être démis. On voit par des registres d'Avignon qu'il paya, le 
7 novembre 1352, ce que Pierre, son prédécesseur, devait à la 
cour romaine. 

Yill. — Laurent dit d'Albiars (5), aussi appelé d'Albiac ou 
d'Aubiac, médecin du pape Innocent VI, fut transféré de Tévêché 
de Vaison à celui de Tulle en 1361 , et peut-être dès 1359. Il mourut 
le 16 février 1370 ; enseveli dans la cathédrale. 

iX. — Jean Lefevre (Fabri) (6), cousin germain de Grégoire XJ, 
docteur en droit civil, doyen d'Orléans, nommé à l'évêché de Tulle 
en 1370, fut créé cardinal-prêtre du litre de Saint-Marcel le 30 mai 
1371. Il ne jouit de sadignité que neuf mois, étant mort le 6 mars 
de Tannée suivante à Avignon. 

X. — Bertrand de Cosnac (7), noble limousin, (ils de Hugues II 
de Cosnac, monta sur le siège de Tulle en 1371. Il était mort en 
1375. 

XL — Pierre de Cosnac, prieur de Brive, sa patrie, frère de 
Bertrand, lui succéda en 1376. Il avait, en 1398, pour vicaire géné- 
ral, Raimond de Cosnac, qui assista, cette année, à l'assemblée 



(1) Armes : d'or à une branche de gui de sinople feuUlée et chargée de 
ses fruits, 

{À) Armes : dasur à trois tours oréaeléts d'argent^ ajourées et maçon- 
nées de sable, 2 et î. 

(3) Armes : de gueules à six bouterolles (alias coquiUes) d'argent 
posées 3, 2 et î. 

(4) Armes : dazur à trois canettes dCor. 

(5) Armes : d* argent au cheoron de gueules chargé en tête Sune fleur 
de Us d'argent (alias d^or), 

(6) Armes : d'azur au chef cousu de gueules chargé San lion issant 
(Targent. 

(7) Armes : d'argent semé détolles de six rais (alias molettes) de sable 
au lion brochant de même, couronné, armé et lampassé de gueules. 



VOUltLt talSTORlQUB DU DIOCBSB DB LIMOGES Y{ 

tenue à Paris pour rextinction du schisme. Ce prélat mourut en 
1402, selon l'opinion la plus commune. Baluze croit que son décès 
arriva plus tard. Nous adoptons d'autant plus volontiers l'opinion 
dt ea savant que Pierre n'eut un successeur qu'en 1408. 

XII. — BttTRAND DE BoTiNAND (1), Limousiu, né à Saint-Germain 
près Pierre-Battère, prévôt de Saint-Espain dans l'église de Saint- 
Martin de Tours, et auditeur en la cour de Rome, devint évéque 
de Tulle en 1408. Il assista au concile de Pise l'année suivante, et 
mourut en 141(5. 

XIII. — Hugues de Combarel (2) ne fut pas paisible possesseur 
de ce siège. Il eut pour compétiteur Martin de Saint-Sauveur, 
nommé par une partie des chanoines, et confirmé par le métropo- 
litain ; mais Hugues fut maintenu par arrêt du Parlement de Paris 
du 12 juillet 1421, qui obligea Martin à la restitution des fruits. 
Hugues passa, peu de temps après, à Tévéché de ^éziers, et de là 
à celui de Poitiers, en 1424. 

XIV. — Martin de Saint-Sauvedr (3) jouit des revenus de cet 
évéché depuis 1416 jusqu'en 1421. Baluze observe que, pendant 
tout ce temps, le diocèse fut gouverné par un grand-vicaire établi 
de l'autorité du roi. 

XV. — Bertrand de Maumont (4), noble limousin, était neveu de 
Hugues de Saint-Martial, cardinal, el de Pierre, archevêque de 
Toulouse. Il fut d'abord évêque de Mirepoix, puis de Lavaur, ensuite 
de Béziers, et passa à Tulle en 1422. Ce prélat réduisit les pré- 
bendes de Rocamadour aunombre de quinze, et mourut le 2 juil- 
let 1425; enseveli dans sa cathédrale. 

XVI. — Jean de Cluys (8), d'une ancienne maison du Berry, était 
parent et vicaire général de Bertrand, auquel il succéda dans 

(I) Armes : if<uur à trois besants (Tor, bordés dCun anel de sable, 
(9) Arnfies : d'or à un sabre anché de gueules^ garni dCcutur el posé en 
pal la pointe en haut. Les armes de sa famille sont : Parti, au f Sazur 
à trois coquilles d^or mises en pal; au 2" de gueules à une demi-molette 
d'argent, 

(3) Armes : dazur à une image du Sauocur dor, étendant la main 
gauche et tenant de la droite un globe terrestre surmonté de la croix de 
même. 

(4) Armes : dazur à deux étoiles dor posées en fasce et une rose (alias 
une molette) dargent en pointe, brisé en chef de deux lambels superpo- 
sés de trois pendants de mém£. Les armes de ceUe famille soni : dasur 
au sautoir dor cantonné de quatre tours dargent maçonnées de sable, 

(5) Armes : dargent au lion datur lampassé de gueules. 



?2 SOClirÊ ARÔBÉOtOOIQUk KT ÉIStORlQUE DÔ LllkOUSt^ 

révécbé de Tulle. Il fut envoyé en ambassade auprès du roi de 
Gaslille en 14%. Ce prélat accommoda quelques différends avec 
son chapitre Tannée suivante, et transigea avec les habitants de 
Tulle en 1431. Il acheva le palais épiscopal, mourut en 1414, et fut 
enseveli dans sa cathédrale. Après le décès de Jean, Pierre de 
Comborn, de la branche de Treignac, fut nommé par le pape à cet 
ëvéché, selon Baluze ; mais il ne le posséda point, parce que sa 
nomination était contraire à la pragmatique. Cependant il est 
compté parmi les évéques qui se trouvèrent à la translation de 
saint Marlin dans Féglise de Tours, au mois de février 1453. 

XVII. — Hugues d'Adbusson (1), fils de Renaud et de Marguerite 
de Comborn, était prieur claustral lorsqu'il devint évéque de Tulle. 
Il ru sa première entrée dans cette ville le 2S juillet 1481, n'étant 
pas encore sacré. Le roi l'envoya au-devant de Guillaume d'Estou- 
leville, légat du pape, vers la fin de la même année. Ce prélat 
mourut au mois^de septembre 1454; inhumé devant le maître- 
autel. 

(Pierre de Treignac près d'Auxerre est dit évéque de Tulle en 
février 1453). 

XVIII. — Louis D*AuBussoN, frère de Hugues, était aussi moine 
de Tordre de Saint-Benoit. Il fut d'abord élu évéque d'Aleth, puis 
de Tulle (2) ; mais il eut un compétiteur dans la personne de Gui- 
chard de Comborn, abbé d*Uzerche, qui renonça à ses droits 
moyennant une pension de 300 livres, après avoir été débouté par 
ToBicial de Bourges le 2 mai 1458, et par Calixte III le il décem- 
bre de la même année. Louis mourut en 1471, et fut inhumé dans 
son église cathédrale (3). 

XIX. — Denys de Bar (4), issu d'une ancienne maison, était fils 
de Jean de Bar, seigneur de Baugy en Berry, et conseiller des rois 
Charles VII et Louis XL II fut d'abord chanoine de Bourges, puis 



(1) Armes : dCor à la croix ancrée de gueulea, 

(S) Les cOQlinuateurs du GalUa Chriatina^ t. VI, p. 979, soupçonnent 
qu'il est le même que celui qui fui élu évoque de Tulle étanl prieur de 
Montagne. Denys de Sainte-Marthe» t. Il, p. 67i, ne dit point que Louis 
ait été élu évéque d'Aleth. Les cootinaatcurs rapportent celle dernière 
élection au 9 décembre 1454. Louis fui élu évéque de Tulle au mois de 
septembre, selon Denys de Sainte-Marthe; maiâ nous croyons qu*ii le fut 
plus tard, puisque Hugues ne mourut que vers la fin de septembre. 

(3) En 1463, il aci*/0mpagnail Louis XI passant à Brive (Bull. Soc. arch. 
du Um., XiX, p. S3>. 

(4) Armes : Fascé Sor^ d*argent et d'cuur de neuf pièces. 



POCILLÉ HISTORIQUE DU DlOctSB DR LIMOGES 73 

archidiacre de Narbonne et protoDotaire apostolique. Paul II le plaça 
sur le siège de SaintPapoul. Denys, favorisé de la recommandation 
du roi, fut transféré à Tulle, où il Qt son entrée le 25 mars 1472. 
Il eut pour compétiteur, jusqu*en 1487, Géraud de Maumont ou de 
Naymont, élu par une partie des moines (1). Ce prélat retourna à 
sa première église en 1495, et mourut en 1K17. Il fut inhumé à Bour- 
ges chez les Dominicains. Son épitaphe est renfermée dans six vers 
latins ; elle fait Téloge de la noblesse de son origine, de ses talents 
et de ses vertus. On garde dans la bibliothèque des Auguslins du 
faubourg Saint-Germain, à Paris, un ouvrage manuscrit de cet 
évoque en faveur de Tastrologie judiciaire intitulé : De astronomi- 
corum professorum epitoma. Baluze en rapporte quelques morceaux 
dans son Histoire de Tulle. Bertrand de Saint-Gharaant et les 
habitants de Tulle fondèrent, en 1491, un couvent de frères 
mineurs qui fut donné aux Récollels dans le xyi"" siècle. 

XX. — Clément de Brillag (2), 61s de Gui, seigneur de Brlllac, 
et de Marthe de Pompadour, curé de Brillac, prieur d'Âureil, fut 
transféré du siège de Saint-Papoul à celui Tulle en 1495. Il rebâtit 
le palais épiscopal et mourut en 1515, étant aussi abbédeLesterps, 
où il fut inhumé. De sou temps, Léon X sécularisa le chapitre par 
une bulle du 26 septembre 1514, fulminée, le 2 novembre 1516, 
par l'évéque de Saint-Flour, Tabbé de Meymac, et l'archidiacre de 
Lecloure. 

XXI. — François de Lévi (3), abbé d'Obazine et de La Valelle, 
prieur de Saint-Angel, était fils de Louis, comte de La Voûte, et 
de Blanche de Ventadour; il fut nommé évéque en 1515. Il eut, 
pendant quelque temps, pour compétiteur Gilles de La Tour, des 
vicomtes de Turenne; mais nonobstant les prétentions de ce der- 
nier, l'archevêque de Bourges confirma François, qui mourut à 
Bordeaux au mois de décembre 1535. 

XXII. — Jacques Amelin (4), secrétaire, aumônier et confesseur 
du roi François P''^ prit possession le 9 mai 1536, et mourut, 
en 1539, à Sens, où il est enterré chez les Franciscains. Ce prélat 
avait été abbé de Bocherville et chanoine de la Sainte-Chapelle 
de Paris. 



(1) Il fil recoDStruire la chapelle de Roc-Amadour en 1479 (Inscription à 
Roc-Amadour). 
(9) Armes : d^cutur à troU fleurs de lia d'argent, 
(3) Armes : d'or à trois chevrons de sable, 
[l) Armes : émargent à deuœ barres de gueules. 



74 SOCIÉTÉ ARCIIÉOLOGIQUB ET HISTORIQUE DU LIMOCSIII 

XXIII. — Pierre du Chastel (1) naquit à Arc-en-Barois (2) en 
Bourgogne, d'une famille noble. Après avoir étudié et régenté à 
Dijon, il voyagea en Allemagne, et s'arrêta à B&le, où il se concilia 
Teslime et l'amitié d'Erasme, qui le fit correcteur de Timprimerie 
du célèbre Froben ; quoique digne, par sa capacité, d'un emploi 
très honorable alors, il ne le conserva pas longtemps, et revint en 
France. Le désir d'étendre ses connaissances le conduisit en 
Italie et dans la Grèce. Partout il parut en savant, et s'acquit une 
grande réputation. Aussi recommandable par sa probité que par 
son érudition, il mérita de parvenir aux premières dignités dans 
l'Eglise. François I" le fit d'abord son lecteur et son bibliothécaire, 
chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris, puis évoque de Tulle 
en 1539. Il fut pourvu de l'évéchédeMâcoD en 1544, devint grand- 
aumônier de France en 1548, passa au siège d'Orléans, et mourut (3) 
dans cette dernière ville, le 3 février 1552, d'une attaque d'apoplexie 
qu'il avait eue la veille en préchant la parole de Dieu. Le chance- 
lier de Lhospital a célébré une mort aussi glorieuse. On peut dire 
à son occasion : Decet stantem imper atorem mon. Pierre du Chas- 
tel était très versé dans les langues orientales, et prêchait avec 
éloquence. On a de lui quelques ouvrages, et, entre autres, deux 
oraisons funèbres de François I". Baluze les a publiées en 1674, 
avec la Vie de ce docle prélat, composée par Pierre Galand. 

XXIV. — François de Faucon (4), issu d'une ancienne maison 
originaire de Florence, était chanoine de la Sainte-Chapelle de 
Paris lorsqu'il devint évêque de Tulle en 1544. Il posséda successi- 
ment les sièges d'Orléans, de M&con et de Carcassonne. Ce prélat 
fut aussi abbé de Haulvilliers, de Notre-Dame de Belleperche, etc. 
Il passa à l'évêché d'Orléans le 20 octobre 1550, et mourut, en 
1565, à Garcassonne, où il est inhumé dans la cathédrale. 

XXV. — Jean de Fonsec (5) ou Fonsèque, fils d'Edme, baron de 
Surgères, et d'Harduine de Laval, obtint cet évêché en 1553; mais 

(1) Armes i d'argent à la croix ancrée de sable^ remplie de gueuUs^ 
alias d^azur, k Orléans où il fut évêque, on indique son cachel porlanl 
un lion ëurmonté d'an lambel. 

(2) Et ooD pas à Arcby» comme le disent les biographes. 

(3) Il ne mourul pas en prêcbanl, comme le disent aussi les biographes 
ei Oenys de Sainie-.Varlhe. 

(4) Armes : de gueules à une patte de faucon d'or armée de aable. 

(5) 11 est aussi appelé de Fronsac; mais son véritable nom est Fonscca. 
Rodrigue, gentilhomme espagnol, était son grand-père. Armes : écartelé^ 
aux V et 4^ d'or à cinq étoiles de six rais de gueules posées 2, t et 9 ; 
aux 2 et 3^ d'argent au lion d'or couronné de même- 



FOUILLÉ HISTORIQUE DU DiOCÈSR DR LIMOGES 75 

il ne fut point sacré, Benoît de La Roue, professeur en théologie 
et évéque in partibus, exerça pour lui les fondions épiscopales. 
Jean devint abbé de Saint-Martial, et se démit du siège de Tulle. 

XXVI. — Louis II RlGARU DE GoURDON DE GeNOUILLAG DE VaILUG (1), 

fils de Jean et de Marguerite d'Aubusson, abbé de Saint-Romain de 
Blaye, de Saint-Martial, de Saint-Lô, prieur de Paye, nommé évé- 
que de Tulle en 1560, y fil son entrée le 1" juin de Tannée suivante. 
Il assista au colloque de Poissy et au concile de Trente. Ce prélat 
eut pour vicaire général Pierre de Sediëre, abbé de Tourtoirac, en 
1564, et mourut dans un âge fort avancé, en 1583, près de Blaye. 
Son corps fut inhumé dans l'église de Yaillac (2). 

XXVII. — Flotard, frère de Louis, était doyen de Tulle lorsqu'il 
en devint évéque vers l'an 1583. 11 mourut au mois de mars 1586. 
De son temps, cette ville fut prise par le vicomte de Turenne. 

XXVIII. — Antoine de La Tour (3), doyen, nommé évéque au 
mois d'avril 1587, fut sacré à Bordeaux, le 4 septembre 1588, par 
Arnaud de Pontac, évéque de Bazas. Il se démit en 1594 et mourut 
en 1595, âgé de 80 ans. On Tinhuma à Rocamadour. De son temps, 
les Récollels prirent possession du couvent des Frères Mineurs de 
Tulle, 

XXIX. — Jean de Visandon (4), né à Ludon, dans le diocèse de 
Bordeaux, nommé le 18 octobre 1594, sur la démission du précé- 
depl, ne fut point sacré et n'eut point de bulles. 

XXX. — Jean Ricard de Genouilhag de Vailug (5), Bis de Louis, 
chevalier des ordres du roi, et d'Anne de Montberon, fut nommé 
évéque de Tulle le 9 octobre 1599, à Tâge de 25 ans, obtint par 
résignation le prieuré de Jarnages au diocèse de Limoges en 1600. 



(I) Arme^ : écartelé^ aux 1*' et 4^ d'argent à trois molettes d'or posées 
en pal; aux 2* et 3* d'or à trois barres de gueules. 

Les armes de sa maison sodI mieux blason nés : dasur à trois étoiles 
d'or en pal, écartelé Sor à trois barres de gueules. 

(3) Louis de Genouillac, Français, évéque de Tulle le 17 juillet 1560. abbé 
de Genouîllac, secrétaire, chargé de TégiiHe collégiale de Sainl-Hartial de 
Limoges, et abbé de Saint-Romain de Blaye. Mort à Bordeaux en 1583. 
— Créé par Jules 11. — Etait au Concile de Trente du 18 janvier 1563 au 
4 décembre t.*l63. 

(3) Armes : d'asur semé de fleurs de lis d'or, à la tour ^argent maçon- 
née de sable, 

(4) Armes : d'argent au croissant couché dtuur, chargé de cinq glands 
d*0r la pointe en bas. 

(5J Les armes comme ci-desius. 



76 SOCIÉTÉ ARGHÉOLOGIQUB ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

Il assista à rassemblée du clergé de France en 1603, et à celle des 
Etats du royaume en 1614. Jean mourut le 13 janvier 4652. De 
son temps, il s'établit plusieurs communautés religieuses dans le 
diocèse. 

XXXI. — Louis III DE Rechignevoisin de Guron (1), noble poite- 
vin, fut sacré à Bordeaux, dans Téglise des Carmélites, le !«' no- 
vembre 1653, par Tarchevéque de Bazas, assisté des évéques d*Aire 
et d'Angouléme. (1 fit des ordonnances synodales et publia, en 1658, 
la condamnation du livre intitulé : Apologie pour les Casuistes. Ce 
prélat passa à Tévéché de Cominges en 1671, où il mourut en 1693. 

XXXII. — Jules Mascaron (2), né à Marseille, prêtre de TOra- 
toire, célèbre prédicateur, nommé à Tévôché de Tulle le 5 janvier 
1671, sacré à Paris par Tévéque de cette ville, dans Téglise de 
Saint-Magloire, le 8 mai suivant, fut transféré à Agen en 1679, et 
mourut en 1703. De son temps, on bâtit à Tulle un hôpital et un 
séminaire. 

XXXIII. — Humbert Ancei.in (3), fils de la nourrice de Louis XIV, 
était aumônier de la reine et abbé de Marsillac lorsqu*il fut nommé 
à révéché de Tulle le 4 octobre 1680. Il se démit en 1702, et obtint 
Tabbaye du Ham. Ce prélat mourut à Paris le 27 juin 1720. 

XXXIV. — André-Daniel deBeaupoil de Salnie-Aulaire (4), fils de 
Daniel et de Guyonne-Angélique de Chauvigny de Blot, vicaire géné- 
ral de Périgueux, fut nommé le 18 avril 1702, se démit en 1720, 
et se relira chez les missionnaires de Périgueux, où il mourut le 
18 novembre 1734 et y est inhumé. 

XXXV. — Louis-Jacques de Chapt de Rastignac (5), nommé le 
29 décembre 1720, fut sacré dans Téglise des Jésuites de Luçon le 
1*' janvier 1722. Il passa au siège de Tours en 1723, et mourut 
le 2 août 1750, âgé de 67 ans euviron; est enterré à Saint-Gatien. 



(I) Armes : d^azur à la fleur de lia d'or, 

(3) Armes : écarlé, aux P* et 4* d'cuur à la tour d'argent maçonnée et 
ajourée de sable; aux 2* et 3^ de gueules à trois larmes d argent, 

(3) Armes : écartelé : aux 2®' et 4^ d'azur à la fleur de lis d'or ; aux 2* 
et 3^ d'argent au dauphin d'azur couronné et lampassé de gueules ; sur le 
tout, parti d'argent et d'or au lion brochant^ de gueules sur Cargent et 
de sinople ou de sable sur Vor, 

(4) Armes : de gueules à trois couples de chiens d^ argent en pal, 2 ei 1, 
les liens d'azur tournés en fasce. 

(5) Armes : Sasur au lion d'argent, qrn\é, liimpassé et cquronr^é dfi 
gueules. 



POUILLR HISTORIQUE DU DIOCÈSB DE LIMOGES 77 

XXXVI. — Charles du Plessis d'Argewtré (1), d'une très noble 
el très ancienne famille de Bretagne, était fils cl*Ale\is du Plessis, 
seigneur d*Argentré (2), et de Marguerite de Tanoarn. Il naquit au 
château du Plessis, diocèse de Rennes, le i6 mai 1673. Menacé de 
perdre la vie en recevant le jour, il fut ondoyé dès l'instant de sa 
naissance. On lui suppléa les cérémonies du baptême le 17 janvier 
1674. Son parrain fut Charles, duc de La Trémoille, pair de France, 
et sa marraine, Françoise de Bréhand. La vocation du jeune d*Ar- 
genlré à l'état ecclésiastique ne tarda pas à se décider. Il reçut la 
tonsure cléricale en 1689. Le séminaire de Saint-Sulpice de Paris 
fut récole où il se forma à la science el aux vertus de son état. 
Après avoir pris le degré de bachelier en théologie, il ambitionna 
ravanlage d'être membre de la société de Sorbonne. Ses mœurs, 
ses talents, son application étaient des titres qui lui assuraient tous 
les suffrages. Il fut admis en 1698, et s'empressa de choisir sa 
demeure parmi ses nouveaux confrères, dont il ne se sépara que 
lors de son sacre. Ses succès en licence répondirent à la haute idée 
qu'on avait conçue de lui. Ayant reçu le bonnet de docteur le 
29 mars 1700, il entreprit le voyage de Rome, moins par esprit de 
curiosité que de dévotion. Clément XI, dont il vit le couronnement, 
lui donna des témoignages de bienveillance. Le roi lui avait accordé 
l'abbaye de Guingamp dès le 24 novembre 1699 ; le duc de La Tré- 
moille le nomma au doyenné de Laval en 1702, et l'évéque de 
Tréguier le fit son grand vicaire en 1707 ; il devint aumônier du 
roi en 1709, el fut le premiec qui n'acheta point cette place. Nommé 
à révôché de Tulle le 26 octobre 1723 (3), il reçut l'onction épisco- 
pale, dans la chapelle du séminaire de Saint-Sulpice, des mains de 
l'archevêque de Toulouse, assisté des évêques de Vence et de Bazas. 
La province de Bourges le députa, la même année, à l'assemblée 
générale du clergé. Il mourut le 27 octobre 1740; on l'inhuma, 
le 29, dans la chapelle de son séminaire, ainsi qu'il l'avait demandé. 
Son oraison funèbre fut prononcée dans l'église cathédrale, le 
18 novembre, par le P. Joseph Gentrac, recteur du collège, de la 
compagnie de Jésus. M. d'Argentré eut toutes les vertus propres 
au caractère épiscopal : zélé pour la discipline ecclésiastique, il la 



(1) Armes : de gueules à dix billettes d'or, 4, 3^ 2 et î, 

(2) Il fut, pendant trente aas, doyen de la noblesse des Etats de Bre- 
tagne. 

(3) M. do Mabaret, auteur d^un bloge de M. d*Argentré, croit qu'il fut 
nommé confesseur de Louis XV, et c(ue sa nomination fut révoc(uée pre^« 
<|tt*aii8SitOt^ 



78 SOCIÉTÉ ARCBÉOLOGIQITE RT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

maintint plus encore par ses exemples et ses instructions que par 
son autorité. II établit des retraites pour ses prêtres et visita tous 
les ans une partie de son diocèse. Attentif à remédier aux abus et 
à réprimer les scandales, il sut allier la sévérité de son ministère 
avec Tesprit de douceur et de charité. Quoique dominé par la pas- 
sion de rélude, il ne négligea jamais ce qui pouvait contribuer au 
plus grand bien du troupeau que la Providence lui avait coùflé. Ses 
immenses travaux théologiques ne dérobèrent rien à sa sollicitude 
pastorale. À le voir assidu au tribunal de la pénitence, visitant les 
malades, assistant les moribonds, rompant le pain de la parole 
dans la ville et dans la campagne, on eût dit qu*il avait le talent de 
se multiplier. Personne ne posséda mieux que lui Tart précieux de 
mettre à profit tous les instants : ceux quil n'employait pas à l'étude 
ou à rinstruction de ses diocésains et à leur édification, il les don- 
nait au soulagement de ses malheureux. Que d'infortunés trouvè- 
rent dans lui un père et un libérateur! Que d'indigents éprouvèrent 
sa bienfaisance! Il chérissait comme ses frères et ses semblables les 
membres souffrants de Jésus-Christ. Chaque vendredi de l'année, 
il faisait manger à sa table un pauvre de Thôpital ; à ce trait édiûant, 
qui pourrait méconnaître le caractère de la charité et de Thumilité 
chrétiennes? Ce ne furent pas les seules vertus qui distinguèrent 
IM. d'Argenlré : quelle pureté dans ses mœurs! quelle droiture! 
quelle simplicité! quelle tempérance! En un mot, le Ciel le favorisa 
de toutes les qualités que TApôlre demande dans un évéque. Sa 
mort excita les plus vifs et les plus justes regrets. Le diocèse de 
Tulle conservera à jamais la mémoire de ce prélat pour la chérir 
et la respecter. 

M. d'Argentré a laissé dans ses ouvrages des monuments de son 
application et de ses connaissances. On a de lui : l*" une Analyse 
de la foi divine, avec un Traité de F Eglise; à Lyon, 1699, 2 vol. 
inl2. 2^ Elementa theologica in quitus de auctoritate ac pondère 
cujuslibet argumenti theologici diligenter et accurate disputatur ; 
ctim appendice de auctoritate Ecclesiœ in condemnandis hœreticis et 
pefversis quibuscumque scriptis ; à Paris, 1702, in-4". Il y a dans 
cet ouvrage quelques sentiments qui ont déplu, comme on le voit 
par un écrit imprimé, de 8 pages in-12, intitulé : Mercuriale à 
M. d'Argentré, ou Extrait d'une lettre écrite de Paris le 27 décembre 
1 702 : c'est lé précis d'une conversation que M. Le Tellier, arche- 
vêque de Reims, eut avec M. d'Argentré sur ces Eléments de théo- 
logie. 3"* Appendix posterior ad elementa theologica in quœstionem 
de auctoritate Ecclesiœ, etc.; à Paris, 1708, in-4«. 4*^ Lexicon philo- 
sophicum; à La Haye, 1706, in-4'*. ^"^ De supematuralitate , seu de 



POniLLÎ HISTORIQUE DU DIOCàSB D8 LIMOGIS 70 

propria ratione qua res supernaturales a rébus naturalibus differunt; 
à Paris, 1707, in-4^ 6^ Une édition de la Théologie de Martin Gran- 
din, docteur et professeur de Sorbonne, en six volumes in-4''. Les 
cinq premiers parurent en 1710, et le sixième en 1712. On trouve 
parmi lesœuvresde Martin Grandin plusieurs ouvrages de M. d'Àr- 
gentré ; savoir : De prœdestinatione ad gloriam et reprobatione 
commentarius historiciLs; ad calcem tome III : De voluntate divina 
antécédente et conséquente salvandi homines veterum ac recentiorum 
testimonial ibidem ; Index manuscriptus comnientariorum de rébus 
theologiœ a quibusdam priscis interpretibus magistri sententiarum 
conscriptontm ; ad calcem tomi VI aper. Grandini, an 1712. De 
contritions et attritione scholasticorum doctorum sententioSy ibid; De 
propria efficientia sacramentorum novœ legis, ibidem ; Sententia 
sancti Bemardi de ablutione pedum a Christo instituta, ibidem; 
Sententia dictorum S. Hilarii de Christi doloribus, ibidem : De Mono- 
riopapa, ibidem; Animadversiones in analysim jETo/^Ient, ibidem. 
1'' De numine Dei ut verum omnium effectoris, etc.; in-4"; Paris, 
1720. 8* Collectio effatorum divinœ Scripturce, quibus mysteria fidei 
catholicœ et dogmata explicantur contrariique errores refelluntur, 
in-4*; Paris, 1725. 9* Collectio judiciorum de novis erroribus qui ab 
initio XII sœculi ad annum 1125 in Ecclesia proscripti sunt et 
notati, in-fol., lomel; Paris, 1725; tome II, 1733; tome III, 1736. 
10^ Thèses philosophicœ et theologicœ, tum in amorem generatim 
sumptum, tum in amorem divinum, ac spem theologicam, in-12. 
11® Oraiwns et prières tirées mot à mot de F Ecriture-Sainte^ in-24 ; 
Paris, 1726. 12^ Explication de Voraison dominicale, in-12. 
1 3'' Remarques sur la traduction de V Ecriture-Sainte, par M. de Sacy, 
in-4*; Paris, ii'' Lettre et instruction pastorale sur la juridiction 
qui appartient à la hiérarchie de F Eglise, du 25 août 1731, in 4''. 
15® Dissertation dans laquelle on explique en quel sens on peut dire 
qu*un jugement de l'Eglise catholique qui condamne plusieurs propo- 
sitions de quelque écrit est une règle de foi, etc., in-12 ; Tulle, 1733. 
iQ"* Explication des sacremeuts de F Eglise institués par Notre-Sei- 
gueur Jésus-Christ, 3 volumes in-12; Tulle, 1734; avec un Sermon 
sur le sacrifice non sanglant du corps et du sang de Jésus Christ sous 
les espèces du pain et du vin, à la fin du tome IL 17"* Méthode de 
Foraison mentale, in-12; Tulle, 1735. 18"* Explication de la pré- 
motion physique, in-4'^; Tulle, 1737. 19"* Mandement sur la dévotion 
au Sacré-Cœur de Jésus, in-4'; Tulle, 1738. 20® Trois sermons : 
1* Sur les grandeurs de Dieu; 2* Sur les grandeurs de Notre- 
Seigneur; 3* Sur la vérité de la religion chrétienne^ in-12; 
Tulle, 1739. 



80 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOÛIQUI ET RISTORICUB Ù\5 LIMOUSIN 

Lorsque M. d'Argenlré mourut, il élait sur le point de faire im- 
primer un grand ouvrage intitulé : Thelogia de divinis litteris 
expressa, — Voyez l'éloge de ce prélat par M. du Mabarel, curé de 
Sainl-Michel de la ville de Saint-Léonard, imprimé dans les Mé- 
moires de Trévoux, février 1743, art. 9, page 223 et suiv. L*aateur 
de son Eloge n*a pas connu un ouvrage de M. d'Ârgentré imprimé 
sans nom d^auteur dès 1698, in-8, à Amsterdam, sous ce litre: 
Apologie de ramour qui nous fait désirer véritablement de posséder 
Dieu seul par le motif de trouver notre bonheur dans sa connaissance 
et son amour ; avec des remarques sur les principes et les maximes 
que M. de Cambrai établit sur l'amour de Dieu dans son livre de 
rExplication des maximes des saints, M. d*Àrgenlré avait composé 
et fait imprimer un long mandement latin sur la constitution Uni- 
genitus;m2A^ il te supprima par Tavis de ses amis. L'ouvrage le 
plus considérable de M. de Tulle, et le plus utile sans contredit, est 
sa grande Collection des divers jugements ou condamnations portés 
contre les nouvelles erreurs : il aurait été seulement à souhaiter 
qu*il eût été imprimé avec plus de goût. 

XXXVn. — François de Beaumont d'Autichamp (1), nommé en 
1740, sacré le 11 juin 1741, refusa Tévêché de Senlis en 1754, et 
mourut dans son diocèse, le 30 novembre 1761, âgé de soixante- 
dix ans. Ce prélat possédait, avec son évécbé, Tabbaye de La 
Victoire. 

XXXVIIL — NicoLAS-BoNAVENTURE THIERRY, chauoine, chancelier 
de l'Eglise et de Tuniversilé de Paris, docteur de la maison et 
société de Sorbonne et ancien professeur de théologie, abbé de 
Chézy, nommé par le roi à Tévôché de Tulle au mois de décembre 
1761, s'est démis sans être sacré. 

« 

XXXIX. — Henri-Joseph-Cuude de Bourdeilles (2), né le 7 dé- 
cembre 1720, élait abbé de la Trinité de Vendôme et vicaire général 
de Périgueux lorsqu'il a été nommé à l'évêché de Tulle au mois de 
mai 1762. Il a été sacré le 12 décembre de la même année, et trans- 
féré à Solssons au mois d'août 1764. 

XL. — Charles-Joseph-Marius de Rafélis de Saint-Saiivecr (3), 
né dans le diocèse d'Orange en 1725, était archidiacre dans Téglise 

(f ) Armes : de gueules à la faeœ d'argent chargée de trois fleurs de 
Us d'azur, accompagnée d'une couronne royale à! or posée en chef. 

(2) Armes ! d*or à deux pattes de griffon (alias de faucon) arrachées 
de gueules et armées de sable, 

f3) Armes : d'or à la croix recrqisetée d'azur. 



GODILLÉ HlSTORlQtJfa DU DIOCJ^SB DB LIHOGBS 61 

d'Amiens, vicaire général de ce diocèse et abbé d'Orbeslier lorsque 
le roi le nomma à révéchë de Tulle en 1764. Il a été sacré le 
27 janvier 1765 (1). 

(1) Mgr Rafélis de Saint-Sauveur mourut eo 179t. Le diocèse de Tulle 
fut alors adminislré par les vicaires capitulaires jusqu'au Concordat en 
1801. Dans la nouvelle organisation, son territoire fit de nouveau partie 
du diocèse de Limoges. Rétabli en I8SS, il eut pour évêques : 

XLl. — Glaudc-Joseph-Judilh-François-Xavier de Sagoy, l8i3-18X5, 
dont les armes sont d'azur à la croix ancrée Sor. 

XLtI. — Augustin de Mailbet, 1815-1842. Armes : (Tazur à trois 
maillets d'argent, 2 et 1, la poignée en bas. 

XLIH. — Jcan-Baptiste-Pierre-LOonard Bcrteaud» 1842-1878. Armes : 
d'aïur à deux bras d'argent jetant un filet de même dans une mer de 
sinople ; un soleil rayonnant d'or en chef, accosté de nuages d'argent 
et portant à son foyer la lettre grecque x de gueules, 

XLl Y. — Henri-Cbarles-bominique Denéchau, 4878. Armes : d'or à une 
branche d^oUoier et une branche de chêne de sinople posées en sautoir 
et cantonnées de quatre croiseites de gueules. 



I 



Archiprétré de Limoges 



ÉYÉGHË. — Etabli par Saint Marlial, suffragant de Bourges, 
était électif par le doyen, chanoines et chapitre de la cathédrale, 
avec Tagrément des souverains, confirmalif par Tarchevéque de 
Bourges. Depuis le concordat passé en 1516 entre le pape Léon X 
et le roi François P', le roi a nommé (1). 

Quelques chroniques manuscrites, qui vonl Jusqu'à Tan 1271, 
citées par Labbe [Nov. BibL, t. II, p. 731) avancent que Pépin 
ayant totalement détruit la ville de Limoges en 765, lui ôta le droit 
de primatie qu'elle avait, et le transporta à Bourges. Ou ce fut 
Gharlemagne pour punir Limoges de sa jebellion : et c'est ce 
qu'avançait M. deMarillac, garde des sceaux, dans la harangue qu'il 
fit au lit de justice tenu en janvier 1629 {Merc. franc. ^ t. XV, p. 13). 

Un clerc de Tévéque d'Àngouléme dit au concile de Limoges 
(Labbe, t. II, p. 773) que du temps de S. Martial la ville de Limo- 
ges était au-dessus eminebat de toutes les villes de la Gaule. 

L'anonyme auteur de la vie de sainte Valérie, dit que Limoges 
tenait la primatie sur les cités des Gaules (Bonav., t. III, p. 26). 

Etienne Maleu {Ckron. comodoL) met tous les prédécesseurs de 
Félicius archevêques. 

Jean de Langeac, un de nos évéques, data la publication de ses 
statuts synodaux en 1533 de la métropole de son diocèse. Strabon 
(L. IVj nomme ainsi quelquefois la ville capitale du territoire, le 
chef-lieu de toute la cité. 



(I) « Pour la aominalion à l'évôché, voyez page 292. » — Les deux 
feuilles conleDani les pages 991 , S93, 293 et 991 ne se trouveol plus dans 
le manuscrit. 



Il est certaia que l'église a suivi pour 1^ disposition de ses digûi- 
tés le gouvernement civil (Lancelot, Mém. Acad. Inscrpt.y t. VIII, 
p. 462). La hiérarchie ecclésiastique se réglait sur Tordre politique; 
dans les premiers temps Tun a servi de règle à l'autre dans les 
Gaules (La Barre, Ibidem.^ p. 428). 

Mais cette prétendue primatie de Limoges est une fable. On ne la 
voit naître que dans le sermon d'un moine de Saint-Martial de 
Limoges en 994 (Baluze, Hist. Tutel., col. 388 et 392). On remploya 
au concile de Limoges Tan 1031 ; notre évéque y est appelé Primat. 
On voulait croire alors que notre église était le chef et la mère de 
toutes celles des Gaules, parce que, disait-on, elle avait été la 
première sacrée. Mais cette prétention ne préjudicia en rien dans 
cette assemblée aux droits de Tarchevéque de Bourges. Il y fut 
reconnu pour métropolitain et en eut les honneurs. 

A remonter plus haut, S. Rurice (Ruric, L. II, epist. 32. Biblioth. 
PP. edit. 1624. t. III, fol. 400), un de nos évéques mort peu après 
Tan 506, se plaignant à S. Césaire d'Arles de ce qu'il ne Tavait pas 
invité assez à temps à un concile, lui dit : Quia si aliis nomen 
urbium prœstat autoritas^ nobis autoritatem demere non débet urbis 
humililas. Ce trait supposerait, suivant M. Basnage {Antiq. 
lect.canis,, 1. 1, p. 371), que féglise de Limoges n*était pas fort 
relevée, si Ton ne savait pas (Longuev. Hist. eccl. gall.y t. II, 
p. 117) que quelques évéques nommaient par humilité très petite 
ville, celle de leur siège. C'est ainsi que Talasius nomme Angers 
au concile de Tours l'an 461, quoique Angers ail toujours élé 
la capitale des peuples nommés Andecavi, comme Limoges des 
Limousins. 

Il faut donc chercher le véritable rang de notre évéché dans 
Tordre civil qu'il avail du temps des Romains, et qui fut suivi par 
les évoques. Dans la Notice des Gaules (Sirmond, ConcxL antiq, 
galL, 1. 1) attribuée à l'empire d'Uonorius, avant Tan 423, sous la 
métropole de Bourges sont les cités d'Auvergne, Rhodez, Albi, 
Cahors, Limoges, Gabales en Gévaudan et Vellai. D'autres descrip^ 
lions des Gaules (Duchesne, Hist, franc, script., 1. 1, p. 21, 25, 27) 
faites une après Tan 1220, L'autre en 1285, la troisième en 1322 ont 
un peu changé cet ancien ordre, elles rangent ainsi les villes : 
Clermont, Rhodez, Cahors, Limoges, Mende, Albi, Le Puy, etc. 
Des bulles d'Eugène III, Luce III, Urbain III et Célestin III, au 
xii« siècle, placent notre siège épiscopal d'abord après Clermont, 
c'est-à-dire le second de ceux de la métropole. L'auteur du patiiar- 
chat de Bourges (Labbe, Nov. bibliot., t. II, p. 89 et seqq.) qui 
transcrit ou cite ces bulles s'est donc trompé dans l'ordre où il a 
prétendu ranger (p. 5) les évôchés suffragants : Clermont, Yabre, 



84 SOClÂtS ARCaèOLOdlQUR Et BldtORtQUk DU LIMOUSIN 

Tulle, Castres, Rhodez, Gahors, Limoges, etc. Le second et les 
deax suivants n'ont été érigés qiren 1317; et celui de Tulle démem- 
bré de celui de Limoges (1). 

Une prébende et un canonicat furent unis à TéTéché par bulle 
datée d'Avignon le 12 des calendes de juin, la septième année du 
pontificat de Clément VI, c*est-à-dire le 21 mai 1348. 

Aumônerie ou chapellenie en 1371 de la salle épiscopale, fondée, 
dit-on, le 17 mars 1263 par Tévéque Aimeric de Serra, pour un 
prêtre qui devait faire Taumône tous les jours à treize pauvrest 
célébrer la messe dans la chapelle de la salle épiscopale, rendre 
compte de ses revenus et résider dans Tévéché. Cet office était 
révocable et amovible. La première collation est de Jean Barton, 
évéque, en faveur de son neveu, Tan 1470, où elle est dite vicairie 
perpétuelle. Il prenait possession dans la salie de Tévôché. L'évoque 
y nommait en 1471, 1472, 1856, 1564, 1573, 1879, 1729, 1742. 

Louis-Charles du Plessis d*Argentré, évéque de Limoges, exposa 
à M. l'archevêque de Bourges que la vétusté, le mauvais état et le 
peu d'étendue et de commodité, où est depuis plus de deux siècles 
le palais des évêquesde Limoges, ayant obligé en 1755 M. du Coët- 
losquet, son prédécesseur, d'en construire un nouveau, et cette 
reconstruction exigeant, suivant le plan qui en avait été dressé, 
qu'on fit l'acquisition de plusieurs emplacements nécessaires à la 
perfection de cet ouvrage, M. du Coëllosquet acquit en effet du 
chapitre de la cathédrale de Limoges, tant pour lui que pour ses 
successeurs évêques, différents fonds, notamment une maison. 



(1) NoTfi SUR LB RANG DB LiMOGBS. — il DC faat pas cherchcr an rang 
marqué et désigné dans les anciens géographes. Strabon, qui vivait sous 
Augasle et Tibère : Inter Garumnam et Ligerim adjacent gentes quœ- 
dam aquitanis; Elni quidem ab Rhodano inchoantesy post quoe Vetlai 
aliquando AroernU eommiaoti, deindre Aroerni et Lemotriches et Pe^ 
ir>>cora, post hos autetn NUiobriges et Cadurci et Biturigee (Strab., édi- 
tion de 1470, Liv. IV, Géogr.). ~ Pline, qui vivait sons Vespasien, écrit 

vers Tan 78 : Biturigee , dein Lemooicoe, Aroerni, Cabales (Pline. 

Lib. IV, Hiêt, Nataral., c. 19, édition de Lyon, i5-i8j. — Ptolemée (Edil. 
de Basle, 1542, Lib. 11, c. 7), qui vivait sous Antonln : Auguetoritum 
17, 50... 48^ 20. Poitiers. — Linionum 19.,. 47, 50. Limon. Puis 
Saintes. — On voit plus d'ordre dans la Notice des Gaules (Sirmond, 
ConcU. cuitiq, GaU,^ t. I) dressée sous l'empereur Honorius. Dans la 
première Aquitaine : Bourges, métropole. Les cités d*Auvergne, Rodez, 
Albi, Gahors, Limoges, Gabales, Vellay. — Je ne revendiquerai point 
cette primatie. L*ordre hiérarchique s'est conformé à rancien ordre civil 
(BoZB, Mém. Acad. Insoript.^ t. XVll, p. 8). 



FOUILLÉ BISTORIQOB DU DIOCÈSB CK LlUOtiSS 8& 

grange, jardin et vigne moyennant 600 livres de renie annuelle et 
perpétuelle, payables sur tous les revenus de Tévëché de Limoges. 
Enfin il acquit de deux chapelains de cette même église des jour- 
naux de vignes, dépendant de leurs chapellenies pour 30 livres 
d'an côté, et 32 livres de l'autre, aussi de rente annuelle et perpé- 
tuelle, pareillement payables sur tous les biens et revenus de 
l'évôché. 

Mais une rente de 662 livres par an étant, eu égard à la modicité 
des revenus de Tévêché, une charge très considérable qui mettrait 
les évéques hors d'état de pouvoir vivre d'une manière convenable 
à leur dignité et de continuer leurs libéralités envers les pauvres. 
Sa Majesté toujours attentive à pourvoir aux besoins de ses sujets, 
sur l'exposé qui lui en fut fait, et pour dédommager les évoques 
de Limoges d'une diminution aussi considérable dans leurs revenus, 
permit par son brevet du 21 avril 1760, qu'il fut procédé par le 
seigneur archevêque suivant les formes canoniques à l'union à 
perpétuité de tous les fruits, revenus et émoluments des prieurés 
simples et séculiers des Arènes et de l'aumônerie de la salle épis- 
copale de Limoges, de la collation de l'exposant, à la manse épisco- 
pale de son siège, en faveur de laquelle les titres desdits prieurés 
seraient éteints et suppriaiés. 

Par les informations il résulte que les seigneurs évoques de 
Limoges avaient fait les fondations et dotations de ces prieurés; 
celui des Arènes évalué à 200 livres et celui de i'Aumônerie de 600 
à 700 livres, le tout charges déduites : ces deux bénéfices n'étaient 
d'aucune utilité à l'Eglise, les titulaires n'ayant actuellement ni 
charges, ni fonctions, le seigneur évoque ne fil monter le revenu 
de l'évéché, charges déduites, qu'à 13.808 livres 5 sols; par les 
informations on l'évalue à environ 18.000 livres : ce qui eu égard 
aux dépenses indispensables que le seigneur évéque est obligé de 
faire dans un diocèse aussi vaste et dans une ville de passage, 
n'est pas suffisant pour y pouvoir vivre suivant son état. 

Par décret du 8 mars 1761, donné à Bourges, ces deux prieurés 
avec tous leurs droits, fruits, profits, revenus et émoluments, sont 
unis à perpétuité à la manse épiscopale du siège de Limoges, à 
condition d'en acquitter les décimes ordinaires él extraordinaires 
et toutes autres charges tant ecclésiastiques que civiles. 

EGLISE CATHÉDRALE. — Immédiatement soumise au Saint- 
Siège^ sous l'invocation de saint Etienne, premier martyr. 

Un bréviaire récent dit que celte église fui le siège d'un arche- 
vêché (Bonav., t. II, p. 221), l'évêque primat (iftid^w), palriarchal 
(p. 222, 223). La mère, la première de toutes les églises des Gaules, 

T. Lin 6 



1 



M SOCIÉTÉ AaCdiOLOGkQOB Bt HlStoIllOUB DU LllIOOSlN 

suiTant Tordre des temps (Adémar, apui Bonav., t. II, p. 216, 217, 
218, 274). 

Oq disait au xP siècle que ce grand temple d'idoles où saint 
Martial brisa les statues de Jupiter, Mercure, Diane et Vénus, et 
qu'il convertit en une église en Thonneur de saint Etienne, pre- 
mier marlyr (Âurélien, Vita S^ MartialiSy apud Bonav.y 1. 1, p. 617), 
était jadis un temple de Jupiter (Idem, t. II, p. 30, 216), un temple 
capilolin (Bonav., t. II, p. 186, 191, 274). 

Prévôt en 831 . 

Archiclavus en .831. Glaviger vers 1040. Trésorier. 

Dans un acte de 884 {Cartular. mss.), Daniel fait un don aux 
magnitiques et vénérables chanoines qui demeurent dans le monas- 
tère de Saint-Etienne de Limoges. Ils sont appelés frèren dans un 
autre acte de 871 . Ces mots de monastère et de frères étonnent 
ceux qui ignorent qu'au concile d* Aix-la-Chapelle, il fut ordonné 
que tous les clercs et les moines vivraient en communauté. Monas- 
terium signifiait claustrum (Le Beuf, Hist. de Paris, t. V% p. 194), 
c'est-à-dire une église avec sa communauté ou son presbytère ; 
et la coutume était en 877 d'appeler les chanoines frères, ce qui est 
encore quelquefois en usage. 

Doyenné. Première dignité avec prébende annexée. A raison de 
cette dignité, la première après la pontificale, le doyen avait la 
stalle au chœur, la première place dans le chapitre, voix délibéra- 
tive et coùsuitative, par la majeure partie du chapitre, lesdistri- 
bulions quotidiennes tant des anniversaires que des méreaux, ou 
ciiaslrèaux, qu'on donnait aux chanoines selon leur assistance 
au chœur. Le chapitre lui disputait ces deux dernières prérogati- 
ves, attendu qu'il n'était pas chanoine. Par transaction du 
17 février 1528, confirmée par bulle du 7 avril 1S29, et homolo- 
guée en 1545, on unit au doyenné dont les revenus étaient 
modiques, un canonicat et prébende, avec les mômes droits des 
autres chanoines prébendes, en faisant le même service qu'eux, 
et on laisse au doyen les prérogatives dont ils jouissait. Ce 
doyenné (Tournet, Arrêts notabl.y p. 608) est sujet aux conseils 
du pape et des indultaires, quia eligendo conferebatur sine confir- 
matione saperioris. François Ridier (mieux Reydierj, indultaire de 
la cour de parlement {Idem, p. 906), était nommé sur l'évéché et 
chapitre de Limoges ; depuis sa nomination vint à vacquer le 
doyenné qui est séparé de l évêché, comme exempt et ne reconnais- 
sant que le pape. Le chapitre avait conféré par élection ce doyenné 
au sieur de Vertamon. Mais Reydier, conseiller à la cour, disait 
que le bénéfice lui appartenait, à cause de son induit, parce que 
ce doyenné n'était pas électif confirmalif, mais seulement électif 



POtaiLLi BISTORIQÙB du DtOCftSB bE LlMOÔBd 89 

collatif [Idem, p. 907). Reydier répliquait que le chapitre, par 
ambition ou désobéissance, s'était procuré à Rome une exemption 
de la juridiction de son évoque, laquelle exemption comme beau- 
coup d'autres est sujette à une réformaiion. Le grand conseil par 
arrêt de 1595, maintint et garda Tinduitaire (Pelens, Liv. I de ses 
Act. forens, acl. 5). — Patron-Collateur. Evoque dans le xiu« siè- 
cle et en 1573. Chapitre confère en élisant, 1561, 1572, 1581, 1594, 
1630, 1659, 1731 . 

Doyens de la cathédrale de Limoges : 

1. Bosynus, 831. 

2. Iterius, 891 . 

3. Ademar,966, 987. 

4. Iterius, entre 990 et 1014, 

5. Thesaugardus, entre 1014 et 1022. 

6. Ademar, 1037. 

7. Pierre, entre 1031 et 1060. 

8. Ramnulfe, 1060-1062. 

9. Wido Biandus, 1070, doyen et archidiacre. 

10. Audebert, 1075. 

11. Gosbert, archidiacre, 1095. 

12. Hugues de Gimel, 1100 . 

13. Audebert, 1104-1114. Archidiacre et doyen, 1111. Edebert ou 

Aldebert, Hiidebert. 

14. Pierre, dans une bulle de 1129 (Bonav., t. III, p. 465). 

15. Gerald, 1145. 

16. Hugues de Gimel, 1158-1165. Prévost de Saint-Junien. 

17. Jean de Veyrac, 1175, 1188. Elu évéque 1197. 

18. M« G. Robert, 1198, 1207, mourut le 26 octobre. 

19. Uélie, 1208, 1209. 

20. Armand, 1209. 

21. G. Robert, 1212, mort 1215. 

22. G. Bertrand, 1216. 

23. G. Hugonis, 1217, mort le 19 octobre. 

24. Maître Aicelin, 1218, mort le 6 septembre 1226. Aycelin. 

25. M« Arnaud, 1230, 1236, mort le 21 mars 1237 (1238). 

26. M' Gérard Robert, 1238, mort le 26 octobre 1244. 

27. M« Hélie Duret, 12i5, mort le 18 avril 1268. 

28. Hélie de iVlalemort, 1268, 1276, chapelain du pape en 1282; 

mourut le 17 avril. 

29. GauceUn de Pierrebuffierre, 1279, mort le 24 février 1295. 

30. Ademar de Neuville, 1295, 1305 (mort le 21 octobre) 1311. 

31. Bernard Bruni, 1321, fait doyen du Puy, 1325. 



13B SOCIÉTÉ ARCaioLOGIQUB IST BlStORlQtlE DU LfttOUSIN 

32. Raymond de Sâiot-CrespiQ, 1336, 1349, mort le 18 septembre. 

33. Gui Guidonis de ComborQ, 1382. 

34. Pierre alias Seàn Deux, 1361, 1387, licencié en l'un et l'autre 

droit. 
38. Pierre de Esgallo, ou Eyjau, 1389, 1394. 

36. Arnaud, ou Raynaud de Auréola, 1397, 1408. 

37. Jean de Regat, licencié en décrets, bachelier ès-lois, 1414, 

1423. 

38. Jean Richonis, 1429, 1441, licencié en l'un et l'autre droit 

1427 ; conseiller au Parlement, mort en 1480. 

39. Henri Cordis ou Cuer, fils de l'argentier du roy, élu le 

8 avril 1480, siégeait en 1464, 1473. 

40. Jean Barlon, 1474, fait évéque en 1484, résigna. 

41. M" Guillaume Barton, 1486, élu évêque, puis de Leytoure, 

licencié ès-Iois, abbé du Dorai, mort le 23 janvier 1820 
(1821), doyen, 1804-1809. 

42. Guillaume Barlon, résigna en 1818. 

43. Jean Barton résigna, évéque de Leytoure 1821, eut bulles pour 

posséder le doyenné, prit possession le 22 avril 1818. 
4i. François Barton, abbé de Saint-Augustin, obtint ses bulles le 

22 août 1821, résigna le 1^* juillet 1844, mourut le 19 février 

1880 (1881). 
48. Jean Barlon, 1849. 

46. Guillaume Barton, reçu le 12 octobre 1881, évéque de Leytoure, 

mort en 1872. 

47. Jean Rauze. 

48. Jean de Loménie, 1884, permuta 1860, mort le 28 juin 1861, 

reçu 18 novembre 1888. 

49. Grégoire Alabruue, élu le 18 juillet 1861, permuta en 1862. 

80. François Boyol, reçu en 1862, résigna le 12 avril 1872, mort le 

11 octobre suivant. 

81. Etienne de Labrousse prit possession le 16 octobre 1872, per- 

muta huit jours après. 

82. Jacques Boyol, possession 24 octobre 1872, se démit le 28 juin 

1881, mort le même jour. 

83. Jean de Puyzillon, élu le 29 juin 1881, mort le 29 décembre 

1894. 

84. François Reydier, conseiller au parlement en vprlu d'un induit 

de 1898, maintenu par arrêt du 4 septembre 1898, prit pos- 
session le 31 octobre, résigna en 1601. 
88. Mathieu de Verthamont, possession te 14 septembre 1601, se 
démit le 26 septembre 1630, abbé de Prébenoit, mort le 
18 octobre 1630. 



POUILLB BISTORIQQR DU DIOCÈSE DE L1M0G&8 89 

86. François de Verthamon, du Mas-da-Puy, élu le 26 septembre 

1630, résigna, mort le 18 mars 1659. 

87. Jean Boyol, élu. 

88. Elienne de Chevaille, possession le 3 septembre 1689, résigna 

en 1693, mort à 78 ans, le 31 janvier 1709. 

89. Etienne de Chevaille, possession Je 9 août 1696, mort le 17 jan- 

vier 1731. 

60. Samuel Guillaume de Yerthamon, grand chantre, élu le 18 jan- 

vier 1731, résigna en 1737, mort évoque de Luçon le 1*' no- 
vembre 1788. 

61 . Barthélémy de Verlhamon de Ghastandeau, possession 4 février 

1738, mort le 31 octobre 1744. 

62. Léonard Romanet de la Briderie, grand chantre élu le 3 novem- 

bre 1744, résigna, mort le 24 décembre 1764. 

63. François-Joseph Rogier de Janailhac, prit possession le 18 dé- 

cembre 1760, mort le 16 mai 1767. 

64. Louis Romanet du Gailleau, grand chantre, prieur de Henussac, 

prit possession le 18 mai 1767. 

Chantreriey precenteria, seconde dignité. — Patron-collateur : 
chapHre confère en élisant, 1802, 1816, 1882, 1379, 1882, 1897, 
1898, 1619, 1677. 

A la vacance de cette dignité, le doyen et le chapitre avaient 
statué que pour la prébende qui la concernait on payerait au titu- 
laire 30 livres par an des revenus du chapitre, aux deux termes des 
synodes de la Pentecôte et de Saint-Luc, quoique la prébende ne 
valut point cette somme au temps du statut. Gui, chanlre, s'adressa 
cependant au pape pour obtenir une restitution et jouir en espèce 
de la prébende, attendu que sa dignité était fort honorable, mais 
d'un mince revenu. Par considération personnelle et sur ce qu*il 
remplissait avec éloge son emploi, le chapitre augmenta sa pension 
de 18 livres et s'obligea Tan 1288 de lui payer annuellement aux 
mêmes termes 48 livres. On fit conûrmer ce statut par le pape 
Alexandre IV. 

Ge chapitre voulant rendre à chacun ce qui lui appartenait et 
remettre la chantrerie au même état qu'elle était avant ces statuts, 
pour l'honneur et l'utilité de l'Eglise et le bien de la paix, pour 
obvier aux détours de la chicane, éviter les frais du procès pendant 
devant l'abbé d'Aubepierre, juge apostolique, unit à perpétuité, 
sous le bon plaisir du pape, à la chantrerie le premier canonicat et 
prébende qui vaquerait de fait ou de droit, sans que le grand chan- 
tre puisse en posséder d'autre dans la même église. De son côté, le 
chantre renonce pour lui et ses successeurs à la juridiction qu'il a 
ou prétend avoir d'ancienneté sur les vicaires, choristes, serviteurs 



90 SOCIÉTé AftCBÉOLOOIQUE ET HISTORIQDK DU LIMOUSm 

et autres exempts de la cathédrale. Acte passé en chapitre général 
au mois d'août, avant l'Assomption de la Sainte- Vierge, 1462. 

En 1310 et 1642, il prenait la qualité d*archiprétre de Téglise de 
Limoges. En 1261 et 1S84, celle de grand archidiacre de la même 
église. L'évéque retrancha, le 14 mai 1708, ces qualifications qu'on 
avait insérées dans un visa. C'est, entre autres, une faute des 
Fouillés imprimés, de dire que « l'archiprélrise de Limoges est 
annexée à la sous-chantrerie de l'église cathédrale ». 

Abbé, 851,987. 

Un autre abbé, c'est-à-dire deux mentionnés dans un acte de 
987, au cartulaire. 

Archidiaconé, troisième dignité. — Patron-collateur : chapitre 
conféra en éli«^ant, 1523, 1565, 1569, 1572, 1575, 1578, 1579, 1580, 
1596, 1661, 1694, 1696. Evoque 1565, 1575,1581, 1596,1609,1621, 
1694, 1703, 1731, fut déclaré seul coUateur, à l'exclusion du chapi- 
tre par arrêt contradictoire du parlement de Bordeaux du 20 avril 
1669 et du parlement de Paris de 1697. 

Appelé de Malemort, parce qu'il fut érigé, dit-on, par Gilbert de 
Malemort, évéque de Limoges. Existait en 1265. A pour annexes 
les cures de Queysac et de Goules, cette dernière sur le diocèse de 
Tulle, auxquelles il nomme. Doit être créé chanoine et est à pré- 
sent le seul archidiacre dans tout le diocèse, mais sans aucune 
juridiction. 

Pour les autres archidiacres, voyez dans la préface. 

Pénitencier, 1196. 

Le P. Vaissette, Géograp. historiq. t. Il, p. 534, met quatre 
dignités à la cathédrale; il n'y en a que trois. 

Sous-chantrerie, personat, ou office pour un chanoine. — Patron- 
collateur : chantre nomme et confère 1538, 1562, 1578, 1669. Cha- 
pitre élut en 1502. 

Le 22 mai 1546, conclu dans le chapitre de la cathédrale que la 
vicairie perpétuelle du bourg de Salanhac serait unie à la sous- 
chantrerie et celle-ci érigée en dignité, après le Doyen, Chantre et 
Archidiacre; qu'il aura après eux et du côté droit du chœur un 
siège près le Doyen, et qu'elle sera à la collation du chanoine aqui- 
laire. Comme le chantre nommait ci-devant à la sous-chantrerie, 
pour le dédommager, on lui accorda la collation du prieuré de 
Melet. 

Abbé de Bénévent, chanoine prébende, qui a rang avant tous les 
chanoines du côté droit. 

Prieur d'Aureil, chanoine prébende, avait le troisième rang du 
côté gauche, avant tous les chanoines; par arrêt du 8 mars 1579, du 



POUILLB HISTORIQUE DU DIOCÈSE DB LIMOGES 01 

conseil du 18 janvier 1580 et transaction da 2 mars 1582, ce prieuré 
fut uni au collège de la ville. 

Théologale^ avec une prébende et canonicat annexés. N*a que le 
rang de sa réception. — P. Chapitre confère en élisant : 4497, 
1502, 1570. 1592, 1596, 1685, 1696, 1720, 1759. 

Par un statut du 6 juin 15ô6 cette prébende est élective, non col- 
lative. 

Vingt-quatre prébendes et canonicats, outre les six ci-dessus 
annexés à Tévéché, doyenné, chantrerie, abbaye de Bénévent, 
prieuré d*Âureil, et théologale. — Se nommaient par élection en 
1502. 

Gall. christ, nov., t. II, p. 498, met six prébendes, distinguées 
des vingt-huit canonicats et quatorze vicairies. 

Par statut du chapitre général de 1350, fait ci-devant, le doyen, 
chantre et chanoines, chacun dans sa semaine, doit présenter et 
conférer les bénéfices et offices dépendant du chapitre et le cha- 
pitre confirmer. 

Par un statat fait par Tévéque et chapitre le 5 mai 1480, la pré- 
sentation des bénéfices et offices dépendant de la cathédrale doit 
se faire désormais par chacun en sa semaine, à Texception des 
prébendes qui se donneront par élection. 

Parun autre statut du22 mai 1550 (Chopin, Po/tï. soc, 1. 1, tit. 1, 
n"' 3, 4, 5, 6 et 7. — Tournel, Arrêts notabL, p. 607) celui des 
chanoines qui se trouve en tour d'aigle nomme aux bénétices 
vacants, excepté les dignités qui sont : le doyenné, la chantrerie et 
Tarchidiaconé. Ce statut fut confirmé par une bulle du 14 juin 
suivant et par lettres patentes de Henri II. Il s'observe à présent : 
chaque chanoine en son tour d'aigle nomme au nom du chapitre à 
tous les bénéfices vacants et le chapitre confirme et ratifie sa no- 
mination. 

On l'appelle Aquilaire par la raison que son nom était attaché à 
l'aigle ou pupitre du chœur pendant la semaine qu'il nommait 
(Du Cang9, Glossar. lat., édit. 1733). 

Prébende préceptorale, unie au collège de la ville en 1561. 

Autre prébende et canonicat supprimée en 1549 pour servira la 
psallette et musiciens {Bonav., t. III, p. 715). 

Cure de l'école, du temps de l'évéque Eustorge vers 1104, sup- 
primée. 

Cure du sépulcre, 1267 ; comme elle était dans un lieu incommode, 
souterrain et obscur, le chapitre l'unit à celle de St-Jean, le ven- 
dredi avant la fête de Saint-Vincent, 1279, c'est-à-dire 1280. 

Aymeric de Serre de Malemort, évéque, fonda dix clercs pour 
servir dans le chœur de cette église, avant 1316. 



I 



93 SOCIÉTÉ ARCBÊOLOGIQUB KT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

» 

Quatorze grandes vicairies, dont une est annexée à la cure de 
Saint-Jean (le curé n'a que le rang de sa réception), dont deux 
sujettes à la musique. — P. Aquilaire nomme, chapitre confère. 

Par un statut du 22 mai 1550, ces quatorze grandes vicairies 
doivent être présentées par le chanoine en tour d*aigle aux six 
enfants de chœur, à un organiste, à deux tenoribus (la taille, le 
bourdon, qui tient le plain-chant. Mot espagnol, ténor en anglais, 
taille en la musique), et à cinq chantres habitués de la dite église 
et actuellement résidents, afin de trouver plus immédiatement gens 
de cette espèce qui puissent servir l'église. Ce qui n'a pas eu lieu. 

Diaconat, 1405. 

Sous-diaconat, 1405. 

Sacristie du grand autel ou porterie, en 1086. — Le sacristain 
avait le pas sur les chanoines (Baluze, Hist. Tut., col. 870), office. 
— P. Aquilaire confère et le chapitre ratifie, 1567, 1560, 1582, 
1596, 1598, 1599, 1602, 1603, 1604, 1610, 1615, 4623, 1692, 1695, 
1711,1719, 1755. 

Sacristie des ornements, office, — P. Item., 1536, 1553, 1554, 
1570, 1572, 1596, 1627, 1701, 1711, 1712, 1722. 

On nomma le même à toutes les deux en 1433, 1536, 1545, 1554, 
1760 ; pour faire en sorte que Téglise soit mieux desservie à l'avenir 
qu'elle n'est présentement, statué le 30 mai 1653 que les deux 
offices de sacristain seront unis en une seule personne et rendus 
amovibles et à ces fins qu'en cas de vacance ou de démission, ils 
ne pourront plus être conférés par le chanoine qui sera en la 
semaine de l'aigle, qu'il ne pourra prétendre aucun droit de pré- 
sentation, nomination ou collation, mais seront les dits offices 
purement et simplement conférés par le corps du chapitre à 
personne idoine et capable, à la charge d'être amovible et que ces 
deux offices seront unis en un et sera ce statut homologué par 
l'autorité des cours souveraines qu'il appartiendra. 

Bailiedes anniversaires, 1371, 1442. 

Serviteur de table, 1070. 

Portier, 1070. 

Chancelier, 1070. 

Grande bedellerie : office à présent pour un séculier. — P. 
Aquilaire confère et le chapitre ratifie, 1886, 1592, 1695, 1624, 
1696, 1698. Elective. 

Seconde bedellerie : office à présent pour un séculier. — P. 
Aquilaire nomma, chapitre conféra, 1586. 

Deux petites bedelleries, suivant le Fouillé de 1648. 

Bedellerie de l'eau bénite, annuelle et amovible, même Pouillé. 

Porte-masse, annuel et amovible, même Pouillé, 



FOUILLÉ HlffrORfQUE DU DIOCASE DE LIMOGES 93 

Margaillerie des cloches ou sonaerie, conférée à des clercs en 
1380. — P. Aquilaire nomma, chapitre conféra, <563, 1575, 1588. 

Quatre bacheleries, 1405, amovibles suivant le Fouillé de 1626. 
Baccalarii ecclesiœ, ceux qui tenaient ou qui cultivaient les bache- 
leries, les fiefs, les biens de campagne de Téglise f Du Gange). Elles 
étaient dédiées diwx enfants de la psallette en 1579. 

Vicairies ou chapellenies ou prestimonies fondées dans Téglise 
cathédrale, par : 

Jean de Gros, jadis évêque de Limoges, puis cardinal dePreneste 
le 26 février 1374 (Duchesne, Hist, ordin. franc, t. II, p. 451) 
(Voyez nos Mém. mss., p, 381J. — A Tautel de Sainte-Madeleine. — 
P. Evéque, 1564, 1570, 1572, 1584, 1631, 1642, 1715, 1757. - 
Aquilaire, 1489, 1500, 1502. Appelée de la Bonne-Arnaude de la 
Jonchère, parce que les fonds avaient été achetés de cette dame. 

[N Pouyat possédait en 1771 et N Dauriat en 1783 (Brous- 

saud, Pouillé de 1783)]. 

Guillaume de Meiroac, chanoine, fondée le 3 de calendes de dé- 
cembre 1275. — A l'autel du Grucifix ou de la Groix. — P. Doyen 
nomme et confère, 1587, 1589. 1611, 1692, 1725, 1740, 1741. [Peut- 
être celle qui est dite du Grucifix]. 

Léonard de Argentellis. — P. Doyen conféra, chapitre ratifia, 
1538. 

Etienne ou Jean de Vassaud ou Vassand, chanoine, avant 1280 
[Bonav., t. III, p. 592). 1394. Appelée du Ghantre en 1591. — A 
Tautel de Saint-Martial ou Saint-Nicolas ou Saint-Jean-Baptiste. — 
P. Aquilaire, 1499, 1503, 1505, 1538, 1542. 1553, 1598. Ghantre, 
1558, 1593. Le chantre s'opposa à la nomination de 1505. 

Jean Bolho ou Gedhu, infra, chanoine. — P. Le chantre changea 
en 1279 avec le chapitre la collation de la cure de Saint-Jean pour 
celle de cette vicairie. Aquilaire, 1524, 1550. 

Gui de Glausellis, archidiacre. 

Hélie Baye, curé de Sainl-Paul, près et hors des murs de 
Limoges, fondée le mardi après la fête de saint Nicolas, 1313. — 
A rautel de Saint-Martial. — P. Aquilaire, 1579, 1580, 1592, 
1599, sous-chantre nomme et confère 1458, 1481, 1579, 1580, 1592, 
1699. 

Gui Barbarot, archidiacre vers 1236. — A Tautel de Notre- 
Dame-des-Trois-Bois. — P. Aquilaire nomma et chapitre conféra, 
1491, 1494, 1495, 1497, 1498, 1511, 1539, 1549, 1574, 1582, 1601, 
1602, 1604, 1612, 1613, 1615, 1633, 1634, 1647, 1650, 1668, 1711, 
1726. 

M. révéque de Limoges étant chanoine prébende de la cathé- 
cirale, et conséquemment ne pouvant procéder à l'union des béné-. 



94 société ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUI DU LIMOUSIN 

fices qui en dépendent, a exposé à H. Tarchevéque de Bourges 
que les revenus de celle vicairie consistaient en 10 septiers seigle, 

3 sepliers froment, i gélines et 20 sols argent de rente foncière et 
directe sur le lieu de Laugerie, appartenant au séminaire de Saint- 
Sulpice de Limoges ; plus en 20 septiers seigle, 5 septiers froment 
de redevance annuelle due par la cathédrale de Limoges; plus en 

4 septiers seigle, 2 gelines, 6 sols argent de rente foncière et 
directe sur le village de Las Combas, paroisse d'Eyjau; plus en un 
près au Naveix près Limoges, affermé 12 livres, enfin en un droit 
d'indemnité montant 291 livres 13 sols 4 deniers, payable au 
vicaire tous les trente ans par le dit séminaire. 

Il était de Tintërét du chapitre de requérir l'union de cette 
vicairie à la mense capitulaire, tant pour assurer à l'avenir la 
conservation des fruits et en même temps Texécution fidèle et 
exacte des charges, et par ce moyen la garantir du sort des autres 
chapellenies, dont les fruits sont perdus et le service abandonné; 
soit pour affranchir ledit chapitre de la susdite redevance, qui est 
une charge assez considérable pour une église, dont les canonicals 
sont d*un revenu très modique, étant de notoriété publique qu'ils 
ne s'élèvent pas à 400 livres chacun. 

Comme le domaine de Laugerie, qui relève en toute fondalité de 
ladite vicairie, est chargé delà rente ci-dessus énoncée et du droit 
d'indemnité^ et le chapitre s'intéressant infiniment au bien et à 
l'avantage d'une maison si utile au public et si nécessaire au 
diocèse, qui d'ailleurs n'était pas suffisamment fondée; souhaitant 
partager avec elle les avantages de cette union et lui procurer par 
ce moyen Taffranchissement de cette rente également onéreuse et 
disgracieuse. 

Par décret donné à Bourges le 29 novembre 1745, cette vicairie 
est supprimée et unie à la cathédrale et au séminaire de Limoges 
aux conditions : 

1** Que la redevance de 20 septiers seigle et 5 septiers froment 
due par le chapitre à ladite vicairie, demeurera éteinte en faveur 
dudit chapitre. 

i? Que la rente de 4 septiers seigle, 2 gelines et 6 sols argent 
due à la dite vicairie sur le village de Las Combas, demeurera unie 
audit chapitre. 

S"" Que la redevance de 10 sepliers seigle, 3 septiers fronient, 
2 gelines et 20 sols avec la mouvance et fondalité, ensemble le 
droit d'indemnité fixé à la somme de 291 livres 13 sols 4 deniers 
tous les trente ans, sur le domaine de Laugerie, demeureront 
éteints au profit de la maison du séminaire des Ordinands de 
Limoges. 



FOUILLÉ BISTORIQQI DU DIOCÈSE DB LIMOGES 95 

4"" Que le pré du Naveix dépendant de la dite vicairie appartien- 
dra en toute propriété audit séminaire. 

5* Que les charges de la dite vicairie consistant en deux messes 
basses par semaine, seront acquittées à Tavenir, savoir une par 
chapelle et l'autre par le semainier. 

6* Que les sieurs du séminaire seront seuls tenus du payement 
des décimes, don gratuit, et autres impositions. 

Georges ou Grégoire de La Chassagne, Chassanhas, chanoine, 
les ides d'août 1260, pour un prêtre. — A l'autel de Saint-Martial. 

— P. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 1354, 1490, 1493, 1503, 
1539, 1541, 1558, 1560, 1598, 1600. 

Aimeric de Serre [ou de Serra, ou de Serva], évéque de Limo- 
ges, mort en 1272. — A l'autel de Saint-Georges. — P. Aquilaire 
confère, chapitre ratifie, 1497, 1526, 1542, 1546, 1557, 1560, 1562, 
1563, 1579, 1582, 1587, 1597, 1604, 1613, 1614, 1654, 1673, 1705, 
1744,1762. 

Gilbert de Malemort, évéque de Limoges, avant 1289, mort 
en 1294 (Bonav., t. II, p. 596j [Voy. mes Hém. mss. Evéq. de 
Limoges, p. 313^|. —A l'autel de Notre-Dame-des Trois-Rois. — 
P. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 1490, 1494,1497, 1503, 1521, 
1522, 1528, 1536, 1559, 1568, 1586, 1604, 1610, 1614, 1621, 1710, 
1731. Evéque, 1478, 1503, 1595, 1598. [Jean-Baptiste- Joseph 
Marchandon de Pumyrat, chanoine de la cathédrale, possédait 
en 1771 et 1787]. 

Noble Bernard Fouchier, archidiacre, archiprétre de Nontron et 
chanoine, avant 1291. — A l'autel de la Trinité. — P. Aquilaire 
confère, chapitre ratifie, 1406, 1418, 1435, 1494, 1500, 1507, 1509, 
1515, 1520. 1527, 1559, 1566, 1599. 

Regnauld de La Porte, évéque de Limoges (Duchesne, Hist, 
cardin. franc, t. II, p. 299), puis cardinal d'Os^ie, mort en 1325. — 
A l'autel de Notre-Dame-des^Trois-Rois. — P. Aquilaire confère, 
chapitre ratifie, 1489, 1492, 1494, 1498, 1506, 1519, 1525, 1559, 
1568, 1598, 1607. 

Pierre Roderii, chanoine, puis évéque de Garcasonne, par per- 
mission du chapitre de l'an 1311. — A l'autel de Saint-Barlhélémi. 

— P. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 1521. 1533, 1534, 1538, 
1544, 1559, 1568, 1570, 1576, 1578, 1600, 1603, 1608, 1609, 1613, 
1617, 1624, 1645, 1657, 1666, 1673, 1727. 

Martial Marteau, Martelli, archidiacre de la Marche dans l'église 
de Limoges, et chanoine le 4 juin 1339, dite des Marteaux, pour 
un parent. — A l'autel de Notre-Dame-des-Trois-Rois. — P. Cha- 
pitre confère, héritiers et successeurs. — Martelli, bourgeois, 1417. 

— Tamang et Amici, 1468. — Thama^ne, femme de Meyze, bourt 



96 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE DO LIMOUSIN 

geois, 1504. — Botier et Tamagnas, bourgeois de Limoges, 1504. 
— Roche et Tamaigne, bourgeois, 1514. — Meyze, prêtre, avec 
autres, clerc, marchands, Bolin, clerc, DiDemalin, femme de 
Baillot, notaire, 1538. — Meyze avec Bailhot, 1579. — Baillot, 
procureur au présidial de Limoges, 1570, 1577, 1583, 1586. Meyze, 
marchand apothicaire, avec autre marchand et autre enquêteur au 
même présidial, 1598. Jean Baillot, procureur au siège présidial 
de Limoges et procureur des juridictions de Nieul, Veyrat et 
Thouron, donne le patronage à ses enfants par son testament 
du 22 août 1603. Poillevé, chanoine de la cathédrale, avec Traver- 
sier, avocat, comme neveu d'une Meyze, et avec Meyze, bourgeois, 
1663. Meyze, marchand, 1689; bourgeois, 1694, du village de 
Chabreuil, paroisse de Saint-Jean-Ligoure, 1741, 1742. 

Nicolas de Besse, dit de Bellefaye, cardinal, légua plusieurs 
biens pour fonder des vicairies dans cette église (Duchesne, Uist, 
card. franc. ^ t. II, p. 340). Ses exécuteurs testamentaires acqui- 
rent plusieurs biens à cet effet en 1382 {ibidem). 

Pierre de Soubrebost, chanoine. — À la cathédrale, vis-à-vis la 
chapelle de Saint-Thomas est l'inscription suivante : 

Hoc jacet in loco dominus P. de Superbosco 

Nomine vel alio diclvs de VeDtilio, 

Vir moribus plenus canonicus Lemovicanus. 

Hic voluit poni palriarchse junclus honori ; 

Cui benc scrvivit, fîdeliter et obedivit. 

Iste perafiçravit Romain, Jacobumque Pictavis, 

Hic Catarinam coluit Johennique Mariam. 

llico revcrsus gratus fuit sibi leclus 

Ubi œgrolavit pluribus hebdomadis 

A festo Magdlene asque festiim Caiarinae. 

Félix obivit, hora nona vere fînivit 

Novembris mense quarta vicesima die. 

Anno milieno centeno ter ocluageno 

Et qaatuor adjunctis, requies œterna defanctis. 

Vos qui transilis quociens venitis et itis 

Gum prece vos sitis ut Ghrislus ait sibi mitis (4). 

Paul des Monts de Loménie, clerc, pour un prêtre son parent, 
avant 1349. — A Tautel de Notre-Dame-des-Trois-Rois. ~ P. Aqui- 
laire nomme, chapitre ratifie, 1390, 1406, 1419, 1482, 1485, 1621, 
1536, 1548, 1554, 1560, 1561, 1591, 1594, 1597, 1598, 1600, 1601, 
1629, 1639, 1()61, 1674, 1705, 1728. 

(1) Cette ioscription est publiée par M. Texier. ^Manuel d^Epigraphie, 
.p. 941, et plaoche XXI. Les mots abrégés que NadaudI a conservés dans 
ion tc]çte, sont ici transcrits en eotief. 



1»0UILLé HISTORIQUE DU DlOClsK t>E LlHOGES 97 

Etienne Amici, — Guillaume Lami, patriarche de Jérusalem, 
mort en 1360 Vaugraenta. — A l'autel de Saint-Thomas. — P. Ebdo- 
madier confère, chapitre ratifie et investit. — Martial de Gay, 
docteur èz-lois, seigneur de Nexon et de Campagne, conseiller et 
lieutenant général en la sénéchaussée du Limousin 1587, 1598. 
Lamy, avocat, 1620, 1643, fils d'autre sieur de Brutine 1644, 1649. 
Femme de Leyssene, sieur de La Chapelle, avocat, avec autre sa 
sœur, filles d'un avocat et petites-filles d'autre Lamy, sieur de Bru- 
tine, 1705. Vidaud, capitaine d'infanterie, 1736. Navières, héritier 
de Romanet, 1764. 

Lami, prévôt de la ville de Limoges. Bergier, marchand, ^vec 
Lami sa femme, 1543. Avec Gay, conseillerai! sénéchal de Limoges, 
4545. Lami, prévôt et juge criminel avec autres veuves de Bergier 
et de Gay, 1580. Mosnier, (Us d'une Lami, 1502. Daure dit Yergas, 
1502. Lami, bourgeois, 1503, notaire, 1503. Amici, licencié ez-lois 
avec autre bourgeois de Limoges, 1410. Lami élu en haut pays de 
Limousin, 1509. Amici, 1493, bourgeois et élu au Haut-Limousin 
1520, 1521, 1522. Lami, veuve de Bergier avec Gay, 1584. Lami, 
1582. Lami, prévôt et juge criminel de la ville de Limoges, avec 
autres veuves de Bergier et Gay, conseiller au présidial, 1582. Les 
dites veuves, 1584. 

Dans la chapelle de Saint-Thomas est l'inscription suivante sur 
une plaque de cuivre : 

inuslrîssime et Révérendissime Guillaume Lamy, qui fui auditeur de la 
rote dans la cour de Rome, puis évêque de Chartres, administrateur per- 
pétuel de Fréjus, archevêque d*Aix et patriarche de Jérusalem, mourut à 
Montpellier le 9 juin 4300, et son corps fut transporté à Limoges, suivant 
sa dernière volonté et enseveli dans ce monument dans la chapelle de 
Saint-Thomas où il fonda sa vicairie. 

Les archives delà ville d'Aix et Jean Chenu parlent de lui comme 
d'un saint et M. Pilhou aux Ann. qu'il a fait de Téglise d'Aix, 
Sainte-Marthe, i.l, de Aquem, archiep., t. II ; de Carnot. épisc. fol. 
492, num. 82; de ForojuL episc, fol. 391, num. 39 ; Vir fuitsanc- 
timonia insignis qui apud Montempessulanam animam Deo reddidit 
die 9<^juniian. 1560, Le Dictionnaire historique dit qu'il était 
bien aimé et estimé de Clément VI. « Hélie Lamy était chanoine 
dans cette cathédrale l'an 1391, trenle-el-un ans après le décès du 
patriarche. Après lui furent M" François et Jean Lamy, élus par 
le roy en haut pays de Limosin. François vivait Tan 1524, et laissa 
Jean son fils élu. Sa maison était celle qui est au portail Imbert et 
où est la statue du patriarche. Jean laissa Etienne Lamy, prévost de 
Limoges auquel appartenait la maison du roy de Navarre, qui est 



1 



M ftOClérâ ARCH^OLOGIQUK Et HlSTORlOUB DU LllkOOSlK 

à présent celle des Trésoriers. Péronne Lamy qui fut mariée à 
M. Berger et Marie Lamy, femme de M. Paul de Gay^ conseiller du 
roi, ladite Marie Lamy était mère de Martial de Gay qui fut prési- 
dent, et puis lieutenant général de la cour ordinaire de Limoges, 
lequel laissa Samuel Lamy, sieur deBrutine, commissaire certifica- 
leur des criées et subastation, lequel laissa M'* François, Martial et 
Henri Lamy; lesquels François et Martial tirent donner une sentence 
Tan 1621, le 3 décembre, signé Bordes, lieutenant particulier. 
Moulinard, commis du greffier, coUationnée Tardieu, par laquelle 
il est dit que les autres Lamys n*ont aucun droit de nomination, 
n'étant de la race et lignée du patriarche, cbose notoire à tous les 
habitants, comme il appert par les nominations de deu\ cents ans 
en ça (1). » Il y eut un autre Lamy, garde-meubte Ju roi Henri IIIL 
Nous avons les lettres de Sa Majesté signées Henri. Baluze {Vit. 
pap. Aven.f 1. 1, col. 911) et le P. Denis de Sainte-Marthe {Gatl. 
christ, nov., t. I, col. 436) ont rejeté Guillaume Lamy du catalogue 
des archevêques d*Âix. Il fut évoque d*Apt, quoique Tinscription 
ne le dise pas. 

Estienne Amici, avant 1387. 

Hélie Dantan, mil d*Aveau, d'Arlon,d*Autun, d'Anlan, — exis- 
tait en 1368, 1389, 1406, t3S3. — A rautel de Saint-MarliaL — 
P. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 1500, 1505, 1548, 1550, 1553, 
1598, 1599, 1607. 

Gilbert [ou Girbert] Polverel, ou Pulverel [ou Pulverelly], archi- 
diacre' de la Marche, chanoine et sous-chantre vers 1290, avant 
1370. Les revenus étaient beaucoup perdus et d'autres en litige en 
1487. — A Taulel de Notre-Dame-des-Trois-Rois. — P. Aquilaire 
nomme et confère, chapitrt", ratiiie 1399, 1400, 1419, 1421, 1495, 
1501, 1521, 1527, 1528, 1543, 1552, 1557, 1571,157., 161., 1622, 
1627, 1661, 1739. 

Gérauld d*Orgnhac [ou Orgnac, Ornhac, Orniat], chanoine 
avant 1374. 1299. — A Taulel de Saint-Georges. — P. Aquilaire 
nomme et confère, chapitre ratifie, 1399, 1415, 1433, 1524, 1527, 
1534, 1535, 1538, 1553, 1559, 1578, 1579, 1586, 1590, 1595, 1596, 
1631, 1632, 1679, 1690, 1695, 1706, 1731, 1733. 

Gèrald de Pommiers, ou Palmier en 1281, le 2 octobre. — A 
Tautel de Saint-Nicolas, ou de Sainte-Magdeleine. — P. Aquilaire 
nomme cl confère, chapitre ratifie, 1485, 1490, 1495, 1542, 1545, 
1546, 1550, 1564, 1571, 1578, 1583, 1598, 1599, 1616. 

(4) GeUe longue inscripUon qui a éié en partie publiée par M. ArbeU 
lot : Cathédrale de Limoges^ p. i40, était à la suite de la préc édenie 
dans la chapelle de Saint-Thomas, aujourdMiul de Saint«Martial. 



l^OUILtÉ eiStORIOUB DU DlOCàsR DB LllÉOÛBS 99 

Guillaume Malmort. 

Gilbert de Mauraoat, chanoine, avant 1393. — A Tautelde Saint- 
Barthélémy. — P. Hebdomadier de l'aigle, autrement Âquilaire, 
1393, 1406, 1524, 1537, 1568. 

Audoin Marches, alias de LaForest, chanoine, le 3 mai 1337. — 
A Tautel de Sainl-Marlial et de Sainte- Valérie. — P. chapitre con- 
fère. Noble Marcheys nomma en 1423. — Sanctin Marcheys, da- 
moiseau, 1409. Noble Santinus Marches, 1424. Noble Jacques de 
Royère, seigneur de Beaudeduit, et de Royëre, 1508, comme 
seigneur de Burgnhac, 1489, 1491. Alain de Royère sieur de 
Beaudeduit, 1485. Noble Nicolas de Beaudeduit, 1543, 1559. 
Seigneur de Burgnhac et de Royère, près Saint-Léonard, 1515. 
Aquilaire nomma et chapitre conféra, 1537, 1538, 1543, 1598, 
1614. 

A la cathédrale, dans la chapelle de Saint-Martial : Audoyn 
Marches, chanoine successivement d'Aimoutièrs, du Dorât, de 
Bourges, puis de Limoges, où il fut archidiacre de Nontron, mort 
le 19 juin 1737. 

Moribus ornatus, geoeroso sanguine natus, 

Gunctis pacifîcus, sapiens, pins atque pudicus 

Quem merllis iaudo Marches venerabiiis Audo- 

Ynus Ahentensis, Daurali, Bituriceosis 

Canonicus pridem fuerai dam viverel idem : 

Uac in sede quoque, vir jure perilus ulroque; 

Nonlronii vitA pollens fuit archilevlta ; 

Hune, Deus, in vitaceiesli munere diia. 

Aiino mllieno ter cenlum ler duodeno 

Tradiius ad funus fuit, annus jungUur unus, 

Gervasii feslo junli, pius huic Deuseslo. 

Quseso Jesu bone cum superis sil in aelhere lecum. Amen (1). 

Jean [ou Pierre] de Gensanis, ou Johancenis [ou Jensanis, ou 
Gonssanis] mal Jaussanis, avant 1395, chanoine de Meymac. 1291, 
archidiacre. — A Tauiel de Sainte-Madeleine. — P. Chapitre en 
1542» 1410. Aquilaire confère, chapitre ratifie 1515, 1558, 1560, 
1576, 1613, 1630, 1657, 1710, 1731. (Jean-Baptiste-Joseph-Martial 
Marchandon de Puimirat, chanoine de la cathédrale, possédait en 
mai 1787]. 

Hélie de Gampanis, chanoine, alias de la Geneste. — A Tautel 



(0 Cette inscriplion a éié publiée avec quelques variâmes dans le texte 
par 11. Arbeilot, Cathédrale de Limoges, p. 14B. 



100 ftOClérÉ ARr.fléOLOGlQUK Kt BlSTÔRlQUK bU UllOUSiN 

de Saint-Jean-Baptiste. — Il est inhumé dans la chapelle de Saint- 
Jean-Baptiste avec cette inscription : 

Hic jacet dmis helias de 
Campanis canonic 'Lem.ac 
Capellan 'de Annexonio qui 
Obiit Donas octobris an — 
No diïl M.CCG.XXIII. âiâ 
Ej' resquiescal in pace. 

P. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 1518, 1522, 1523, 1627, 
1556, 1562, 1564, 1572, 1587, 1629, 1647, 1692, 1693, 1728. 

Aimeric Marchen, avant 1397. 

Pierre de Masleu, ou de Masiéon, de Manso leone, prêtre et 
chanoine, avant 1398. — A Taulel de Saint-Nicolas, ou Saint- 
André, ou la Trinité. — P. Aquilaire confère et chapitre ratifie, 
1400, 1407, 1482, 1485, 1495, 1504, 1536, 1566, 1577, 1582, 1598, 
1605, 1608, 1611, 1616, 1632, 1647, 1659, 1697, 1732. 

Pierre Vachon. — A l'autel de Notre-Dame-des-Trois-Rois. — 
P. Aquilaire, 1521. 

Hugue de Ganh, Guy de Gaing, chanoine, avant 1414, existait en 
1436, 1553. — A l'autel de Notre-Dame-des-Trois-Rois. — P. Aqui- 
laire, 1406, 1500, 1508, 1509, 1536, 1546, 1598. 

Jean de Beissac, mal Busson, chanoine et curé de Coussac, pour 
le prêtre plus proche parent le 11 juin 1474. — A l'autel de Notre- 
Dame-des-Trois-Rois. — P. Chapitre confère. Aquilaire J491, 1549, 
héritiers et successeurs nomment. De Beissac 1483, 1500. Beyssal 
avec de Lavau chanoine 1548, 1574, 1577. Elu en haut pays de 
Limousin 1587, autre, 1596, 1600, 1603, 1618. Peyrusson, s' de 
Soumagnacde la ville de Saint-Léonard, comme tuteur 1689, 1693. 
Beissac, marchand de la même ville, 1736, 1746. Sa sœur, son 
héritière, femme de Robert, chaudronnier, de la même ville 1748. 
Beissac, avocat, 1619. [Mathurin Tabaraud, curé de Chaumeils, 
possédait en 1771. | 

Jean de Peizat (1), mal de Perpezat, chanoine de la cathédrale 
et du monastère de la Règle, pour un prêtre du chœur de la cathé- 
drale, y portant le surplis, y habitué, et y faisant actuellement le 
service, 24 juillet 1444, signé Pinardi [sans doute celle dont le 
vicaire est seigneur foncier d'une maison située dans la rue du 
Temple, à Limogés; laquelle en 1773 appartenait à Valérie Roche, 

(I) Sa dalle funéraire est à la cathédrale sous le clocher. Hist. catk.f 
p. 124. On y voit que le nom de ce chanoine, né à Vignots, est de Peyzac, 
de Peyzaco, et non du Peyrat. 



FOUILLÉ fllStOItlQUK OD DlOcfesi DB LIIIOGRS 101 

veave da sienr Dadat]. — A l'autel de la Trinité ou de Saint- 
Thomas. — P. Héritiers et plus proches parents jusqu'au 4* degré 
et à défaut de parents, le chapitre, nomment et présentent. — 
Aquilaire nomme, chapitre confère, 1489, 1499, 1505, 1533, 1545, 
1575, 1579, 1592, 1603, 1637, 1647, 1692, 1726, 1727, 1769. 

Ramnoux Hélie de Pompadour, chanoine et sous-cliantre avant 
1488. Geofroi de Pompadour, chevalier, baron dudit lieu, deTrei- 
gnhac, Saint-Gyr-la-Roche etLaurière, nomma en 1566. — A Tautel 
de Sainte-Catherine.— P. Antoine de Pompadour, chevalier 1523. 
Seigneur de Pompadour 1575. Yves, orfèvre à La Rochefoucaud 
1598. Sous-chantre confère, la famille éteinte, nomma 1758. [On 
croit que le roi nomme roainlenant, comme marquis de Pompadour]. 

Antoine Bardon, chanoine, le 5 janvier 1509 (1510) qu4l ratifia 
te 5 juillet suivant, signé Mingnon. Fut unie à la manse de tous les 
grands vicaires pour en jouir en commun, en ce qu'ils feraient le 
service par hebdomade ; par conclusion capitulaire du 27 janvier 
1617. — Jadis chanoine, curé de Esse, natif de la ville de Saint- 
Germain-sur- Vienne, pour un prêtre des grands vicaires qui n'aura 
pasd'autre bénéfice. Si tous les grands vicaires en avaient quelqu'un, 
pour un prélre résidant dans la ville ou dans la cité. — A Taulel 
de Saint-Thomas. — P. Aquilaire conféra, chapitre ratifia 1684, 
1615, chapitre par élection 1520, 1595. 

Bernard, ou Léonard, ou Guillaume, ou Gui, ou Gérald d'Ësco- 
railles, chanoine et chantre, alias de Bridieu. — A l'autel de la 
Trinité. — P. Chantre 1485. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 
1405, 1408, 1485, 1525, 1526, 1529, 1538, 1539, 1519, 1550, 1551, 
1598, 1599, 1619, 1621, 1670, 1671, 1725. 

Jean ou Raymond Normandi, on Reginaldi, d'Ahun, de Ageduno, 
chanoine et sous-chantre, fondée le 5 novembre 1367. — A l'autel 
de Notre-Dame-des-Trois-Rois ou de Sainl-Jean-Baptiste. — P. 
Aquilaire confère, chapitre ratifie, 1399, 1406, 1418. 1419, 1425, 
1527, 1537, 1539, 1540, 1544, 1555, 1558, 1559, 1561, 1571, 1572, 
1574, 1582, 1597, 1599, 4601, 1606, 1610, 1613, 1614, 1630, 1632, 
1649, 1650, 1661, 1663. 

Raynaud Normandi d'Ahun, chanoine, le mardi avant la fête de 
P&ques 1339. 

Jean Sauserii [ou Saucer] ou Souterii, ou Sonnerii, chanoine. — 
A la chapelle de la Trinité. — P. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 
1369, 1496, 1524, 1539, 1545, 1550, 1551, 1557, 1558, 1559, 1560. 
1569, 1598, 1604, 1608, 1614. 

Estienne de Marlhac, 1500. — A l'autel de Notre-Dame-des- 
Troi»-Rois. — P. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 1538, 1554, 

T. un 7 



109 SOGlàlft AECaiOLOOIQUB BT BlStOBlQOB DU LIHOUSIH 

1555, 1559, 1569, 1573, 1575, 1579, 1580, 1584, 1585, 1587, 15ftS, 
1604, 1613, 1646, 1675, 1706, 1739. 

Guillaume Fabri, chaaoine et pénileDcier, les noues d'avril, 1261 . 
— A Taulel de la Sainte- Vierge, alias Notre-Dame-des-Trois-Rois 
ou Saint-Thomas. — P. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 1400, 
1406, 1410, 1508, 1537, 1538, 1540, 1542, 1551, 1552, 1564, 1566, 
1570, 1598, 1614. 

Jean Boulhon, chanoine, mal des Brolhets, avant 1300, existait 
en 1563. — A l'autel de Nolre-Damedes-Trois-Rois. —P. Aquilaire 
nomme et conféra, chapitre raUfia, 1421, 1486, 1487, 1502, 1504, 
1518, 1535, 1545, 1553, 1598, 1616. 

Valérie Fouchier, 1398. — A Tautel de Notre-Dame-des-Trois- 
Rois. — P. Aquilaire nomme et conféra, chapitre ratifia, 1392, 
1552, 1556, 1556, 1667, 1678, 1579, 1587, 1598, 1620. 

Olivier de Veyrac, chanoine, existait en 1553. — A l'autel de 
Saint-Georges, ou Saint-Barthélémy. ^ P. Aquilaire nomme et 
conféra, chapitre ratifia, 1419, 1467, 1481, 1523,1524, 1538, 1552, 
1563, 1698. 

Pierre Dupin, chanoine. — A Tautel de Saint-Barlhélémj. — P. 
Aquilaire nomme et conféra, chapitre ratifia, 1503, 1538, 1653, 
1669, 1675, 1578, 1580, 1598, 1608, 1618. 

Pierre de Valière, chanoine, 1405. — A l'autel de Saint-Georges. 
-- P. Aquilaire nomme et conféra, chapitre ratifia, 1410, 1473, 1601, 
1504, 1628, 1662, 1686, 1687, 1619, 1623, 1699. 

Barthélémy Martialot, 1493. 

Estienne, ou Ilhier de Goussis, ou Gossis, Cassis, Rossis, clerc 
de Chabanais. — A l'autel de Saint-Barthélémy. — P. Aquilaire 
nomme et conféra, chapitre ratifia, 1400, 1493, 1494, 1499, 1604, 
1620, 1826, 1636, 1699, 1607. 

Jean de Gurson, alias de Monlfranc. Montfranc est paroisse de 
La Noaille. — A l'autel de Sainte-Gatherine. — P. Aquilaire 
nomme et conféra, chapitre ratifia, 1487, 1489, 1496, 1620, 1527, 
1544, 1649, 1662, 1663, 1667, 1668, 1619, 1680, 1706, 1744, 1762. 

Notre-Dame du Puy, ou Estienne, ou Pierre du Puy, de Pateo. — 
A l'autel de la Sainte- Vierge, ou Notre-Dame-des-Trois-Rois. — P. 
Aquilaire nomme et conféra, chapitre ratifia, 1466, 1498, 1614, 
1624, 1627, 1639, 1543, 1661, 1660, 1561, 1674, 1619. 

Jean Vincent Rogier, chanoine, malJacques; pour le plus proche 
parent. — A l'autel de Saint-André. — P. Aquilaire confère, 
patrons laïques nomment avec héritiers plus proches parents. 
De Mansac, prêtre, avec autre Bourdeau dit Thomieu, du bourg 
de Rançon; Perron, Thevenin, Natalis ou Nadaud avec Vincendon 
notaire 1636. Baignol veuve de Vincendon et tutrice de ses enfants, 



t>bUlLLR aiStOAlQUE DU DIOCàsB OC LliîOOBS \bi 

femme de Joussen 1541. Vincent, 1460, 1485. Bardis alias Daniele 
femme d'Alary, 1465. Farlelle Bernardot, Vincent, Perronie et Na- 
dau plus proches parents présentèrent, aquilaire conféra, chapitre 
approuva, 150Î. Bardinel502. Bardine veuve de Bernard 1496. Ran- 
çon 1466. Pradel, prêtre de Tordre des Frères prêcheurs. Pradelle 
et Bardine alias Donsela présentèrent 1460. La Pradelle, 1460. 
Rançon, Bardin, alias Daniel et La Pradelle 1466. Vincendon, avocat 
et procureur au présidial, 1593. Rogier, tutrice des héritiers de 
Vincendon, conseiller au présidial, avec Vincendon fils d'un pro- 
cureur, 1582. Aquilaire conféra, chapitre ratifia, 1593, 1620, 1626, 
1627, 1630. 

Pierre Bardon, 1404, chanoine. — A l'autel de Notre-Dame- 
des-Trois-Rois, ou de Sainte-Catherine. — P. Aquilaire confère, 
chapitre ratifie, 1404, 1417. 1500, 1501, 1513, 1523, 1526,1533, 
1550, 1562, 1567, 1574, 1584, 1598, 1612, 1625, 1650, 1699. 

Gerald Fougeyrat. —P. Aquilaire conféra, chapitre ratifia, 1589. 

Jean Reynelli, décrétée en avril 1505. —■ A Taulel Je Nolre- 
Dame-des-Trois-Rois. — P. Héritier, 1505. 

Roger ou Aimeric Maurel, prêtre, chanoine, sous-chantre 
en 1306, acheta des rentes en 1293 pour fonder sa vicairie. — A 
l'autel de Notre-Dame-des-Trois-Rois. — P. Aquilaire nomme, 
chapitre ratifie, 1521, 1538, 1548, 1552, 1576, 1586,1596, 1591, 
1596, 1605, 1611, 1624, 1628, 1630, 1646, 1661, 1663, 1673, 1674, 
1711 [Léonard Deveux, curé de La Brugère, possédait en 1771]. 

Jean du Peyrat, licencié en décrets, chanoine de Limoges, curé 
de Veyrac et de Saint-Symphorien, diocèse de Limoges, et doyen 
de la collégiale de Thoûars, diocèse de Poitiers, fils de François. 
bourgeois du château de Limoges. Appelée preslate de Thous. 
Spirilualisée le 13 septembre 1499. Fonda par acte du 13 décem- 
bre 1499, signé de Gharlonia. Pour un prêtre séculier [dite des 
Touards].— ATaulel de Saint-Joseph. —P. Chapitre confère, héri- 
tiers présentent. Du Peyrat élu au Haut-Limousin et Franc-Alleu, 
1499. Fille aînée et héritière d'un élu au Haut-Pays de Limousin, 
et veuve de Rogier, marchand, avec sa sœur, veuve de Maumilhon, 
sieur du Bouchet, 1566, avec Ëstienne de Beaumont, conseiller au 
Parlement de Bordeaux et autre élu en la sénéchaussée de 
Guyenne, fils d'une du Peyrat, 1567. Maumilhon, contrôleur à 
Poitiers, comme tuteur d'autre Maumilhon, sa nièce, avec autres 
conseillers au Parlement de Rennes, fils et héritier d'une du Pey- 
rat, et avec Rougier, marchand à Limoges, fils d'une du Peyrat, 
et antres Rougier, fils d'un receveur du domaine du roi et héritier 
de du Peyrat, leur aieule, 1574. Noble Jean Maumilhon, conseiller 
an Parlement de Bretagne, avec autre contrôleur général des 



lOt SOCitri ARCHÉOLOaiQOK Et BI8TORI0UC bU UHOOSlH 

finances en Poitou et autre sieur de La Gondonniëre, demeurant à 
Danville, avec de Jullien, receveur du taillon d'Agen, comme 
tuteurs des enfants de Rougier, receveur du domaine du roi, avec 
autre Rougier, marchand i Limoges, 1580. Rougier, marcliand 
à Âixe, 1595. Beaubreuil, juge prévôt de Limoges, 1647. Du Pey- 
rat, conseiller du roi et son procureur en la généralité de Limoges, 
1661. Rougier, fils d'un marchand de Limoges, 1661. Faucher, 
sacristain de Téglise de Saint-Maurice de la Cité de Limoges, 
fils d*une Dilhon, fille d'un Rougier, 1713, 1717. Dilhon, femme 
de , 1691. Faucher, mari de Dilhon, 1673. Faucher, 1765. 

Jean Brachet, licencié en décrets, chantre et chanoine de la 
cathédrale, pour un prêtre habitué ou non habitué dans la même 
église, mais résidant dans la cité, ou château, ou enceinte des croix 
de Limoges, décrétée le 3 mars 1493, vieux style, signé de Ulmo. 
Le chapitre la décréta et spiritualisa le 13 mai 1502. — Par les 
statuts de la cathédrale lus et publiés au mois de mai 1618, chapi- 
tre I, n"* 2, on devait demander en cour de Rome Tunion de cette 
vicairie, à cause de la commodité qu'en retirerait le chapitre d'une 
maison annexée à cette vicairie pour loger un chanoine près de 
l'église. Le 7 juin 1605, statué que celte vicairie venant à vaquer 
par décès ou par résignation sera unie à la mense capitulaire, et 
qu'on demandera l'union au pape. Par autre statut du 16 mai 1661, 
celte vicairie sera à la collation du chanoine aquilaire et non au 
corps du chapitre, qui néanmoins pourra la faire unir à sa mense. 
— A l'autel de Saint-Martial. — P. Aquilaire nomme, chapitre 
confère, 1548, 1577, 159:2, élective [et collative], 1598, 1628, 1639, 
1644, 1680, 1G99, 1730, 173â [Guillaume Vacquand, chanoine de 
la cathédrale, obtint son visa pour cette vicairie le 21 mai 1785 
{Feuille hebd. de Lira,, 8 juin 1785, n*» 17, p. 70, col. 2)]. 

Jean de Courceilà [apparemment celle qui est nommée ailleurs 
Courcelle, ou de La Gourcelle], prêtre, par son codicille du 14 sep- 
tembre 1499, signé Mingonis. De La Gourcelle, 1511, 1549, 1550, 
appelée de Forestâ, spiritualisée et décrétée en décembre 1499. — 
A l'autel de la Trinité. — P. Ghapitre confère, successeurs et 
héritiers nomment, — Gorcelle, 1500,1508, 1528. Gibot, marchand 
à Limoges, 1579. Gibot, femme de Ghapelas, marchand, 1592, 
1595. Ghapelas, 1627, sieur de La Ghapelle, bourgeois, 1647, 1659, 
marchand, 1697, bachelier, curé d'Aureil, comme héritier de 
Ghappelas, 1697. Aquilaire conféra, 1508. Aquilaire conféra, cha- 
pitre ratifia, 1592. 

Antoine Amedieu, Amadei, licencié en décrets, acte reçu par 
Bonet le 10 février 1503 (1504), spiritualisé par la cathédrale 
le 2 avril suivant. — A l'autel de Notre-Dame-des-Trois-Rois. — 



POUILLB HISTORIQUE DU DIOCiSR DR LlMOOIS 105 

P, Principal héritier de la maison du fondateur nomme. Âquiiaire 
confère, chapitre conHrme, 1504, 1525, 1542, 1551, 1555, 1564, 
1569, 1579, 1582, 1593, 1608, 1611. 

Jean Le Bloy, chanoine, ou Guillaume à La Bloys. — A Tautel 
de Saint-Georges. — P. Aquiiaire confère, chapitre ratifie, 1511, 
1525, 1542. 

[La Joyeuse. — P. Aquiiaire]. 

Denis, ou Jean Bloys, alias Sainte-Fortunade [ou Fortunate]. — 
A l'autel de Saint Victurnien, Saint- Vincent ou Saint-Barthélémi. 
— P. Aquiiaire confère, chapitre ralifle, 1433, 1458, 1490, 1497, 
1528, 1533, 1535, 1546, 1551, 1553, 1556, 1562, 1598, 1619, 1626. 

[Autre, dite des Allaris. — P. Aquiiaire confère. 

Autre, dite des Ghatillons et Lescure]. 

Pierre Chambefort, 1277. — A l'autel de Saint-Georges ou de 
la Sainte -Vierge. — P. Aquiiaire conféra, chapitre ratifia, 1490, 
1502, 1503, 1536, 1538, 1543, 1544, 1566, 1583, 1598, 1626. 

[Autre, dite Les Dupuis. — P. Aquiiaire confère]. 

Pierre Chinchaudi, cordonnier, de la ville d'Aimoutiers, pour 
un clerc de son nom, le 17 août 1468, signé Durandi. — A Tauiel 
de Saint-Martial. — P. Plus proche parent nomme, chantre ratifie, 
1512,1538,1554,1559. 

Jean Barton, chevalier, chancelier du comte de la Marche, sei- 
gneur de Lubignac, à l'honneur de sainte Radegonde, sous l'image 
de Notre-Dame des Miracles, devant l'église de Saint-Jean et dans 
une chapelle appelée du Bâtiment, adossée en dehors à l'église 
cathédrale, à présent démolie. Avant 1455. Le 20 février 1511 
(1512), conclu dans la cathédrale de démolir l'autel de Sainte- 
Radegonde, et d'en ériger un autre au-dessous. Le 17 mai 1673, 
conclu en chapitre que la petite chapelle de Sai^te-Radogonde, 
au-dessous de l'image de Noire-Dame des Miracles, qui était en 
dehors de l'église, sera détruite, et attendu qu'il y a quelque fon- 
dation ou commission de messes en titre de bénéfice, le service 
sera transféré dans la chapelle de Sainte-Madgieine, vulgairement 
Notre-Dame de Bonne-Délivrance, dans la cathédrale. — P. Cha- 
pitre confère. Bernard Barton, chevalier, vicomte de Montbas, sei- 
gneur de Loubignac, 1496, 1502, 1505. Pierre Barton, chevalier, 
seigneur de Loubignac, Le DefTan, etc., vicomte de Montbas 
(1523, 1541), gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et capi- 
taine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, 1630. 
Aquiiaire conféra, chapitre ratifia, 1595, 1599, 1630, 1631, 1717. 
1727, 1732. 

Michel de Verthamon, prêtre, grand chantre, vers 1700. — A 
1* autel de Notre-Dame de Bonne-Délivrance. — P. Verthamon de 
Villemenon, héritier du fondateur, 1712. 



106 SOCIÉTÉ ARGBÉOLOGIQUB BT B18T0RIQUB DU LIMOUSIN 

Le 4 janvier 1734, le syndic de la cathédrale représenta au cha- 
pitre que ces commissions de messes ou chapellenies, avec trois 
prieurés simples, étaient perdus soit par le laps de temps, les trou- 
bles dont la province avait été agitée, les guerres des Anglais et 
des Calvinistes, soit par la négligence des titulaires. Les fonds des- 
tinés à Fentretien des vicairies étaient tombés en ruine ou dans un 
tel oubli qu'à peine en connaissait-on autre chose que les noms des 
fondateurs, en sorte que les unes étaient actuellement dépourvues 
de titulaires, les autres avaient si peu de revenu que ceux qui les 
possédaient négligeaient d'en acquitter les charges; enfin celles 
dont quelques fonds avaient échappé aux malheurs des temps 
n'étaient pas desservies selon Tintention des fondateurs. En effet, 
depuis plus de quatre-vingts ans^ on n'a vu aucun de ces chapelains 
célébrer la messe dans la chapelle qui lui est affectée, ni dans 
aucune autre de cette église. 

Pour remédier à cet abus, les chanoines, dans leurs chapitres 
généraux, avaient presque tous les ans déterminé de faire procéder 
dans les formes de droit à Textioction des titres de ces chapellenies 
et leur union à la mense capilulaire, et même il est porté par les 
anciens statuts qu'on y ferait unir quelques vicairies, dont les 
maisons qui leur étaient affectées serviraient pour loger les cha- 
noines près de Téglise, afin d'être à portée d'assister plus assidû- 
ment à TofiSce divin. Mais tous ces bons desseins avaient demeuré 
sans exécution, tant à cause du peu d'avantage temporel qui en 
reviendrait à l'église cathédrale, attendu que tout le revenu de ces 
vicairies devait être employé à la célébration des messes, qu'à cause 
des frais qu'il en coûterait pour parvenir à une union si peu inté- 
ressante. Quoique le chapitre soit moins en étal qu'il n'a jamais 
été d'entrer dans cette dépense, cependant, outre qu'il convient à 
des ecclésiastiques de sacrifier leurs intérêts particuliers à la gloire 
de Dieu et au bien public, il semble qu'il y a une espèce d'obliga- 
tion dans le chapitre d'une cathédrale de procurer par toute sorte 
de voies le rétablissement du bon ordre et du service qui y a été 
fondé. La seule ressource qui reste pour empêcher le dépérissement 
entier de ces vicairies et conserver aux défunts les secours qui leur 
reviennent du très-saint sacrifice de la messe, c'est de les faire 
unir à la mense particulière du chapitre. Cette union une fois faite* 
les messes distribuées par hebdomades à chacun des chanoines 
seront non seulement acquittées exactement et à perpétuité, mais 
même elles seront célébrées dans l'église et aux mêmes autels, où 
elles ont été origmairemenl fonilées Déjà plusieurs des titulaires 
pour seconder le zèle du chapitre offraient dès à présent de consen- 
tir à cette union, et ceux qu'on ne connaissait pas encore n'ayant 



POUILLi HISTORIQUE DU DIOCtSB DR LIMOGKS i07 

presque point d'intérêt de s'y opposer à cause de la modicité du 
revenu, ou consentiront à l'union suivant toutes les apparences, ou 
du moins seront obligés, dès qu'ils seront connus, de remplir leur 
devoir pendant quMIs en seraient les titulaires. Il y avait même 
plusieurs patrons laïques qui, plus jaloux de voir les intentions de 
leurs ancêtres fidèlement remplies, que du droit de nommer des 
chapelains qui les négligeaient, ont déjà témoigné leur empresse- 
ment pour la consommation d'une si bonne (euvre. â la vérité, les 
titres et les fonds de plusieurs de ces vicairies sont à dire, ou 
inconnus, mais avec du soin et des recherches on pourra en décou- 
vrir quelques-uns I Enfin, H. Tévêque a souvent fait offre de con- 
tribuer de tout son pouvoir à Texécution d'un projet qu'il a jugé 
être évidemment avantageux au bien public et à la gloire de Dieu. 
Le chapitre conclut, qu'attendu que M. l'évêque ne peut procéder 
à l'union de ces bénéfices, à cause de sa qualité de chanoine pré- 
bende de la cathédrale, on s'adresserait à M. l'archevêque de Bour- 
ges pour supprimer les titres de ces bénéfices, faire acquitter les 
messes par les chanoines à l'exclusion des vicaires du chœur. Dans 
la requête qu'on lui présenta, on exposa que le dessein de cette 
union n'a pour fondement aucun intérêt temporel de la part du 
chapitre, quoiqu'il soit un des plus pauvres du royaume, ainsi qu'on 
offre de le constater par l'état fidèle de ses revenus et de ses char- 
ges. L'archevêque nomma un commissaire. Mais on a plus fait de 
démarches depuis. 

SAINT-JEAN, dans la cité de Limoges, cure en ville murée, 
72 communiants, 103 habitants. 

Cette église était dépourvue de paroissiens, presque réduite à 
rien et très appauvrie. Afin qu'à l'avenir le culte divin ne dépérit 
pas, mais qu'il y fut augmenté, statué daos le chapitre de la cathé- 
drale le 15 mai 1403 qu'on y annexerait la première des grandes 
vicairies vacantes; en ce que le chapelain de celle cure se conten- 
terait de ce qu'un des grands vicaires reçoit dans les anniversaires 
de l'église, et que pour la robe qu'il demande pour un chanoine 
mort, il aura 20 sols. Le 9 mai 1410, le chapitre supplia l'évêque 
d'unir à cette cure la première vicairie vacante, en ce que le curé 
servirait à l'église comme les autres grands vicaires et aurait le 
même revenu. Ce curé ayant eu une bulle pour l'union de la pre- 
mière grande vicairie vacante, Taquilaire l'y nomma et le chapitre 
ratifia le 17 décembre 1482. — P. Le chantre de la cathédrale 
(Bonav., t. III, p. 592), aquilaire présenta et le chapitre conféra 
pteno jure, ISOO, 1513, 1545, 1564, 1566, 1577, 1599, 1612, 1626, 
i628, 1646, 1699, 1705, 1723, 1744. 



108 SOCitTR ARCHiOLOOlQUE KT HISTORIQOI DU LlHOilSlII 

La collalion de la chapelle de Saint-Jean appartenait au chantre 
de la cathédrale. Il la céda au chapitre qui lui donna la vicairie de 
Jean Bolho en 1279. 

Vicairies fondées dans Véglise de Saint-Jean, par : 

Jean Arnoult, Gis de Gui, jurisconsulte, avant 1375. Existait 
en 1404. 

Martial de Jullien, bourgeois. Son fils, autre Martial de Julien 
l'augmenta le 13 août 1363, signé Guillaume de la Chieza [Peut- 
être est-ce celle dite ailleurs Les Juillac]. — P. Curé confère; 
Colomb, marchand, nommait en 15K3. Julien nomma en 1521. 

Guillaume des Monts, un des quatorze vicaires de la cathédrale, 
pour un des quatorze grands vicaires qui n'aura pas de bénéfice 
cure, le 24 octobre 1500, reçu de Chaussadis. Spihtualisée et décré- 
tée par le chapitre de la cathédrale le 22 novembre suivant. — Au 
grand autel. — P. Aquilaire confère, chapitre ratifie, 1534, 1533, 
1554, 1597, 1610, 1699. 

Pierre-Jean, mal Jean prêtre, peu avant 1406. — P, Aquilaire 
nomma, chapitre ratifia 1693, 1699, curé nomma et conféra 1569, 
1577, 1693, 1714. 

Pierre Alary, prêtre, J*un des quatorze grands vicaires de la 
cathédrale, pour un prêtre le 26 août 1519, signé Pierre Minguo. 
Par les statuts de la cathédrale lus et publiés au mois de mai 1618, 
chap. V, art. 12, on devait demander en cour de Rome Tunion de 
cette vicairie, à cause de la commodité qu'en retirerait le chapitre 
d'une maison annexée à celte vicairie pour loger un chanoine près 
deTéglise. Le 8 juin 1605, statué que cette vicairie venant à va- 
quer par mort ou par résignation, sera unie à la mense capitulaire, 
et qu'on demandera Tunion au pape. — P. Aquilaire nomma et 
confirma, chapitre ratifia 1584, 1589, 1595, 1596, 1601, 1602, 1627, 
1657, 1689, 1696. 1711, 1725, 1727, 1732. 

Jacques Meynard, prêtre, pour le prêtre plus proche parent du 
côté paternel (Le vicaire ne peut résigner à d'autre). A leur défaut 
pour un des grands vicaires de Téglise de Limoges qui n'aura pas 
d'autre bénéfice et qui ne pourra la résigner ni permuter qu'avec 
un autre grand vicaire. Acte du 9 avril 1490, reçu Proly. Spiritua- 
lisée par la cathédrale le 18 juin 1494. — P. Chapitre de la cathé- 
drale confère. Plus proche et plus ancien mâle de la race du fon- 
dateur du côté du père. Meynard_1514, dit Le Bourgeois 1545. 
Aquilaire nomma, chapitre ratifia, 1545, 1598, 1599. 

Martin de Solerio, du Soulier, alias Galli, prêtre, un des quatorze 
grands vicaires, curé de Panazol, le 2 octobre 1465, signé Gayoti de 



POVILLft BIBTORIQUB DO DIOCÈSE DB L11I06BS 109 

Baslida [dite de S. Martin du Soulier]. — P. Curé norome et confère, 
1806, 1808, 1887, 1872, 1874, 1602, 1604, 1612, 1688, 1712, 1716, 
1717, 1743. 

Guillaume Sage, Savi, ou Sapientis, prélre, un desdits vicaires 
pour un des mêmes vicaires qui n'aura point charge d'âmes. Acte 
reçu par de Ulmo, le 22 septembre 1493, spirilualisée et décrétée 
par la cathédrale le 18 juin 1494. — P. Curé nomme et confère, 
1889, 1872. 1878, 1883. 

On exposa que la cure de Saint-Jean, quoique la plus ancienne 
de la ville et du diocèse, était cependant la plus pauvre, n'ayant 
d'autre revenu que celui d'une des quatorze vicairies du chœur de 
la cathédrale, qui lui est unie, à raison de quoi le curé est obligé 
d'assister à rofiice, et une petite dtme dans le village de la Baconie 
dépendant de la paroisse. Il n'a point de presbytère, presque point 
de casuel, ses revenus ne s'élèvent pas à la somme fixée pour la 
portion congrue. Il convenait de les augmenter par l'union de quel- 
ques petites vicairies ou chapellenies, fondées anciennement dans 
cette église; les fondations seraient exactement acquittées dans 
l'église où elles avaient été faites, et leur revenu quoique médiocre 
serait recherché avec plus de soin par les curés, dès qu'ils feraient 
une portion de leur bénéfice. 

Par décret de M. l'évéque de Limoges du 30 mai 1784 [signé 
J. G., év^éque de Limoges (Titr. du curé de Saint-Jean-en-Saint- 
Etienne)], les quatre vicairies sont unies à cette cure en acquittant 
les charges portées par les fondations. 

La Baconie, église paroissiale 1429. Le chapitre de la cathédrale 
l'unit à la cure de Saint-Jean, le 31 décembre 1378. — F. Sainte- 
Mari e-Hagdeleine. 

SÂINT-MÂRTIAL, jadis Saint-Sauveur. — Abbaye séculière. Un 
canonicat et deux prébendes y sont annexés par la bulle de sécu- 
larisation. — P. Abbé de Cluni en 1097 (Baluze, t. VII, MisceL, 
p. 388). Le chapitre des moines élisait, évéque confirma 1214, 
1216, 1272, 1276. Le roi nomma 1311. 

Les chanoines qui gardaient le sépulcre de Sainl-lMartial prirent 
l'habit de Saint-Benoit le 31 mars 848 (Ademar, in chron, apud 
Labbe, t. II, Nov. Biblioth., p. 161 et 271). Les Clunisles y furent 
introduits en 1063 (Balcz., Miscell,, t. VI, p. 816), congédiés en... 

L'endroit où est l'abbaye de Saint-Martial était apparemment le 
cimetière commun des habitants de Limoges. L'inscription payenne 
sous le clocher le persuade ainsi que les sépultures des saints et 
des évéques. De là ce cimetière aura été augmenté sur la hauteur, 
vers Saint-Michel-<les*I4ons, 



HO SOCIÂTi ARClftOLOGIOOB ET niSTORIQUS DU LlMOmiN 

Sur une pierre angulaire du clocher, à main droite en descendant, 
est cette inscription : 

D.M. IVLI 
INSIDIOL 
ÂE. INSIDI 
ATOR PAT 
VIVS ET SI 
BI POSVIT (4). 

Les deux premières lettres Diis manibus ne permettent pas de 
douter qu'il s'agit d'un payen, ainsi que V.S. votum solvit. S. Ursin 
de Bourges (Greg. Tur., Glor. confess., G. 8) fut enterré dans un 
champ destiné à la sépulture commune, et son tombeau placé parmi 
ceux du peuple qui n'avait point encore appris à rendre aux pon- 
tifes du Seigneur l'honneur qui leur est dû. Le lieu où est l'abbaye 
de Saint-Martial était donc la sépulture commune des habitants de 
Limoges (Voir Tarlicle Saint-Michel-des-Lions). Les chrétiens y 
bâtirent un oratoire à Saint-Martial. 

Offices claustraux : 

Prieuré claustral. 

Sous-prieuré. 

3* prieuré. 

Grande capicerie, ou chantrerie. 

Gellérerie de la cuisine, abbé conféra 1451, 1453, était unie à la 
mense abbatiale 1435, avec ses annexes de Verneuil et de Gyrat 
1483, Gellérerie du vin 1230. Seplimanie de la cuisine 1320. 

Ghantrerie. 

Sous-chantrerie. 

Aumônerie. 

Gamererie, ou Ghambrerie, abbé, 1504. Unie au chapitre par la 
bulle de sécularisation. 

Réfectorie, le prieuré de Moulier-Ferrier y était annexé, 1561. 

Thrésorerie. 

Sacristie du grand-autel. Fut désunie de la prévôté de Feix 
en 1197 (Mss. 1338, Bibl. nat.), divisée en sacristie et chambre- 
rie, 1293, unie au monastère en 1493.— > Attendu que lechambrier 

(1) Cette inscription aujourd'hui perdue doit être lue ainsi : 0[ub] 
M[anibu8] Juli[œ] Iniidioï[œ]. Inêidiator pat[er] oi[o]uêet êibi posuU. 
Aux Dieux Mflnes de Julla Insidiola. (Juiius) Insidiator, son père, a, de 
son vivant, fait construire (ce tombeau, pour elle) et pour lui. Les deux 
lettres V S que Nadaud traduit par ootum êoloU, appartiennent au mot 
pivus. 



POOILLR HISTORIQUE DU DlOCftsK DB LIMOGES \\{ 

n'avait pas assez de revenus pour fournir le vestiaire et que le 
même officier remplissait les fonctions de ces deux offices, celui 
de la grande sacristie fut uni à la chambrerie par Tabbé dlssoire 
en cours de visite, député par le pape, le 12 octobre 1337. La 
grande sacristie fut unie à la mense monacale en 1499 (Bonav., 
t. III, p. 738; ou 1493, Bonav., t. II, p. 402). 

Sacristie de Saint-Pierre, à laquelle le même abbé d'Issoire unit 
par le même acte le prieuré de Negret-le-Vieux, diocèse d'Angou- 
lême, qui était de la collation du prieur de Mouton. L'abbé y nom- 
mait en 1837. 
Sous-sacristie, 1415. 
Orlolarie oujardinerie. 
Maîtrise des écoles. 
Maîtrise des novices. 

Sous-maîtrises des novices, submagistratus^ prieuré attribué au 
sous-maitre. C'est plutôt un office monastique subordonné au mai- 
Ire des novices. 

Custodie, ou gardien du grand-autel. Unie à la sacristie ad vitam 
en 1426. 
Sous-chambrerie, érigée en 1293. 
Sous-aumdnerie. 

Hostellier, ou receveur d'hôtes, mareschal, boulanger, cordon- 
nier, lavandier, charpentier, portier, cosendanus, couturier peut- 
être, ovariiM ou fournisseur d'œufs, cuisinier de Tabbé, cepaaris^ 
peut-être des oignons, ctisinier du couvent, maître servant à Tin- 
firmerie, 1212. 

Maître d'œuvre en 1220. Portier du sépulcre qui devait être 
prêtre, 1220, office supprimé en 1489,Vinatier, vinearius, 1220. 
Gellérerie du vin, 1220, septimanie de la cuisine, 1220. 
Capicerie du sépulcre. 

Pitancerie, 1418, qui était chargé de fournir la pitance aux moi- 
nes, érigée vers 1180. 
Sous-pi tancerie. — P. Abbé, 1475. Pitancier, 1343. 
Infirmerie. 

Armanus^ ou bibliothécaire, 1220. 
Sous-cellérerie, avec prébende. — P. 1477. 
Sous-réfectorie. 

Prévôté des Combes, 1425, était unie à la mense abbatiale, 
1465, et le fut par la bulle de sécularisation. 
Doyenné conventuel. 
Voyez la bulle de sécularisation. 

On exposa au pape que dans quelques anciens livres et chroni- 
ques il est dit que Téglise de Saint-Martial est séculière, et qu'il y 



H 9 sociità archAolooique et historique du limousin 

avait des chanoines ou clercs séculiers, ensuite après qu'on eut 
porté à Solignac le corps de saint Martial, il y demeura, dil-on, 
comme immobile, et il fut révélé qu'il ne voulait point être reporté 
dans son ancien lieu, à moins que ceux qui y demeuraient ne chan- 
geassent de mœurs, de vie et d'habit, \lors les chanoines ou clercs 
de cette église firent profession de la règle de saint Benoit qui 
fleurissait beaucoup. Cette dernière raison ne convenait qu'au 
monastère de Solignac. On ajoute que ce monastère était situé dans 
un quartier où abordaient plusieurs marchands et autres pour 
acheter ou pour vendre. On y allait plus qu'ailleurs parce que les 
habitants de Limoges s*y fournissaient d'eau; il élait entouré de che- 
mins publics et fort fréquentés. A l'exception du cloître et du cime- 
tière, il n'y avait aucun endroit assez spacieux pour servir de 
promenade aux moines et se délasser après les offices, car les cel- 
lules étaient presque toutes très petites; il n'y avait que quelques 
petits morceaux de jardins séparés et non communs. Quand les 
moines sortaient dehors, ils ne pouvaient s'empêcher de se mêler 
avec des séculiers. Comme il n'y a dans la ville que deux églises 
paroissiales, il abordait tous les jours à celle de leur monastère une 
affluence d'habitants et d'étrangers que le marché au blé près de la 
porte de leur église leur occasionnait, et qui faisaient un grand bruit. 
On entrait à toutes les heures dans l'église à cause de la relique de 
saint Martial et des autres saints. On y prêchait, et non ailleurs 
dans la ville, l'avent et le carême, ce qui attirait dans leur église 
des personnes de l'un et l'autre sexe. Lm moines avaient depuis 
longtemps leur mense séparée de celle de l'abbé, et on leur payait 
en vin, blé et argent leurs offices ou bénéfices, ce qui les obligeait 
de mener une vie séculière bien éloignée de leur règle; elle était 
lelle, que les laïques liraient vivement sur leur compte, et on ne 
voyait plus de gens de condition, ou en place, ni de savants qui 
voulussent embrasser leur état dans ce monastère. Plus des deux 
tiers de leurs bénéfices ou offices claustraux étaient en commende. 
Enfin le roi François I" fit demander la sécularisation de ce mo- 
nastère. 

Ces raisons étaient vraies. Cependant, le P. Martène a avancé 
{Voyage littér., l, I, part. 2*. p. 69) que la sécularisation avait été 
faite sur un faux exposé. Croyait-il ce qu'on débita encore à Limo- 
ges^ que les moines avaient allégué que, pour aller faire l'office, ils 
avaient à traverser un bois, et se mettre en proie à des bêtes 
féroces, faisant alusion aux arbres de leur cimetière et aux lions 
en pierre placés autour de l'église? Le monachisme subsista-t-il 
encore dans ce lieu, on aurait à alléguer les mêmes motifs. 

Ainsi le pape, par bulle du 22 novembre 1535, s ipprima le titre 



PODlLLi BISTOaiQUB DO DIOCftSB DB LlllOOBS H 8 

de monastère, d'abbaye régulière et la conveatualité, tous les 
prieurés et prévôtés non conventuels, les offices claustraux et 
vicairies jadis régulières, et veut qu'ils soient désormais séculiers, 
réduisant le tout à cet état. 

Il érigea une abbaye séculière dont Tabbé pourra se servir de la 
mitre, bâton pastoral, sandales, et tous habits pontificaux ; béuir 
les images, croix, calices, ornements sacerdotaux et parements 
des autels. Il doit appeler quatre chanoines, élus par le chapitre, 
quand il s'agira d'en corriger quelque membre. On lui unit un 
canonicat et deux prébendes, et à sa mense abbatiale la prévôté 
des Combes, et les deux prieurés ou prévôtés qui vaqueront les 
premiers, et qu'il voudra accepter. Il a la majeure en cas d'égalité 
d'opinions. Doit payer à sa réception pour l'entretien des calices, 
chappes, etc., 150 livres. 

Le prévôt, en l'absence de l'abbé, a le pouvoir de convoquer le 
chapitre et d'y présider, en son absence, le chantre, ce dernier 
absent le plus ancien chanoine. Le prévôt à la première stalle du 
côté gauche à la place du prieur claustral. 

Le chantre à la seconde stalle du côté droit du chœur à la place 
du sous-prieur. 

Les chanoines doivent faire l'office à l'instar de la cathédrale ; 
chacun doit payer à sa réception S3 livres 10 sols. Le pape unit à 
à la mense capitulaire la chambrerie, aumônerle, réfectorie, sa- 
cristie de Saint-Pierre, thrésorerie et orlolarie, tous les offices 
claustraux, portions monacales, chapelienies ou vicairies irrégu- 
lières avec les prieurés et prévôtés d'Aver, Mouton, etc. Les cha- 
noines porteront l'hiver des chappes noires, longues, et en été des 
aumuses de peau. Ils peuvent se faire des statuts. 

Le chapitre doit avoir un habile lecteur qui au moins quatre ou 
cinq fois la semaine explique l'écriture sainte à l'heure qui lui sera 
marquée par le chapitre ; on lui assignera un des 18 canonicats et 
prébendes, et il est dispensé de tous les offices et charges ecclé- 
siastiques pendant qu'il s'appliquera à l'étude. 

Le chapitre doit avoir encore six enfants de chœur, un maitre 
de psallette, un greflBer et un bedeau. 

Cette bulle fut fulminée le 14 octobre 1537. L'abbé et les moines 
reconnurent qu'elle ne préjudiciait en rien à la juridiction de Tévé- 
que et s'engagèrent de célébrer la fêle de Saint-Benoit avec le 
môme ritqueci-devani. 

Le chapitre est composé à présent de : 

Prévôté, qui est un personat, avec un canonicat et prébende, la 
cellererie de la cuisiae et les prévôtés de Verneuil et de Cirac qui y 
sont unies par la bulle de sécularisation. — P. Par la bulle de se- 



fl4 SOCIÉTÉ ARCRÈ0L06IQUB Kt BISTORlOUK Dtl LlVOtJSlN 

cularisatioD Tabbé nomme et confère, 1563, 1566, 1572, 1574, 
1578, 1581, 1582, 1588, 1594, 1696, 1596. 

Ghantrerie, qui est aussi un personat : un canonicatet prébende. 
Les prévôt^.s de Panazol et des Séchëres ; furent unies par la bulle 
de sécularisation. Autrefois le chantre de Séchëres et le prévôt de 
Verneuil étaient des commis qui distribuaient le pain et le vin aux 
religieux de cette abbaye. L'église sécularisée, les commissions 
furent converties en bénéfices. Les bénéficiers dignitaires étaient 
tenus de bailler des pains à certains jours aux chanoines. Le titre 
s'était perdu, mais il était mentionné dans la bulle de sécularisa- 
tion, dans une enquête de* Tan 1309 et une sentence de 1559. Le 
prévôt et le chantre ayant offert de largent suivant la possession 
immémoriale du syndic, on soutint qu'il devait donner les pains de 
message ou mezage, a mense aut mensd, que l'espèce est impres- 
criptible, ainsi jugé. La cotte se prescrit parce que le titre subsiste, 
mais il n'en est pas de même de l'espèce, parce que lors le titre 
est détruit (La Peyrere, lettre P, n*» 104). — P. Par la bulle de sé- 
cularisation abbé nomme et confère, 1570, 1572, 1573, 1575, 1577, 
1605, 1646. 

18 canonicats et prébendes. — P. Par la bulle de sécularisation 
l'abbé et Faquilaire du chapitre nomment alternativement chacun 
pour une moitié, le chapitre confère. Pendant la vacance du siège 
abbatial les personats, canonicats et autres bénéfices sont à la no- 
mination de l'aquilaire. Si celui-ci meurt dans sa semaine d'aigle^ 
le suivant qui doit entrer en aigle nomme aux bénéfices qui vaque- 
ront pendant cette semaine. 

Théologale, qui n'a que le rang de sa réception et est du nombre 
des canonicats et prébendes ' ci-dessus. — P. Chapitre confère en 
élisant, 1550, 1601, 1614, 1624, 1651, 1713, 1747, 1763. 

Prébende préceptorale unie au collège de la ville en 1561. 

Cure du monastère, 1184, 1212, 1370, 1510. 

Cure du sépulcre, 1468, 1538 [ou de Saint-Pierre du Sépulcre]. 
Peut-être la même que la précédente. Dans un acte de 1315, la 
communauté des prêtres de Saint-Martial était composée du curé de 
Saint-Denis, du vicaire de Sainle-Marie-de-la-Carole, du chapelain 
du sépulcre, de celui du Moutier, du vicaire de Saint-Jean et de 
sept autres. 

12 grandes vicairies des prêtres séculiers de la communauté, ou 
communauté des prêtres séculiers, qui en 1494 et 1510, étaient 12, 
le curé compris. On les appelait les prêtres noirs en 1501. Ces vi- 
cairiesétaientaux autels de Saint-Michel-de-la>Carole, Saint-Georges, 
Saint-Martin, Saint-Vincent. Le curé soi-disant n'a aucune juridic- 
tion. 



MUiLLi HISTORIQOB DU DiOCèSB DK LlMOOIS US 

4 vicairies appelées de réchiole, 1337, ou de la cloche [de 
Eschyllà] étaient réduites à 3 en 1593 et dans le nombre des 12, du 
côté gauche du chœur, aux autels de Saint-Jean-Baptiste, Saint- 
Denis. [La quatrième a été démembrée pour former la place du 
grand bedeau ou massier, qui jouit du même revenu que les trois 
autres et qui est nommé par i*abbé en seul, mais révocable ad 
nutum]. 

Abbés de Saint-Martial : 

1. Dodo, 848, 8K0. 

2. Albo, 881, mort le 19 mai 868. 

3. Benoit, mort le 19 janvier 876. 

4. Gonsindus, mort le 26 octobre 893. 
8. Fulbert, mort le 24 janvier 900. 

6. Fulbert, mort le 13 février 920. 

7. Etienne, mort le 14 novembre 937. 

8. Aimo d'Âubusson, mort le 7 mai 942. 

9. Aimeric Malacorona, mort en 974. 

10. Wigo, Guigo, mort le 29 septembre 990. 

11. Joffredus de Limoges, mort le 11 octobre 998. 

12. Adalbaldus, mort le 22 juillet 1007. 

13. Joffredus, mort le 8 décembre 1019. 

14. Hugue, mort le 27 mai 1028. 

16. Odolric, mort le 27 septenibre 1040. 

16. Anterius, mort en 1048. 

17. Pierre, mort le 27 septembre. 

18. Mainard de Uisli, mort le 19 juin. 
10. Pierre. 

20. Adémar, élu en 1063, mort le 22 septembre 1114. 
U. Bernard de Brancion, 1114, quitta. 

22. Amblard, élu en 1118, mort le 20 août 1143. 

23. Albert de Gourcillas, 1143, mort le 9 août 1186, prévôt de 

Vernouil. 

24. Pierre de Petiviers, élu en 1186, mort le 24 décembre 1160. 
28. Pierre Le Gros, se démit. 

26. Pierre des Barri, élu le 8 janvier 1162, mort le 10 ou le 11 sep- 

bre 1174. 

27. Isembert Escoblart, élu en 1174, se démit, mort le 6^eptem- 
^ bre 1198. 

28. Hugues de Brosse, élu en 1198, se démit en 1214, mort le 

3 mai 1218. 

29. Pierre de La Guissa, prévôt de La Soulerainne, élu, mourut le 

13 mars 1216. 



H 6 sociirÀ AacHéOLOoiQUE rr mstoaiQOt Dtt limodsin 

29. Pierre de Nailhac, élu en 1316, mort le ii octobre 1220. 

30. Guillaume de Jaunac, élu en 1220, mort le 24 avril 12%. 

31. Raymoad Gaucelin, élu en 1226, mort le 4 septembre 1245. 

32. Guillaume Amalvin, élu eu 1245, mort le 15 août 1261. 

33. Aimeric, 1260. 

34. Guillaume de Mareuil, élu en 1265, mort le 21 février 1272. 

35. Jacques de Calaures, élu eu 1272, mort le 11 février 1276. 

36. Pierre de Saint-Vaulry, élu en 1276, mort le 30 janvier 1295. 

37. Gérard Faydit, 1295, mort en 1298. 

38. Gui de La Porte, élu en 1298 le 21 septembre, abbé de 

Vigeois, déposé. 

39. Hélie, 1304. 

40. Galhard de Miraumon, 1307, ou Nigreraont, 1304, mort en 

1311. 

41. Hélie Gaufridi de Chabrignliac, cla en 1311, mort le 31 mars 

1338. 

42. Guillaume de Ventadour, élu en 1338, mort en juin 1340. 

43. Hélie de Lodio ou Luys, élu en 1340, mort le 12 novem- 

bre 1361. 

44. Aymeric du Breull de Drouilles, élu en 1361, mort le 13 jan- 

vier 1384. 

45. Gérald Jouviond, élu en 1384, mort en mars 1392. 

46. Estienne Almoyns, 1399, 1406. 

47. Pierre de Drouilles, nommé en 1409, 1421. 

48. Barlhélémi Audier, 1422, 1429. 

49. Pierre de Versaille, 1430, mort évoque de Meaux, 11 novem- 

bre 1446. 

50. Jacques Jouviond, 1433, permuta en 1488, mort évéque 

d'Andros. 

51. Albert Jouviond prit possession le 31 mai 1488, mourut le 

28 mai 1523. 

52. Mathieu Jouviond, élu en 1523, prit possession le 10 octo- 

bre 1523, mourut le 1" mai 1542. 

Séculiers : 

53. Robert de Lenoncourt, prit possession le 16 février 1543 

(1544), bulles du 13 août 1543, mort archevêque d'Arles le 
4 février 1561. 

54. Louis de Genouillac de Vaillac, bulles du 17 mars 1547, mort 

évéque de Tuile, 15K3. 

55. Jean de Fonseques, 1561, se démit. 

56. Jean deLaubespine, 1574, se démit, 1591, évéque de Limoges. 

57. Léonard Cluzeaud, 1594, 1599. 



k^OUlLLÉ AlSTOklIQOR bU DIOCèsE DR LIMOÛED H 7 

58. Pierre Verdier, 1399, reçu en chapitre le 9 juia 160i, mort en 
octobre 1682. 

89. Charles-François de La Vieuxville, prit possesssion le 4 jan- 
vier 1683, se démit. Il est mort évéque de Rennes le 23 jan- 
vier 1676. 

60. Henri de La MoUe-Houdancour, 1660, prit possession le 8 juil- 

let 1661 , mourut le 24 février 1684. 

61. Jacques de Courlarvel de Péré prit possession le 27 avril 1688 

mourut en février 1701. 

62. Jean-Charles de Barrière de Taillefer, 1701, prit possession le 

4 août, mourut le 3 février 1729. 

63. Jean-François de La Cropte de Bouzal, 1729, prit possession 

le 13 octobre 1730, se démit, mon évéque de Noyon. 

64. Benjamin de Tlsle du Gast, prit possession le 17 novem- 

bre 1734, mort évéque de Limoges le 6 février 1739. 
68. Henri-Jacques de Montesquiou de Poylebon, 1739, se démit, 
évéque de Sarlat. 

66. Jean de Montesquiou de Poylebon, 1781, prit possession le 

7 juillet, mourut le 2 décembre 1784. 

67. Jean de Maussac, 1788, prit possession le 8 mai. 

Vicairies fondées dans l'église de Saint-Martial, par : 

Jean de Augeriis, physicien, c'est-à-dire médecin, à l'autel de 
la Sainte-Vierge, le 11 janvier 1268 (1266). — Couvent nommait. 

Ymbert, ou Isemberl, vers 1180, abbé du monastère. Unie à la 
chantrerie du monastère par l'abbé dlssoire en 1337. 

Hélie Gaufridi de Chabrignac. — Gaufridus, abbé du monas- 
tère, 1339. Dans la chapelle de Notre-Dame-sous-les- Arbres, à 
l'honneur de sainte Anne. Etait servie par un moine en 1407. 

Guillaume de Marteau, en 1376. — A l'autel de Saint-Jean. 

Le pape Clément VI, mort en 1352. — Appelée de Turenne, était 
servie par un moine en 1361 et 1802. — A l'autel de la Sainte- 
Croix. — P. Abbé confère. François de La Tour, chevalier de 
Tordre du roi, vicomte de Turenne, 1886. Abbé nomma, 1737, 1749. 

Deux par les héritiers de Guillaume d'Aigrefeuille, évéque de 
Sabine, appelé le cardinal de Sarragosse, d'où ces vicairies sont 
appelées de Sarragosse, mal Sarayeuse, Sarageuse, Sarragonet ; 
le 2 janvier 1378, sont réduites à une. — A l'autel de Noire-Dame 
de la Carolle et Sainte -Catherine. —P. Aquilaire, 1749. Abbé, 
1888, 1870, 1880, 1888, 1894, 1897, 1603, 1613, 169., 1749, 1787. 

Deux par Guillaume de Chanac, dit le cardinal de Mende, qui 
devaient être servies par les moines, 29 décembre 1384 (Baluze, 
Vit. pap. Aven., t. II, col. 960). Existaient en 1418. — P. Abbé et 

T. un 8 



M8 SOCIÉTÉ AaCHftOLOGIQOB ET BiSTOfttQUB 00 LIMOUSIN 

coavent nommaient et conféraient. Furent annexées à la mense 
abbatiale. 

Pierre Marteau, qui devait être servie par les moines, le !•' sep- 
tembre 1388. — P. Abbé. 

F. Gérald prévôt de La Souterraine, à Tautel de Saint- 
Etienne sur le sépulcre, avant 1495. 

Aymeric Sarraceni, avant 1394. 

Robert de Planchaud, dans le monastère, 1500. 

Léonard de Planis, 1406. 

Pierre Sulor, prêtre, peut-être appelée de La Gastherie, 1487. 
— A l'autel de Saint-Georges, 1489, jadis de Saint-Barthélémy. 

Robert de Planis, 1408, physicien. — A Tautel de Sainte-Cathe- 
rine. — P. Curé de Saint-Michel-de-Lions, nomma et conféra, 
1604, 1622. Aquilaire, 1623. Abbé, 1737, 1749. 

Martial Biza, 1419. 

Pierre de Planis, médecin, avant 1415. [Vicairie de Planis. — 
Vente consentie par Pierre Bounet, hôte du Chapeau-Rouge, en 
faveur de François de Nozerines, épinglier, d'une maison située 
dans la ville de Limoges, rue Charelairon, au cens de dix sols 
envers le seigneur qui en fera apparoir; confrontant à la dite rue 
par devant, par laquelle on va à la porte des Arènes, à la maison 
de Joseph Cibot, marchand, et à celle des hoirs de M. François des 
Flottes, en son vivant greffier du vice-sénéchal de Limoges, en date 
du 24 décembre 1622, reçue Gadaud, notaire royal. Au dos de 
celte pièce on a marqué que cette maison dépend de la vicairie de 
Planis et que cette rue Charelairon est la rue des maisons neuves 
près la fontaine d'Aigoulène. — Reconnaissance faite par Fronton 
Bounel, maître serrurier et hôte de la ville de Limoges, au vicaire 
de Planis, de dix sols cens sur une maison située rue des 
maisons neuves, sur Tarbre d'Ëygoulene, confrontant entre la 
maison de iM. Jean Cibot, avocat, d'une part, la dite rue d'autre, et 
la maison de des Flottes, greffier du vice-sénéchal, d'autre part, 
signé Progent, notaire, du 25 mai 1609. — Reconnaissance de dix 
sols cens faite par Léonard Reynier, boulanger, au vicaire de 
Planis, sur une maison située rue des maisons neuves, confrontant 
entre la maison de Pierre Corlele l'aine, celle de Jean Cibot, bou- 
cher, et celle de Pierre Fournier dit Chamaignat par derrière, 
signé Gros, notaire, du 25 janvier 1544. — Cette maison qui a 
passé depuis à Fronton Bounet, serrurier et hôte, puis à Pierre 
Bounet, hôte du Chapeau-Rouge, ensuite à François de Nozerines, 
épinglier, puis à Jean Gorsas, huissier en l'élection de Limoges, 
puis à sa veuve nommée Marie ou Jeanne Leschausier, qui la tenait 
en 1687, 1689 et 1691, était en 1696 et 1697 du sieur Poucet l'ainé, 



t»OUILLà ttlSTORlQUE DU DlOcisB DK LlHOGIËll itO 

marchand cierger, du sieur Sénamaud, sou gendre, en 1708, 1707, 
la demoiselle Sénamaud en 1717, 1719, son héritier en 1720. 
M"* Sénamaud en 1721, 1724, 1733; elle a passé ensuite à Julien 
Mazeau, journalier, puis en 1775 à Jean d'Angrezat, faiseur de 
peignes de corne, mort en 1779. Aujourd'hui sa veuve et ses 
enfants, 1780. 

Vicaires de Planis. — Guillaume de Orto ou du Jardin, tenait la 
vicairie de Planis le 15 juillet 1415 (Titr. de lad. vie, signé G. de 
Pinu, recepit.). — Jean Paye ou de Paye, prêtre de la paroisse de 
Saint-Hichel-des-Lions. 26 février 1531. 26 septembre 1531. 
13 mai 1536 (Titr. de la dite vie, signé Cuftum et Petiot, noy. roy.), 
25juilletl536, 25 juillet 1844 (vieux style, signé Gros,not.). —Pierre 
Payen, prêtre, 14 septembre 1560 (acte signé Boysse). — Etienne 
Roche, avant 1604. — Jean Descordes, 15 octobre 1604, 25 mai 1609. 
— Jacques Descordes, 1613, 1615, confirmé par sentence du séné- 
chal contre Etienne Yvernaud, grand vicaire de Saint-Martial, 

16 novembre 1623. — N Malignaud, 20 octobre 1640. — N 

Malignaud, chanoine et vicaire de Planis, 1684, 1707, 1710. -— 

N Arbonneau, prêtre, vicaire de Planis, 1717, 1718. Prêtre 

prieur de Saint-Hilaire de Saint-Martial et vicaire de Planis, 1719. 
Prêtre, prieur et chanoine de Saint-Martial et vicaire de Planis, 
1720, 1734. — Léonard Baresge, nommé en 17.., possède en 
1780]. 

Guillaume ou Guolferius Hélie. chevalier, pour un moine, avant 
1370. A l'autel de Saint-Benoit. 

Pierre de Montbrun, évêque de Limoges, le 16 février 1457, signé 
Dominici. — P, Evêque confère, héritier de la maison de Montbrun, 
dont le fondateur est issu, nomme. 

Jean Vigerii, moine et maître de l'œuvre du monastère, par 
reconnaissance de ce que maître Bernard Vitalis, clerc, son oncle, 
l'avait fait nourrir, éduquer et recevoir moine. En fonda deux pour 
lui et ses parents, destinées pour des prêtres et donna du consen- 
tement de labbé et couvent des revenus, le jeudi après l'octave de 
TAssomption, 1313. 

Raymond d'Aigrefeuille , abbé de Saint-Jean-d'Angéli, avant 
1344. 
Hélie Golferii, chevalier, avant 1371. 

Paule Beneyche, mal Benoit, première femme de Guillaume 
Dubois, marchand de Limoges, le 20 juin 1472. A l'autel de Notre- 
Dame-de-la-Carolle. — P. Abbé confère. Dubois, veuve deLascure. 
Lascure, bourgeois, 1650. Sénamaud, bourgeois de La Roche- 
l'Abeille, 1722, 1748. 
Pierre ou Paul Galterii ou Gaultier, sous-prieur du monastère et 



126 SOCIÉTÉ ▲aCtttOLOGIQUil Bt HlStOhlQtoB Dt LlMOCSllI 

prévôt des Combes, sur le sépulcre de Saint^Martial en la chapelle 
de la Trinilé. — A l'autel de Saint-Etienne. — P. Prévôt de la pré- 
vôté des Combes présenta, abbé de Saint-Martial conféra, 1367, 
1371. Abbé seul, 1566, 1572, 1580, 1584, 1586, 1688, 1590, 1602, 
1693, 1694, 1789. 

Pierre Sapientis, alias de la Chassagne, marchand, natif de la 
Vinadière, le 28 octobre 1387? Augmentée le 16 février 1404, par 
Almodie, alias la Moytine, Jauberle, sa femme, pour un prêtre. A 
Tautel de Saint-Maximin et la Véronique. — P. Abbé confère, 
héritiers et leurs successeurs nomment. De Sudour, femme de 
Lavie, de la Porcherie, 1741. Blanchier, cordonnier, avec sa fille, 
femme de Leysseune, couturier, 1479. Blanchier avec Leyssenne, 
1601. Par arrêt du ^ juillet 1562, le patronage est confié à Galli- 
chier au préjudice de Leyssenne. Petiot, veuve de Gallichier, mar- 
chand de Limoges, 1564. Gallichier, marchand, 1581, 1593. Verla- 
mont, sa veuve, 1615. Grenier, 1614. — Eu égard aux fruits que 
produisaient les travaux des Pères de la Compagnie de Jésus, pour 
hnsiruclion de la jeunesse, la propagation de la foi, au peu de 
revenu dont ils jouissaient, insuffisant pour soutenir tant d'ouvriers; 
plusieurs habilanls de Limoges qui avaient promis de contribuera 
la fondation de leur collège, refusaient de payer ou ne pouvaient 
pas; par décret du 28 avril 1604, cette vicairie est unie à ce collège, 
tout autant que ces pères enseigneront la jeunesse et que leur 
collège ne passera pas en d'autres mains; dans ce cas le patron se 
réserve le droit de nommer. 

De Leychoizier 1404 (1) sur le sépulcre de Saint-Martial alias 
dans la chapelle de la Trinité, était servie par un moine en 1612. 
— A l'autel de Sainte-Anne. 

Jean Disnemandi, bourgeois. Spiritualisée le 9 mars 1812 (1513), 
existait en 1561 —A l'autel de Saint-Fabien et Saint-Sébastien. — 
P. Abbé confère, héritiers nomment, 1513. 

Barthélemi Audier, 1502. Avant 1362(Bonav., t. III, p. 651) [Il y 
a plusieurs vicairies du nom d'Audier dans la même église]. A 
Tautel de Notre-Dame-de-la-CaroUe ou plutôt Saint-Sébastien. — 
P. Abbé contère, Audier avec Descars, 1565. 

[Jean Cap (Voyez la Liéve gén. arch. vie. de Saint-Martial, p. 133]). 

Bonnebourse. — P. Abbé, 1608. 

[Autre dite de la Carolle. — P. un laïque. 

Autre dite de la Moytine, fondée avant 1550 (Voyez Liève gén. 
arch. vie. de Saint-Martial, p. 87, n"" 4]. 

(I) Cette date a un chiffre surchargé par l'auteur. Ou peut aussi bien lire 
1404 que «444. 



FOUILLÉ BIITORIQUE DU DIOCàsS EB L1M0GCS fSI 

Deux par Jean de Bastide, prêtre, chanoine de Saint-Martial et 
prieur du Ghatenet, ordre de Grandmont, le 27 juin i544. Etaient 
appelées de la première et seconde messe, et réduites à une en 1613. 
A l*autel de Notre-Dame de Lorette et SaintrSébastien. — P, Abbé 
ou l'aquilaire, chacun en son rang d'aigle. Aquilaire conféra, 1605, 
1739. Bastide, marchand, 1563, 1585, 1611, 1613, 1678, 1695, 
bourgeois, 1677. 

Dompne Vigne, ou Bonne Vigne, avant 1444, dans la Carolle. 
A Tantel de Notre-Dame, ou Sainte-Catherine. — P. Abbé, 1583, 
1588, 1596, 1737, 1749. 

Léonard Dupont. — A Tautel delà Trinité, sur le sépulcre, pour 
un moine, avant 1500. 

Deux par Hélie Jouffre ou Gaufridi, abbé du monastère, avant 
1340, au-dessous de la chapelle de la Sainte-Vierge dans le cloître 
régulier, à Thonneur de Sainte-Anna et des morts, sur le sépulcre, 
1488. Par la teneur de la bulle de sécularisation, les bénéfices et 
vicairies dépendants du monastère venant à vaquer, sont suppri- 
més et perpétuellement unis à la mense capitulaire. Le chapitre 
s'appropria les revenus de cette vicairie et commit un prêtre pour 
la servir in divinis, le 21 janvier 1644 (1545). Pour deux moines 
prêtres du monastère. — A Tautel de Sainte-Anne ou de la Trinité, 
dans la chapelle de la Sainte- Vierge. — P. Prieur claustral nomme 
à celle de Sain te- Anne, le chantre à celle des morts dans un mois. 
Ce temps expiré Tabbé nommera. Acte fait au chapitre général le 
18 juin 1336, signé Guillaume Raynaud. [N... Imbert, prêtre, 
vicaire de Sainl-Michel-de-Lions, possédait en mai 1787]. 

Aimeric de Rochechouart, chevalier, seigneur de Mortemart, 
en 1365 (Laboureur, t. IILp.252.— Bandel, Dévot, à Saint- Martial, 
p. 118). 

Chapelle dans le cimetière, que Isembert, abbé du monastère, 
fit bâtir vers 1188. 

Hôpital de raumônerie qui fut commencé en 1209 par Luce de 
Saint-Hilaire (Bonav. 1. 1, p. 565), fini de bâtir en 1211 (mss. 13:38, 
Bibl. nal.) — A l'autel de la Sain te- Vierge. — P. Evêque. Fut uni 
à l'hôpital général de Saint- Alexis par lettres patentes du mois de 
décembre 1660. 

Douze vicairies fondées du patrimoine de Sain te- Valérie dans 
cet hôpital avant 1422, pour des séculiers. — P. Aumônier du 
monastère nomma à la 7* en 14Q6. — 1399. Nomma et conféra une 
récemment érigée 1487. Nomma à la 5* et la 6' en 1513, 1518, 
1499 (Bonav. t. II, p. 203), à la 2« en 1511, à la 4« en 1515. Le 
chantre de la cathédrale nomma à une autre en 1490. 



4Î9 SOGIÉTé ARCHiOLCMSIQVE BT HISTOKIQUE DU LIMOUSIN 

Autre par Jean Greyly, prêtre, ayant 1473. Al Tautelde la Sainte- 
Vierge. 

Jean Teulier, couturier, et Marguerite de La Paye, sa femme, 
comme ayant charge de feu Martial de La Paye, dit Rivet, boulan- 
ger et manœuvre, père de la dite Marguerite. A Thonneur de la 
Sainte-Vierge. Pour un prêtre ou simple clerc tonsuré qui fera 
faire le service et chantera sa première messe dans un an, s'il a 
vingt-cinq ans. Le vicaire doit être confrère de la frairie de la 
Sainte- Vierge instituée dans cet hôpital le H juillet 1514, reçu 
par Mathieu Parrot. — P. Curé de Saint-Michel-des-Lions, doit 
conférer dans quatre mois à compter du jour du décès du dernier 
vicaire, et a pour la collation et le scel un écu de 35 sols; autrement 
révéque. Plus proche lignager dudit Jean Teulier doit nommer un 
de son lignage ; s'il s'en trouve, dans quatre mois. A son défaut 
l'autre plus prochain du lignage. 

Oratoire de saint Jean- Baptiste, du côté du midi, où Ton baptisait 
à Pâques et à la Pentecôte en 1031 (Labb. Nov. bibL, mss., t. II, 
p. 753). Il fut incendié en 1105 {Ibidem, p. 275). 

[N... Baye. — P. L'abbé confère]. 

SAINT-AUGUSTIN-LEZ-LIMOGES, près et hors les murs. 

On a dit que saint Martial y dressa un autel, plusieurs chapelles 
et y mit des prêtres. (Guidonis, apud Labbe, t. II, p. 267, 277, t. III, 
p. 79). — Guidonis dit que Saint-Rorice y mit des chanoines régu- 
lier de cet ordre {Robert, Gall, christ.) comme s'ils avaient été 
connus alors. 

C'est une abbaye régulière de Tordre de Saint-Benoit, sous Tin- 
vocation de saint Augustin, docteur de l'Eglise, jadis de la Sainte- 
Trinité. — S. Augustini suburbii Lemovicensis {Petnis venerab. 
Liv. V, épist. I). — Rurice P' du nom, évoque de Limoges, y fit 
bâtir vers la fin du v« siècle une église en Thonneur de Saint- 
Augustin (Fortunat, lib. IV, carm. 4). Le nom de ce saint a porté 
etc. Voyez t. II. p. 100. — Baillet a disputé cet honneur à Saint- 
Rurice. Turpio, un de ses successeurs y mit des moines Tan 934 
{Gall. christ, vet., t. IV, p. 108 et nov., t. II, instr. col. 167), la 
2® année du roi Raoul 925 (Bonav., t. II, p. 214), — Sa fondation 
par Turpio rapportée Gall. christ, nov., t. II, instr. col. 167, 
voyez mes Mémoires, t. II, p. 97 et 101 . — Put unie à la congréga- 
tion de Sainl- Vanne et Saint-Hidulphe Tan 1613. Devint le berceau 
de celle de Saint-Maur en 1617 (Bonav., t. III, p. 355). 

Par transaction du 3 des ides de mars 1289, Tévéque Girbert 
veut que la confirmation de Tabbé de Sainl- Augustin appartienne 
au chapitre de la cathédrale, qui, après Tavoir confirmé, doit se 



FOUILLÉ BISTORIQUB DU DIOCÂSB DB LIMOOBS H3 

présenter à Tévéque, qui sans autre examen doit lui commettre le 
soiQ des âmes. 

Du consentement et à la prière du roi Louis XIII, le pape 
Urbain VIII paraffecta celte abbaye à la congrégation de Saint- 
Maur, ordre de Saint-Benoit, et réserva aux religieux tous les 
prieurés qui en dépendaient, par bulle du 20 mai 1633, fulminée 
le 9 octobre et confirmée par arrêt du parlement de Bordeaux 1633. 
Depuis elle fut triennale et élective par le chapitre général de. 
ladite congrégation, jusqu'au 17 décembre 1763 que le roi y nomma 
un comroendataire. Il fut maintenu dans sa nomination par arrêt 
du parlement de Paris des 4 septembre 1764 et 9 janvier 1765. 

Par lettres patentes du roi du 17 février 176S, les prieurés et 
bénéfices dépendant de cette abbaye ne pourront être impétrés en 
cour de Rome, dans quelques formes et sous quelques prétextes 
que ce soit. La nomination, collation et pleine disposition en appar- 
tiendra aux seuls abbés, et pendant la vacance de Tabbaye, au 
prieur et religieux en commun. Ne pourront les uns et les autres 
nommer ou conférer lesdits prieurés ou bénéfices qu'à des religieux 
profès de ladite congrégation, vivant sous son régime. Les revenus 
desdits prieurés et bénéfices dépendant de ladite abbaye, demeu- 
reront à perpétuité unis à la mense commune de Tabbaye, sans 
pouvoir en être distraits ni séparés dans aucun cas, ni sous aucun 
prétexte. L'abbé nommera aux deux tiers des cures, les religieux à. 
l'autre tiers, suivant le partage qui en sera fait avec l'abbé actuel. 

Par un statut du chapitre général de ce monastère tenu en 1534, 
ils doivent être dix {GalL christ, nor., t. II, col. 581). — C'est le... 
en rang dans les diètes, et le... aux chapitres généraux. 

Province de Chezal-Benott. — P. Jadis élective, évêque confir- 
mait; puis le roi. 

Chapelle du cimetière de Saint-Augustin bâtie par Saint-Martial. 
(Bonav., t. III, p. 69). 

Offices claustraiix : 

Prieuré claustral. — P. Abbé. 

Prévôté, fut élue par l'abbé et monastère en 1601 à la charge 
que relu n'aurait que le titre et ne pourrait s'attribuer aucun fruit; 
pour trois ans seulement et aux mêmes conditions 1605, 1607, 
1610, était unie depuis peu à l'abbaye en 1616. — P. Abbé, 1571, 
1572. 

Chantrerie. — P. Abbé, 1556-1583. 

Pitancerie ; ayant vaqué pendant trois ans, les moines en parta- 
gèrent les revenus en 1382; fut déclarée unie à la mense commune 
par arrêt du parlement de Bordeaux en 1595. ^ P. Abbé, 1568. 



H4 SOCIÉTÉ ARGHéOLOOlQUE ET BISTOEIQUK DU UHOOSIIf 

Ghambrerie, 1436, — P. Abbé, 1440, 1497, 1583, 1592. 

Aumônerie. — jP. Abbé, 1556, 1558. 

Réfectorie. — P. Abbé, 1497, 1586, 1593. 

Sacristie, 1436. — P. Abbé, 1568, 1570. 

Infirmerie, 1560. 

Sindicat ou cellererie. — P. électif, 1459. 

Prébendes monacales. — P. Abbé, 1537, 1571. 

Marguillerie ou sonnerie. — P. Abbé avec le chapitre du monas- 
tère, 1590. Abbé seul, 1565, 1568, 1584. 

Tous ces douze offices furent unis à la mense commune en 1632. 
[GalL christ, nov., t. II, col. 582). 

Abbés de Saint-Augustin : 

1. Martin, abbé de Sainl-Cyprien de Poitiers, d'où Turpio le fit 

venir à Saint- Augustin, mort vers 946. 

2. Richard, pro-abbé, gouvernant le monastère à la place de 

Martin 

3. Adarzius ou Adaciiis, autre pro-abbé, mort vers 947. 

4. Rotgerius, évéque d'un siège inconnu. 

5. Gosbertou Gauzbert, aussi évoque. 

6. Adalbaldus, qu'on dit parent ou disciple de saint Mayeul. 

7. Etienne I, qualifié très bon supérieur, vers Tan 1000. 

8. Asterius. 

9. Gui I. 

10. Gérald I. 

11. Albert ou Adalbert. 

12. Gérald II, le Grammairien, nommé vers Tan 1086. 

13. Gui II, élu le 8 ou 9 juillet 1104 et mort en 1110. 

14. Etienne II, élu en 1111, mort le 3 septembre 1137. 

15. Gui III, moine du Bourg-Dieu, en Berri, se démit après son 

élection. 

16. Pierre I, 1142-1162. Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, le 

félicite dans une lettre de ce que les honneurs n'ont pas 
changé ses mœurs. 
16 bis. D'après quelques-uns, Philippe ou Philibert, moine du 

Bourg-Dieu, aurait été abbé de Saint-Augustin de 1137 à 

1140. 

17. Raymond I de Vennac ou de Binace, mieuii de Beinac, d'une 

famille noble du Périgord, mort en 1182 ou 1184. 

18. Hugues I, dit le Vieux, nommé dans des actes de 1190 et 1196. 

19. W. ou Guillaume I, se démit en 1214. 

20. Hugues II, dit le Jeune, ou de Brosse, nommé en 1214. 

21. Aimeric I, dit de Bonnac, siégeait en 1222 et en 1247. 



POUILLÉ HISTORIQUE DU DIOCàsB DE LINOOBS 125 

92. GéraldlII, ditFabri, qualiOë de vénérable, morllelSavril 1264: 
on ne dénonça sa mort à la cathédrale qu'un an plus tard, 
le mercredi après Quasimodo 1268. 

23. Amelius de Montcocu, nommé par Odon de Chàteauroux, était 

légat apostolique : il siégeait encore en 1280. 

24. Bernard Faucher, d*une maison de condition du Limousin, 

siégea en 1290. En 1298, il souffrit beaucoup de la guerre 
des habitants de Limoges avec leur vicomtesse Marguerite. 
28. Simon siégeait en 1311 et en 1318. 

26. Âimeric II siégeait en 1333 et 1348. 

27. Gui IV de Gornil, mort la première année d*Urbain V, 1362 

ou 1363. 

28. Raymond II de Veyrinas, ancien prévôt d'Ambazac, siégeait 

le 19 mars 1368 (1366) et en 1369. Sous lui, le 11 mai 1367, 
on tint à Saint-Âugustin le chapitre provincial des moines de 
Saint Benoit. 

29. Pierre II Jaubert du Repaire, noble et licencié en Tun et l'autre 

droit, abbé ou moine dès 1371, vivait en 1399. 

30. Pierre III de Droulhes ou Drouilles, abbé le 24 février 1402 

(1403), et en 1409. 

31. Robert Delmeyrot. 

32. Guillaume II Bruni, archevêque de Bordeaux, 1409 1411. 

33. Pierre Bruni. 

34. Pierre IV de Montbrun, abbé en 1413, se démit en 1427, 

lorsqu'il fut fait évéque de Limoges. Quoiqu'on dise le 
Gallia christiana nova (t. II, p. 880), Jacques Joviond ne 
fut point son successeur, mais seulement prévôt du monas- 
tère . 

38. Guillaume III Rotbert, bachelier en décrets, abbé le 3 janvier 
1428(1429). 

36. Jean P' Hugon, 1429, mourut à PierrebufBère le 29 avril 
1470. 

'37. Noble Louis de Gomborn, licencié en décrets, conseiller et 
commensal du roi, protonotaire du Saint-Siège, chanoine 
et comte de Lyon, grand aumônier de France, abbé com- 
mendataire de Saint-Augustin au moins dès le 16 décembre 
1470, mourut en avril 1482. 

38. Pierre V Barton, fils d'autre Pierre, vicomte de Montbas et de 

Pérette Lefèvre, moine bénédictin, licencié en décrets, élu 
en 1482, résigna à son neveu en 1800, mourut le 24 août 
1808, enterré à Saint-Augustin. 

39. Jean II Barton, fils de Bernard et de Marie de Seulli, nommé en 

1800, abbé du Dorât en 1814, doyen de la cathédrale, évéquç 
dç Lectoure, 



190 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUB ET HISTORIQUE OU LîVOUSIH 

40. François I*' Barton, frère du précédent, licencié en décrets, 

protonotaire du Saint-Siège, chanoine de Limoges, ISiS, 
1534. 

41. Geoffroi de Bonneval, protonotaire du Saint-Siège, siégea en 

1551,1852. 

42. Noble François 11 de La Vergne, 1553-1561. 

43. Martial Benoit, licencié ès-décrets, chanoine de la cathédrale, 

officiai, vicaire général, prieur de Saint Gérald, archidiacre, 
1561,1563. 

44. Jean III Trippier, flls de Robert, de la paroisse de Rançon, 

1564, 1570. 

45. André Auvoysin, né à La Souterraine, moine de Tordre de 

Citeaux, 1573, 1576. 

46. N... de La Roussière, 1592. 

47. Jean IV Joly, nommé par le roi en 1592, n'obtint pas ses 

bulles. 

48. Georges Richelot, prêtre et moine bénédictin. 

49. Jean V Regnaud, né à La Souterraine, 1594. 

50. Antoine dit Maur Dupont, 1622, 1632. 

Abbés triennels : 

51. Gérald des Alleux, de Gorbie en Picardie, mort à Rouen en 

1647. 

52. François dit Martial des Forges de Liliet, 1636, continué en 

1639. 

53. Léonard dit Marc Bastide, de Saint-Benoit-du-Sault, 1642. 

54. André dit Philibert Nitot, 1645, continué en 1648 et 1657. 

55. Antoine dit Ambroise Frégéat, 1651, continué en 1654. 

56. Nicolas dit Placide Roussel, 1660. 

57. Gabriel dit Joseph Séguin, 1663 et 1666. 

58. François dit Germain Clavaud, de Bellac, 1669 et 1672. 

59. François Aubert, 1672 et 1675. 

60. Claude de Hémin, 1678, 1681, 1690, 1693. 

61. Sylvestre Morel, 1684, 1687, 1696. 

62. Auguste Collet, 1699. 

63. François Redon, 1702, 1705. 

64. Maure dit Ponce Marchand ou Marchand, 1708, 1711, 1723. 

65. Biaise Vignole, 1714. 

66. Jean-Baptiste Floyrat, 1717. 

67. Léonard Brunier, de Limoges, 1726, 1742, 1745. 

68. François Michelet, 1729. 

69. Gabriel Le Gai ou Le Gai, 1733. 

70. François Perbé, 1736, 1739. 



POUlLLé HISTORIQUE DU DIOCftsi DE LIMOGES 1S7 

71. Théodore Banière, 1748, 

72. Jacques Chevalier, 1751. 

73. Etienne de RéchigDac, 1754. 

74. Pierre-Paul Peynet, 1757. 

75. Paul Gastel de Perron, 1761, mort le 11 septembre 1762 et 

inhumé à Saint- Augustin. 

76. Léger Le Faivre, 1762, dernier abbé triennel, mort à Saint- 

Augustin le 17 janvier 1782, âgé de quatre-vingt-quinze ans. 

Nouveaux abbés commendalaires : 

77. Joseph-Alphonse de Véry, prêtre, auditeur de rote pour la 

France, abbé de Saint-Satur de Bourges, nommé le 17 dé- 
cembre 1763. 

78. Gabriel de Montfrebœuf, prêtre du diocèse de Limoges, aumô- 

nier de Madame Sophie de France, tante de Louis XVI, 
1778, 1790. 

Vicarie fondée par Roger de Saint-Avit, abbé de Saint-Maixenl, 
vers 1385. [N... Freisse, possédait en 1783. (Brousseaux, Pouillé 
de 1783).] 

Pierre Robert, abbé, acte reçu par Eymeric Borssaû. — A Tautel 
de Saint-Pierre, alias Saint-Eutrope. — jP, Abbé 1467. 

Autre par Hilaire de La Font ; était servie par un moine en 1400. 
A Tautel de la Sainte- Vierge. Pour un moine. — P. Abbé 1400, 
1496, 1608. 

SAINT-MARTIN-LEZ-LLMOGES, abbaye régulière, sous l'invoca- 
tion de Saint-Martin de Tours. Fui fondée, dit-on, par Alicius, frère 
de Saint-Eloi, évêque de Noyon, vers Tan 618 [Chron. Pet. Coral, 
apud EstiennoL. Fragm, hist., t. II, p. 2). Fondée par le père et la 
mère de Saint-Eloi, du moins ils y étaient enterrés, regardés comme 
saints, puisque les pierres de leurs sépulcres servaient de tables 
d'autel. On les trouva vers Tan 1100 (Marlène, Ampl. coll., t. I, 
col. 665), on les plaça décemment en 1631. Voyez Tinscription, 
t. I, p. 166. 

Hilduin, évêque de Limoges, la rétablit en 1012 et y mit des 
moines (Adémar, p. 171. — Guidpnis, p. 268). Nommée l'église de 
la bas^occa en 1704 (Martène, Ampl, colLy 1. 1, col. 665, et Gaufred. 
c. XV, ad basilicam). 

Ce monastère était presque en ruine et les revenus perdus, il n'y 
avait que trois moines qui ne pouvaient le rétablir dans son ancien 
état, lorsque l'abbé Louis Marchandon se démit entre les mains du 
pape pour unir les menses abbatiale et conventuelle à perpétuité 
à la congrégation des pères appelés de Notre-Dame-des-Feuillants, 



1)8 SOCltrt AKCBÉOLOaiQUB BT HI8T0B1QUB DD LIMOUSIN 

ordre de Giteaux. La bulle d'union est du 7 juin 1622 et le décret 
du 11 septembre 1624. Ils en prirent possession le même jour. ^ 
P. Jadis élective, puis le roi. Triennale et élective par le chapitre 
général de la congrégation des Feuillants. 

Offices claustraux : 

Prévôté claustrale, 1401. — P. Abbé, 1886, 1615. 
Prieuré, 1397, claustral, 1401. 
Aumônerie, 1401. — P. Abbé, 1587, 1570. 
Grèneterie, 1397. 
Ghambrerie, 1555. 
Pitancerie, 1355. 
Infirmerie, 1460. 

Sacristie, 1401, 1432. P. Abbé, 1569, 1601. 
Maîtrise des écoles, 1401. 

Prébendes ou portions monacales. — P. Abbé, 1599, 1615. 
Marguillerie ou sonnerie. — P. Abbé, 1566, 1585. 
Ges dix offices furent unis à la mense commune, avec Tabbaye 
par décret de 1624. 

Abbés de Saint-Martin : 

1. Alicius, mort vers Tan 670. 

2. Radulphe de Ghantemielle, mort le 30 janvier vers 1020. 

3. Berengarius, 1037, 1074. 

4. Donadeus, élu le 30 novembre 1074. 

5. Jourdain, vers 1088. 

6. Gérald, 1101, 1130. 

7. Regnauld, ou Rainald, 1130, 1134. 

8. Guiiraume, élu en 1134, 1137. 

9. Pierre. 

10. Ramnulfe. 

11. Guillaume de Glastras. 

12. Raymond de La Vernhe, 1198, mort le 5 août. 

13. Guillaume de Mbntjauvi, mort en 1203. 

14. Bernard Girbert, élu en 1203, mort le 17 mars 1215. 

15. Bernard Vigier, 1223, mort en 1235. 

16. Pierre de La Meize, élu en 1236, se démit en 1247, mort le 

11 août. 

17. Pierre Coral, élu on 1247, élu abbé de Tulle le 28 août 1276. 

18. Gui de Maleguise, élu le 7 septembre 1276, prévôt de Beaune. 

19. Gérald, 1278, mort en 1296. 

20. Guillaume, mort en 1296. 
H. Gérald deLur, 1301, 1311. 



W>inLLI ttlStOltQDB Dt DiOCitB 1>B LlHOâBft IM 

m. Aymeric de Borna, 1329. 

23. Pierre de Lur, 13S0, 136i . 

24. Pierre Jouviond, 1370. 

25. Gérald Jouvioad, 1371, puis de Saint-Martial. 

26. Estienne Maliani, 1379, 1391. 

27. Pierre de Vaux. 1392, 1401. 

28. Jean Mathieu, 1401, 1416, vicaire général de l'étéque. 

29. Guillaume Sauterii des Lezes, 1417, 1455. 

30. Jacques Jouviond de Drouilles, 1456, 1459. Abbé de Saint- 

Martial. 

31. Léonard Bidonis, 1459, 1479. 

32. Eustache Bidonis, 1479, mort en 1492. Licencié en décrets. — 

Pierre du Peyrat. 

33. F.-Jean Jouviond, élu en 1494, et confirmée le 7 septembre 

1496, résigna. 

Commendataires : 

34. Michel de Jovion prit possession le 13 décembre 1500, 1523, 

licencié en décrets, chantre et chanoine de la cathédrale. 

35. Guillaume de Joviond, 1523, 1542, mort en mai 1544. 

36. Jacques de Joviond de Leychoisier, 1542, se démit en 1567. 

37. Joseph de Julien, 1567, mort en 1597, fut vicaire général eo 

septembre, mort le 25 avril 1595. 

38. Louis Marchandon, 1598, mort le 27 septembre 1528, qui y 

introduisit les Feuillants. 

Triennels : 

Pierre Vincent de Saint-Eloi. 

N Richer de Saint-Bernard, 1634. 

Simon de Tellin de Saint-Denis, 1637. 
François Choisy de Saint-Bruno. 
François Tillaud de Saint-Maur, 1642. 

Pierre Roger de Saint-François, 1646, mort général de la congré- 
gation le 11 novembre 1675. 
Gabriel Guérin de Saint-Joseph, 1649. 
Claude du Lac de Saint-Bernard. 
Julien Maizonnade de Sainte-Marie, 1657. 
Jean-Baptiste de Caron de Saint-Benoit, 1660. 
Jean Garnier de Saint-Ignace, 1663. 
Antoine de Frémicourt de Saint-Benoit, 1669. 
Pierre Aisselin de Saint-Benoit, 1675. 

Jean de Saint- Jacques, 1681. 

Pierre-Joseph de Sainte-Marie, 1682. 

Alexis de Saint-Benoit, 1688. 



130 86Clftt6 ARCHÉOLOGIQUB Et ËIStOAlQUB DU LlMOUSlif 

Claude de Saint-Hilaire, 169i, 1695. 

Jean-Jacques de Saint-Benoit, 1700. 

Jacques de Saint-Denis, 1703. 

Pierre-Bernard Maigret de Saint-Irénée, 1718. 

Estienne de Saint-Jean, 1717. 

Claude de Sainte-Dorothée, 1720. 

Claude de Sainte-Madeleine, 1722. 

Jean-Louis de Saint-François, 1726. 

Emmanuel de Saint-Nicolas, 1728. 

Nicolas de Sainte-Ânne, 1731. 

Jean de Saint-Pierre, 1740. 

Jean Aubert de Saint-Âubert, 1743, 1762. 
Georges Ardent de Sainte-Marie, mort abbé. 

N Tardieu. 

Pierre-Jean-Baptiste Veyssière de , 1752. 

Pierre Deschamps de ...... 1756, 1764. 

Vicairie de Balet, à l'honneur de la Sainte-Vierge, à Tautel du 
Crucifix, derrière le grand autel. — P. Abbé, 1407, 1558, 1565, 
1566, 1570, 1586, 1588, 1891, 1599, 1621. 

Autre de Mazebraud, ou Masiebraud, Marebraud, paroisse de 
Sainl-Priest-les-Olières, 1400, était servie par un moine en 1408. 
— A Tautel de Notre-Dame de Pitié, derrière le grand autel. La 
même ci-dessus. — P. Baliste, veuve de Colomb, sieur de Prossi- 
mard, 1566, abbé nomma et conféra. 

Autre à Tautel de Saint-Eloi, 1410, était servie par un moine, 
1558, par des ecclésiastiques, 1554, 1565, 1614. ^ P. Abbé, 1566, 
1577, 1583, 1600, 1603, 1614. 

Autre du corps de Jésus-Christ, qui était servie par un moine 
en 1416. 

LA RÈGLE, régula. Abbaye de filles, ordre de Saint-Benoit, sous 
l'invocation de la Sainte- Vierge. — P, Elective, l'évoque confirma 
en 1507 ; le roi, 1619. — Régula de la piété des religieuses qui 
observaient exactement larèglede Saint-Benoit (Valois, AToftc^ai/.» 
p. 468. — Mabill., Annal, , 1. 28, n*» 1, 4 et 64). — Une prétendue 
dame Radegonde offrit sa maison à saint Martial pour en faire une 
église ; il la dédia à la Sainle-Vierge et y érigea un monastère de 
tilles (Bonav., t. III, p. 57). — C'était une prison où saint Martial 
fut renfermé (Bonav., t. II, p. 186). — Le moine de Saint-Marlial, 
Adémar, dit que dans ce lieu saint Martial fut mis en prison (p. 237). 
On débitait en 14:24 que saint Martial avait fondé cette église 
(Bonav., t. II, p. 236). On le fait dire à Pépin dans la charte fabuleuse 
(p. 237). 



P0UIIL6 HISTORIQUE DU DlOCftSS DE LIMOGES 431 

La foDdalioQ da temps de saint Martial (Bonav., t. Il, p. 631, et 
t. m, p. 59) paraît aassi fabuleuse que le peigne de ce saint qu'on 
prétendait avoir dans ce monastère, et que M. de La Fajette, un 
de nos évéques, défendit de montrer à la vénération publique par 
son ordonnance du 1*' septembre 1652. 

La charte de Pépin qu*on produisit en 1653 contre M. Tévéque 
de Limoges, sur un vidimé de l'an 1550, n'a pas d'authenticité. Cet 
acte est dans notre annaliste (Bonav., t. II, p. 239) : Pépin par la 
grâce de Dieu empereur auguete, gémissant sur la ruine de la si grande 
et noble cité appelée Lemovix, ci-devant chef et duché des cités Aqui- 
taines^ qu'il avait fait passer par le fer et le feu pour se venger de 
la révolte du duc Gauferius, regrettant sur toutes les autres églises 
celle de Sainte-Marie, située sur le bord de la rivière devienne, 
bâtie autrefois par le bienheureux Martial, et où le Sauveur du 
monde lui apparut, en lui disant : Mon très cher frère, dans quinze 
jours vous viendrez à moi. De peur que cette église ne tombât dans 
le néant. Pépin donna pour la reconstruire sa Croix ou Court 
curtem de Bussière, celles de Volom, ou Voloni, de Monolio, ou 
Morolio (inconnue), de Varnes, de Ganciaco, avec les églises en 
domaine aux servantes de Dieu de l'église de Sainte-Marie, qu'on 
appelle la Règle, Le P. Bonaventure (p. 238) croit cet acte de 
l'an 763 ou 764, et le donne d'après un vidimé du 6 des nones de 
mars 1263. Mais celte pièce (De Foy, Notice, 1. 1, p. 149) porte tant 
de caractères de fausseté, qu'il fallait être aussi peu versé dans la cri- 
tique que cet auteur l'était pour en faire le moindre cas. Le P. Estien- 
noi {Antiq, benedict. Lemovic, part. I, p. 139) qui l'avait transcrite 
sur le lieu, pousse l'exactitude plus loin. Selon lui elle est datée 
du 4 des calendes de juillet, au palais Trentiaco, Tan 25 du règne, 
837 de rincarnation, indiction 9. Mais ce laborieux et judicieux 
écrivain avoue que tout est corrompu dans la chronologie. En 837 
on comptait indiclion 15. Le palais Trentiaco, un autre met Joen- 
ciacoy est absolument inconnu. Get acte, par ces seules raisons, 
devrait paraître extrêmement suspect. 

M. Bignon [Mém. du Clergé, t. IV, col. 1722), pour le procureur 
général, dit dans son plaidoyer qu'il porte sur le front les marques 
de la plus haute supposition qui puisse être, d autant plus hardie 
que l'ouvrier a osé effrontément imposer à la' postérité, en ce qu'il 
a voulu faire passer les ténèbres de son ignorance grossière, pour 
une vérité, quoiqu'elle soit démentie par le temps et par l'histoire. 
Ce faussaire a donné une quaUté à Pépin qu'il n'eut jamais, étant 
mort avant son père Louis le Débonnaire, et a fait pis encore, 
prenant ce Pépin, roi d'Aquitaine, pour Pépin-le-Bref, roi de 
France, chef de la seconde race, et lui attribuant la guerre contre 



)3t soniM ARCfiftoLOGiQtK Et iirstoftiQUK bn Liitoosm 

Yairer, duc d'Aquitaine, et le sac de la ville de Limoges, qui fut en 
Tannée 762. Tellement qu'il y a lieu de douter s'il y a plus d'igno- 
rance que de stupidité et de négligence dans le dessein de celui qui 
a voulu fabriquer cette fausse pièce. — Tel fut le jugement sévère 
de ce savant magistrat. 

Je vois encore dans cette pièce deux fourrures très propres à 
en décrier l'authenticité : i<* Limoges, chef et duché des cités Aqui- 
taines, prérogative que cette ville n'a jamais eue ; 2** ce qu'on dit 
de la construction de l'église de Sainte-Marie par saint Martial, de 
l'apparition de Notre-Seigneur à ce saint, n'est pris que dans quel- 
ques romancier, ou de la prétendue vie de notre apôtre par Aurë- 
lien; or cette production ne parutqu'aucommencementdu x« siècle; 
3^ ce fut Louis le Débonnaire qui bfttit ou répara le monastère de 
Sainte-Marie à Limoges [Astronom, apud. Ducbesne, Hist. Franc, 
script,, i, II, p. 293). Il n'a que ce nom l'an 817 (Baluze, Capit,, 
t. I, col. 591) et même en 1031 au concile tenu dans cette ville 
{Concil., t. IX, col. 900). C'est Gaufredus de Vigeois (p. 293) qui le 
premier a donné le surnom ad reguiam à ce monastère. Le surnom 
de Règle est donc postérieurà 1031 ainsi que le prétendu diplôme; 
4'' Pépin ne régna que vingt-trois ans. En 837 on comptait indiclion 
XV et non pas IX. Le palais de Trensiaco est absolument in- 
connu. 

Ce monastère fut rebâti par Louis le Débonnaire Tan 817 {GalL 
christ, nov,, t. II, col. 610); il ne devait au roi que le tribut de ses 
prières. Il fut soumis à la juridiction de l'évêque diocésain par 
arrêt du parlement de Paris du 6 mars 1653 {Mém. du Clergé, édit. 
de 1716, t. IV., col. 1722). 

Sont 50 religieuses et 6 converses. 

Offices : 

Sacristie, pour une religieuse. — P. Abbesse, 1558, 1558, 1S99. 
Bailie des anniversaires, 1362, 1438. 

Marguillerie, ou sonnerie, pour un ecclésiastique. — P. Abbesse, 
1583. 

Abbèsses de la Règle : 

1 . Gontrande, dans les faux titres de Tan 837. 

2. Deda de Turenné, 951. 

3. Almodia, 1155, morte le 11 septembre. 

4. Marie de Comborn, vers 1165. 

5. Amalilia, 1183, morte le 31 janvier. 

6. Agnez de Las Tours, 1198, morte le l"*' septembre 1232. — 

Luce, 1233. 

7. Germaine du Breuil, 1233, morte en 1252. 



I»0UILLB HISTOKIQUB DU DtOCÀSK DE LIllOGkS ^3) 

8. Martine, 1255, 1263. 

9. Agnez de Serre, élue en 1269, morte en 1272. 

10. Sibille, 1272, morte en 1276. 

11. Luce,élueen 1282,1297, 1307. 

12. Seguine de Saint-Âroand, 1313, 1339. 

13. Marie des Allois, 1344. 

14. Denise de La Roche, 1344. Transférée à Gusset, 1351. 

15. Marguerite des Allois, 1354. 

16. Marie de La Jugie du Puy, 1363, 1389, 

17. Jeanne de Rochechouarl, 1394, morte le 5 mai 1414. 

18. Isabelle d'Amboise, élue en 1415, morte en 1427. 

19. Catherine de Comborn, 1428, morte le 20 septembre 1460. 

20. Catherine d'Aubusson, élue en 1460, morte le 20 août 1472. 

21. Marguerite d'Aubusson, 1473, morte le 24 décembre 1481. 

22. Anne Maumoot, élue en 1481, morte le 24 août 1495. 

23. Louise d'Aubusson, élue en 1495, ne siégea que quelques 

jours. 

24. Françoise de Beaupoil, élue en 1495, morte le 19 avril 1507. 

25. Catherine de Maumont, élue en 1507, 1523. Résigna. 

26. Charlotte de Maumont, 1526, morte le 12 février 1571. 

27. Jeanne de Bourbon de Montpensier, 1571, se démit 1586. 

28. Jeanne de Bourbon-Lavedan, 1586, permuta 1594, morte le 

15 mars 1610. 

29. Françoise de Rohan de Gié, 1594, résigna, 1598. 

30. Marie Vidard de Saint-Clair, 1599, résigna, morte en 1613. 

31. Virgile de Pont-Jarno, 1612, quitta. 

32. Maureilhe de Verlhamon du Mas-du-Puy, 1619, résigna. 

33. Jeanne de Verthamon 1629, résigna 1652, morte le 12 mars 

1675. 

34. Marie de Verthamon de Lavau, 1656, morte en 1679. 

35. Elisabeth d'Aubusson de La Feuillade, 1679, prit possession le 

31 octobre, morte le 13 mars 1704. 

36. Marie-Elisabeth d'Aubusson de Banson, prit possession le 

3 octobre 1704, morte le 9 juin 1705. 

37. Jeanne-Flavie de Verthamon de Lavau, prit possession le 

15 décembre 1705, résigna, morte le l** juin 1737. 

38. Catherine-Elisabeth de Verthamon de Lavau, prit possession 

le 27 avril 1727, morte le 20 février 1744. 

39. Françoise-Henriette de Cosnac d'Espeyrut, prit possession le 

4 novembre 1744, morte le 23 août 1760. 

40. Julie-Céleste-Périne de Boisjoland, nommée en 1760, morte le 
_ 6 novembre 1778. 

41. D'Abzac de Mayac 1779-1791. 

T. Lin 9 



134 SOClitft ÀECHèOLOOiOUB Et HIStOàlQÙB DU LlICOtJSIIi 

Vicairies fondées par : 

Chapelains, qai en 1371 et 1447, prenaient la qualité de chanoi- 
nes, étaient qaatre en 14S9, 1484. On en forma depuis trois grandes 
vicairies, ou des grànd^messes, appelées les chanoinies ou prében- 
des ordinaires. — Au grand autel. — P. Abbesse, 1568,1869, 1577, 
1578, 1588. 1595, 1597, 1603, 1604, 1614, 1617, 1619, 1652, 1738, 
1743, 1744, 1747. [Elles ont été réunies à l'abbaye en 178.]. 

Catherine de Comborn, abbesse, du consentement de ses reli- 
gieuses, pour un prêtre séculier, le 2 apût 1443, signé Dupin ou de 
Pinu, appelée de la Sainte-Croix. — A l'autel de la Croix. — 
P. Abbesse confère, seigneur de Treignhac doit nommer dans un 
mois. Abbesse a nommé et confère, 1566, 1569, 1580, 1619, 1748. 

Grande vicairie ou chapellenie de Teau bénite, alias de prime ou 
de la messe matutinale. — A Taulel de Sainte-Catherine. — P. 
Abbesse, 1569, 1601, 1611, 1651, 1659, 1692, 1738. 

Autre de Feri ou Feriis [ou les Fériés; on la nomme ainsi parce 
que le titulaire est obligé de dire la messe les fériés des Quatre- 
Temps et autres où il y a double évangile à la messe]. Au grand 
autel. — P. Abbesse. 1554, 1555, 1557, 1573, 1583, 1586, 1587, 
1589, 1603, 1604, 1662, 1692, 1715, 1728, 1738, 1754, 1756. [Pierre 
Martin, curé de Saint-Michel-des-Lions, possédait en 1771 et 1787]. 

Estienne Arnauid, avant 1375. 

Louise Hugon, aita^Dupratet Catherine de Janailhac, religieuses. 

— A l'autel du Crucifix. — P. Abbesse, 1557, 1562, 1564, 1575, 
1605. 

Marie de la Jugie, abbesse, dans la chapelle adjacente élcontigue 
au chapitre du monastère, à l'honneur de Saint-Jean et Saint-Yves, 
avant 1406, appelée de Chambouret. — A l'autel du crucifix. — 
P. Abbesse, 1554, 1555, 1558, 1568, 1593, 1597, 1611, 1619, 1630, 
1652, 1709, 1728. 

Catherine d'Aubusson, abbesse le 26 août 1473, fondée par les 
religieuses dans Tenceinte du monastère. A Thonneur de Sainte- 
Catherine. — P. Abbesse, 1563, 1564, 1569, 1570, 1579, 1586, 1588, 
1616, 1715. 

Louise de Beaupoil de Sainte-Aulaire, alias de Sainte-Eulalie, 
prieure de la Ronze (Bonav., t. II, p. 243). — A fautel du crucitix. 

— P. Abbesse confère : Germain de Sainte-Aulaire, chevalier de 
l'ordre du roi, gentilhomme de sa chambre, baron deTarnac et de la 
Grenerie, paroisse deSalon, nomma, 1578, 1581, 1585; évéque, 1617. 

Françoise de Beaupoil, sœur de Louise, prieure du monastère, 
puis abbesse, 1515. Antoine de Sainte-Aulaire {Généal. de Sainte- 
Aulaire, p. 14, et Bonavenlure, t. II, p. 243, et t. III, p. 655). — 
P. Beaupoil de Sainte-Aulaire nomme. 



^OtlLLÂ HISTORIQUE bU DlOcàsK DS USIOGtfS 13)^ 

•^ Autre dite de Saint- Yves. — P. Abbesse]. 

Autre de la Magdeleine, 1813, 1815, 1614 [P. Abbesse]. 

[Autre de Saiot-Jean]. 

Autre de Saint-Nicolas. — P. Abbesse, 1465. 

Chapelle de Sainte-Radegonde, hors de Téglise (Bonav., t. II, 
p. 237,241); n'existe plus. 

SAINT-GÉRALD, mal Girard, près et hors les murs de Limoges, 
prieuré ordre de Saint-Augustin, sous Tinvocalion de Saint-Géraud, 
comte d'Aurillac, le 13 octobre. Maison hospitalière, 1297. Maison 
aumônière, eleemosinarie. Il y avait une église de Sainl-Gérald à 
Limoges Tan 990 (Adémar, p. 170). Cette église fut détruite en 
1087, par Guillaume, comte de Poitou (Gaufred, Chron., p. 289). 
Les chanoines réguliers de la réforme de Chancelade y furent 
introduits en 1632 et non pas après 1648, comme en a dit GalL 
christ., t. VII, col. 793, où on a renversé Tordre. Ceux de la Con- 
grégation de France en 1637 {GalL christ., t. VII, col. 787). Sont : 
le curé qui est ordinairement prieur-claustral, son vicaire, les 
curés de Saint-Cessateur et de Saint-Julien. Etaient sept en 1387. 
— P. Non Tabbé d'Ast. Evéque confirma l'élection faite par les 
chanoines réguliers, 1380. Le roi nomma. 

Pitancerie; était annexée à Thôpital, 1488. 

Sacristie, 1380, 1399. 

Prébendes ou portions canoniales. — P. Prieur, 1882. 

Prieurs de Saint-Gérald : 

Hélie, vers 1188. 

Héliot, dans une bulle du 1" février 1183, vieux style. 

F. Hélie, 1198. 

T..., 1196. 

J. de Cella, mort le 10 septembre, dit, jadis prieur. 

M..., 1209, 1217. 

Thomas, 1229. 

G..., prieur de la Maison-Dieu de Taumônerie de Saint-Gérald, 1241 . 

B..., 1338. 

Bernard, 1347(1). 



(1) Ce prieur est mort en 1348. Au siècle dernier on ▼oyait encore sa 
tombe au milieu de Téglise de Saint-Gérald: c'était une pierre plaie sur 
laquelle était gravé on prêtre en chasuble, tenant un bâton ; et autour 

était écrit : Hio jacet bone memorie do" Bernardua quondam prior êci 

qui obiit IIII id. septembrls anno domini miUe CCCquadrag. VIII. Orate 
proeo (Bibliot. nat. ~ Mss. S. F., 5034, p. 165). 



136 sOGiiM Aiic&iloLooioui vr historique oo LIMOUSIH 

Pierre Mercerii, 4367, 1368. 

Pierre Richer, mort le 8 juillet 1380. 

F. Pierre Rudel du Ponthomme, .élu en juillet 1380, confirmé par 

l'évêque. 
F. André Bolandi, 14S6. Bobandi, 1489. 

F. Jacques Teulier, bachelier en décrets, 1473, 1484. 1492, 1497. 

G. Guain. 

F. Simon Teulier, bachelier en décrets, 1811, 1830. 

Martial Benoit, chanoine, archidiacre, officiai, vicaire général, 

abbé de Sainl-AïUgustin, mort le 39 juin 1863. 
Pierre Benoit, chanoine et archidiacre de la cathédrale, 1838, mort 

le 20 novembr&1868. 
Jean Dubois, tué en 1888. 

Paul Dubois, chanoine de Saint-Martial, 1606, 1632. 
Jean Dubois, chanoine de Saint-Marlial, 1681 (1). 
Jean-Baptiste Poillevé, chanoine de la cathédrale. 1736, mort le 

14 décembre 1788, à 88 ans. 
Etienne David, 1789. Ge prieuré uni. Chanoine de la cathédrale, 

promoteur de rofflcialité, aumônier de la salle épiscopale, vicaire 

de..., vicaire général. Mourut le 27 octobre 1770, âgé de 88 ans. 

Mémoire envoyé le /«' décembre 1755 à M. lévéque de Limoges 
et augmenté depuis. 

La ville de Limoges doit avoir de toute ancienneté vérifié ce que 
le Sauveur du monde voyait à Jérusalem : Semper pauperes habetis 
vobiscum (Math., 26, 11) ; la stérilité de la province, une ville de 
passage, ne pouvait manquer d'avoir continuellement des pauvres. 
Aussi plusieurs personnes charitables voulurent-elles dans dif- 
férents temps leur procurer le logement et les secours nécessaires. 
Le cardinal Guillaume de Chanac (Baluze, Vit, pap. Aven,, t. II, 
col. 962), par son testament du 29 décembre 1384, suppose plu- 
sieurs hospices dans les légats qu'il a faits. On en comptait jus- 
qu'à huit dont plusieurs sont aujourd'hui presque inconnus. 

1<» Celui de saint Gérald, le seul qui subsiste aujourd'hui, qui 
fait le sujet de cet arlicle. ' 

2*" Celui de Saint-Martial, indiqué parmi les fondations de cette 
abbaye. Un anonyme qui écrivait en 1604, dit : « Au temps passé 
l'abbé et aumônier et religieux, du dévot monastère de Saint-Mar- 



(\) On trouve aussi R. de Lacoudre. prieur en 4719. Pour ce prieuré de 
Salnl-Gérald voir VEtat du clergé en 1702, par Gilles Le Duc. Bulletin de 
la Société archéologique ^ i. XLVI, p. 376. 



VOUlLLi HISTORIQUE DD DIOCiSS DK LIMOGES 137 

liai, avaient TadministratioD, charge et réception des biens et reve< 
nus et renies des pauvres de cet hôpital. L'an 4534, les consuls 
eurent procès contre les susdits et après longue procédure fut fait 
appointement et transaction du consentement de Tabbé et aumônier, 
et suivant icelui du depuis sont élus trois personnages, un pour 
Tabbé, Taulre pour l'aumônier, le tiers par les consuls, lesquels 
élus demeurent en charge trois ans, rendent chaque an compte. 
L'an 1563, par édit du roi, ladite aumônerie et revenus d'icelle fut 
déclarée aux pauvres, excepté sept vingt livres pour la pension de 
Taumônier. Du depuis les bailes prennent leur acquit des gens du 
roi. Lesdits bailes ont chapelle à Saint-Martial pour tenir les titres 
et documents. Dans ladite chapelle il y a, pour le soulagement des 
pauvres malades et récréation de ceux qui viennent en convales- 
cence, un beau jardin. Vous y voyez dans le réceptacle une chapelle 
avec son autel, où se dit messe deux ou trois fois la semaine, et 
tout joignant est la grande salle garnie de lits, à quatre rangs, bien 
couverts, avec deux grandes cheminées et autre chambre delessive. 
Par le haut il y a la grande salle bien garnie de lits couverts, avec 
les chambres du prêtre, de Thospitaiier et autre pour les néces- 
siteux. L'on tient que l'origine est venue de l'argent provenu du 
duc Estienne, lorsqu'il reçut le baptême. On avait le moyen de 
nourrir tous les jours trois cents pauvres. » Ce dernier trait est 
tiré de la vie fabuleuse de saint Martial. 

3» Celui d'au-delà le pont Saint-Martial, bâti peu avant 1229. Il 
en est parlé à l'article Saint-Lazare. Depuis bien du temps il n'y a 
aucun bâtiment. 

4° La Maison-Dieu des lépreux, 1236, qui a aussi son article plus 
loin. Par contrat du 31 mai 1618, signé Lortcornet, il est dit que 
Virgile de Ponljarno, abbesse de la Règle, avait reçu ci-devant 
François Marsallot, habitant de la maladrerie deNontron, au nom- 
bre des pauvres malades de ce prieuré, dépendant de la fondation et 
collation de son abbaye. Il voulait s'y retirer avec sa famille, mais 
il ne le pouvait pas à cause du mauvais ménage des autres malades; 
les bâtiments étaient en ruine, le revenu attribué pour leur nour- 
riture fort petit, l'abbesse recevait tous les jours dans cette mala- 
drerie quantité de pauvres étrangers, quoique par les anciennes 
institutions le nombre fut fixé à treize. Ces étrangers se trouvaient 
souvent de mauvaise vie. Afin que ledit Marsallot put vivre en paix 
dans cette maladrerie, il supplie l'abbesse de ne recevoir à l'avenir 
que treize malades; ce qu'elle accorda. 

5^ Celui de Notre-Dame des Arènes, dont il est parlé à l'article 
{fotre-Dame des Arènçs, 



I3d SOCIÉTÉ ARCBÉOLOOIQUB BT HISTOIIQUB DU LIMOUSIN 

6"^ Saint Jacques, ou l'infirmerie de la lèpre blanche, qui a son 
article à la suite de celui de la Maison-Dieu. 

7*" Celui de Saint-Maurice, dont il est parlé à l'article Saint- 
Maurice. 

8"" Celui de Vieille-Monnaie, indiqué à la fin des fondations faites 
à Sainl-Pierre-du-Queyroix. 

On voit que ces huit maisons de charité peuvent loger commo- 
dément, nourrir et soulager tous les pauvres sains et malades de 
la ville et des environs et les passants. Situées hors de l'enceinte 
des murs, à l'exception seule de l'hôpital de Saint-Martial, elles 
étaient dans des positions aérées, éloignées les unes des autres, 
elles obviaient à tous les inconvénients qu'aurait occasionné leur 
proximité réciproque. Mais d'avoir réduit tout à une seule et pour 
une ville aussi considérable et si inondée de passants, c'est à quoi 
on fut forcé en 1660. Soit que les autres hôpitaux n'eussent alors 
que quelques masures, et quelques restes de revenus, soit que les 
directeurs trouvassent trop d'incommodité de se transporter à toutes 
les extrémités des dehors de la ville, etc. 

Si le terrain de l'hôpital général de Saint-Alexis avait été assez 
grand, ou les bâtiments assez vastes, les pauvres sains et malades 
seraient secourus et logés passablement. Mais on ne peut bâtir que 
sur des restes d'anciennes églises et tout au plus élever quelques 
ailes dans une enceinte extrêmement resserrée et conséquemment 
peu aérée : ce qui doit causer quantité de maladies dans un hôpital 
général, qu'on ne peut agrandir, parce qu'il est borné de deux 
côtés par la maison et les jardins des prêtres de la Mission et des 
deux autres par un grand chemin et une place publique. Voudrait-on 
bâtir dans le jardin de l'hôpital, on ne peut avoir de communi- 
cation, parce que le jardin des missionnaires est entre deux. D'ail- 
leurs on priverait l'hôpital de son revenu le plus net, et ce serait 
une dépense excessive bien au-delà de ses moyens ; car, quoique 
pour une capitale et où les mendiants fourmillent dans les rues et 
dans les églises, c'est le plus pauvre de tout le royaume. 

La maison des missionnaires, sous le même toit et le même ali- 
gnement de l'hôpital, fut fondé en 16K9 par Martial de Maleden, 
chanoine de la cathédrale. Pour la construire, il transigea le 
11 août 1663 avec les administrateurs et en obtint l'emplacement 
que possèdent aujourd'hui ces ecclésiastiques. Le dessein du fon- 
dateur fut d'y établir un séminaire composé de prêtres destinés à 
donner des missions dans le diocèse, à instruire les ordinands et 
les pauvres de l'hôpital général, et administrer les sacrements à 
ces derniers. 



POmLLft BISTOKIOUB DU DlOCfeSB DK LIMOGES 139 

Cette fonction était remplie dans chacun des hôpitaux, dont on a 
parlé, par des bénéficiers en titre. La situation de l*hôpital de Saint- 
Gérald près le cloître des chanoines; fait conjecturer que dans sa 
fondation, on voulut se conformer à Tordonnance du concile 
(cap. 141) d'Aix-la-Chapelle de Tan 816. Elle veut que les évéques 
établissent un hôpital proche la communauté des chanoines, autant 
qu'il se pourra, afin que ces chanoines puissent aller commodément 
servir les pauvres et leur laver les pieds do moins en carême. 
Saint Gérald d'Aurillac ne mourut qu'en 909, cette église est sous 
son vocable et n'aura été bâtie qu'après sa mort. Le saint venait 
souvent à Limoges honorer Saint-Martial, il aura peut-être donné 
des fonds. Quoiqu'il en soit, le bref du pape Luce III, du 1" février 
1183, vieux style, est adressé à Héliot, prieur de la maison aumo- 
nière, eleemosinaria de Saint-Gérald et à ses frères réguliers (Estien- 
not, Fragm. hist. Aquit., t. II, p. !229) ; il leur permet d'enterrer 
leur famille et les pèlerins dans leur église, sauf le droit des 
églises sur lesquelles ils mourront (Bonav., 4h7). Il n'y avait donc 
pas alors de paroisse. Une bulle du pape Alexandre qui fait mention 
de celle d'Adrien est adressée à Héliot, prêtre de l'église de Saint- 
Gérald et recteur de Thôpital de Limoges, et à ses frères (Esliennol, 
ibid., p. 230). Autre bulle d'Honorius III en 1217, adressée au prieur 
de la maison hospitalière de Saint-Gérald et à ses frères réguliers 
{Ibid., p. 24S). 

En effet en 1183 les frères de Saint-Gérald étaient destinés à 
donner la nourriture et subsistance aux pauvres malades, ainsi que 
s'exprime le pape Luce III dans une bulle traduite par notre anna- 
liste, le P. Bonaventure (t. III, p. 486). Gérald de Frachet, domi^ 
nicain, dans son traité manuscrit intitulé (Vitafratnim chez les 
FF. PP. de Toulouse) dit que le pape Innocent III, mort en 1216, 
donna aux frères de l'hôpital de Saint-Jacques à Bordeaux une 
règle, que, Aimeric évêque de Limoges en 1246 et 1272 voulut être 
observée, imposuit observandum, parles frères de l'hôpital de Saint- 
Gérald de Limoges. 

On a vu qu'ils étaient sept en 1357, et ce nombre pouvait suflBre 
pour l'hôpital de Saint-Gérald, alors isolé et séparé des autres de 
la ville. 

Cette communauté était sans doute tombée, puisque le cardinal 
de La Rochefoucaud (Vita Alani de Solminihaco, p. 130), chargé de 
réformer les monastères de France, commit le 21 janvier 1630, 
pour faire la visite de celui-ci, Alain de Solminihac, alors abbé de 
Chancelade, et depuis évêque deCahors. Ce visiteur transigea dans 
la suite avec le prieur de Saint-Gérald, fit approuver la transaction 
par Son Eminence et confirmer par lettres patentes. Telle qu'elle 



140 SOCIÉTi ARCBÉOLOGIQIIB BT HISTOKIQUB DO LIMOUSIN 

soit, il ne parait pas qu'on y visât au but principal pour lequel 
celte maison avait été fondée, je veux dire le service des pauvres. 
M. de Solminihac envoya des religieux de sa réforme en 1632 
(Bonav., t. III, p. 486), fil commencer une église. Pourquoi ? Pour 
faire de celte maison un noviciat et y établir le séminaire de la 
nouvelle congrégation. Les affaires de sa congrégation lui firent 
tourner ses vues ailleurs, mais le service des pauvres ne fut pour 
rien à l'hôpital de Sainl-Gérald. 

On ne sait sur quelles raisons le cardinal de La Rocbefoucaud 
(Moulinet, Fig. des habits des chan. réguL, p. 33 et 44) donna une 
sentence qui unit ce monastère aux religieux réformés de l'étroite 
observance de Saint-Âugustin, qu'on appelle les chanoines régu- 
liers de la congrégation de France, autrement de Sainte-Geneviève. 
Quoiqu'il en soit, leur chapitre général {Gall. christ, vet., t. IV, 
p. 1004, et nov., t. VII, col. 787) accepta cette union le 25 octo- 
bre 1637. Avait-on obtenu le consentement de la ville et de Tévê- 
que de Limoges pour transplanter cette nouvelle colonie ? C'est ce 
que j'ignore, ainsi que les conditions prescrites pour son établis- 
sement. Une essentielle, parmi plusieurs autres, devait être Fobli- 
gation d'administrer gratuitement les sacrements aux pauvres de 
l'hôpital Saint-Gérald ; le monastère n'avait été fondé que dans cette 
vue. Cependant il ne paraît guère que les Génovefains aient jamais 
intenté d'action pour s'acquitter de ce devoir, ou pour en réclamer 
le droit. L'hôpital général fut érigé en 1660, et trois ans après 
M. de Maleden, dont on a parlé, oblige les ecclésiastiques de la 
Mission de faire cette fonction gratuitement, ce qu'ils continuent 
qncore, preuve que les Génovefains en s'élablissant dans le monas- 
tère de Sainl-Gérald ne pensèrent point à remplir leur principale 
obligation, je veux dire le service de l'hôpital voisin, du moins de 
le faire gratuitement. 

Par cette raison et autres qu'on va voir, leur communauté parait 
assez inutile. Elle est composée d un prieur claustral triennel, d'un 
socius, qui sert de vicaire à la paroisse, de deux autres qui possè- 
dent les cures de Saint-Julien et de Saint-Cessateur. Ce sont les 
trois seuls réguliers qu'il y ail à Limoges. Leur revenu est si mince, 
que sans ses prébendes canoniales, ou le tiers lot, le prieur claus- 
tral et les autres n'y pourraient subsister. Leurs bénéfices ne sont 
tout au plus qu'à portion congrue et même au-dessous. D'ailleurs 
depuis 1725, par je ne sais quelle condescendance, ils ont ôté au 
commendataire la nomination de la cure de Sainl-Gérald, et l'ont 
attribuée à un prétendu chapitre claustrai. Pour compléter celui-ci 
ils ont été obligés dans différentes occasions d'appeler des curés 
qui ne demeuraient ni ne résidaient avec eiix. Communément ils 



POUILLt HISTORIQUE DD DIOCÈSS DK LIMOGBS 141 

élisent pour curé le prieur claustral, ce qui fait les fréquents chan- 
gements que j*ai remarqués. Les autres deux cures ne dépendent 
ni de ce chapitre, ni de leur prieur commendataire, et quand même 
elles en dépendraient par le décret d'union de la mense prieurale 
de Saint-Gérald à Thôpital, le seigneur évoque s'est réservé la 
nomination des cures. Ce prélat nomme à celles de Saint-Julien et 
Sainte-Affre depuis l'union de la prévôté d'Evaux à la Sainle-Gha- 
pelle de Riom en 1734. Celle de Saint-Cessateur dépend du prieur 
de Saint-Jean-de-Cole, en Périgord. On les a vues de nos jours en 
commende. 

Celle de Sainl-Gérald est si écartée et si mal distribuée qu'on 
pourrait ou en restreindre les paroissiens à ceux qui sont aux envi- 
rons, ou la supprimer tout à fait. Dans ce cas on unirait ceux qui 
sont près de la ville à la paroisse de Sainl-Micbel-de-Pistorie qui 
n'a que deux cent cinquante communiants; ceux de la campagne, 
éloignés au moins d'une grande lieue de leur église, savoir le can- 
ton du Puydieu à Nieul sa paroisse primitive; ceux de Beaubreuil 
à la Bregère ou au Palais, e(c. Dans cet arrangement l'hôpital, 
jouissant déjà de la mense prieurale, aurait des charges moins 
considérables, un revenu moins modique dès qu'il serait déchargé 
des portions canoniales en entier et de la congrue du curé de Saint- 
Gérald. En donnant la maison des religieux aux prélres de la Mis- 
sion et celle de la Mission avec le jardin à Thôpilal, ce dernier 
rentrera dans son ancien terrain, et il en résultera : 

\^ Que rhôpital trop resserré aura dès le premier jour lout le 
logement nécessaire; les b&liments de la Mission sont vastes et en 
bon état. 

2"* L'hôpital n'ayant qu'une fontaine peu abondante, qui tarit sou- 
vent, et dont l'eau est fort mauvaise, on n'y peut faire de bonnes 
lessives; le linge des infirmeries mal lavé est la source de quantité 
d'ulcères et de maladies ; la boulangerie, la cuisine, les pauvres 
sains et malades souffrent de cette disette d'eau. On aurait dans la 
maison de la Mission une Ton laine très bonne et très abondante. 

3* Ces ecclésiastiques se plaignent avec raison de la mauvaise 
odeur de l'hôpital, du bruit des enfants, des rouets et des métiers 
de la manufacture; ils seraient tranquillement à Saint-Gérald. Leur 
communauté composée à présent de douze; sujets y aurait tout le 
logement nécessaire, une fort belle église, cour, jardin, écurie, etc. 
Qui sait si dans la suite on ne pensera pas à les unir au séminaire 
des Ordinands? Il y a du voisinage, et étant un nombre suffisant, 
ils pourraient remplir toutes les obligations, même chanter les 
offices sans emprunter ces ordinands. 

V CommQils ont une porte de communication pour aller adQ^|- 



149 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE BT UISTOKIQIIK DU LIH0U8IM 

nistrer les sacrements dans Thâpital, dès qu'on les suppose à Saint- 
Gérald, on pourrait, par le moyen d'un corridor, leur fournir la 
même commodité, puisqu'il n'y a que la rue à traverser. Il est bien 
plus désagréable pour eux d'aller chaque jour donner la messe aux 
religieuses de l'étroite observance de Sainte-Claire, les confesser, 
les ensevelir dans chaque occasion, le tout gratuitement. Que s'ils 
demeurent dans leur maison et qu'on supprimât la communauté de 
Saint-Gérald , on trouverait dans celle-ci suffisamment de matériaux 
pour continuer le bâtiment de l'hôpital du côté du soleil levant. Le 
chemin qui est entre les deux ne serait pas un obstacle, le public 
ne serait guère grevé quand il ferait le tour du séminaire pour la 
servitude des jardins qui sont devant l'église de Sainte-Valérie. 

5"* Les administrateurs en faisant unir la mense prieurale de 
Saint-Gérald à l'hôpital, exposèrent que les anciens prieurs avaient 
enlevé les biens de cette maison de charité; on a vu que l'office de 
la pitancerie du monastère était uni à l'hôpital en 1458, c'est-à-dire 
que dans différents temps on a travaillé à faire rentrer à leur desti- 
nation les aumônes des fidèles, elles ne le seront parfaitement 
qu'aulant qu'on leur unira le lot des religieux. 

6** Qu'y prendront-ils? Les biens rentreront dans leur premier 
état, et eux dans le premier esprit de leur institut, c'est-à-dire dans 
la solitude, l'office divin, sans aucune charge des âmes. Mathieu 
Bossus, chanoine régulier de la congrégation de Latran, s'excusant 
à Frédéric, duc d'Urbin, d'accepter une cure que ce prince voulait 
unir à leur congrégation, en donna des raison qui ne respirent que 
la piété et la sagesse : « Le soin des églises paroissiales que vous 
m'offrez, lui dit-il, est devenu depuis longtemps si critique ou si 
dangereux, qu'il ne saurait nullement s'accorder avec la vie régu- 
lière et sévère dont nous faisons profession. Nous goûtons dans 
nos cloîtres le doux plaisir de nous voir en sûreté à l'abri de nos 
cellules et de notre retraite. Le zèle des saintes observances y 
applique toute notre ardeur, et nous cherchons dans une paix pro- 
fonde la douce et noble consolation de vaquer sans relâche à la 
prière, à la méditation et à l'étude. Mais dans les églises où vous 
voudriez nous placer, on se trouve entraîné par la coutume à 
rechercher ou à ménager des liaisons, et à perdre le temps dans des 
promenades qui dissipent. Nous nous faisons un devoir de garder 
le silence à certaines heures, et là on ne le connaît pas. Tout, jus- 
qu'aux prières mêmes solennelles et les processions qu'on est sou- 
vent obligé de faire hors de l'église, y dessèche ordinairement le 
cœur ou distrait l'esprit par le tumulte et les irrévérences du con- 
cours populaire. Et nous uq pourrions que nous exposer à perdre 
invinciblement par là ce recueillement, cet air modeste et composé 



FOUILLÉ HISTORIQUE DU DI0CÈ8K DB LIMOGIS 143 

qui accompagnent nos saintes cérémonies. D'ailleurs, notre rit, 
ainsi que nos habits ecclésiastiques ont beaucoup de différence. 
Nous ne saurions non plus nous accoutumer à la conversation des 
personnes de différent sexe que nous regardons comme une peste 
mortelle et un écueil des plus dangereux, écueil cependant auquel 
les curés sont souvent exposés malgré eux, soit à l'occasion des 
mariages dont ils doivent faire la bénédiction, soit pour recevoir à 
Toblation les femmes relevées de couches et autres semblables 
pratiques qui par là même sont aussi éloignées qu'on le puisse et 
de nos règlements et de notre genre de vie. » Tel est le passage rap- 
porté par le P. Denos, chanoine régulier de la congrégation de 
France {Tract, de canonic. sœcular. et regularib. apnd Mém. sur la 
canonicité de l'Institut de Saint -Dominique). 

C'est aussi par de pareils motifs que le cardinal de La Roche- 
foucaud, chargé de dresser les statuts pour maintenir la vie régu- 
lière dans cette nouvelle congrégation réformée, leur défendit 
d'abord de régir par eux-mêmes les cures qui leur étaient unies, 
voulant qu'on confiât ce soin à des ecclésiastiques. Le R. P. Faure 
{Vie du P. Faure, 1. 2), supérieur général de cette congrégation, si 
connu par sa sainteté et par son zèle pour la réforme, fut long- 
temps à se déterminer quand il fut question de dispenser de ce 
règlement un de ses religieux, en faveur de l'église paroissiale de 
Saint-Martin de Nevers. Le P. Faure mourut en 1644. Dans les 
constitutions faites en 1676 (préface n^ 16) imprimées à Paris chez 
Giles Blaizot, in-S**, ces religieux connaissent par expérience que 
toutes les ruines de leur ordre sonf venues des paroisses et du 
commerce trop éloigné (de leurs monastères) avec le peuple, ex 
commixtione longiori inter populum. Pour y remédier, il était tout 
simple de renoncer aux cures, mais on crut avoir trouve un autre 
remède pour fermer l'entrée à la dissolution de leur religion et à 
la dissipation de la discipline régulière. Ce fut de faire vœu, 
d'abord après la profession de n'accepter ou retenir aucun bénéfice 
qu'autant qu'il plairait au père supérieur. Mais les généraux se 
sont rendus si faciles depuis qu'il y a infiniment plus de religieux 
dans les cures que dans les monastères. Par ce moyen, ils déchar- 
gent leurs maisons de plusieurs personnes inutiles et qui ne sont 
point en état de rendre de grands services à la congrégation. 

Le monastère de Saint-Gérald est apparemment le plus pauvre de 
toute la congrégation. Jusqu'à présent, les religieux n'ont pu faire 
bâtir de cloître, ni se procurer une clôture si exacte qu'elle empê- 
chât les femmes d'entrer chez eux. Les conventuels n'y subsistent 
qu'avec une grande économie et par le secours étranger et variable 
de deux petits bénéfices qui ne sont point de leur patronage. Ils ne 



H4 SOCl&TK ARCBÉOLOOIQUB ET B18T0IIIQ0B DU LlMeUSlR 

sont point un nombre sufiSsant pour faire le service divin, pas 
même les jours de fêtes ; les trois curés se doivent à leurs paroisses 
ces jours-là, le socivs ne pourrait que psalmodier dans Téglise 
prieurale. Ces religieux n'épousent point les cures : le P. François 
Ponlroy, curé de Sainl-Cessateur, qui mourut en décembre 1748 
sur la paroisse de Saint-Pierre-du-Queyroix, au lieu d'être inhumé 
dans sa cure, n*y fut seulement pas porté; sa sépulture fut dans 
l'église du monastère à Saint-Gérald. Il en fut de même du P. Mos- 
neron,curé de Saint Julien et Sainte-Âffre, mort en juillet 17S9. On 
aime mieux mêler leurs cendres à celles de leurs frères que de les 
donner aux églises leurs épouses. 

On exposa que l'hôpital général de Saint-Alexis n'ayant pas à 
beaucoup près les revenus, ni la moitié des bâtiments nécessaires 
pour y loger les infirmes de tout sexe qui y viennent de toutes 
parts, et dont le nombre est si grand qu'on est forcé d'en refuser 
une partie faute de logement, quoi qu'on en mette trois dans un 
même lit, convalescents et malades, ce qui y occasionne souvent 
des maladies contagieuses qui enlèvent à l'état des sujets qui loi 
sont précieux; soit aussi pour séparer les vieillards d'avec les 
enfants. MM. les administrateurs touchés et pénétrés de la plus 
vive douleur de ne pouvoir, avec tout leur zèle, secourir tant de 
misères, obtinrent du roi le brevet d'union du prieuré de Saint- 
Gérald et la permission d'augmenter les bâtiments dudit hôpital : 
V pour y loger commodément et à l'abri de la contagion les sol- 
dats malades ou fatigués d'uhe longue route; 2® pour les enfants, 
dont on remarque depuis longtemps avec regret qu'il périt tous les 
ans environ trois cinquièmes, et pour lesquels on ne peut cependant 
avoir trop d'attention, étant la portion la plus précieuse de l'état; 
3* pour séparer les convalescents des malades, et enfin pour y rece- 
voir les vieillards, les estropiés, les aveugles, les insensés, les 
cpilepliques et autres atteints de maladies incurables. 

Les revenus du prieuré simple de Saint-Gérald consistent en 
cens, rentes et dîmes, tant en argent qu'en vin et grains, une mai- 
son avec son jardin, montant pour le lot du titulaire à 644 livres 
6 sols 8 deniers. Le tiers lot pour les charges consiste en une rede- 
vance par forme de provision de 100 septiers seigle, mesure de 
Limoges, et 30 charges de vin à l'hôpital, une pension de 300 livres 
au curé de Saint-Gérald, et comme le tiers lot n'est pas sufilsant 
pour acquitter toutes ces charges avec les décimes, on est obligé 
de prendre l'excédent sur les deux autres lots. 

Il était très à propos et même très nécessaire d'unir à Thôpital 
(ous les fruits, bienfonds, bâtiments, revenus et émoluments ei^ 



l»00lLLt HlStORIOtJk Dt7 moCàsi DB LIMOGES 145 

dépendant, par ce moyen, on ne fera qae rendre justice à l'hôpilal 
général en le mettant en élat de rentrer, sans plaider, dans la 
jouissance d'une partie des biens qu*il tenait originairement de la 
libéralité des fidèles et que les anciens prieurs de Saint-Gérald lai 
avaient enlevés. 

Cet hôpital n'a que 25,587 livres 10 sols, soit fixe, soit casuel, en 
y comprenant même le produit des ouvrages des pauvres. La 
dépense tant pour la nourriture et celle des domestiques, que pour 
leur entretien, les médicaments, les réparations et les charges, 
montent à 31,980 livres; en sorte que sans les secours que Ton 
tire des quêtes générales et particulières, des réceptions d'officiers, 
des amendes et confiscations, et des dons manuels qui jusqu'à 
présent ont soutenu cet hôpital, il serait impossible de faire subsis- 
ter 514 pauvres qui y sont actuellement. Pour un si grand nombre 
de pauvres, faute d'emplacement, on n'a que 195 lits, quelques 
mesures qu'on ait prises pour y en placer davantage. 

Par décret du 29 avril 1761, le litre du prieuré simple et régu- 
lier de Saint-Gérald est supprimé, les fruits, bienfonds, bâtiments 
et revenus unis à Thôpilal général de Saint Alexis; en ce que 
l'hôpital payera toutes les charges dont le prieur commendalaire 
est légitimement tenu, même les décimes ordinaires et extraordi- 
naires et autres impositions ecclésiastiques, imposées ou à imposer 
sur le prieuré, sans préjudice aux droits que Thôpital pourrait 
avoir sur les biens dont jouit le prieur claustral et la petite commu- 
nauté; à condition en outre que les prieurés de Saint-Jean de Las- 
fonts, de Bost ou Borniou, Glédat, Saint-Eutrope de la Mongerie 
et du Dognon, dépendant de celui de Saint-Gérald, seront à l'avenir 
à la nomination du roi, et les bénéfices cures, dont la nomination 
ou présentation pourrait appartenir au prieur commendataire de 
Saint-Gérald, seront à l'avenir à la pleine collation de l'évêque. 

Vicairie fondée par Jacques Teullier, bachelier en décrets et 
prieur, dans la chapelle de la Trinité, Saint-Jacques et Sainte- 
Radegonde, le 4 janvier 1502, reçut par Feyditi. — P. Prieur de 
Saint Gérald, 1571, 1578, 1587, 1610; unie à la mense conven- 
tuelle. 

Autre par Jean du Puyponchet, alias Proly, prêtre, avant 1579. 
— A l'autel de Notre-Dame de Pitié. — P. Prieur de Saint-Gérald, 
confère. Vigenaud 1606. Beaubreuil céda, en 1707, le patronage 
aux chanoines réguliers et ils nommèrent la même année. 

Cure régulière. — 400 communiants (688 habitants). — Dans la 

chapelle et l'autel de — P. Prieur 1587, 1725, chapitre des 

chanoines réguliers, 1725, 1734, 1743. 

Hôpital, commencé à b&tir en 1154 (Gaufred., Chron., p. 308)| 



IM SOCIÉtâ ARGHâÔLOOI^nB RT HlStORlQtJB DÛ LtlIôUSIN 

OU en 1158, suivant une chronique manuscrite, n"" 5482, Bibl. reg. 
— Geraldus episcopus causa extitit ut anno D.M.CLVIII Lemovicis 
extra muros, hospitaleS. Geraldiinchoaretury quodquidem hospitale 
idem episcopus voluitsuo nomine nominari (Chron. mss. Steph. Ma- 
leu, canon. S. /tintant). — P. Evéque. Uni à l'hôpital général. 

Prieuré de (^hôpital de Sainl-Gérald, 1357, 1407, peut être diffé- 
rent de celui de Saint-Gérald. 

Vicairie fondée par Pierre Marteau, augmentée le 1" septembre 
1388, par autre Pierre Marteau son frère. 

Hôpital général de Saint-Alexis, érigé dans le fond de celui de 
Saint-Gérald par lettres patentes du mois de décembre 1660. 

Sœurs hospilaUèresde Saint-ÂIexis, sorties de celles de Magnac; 
établies par délibération de la ville du 15 mai 1659. 

Séminaire de la Mission, fondé en 1657 (Voyez Tarlicle Saint- 
Michel de Pistorie), par Martial de Maleden, prêtre, seigneur de 
Meilhac et de Savignac, chanoine de la cathédrale de Limoges 
(Voyez t. IV de mes Mémoires, p. 243). 

Saint-Gilles : chapelle près le monastère de Saint-Gérald, 1250. 
Ruinée. 

Autre chapelle de Saint-Jean, sur le chemin de Solignac, 1537, 
près les Portes Ferrées, appelée la chapelle brûlée. Ruinée. — 
P. au prieuré de Saint-Gérald. 

Beaubreuil, de Bello hrolio. Prieuré 1481, chapelle rurale. 

Puyponchet, chapelle 1529. 

Le Puy-Dieu, Podium-Dei. Maison pour les frères de Saint-Gérald, 
établie en 1195, par l'acte ci-après. — P. Prieur de Saint-Gérald. 

Seebrandus Dei gratta Lemovicensis episcopus, omnibus in perpe- 
tuum. Ne rerum séries nostris gestarum temporibus in posterum 
oblivionis debeat rubigine caligari, prœsenti pagind declaramus quod 
cum à longe retroactis temporibus capellani ecclesiœ de Niolo movis- 
sent querelam adversus fratres domus eleemosinariœ de S^-Geraldo 
super jure parrochiali loci qui dicitur Podium Dei : Tandem magistro 
Guidone de Clausel archidiacono existente ecclesiœ illius rectare 
interipsum et Heliam priorem, aliosque ejusdem domus fratres, talis 
super hœc transactio intercessit, quod ipsi fratres reddent in perpe- 
tuum singulis annis in Nativitate Beatœ Mariœ pro pace habenda 
dicto archidiacano et successoribus suis rectoribus ecclesiœ de Niolo 
duodecim denarios et unam gallinam de undqudque domo illius lociy 
excepta domo in qud manebunt fratres, nec inde amplius quantum 
ad hoc ecclesiœ de Niolo tenebuntur, Hœc autem transactio hoc modo 
firmata fuit et concessa, prœsentibus et videntibus Relia Lamaez 



VOOILLi tlSTORIQlll DO DtOCkSB Dft LlHOÔlS Hf 

archip. Lobe Boneto clerko amico Fram f ^ J presbytère Moasa, 

Helia Maran, Petro Moasa, laïcis, Petro de Muth, Stephano de S^'^-Ge- 
raldo, Stephano Dodat.fratribus illius domuSyquam utique transac- 
tionem nos ratam habuimiÂS, et ne contentio inde posset aut dubietas 
siiboriri, eam scribi sub chirographo voluimus, et sigillinostri, sigillo- 
t*tim quoque archidiaconi et prioris ad majus robur et testimonium 
impressione muniri. Scriptum apud Lemovicos in domo nostrd per 
manum magistri Joannis de Volieto, notarii nostri, idus maii anno 
ab Incarnatione Domini 1195, 

SAINT-PIERRE-DU-QUEYROIR, de Quadruvio, cure en ville 
murée, sous le vocable de saint Pierre, apôtre. — Cairohensis 
en 1014 (Adémar, p. 17t$). Le point de réunion de quatre chemins, 
quatuor viœ. En Italien quadrivio, Caxrogensis, Concil. Lemovic, 
1031 (col. 902). Caaorensis, vers 1070, dans un cartulaire de la 
cathédrale. Le P. Bonaventure (t. III, p. 179) dit qu'on rappelle 
du Queyroir, parce qu'elle a plusieurs rues voisines qui la divisent 
et forment un carrefour. — P. Dépendait de l'église de Saint-Mar- 
tial en 848 (Gaufred.. Chron. p. 288). Evoque, 1398, 1471, 1472, 
1868,1869, 1874, 1876, 1881, 1882, 1886, 1898, 1604, 1644, 1660, 
1738,1739. 

La basiUque de Saint-Pierre où est le sépulcre de saint^Martial, 
en 994, est différente d'ici (Baluze., Hist., TuteL, col. 387). 

Ruricius Ih du nom, évéque de Limoges, qui vivait en 838, fit 
bâtir celle église (Fortunat.,liv. IV, carm.4). On dit que Joffredus, 
trésorier de l'église de Saint-Martial, la lui enleva l'an 818. (Mss. 
8482. Bibl. reg. et Adémar, p. 161). Fulbert, lévite et abbé de Saint- 
Pierre de Limoges, du temps de l'évéque Anselme, mort en 898 
{Cartular. S. Steph. Lemov.). Etait une abbaye vers 898 {idem). 

Communauté de prêtres, approuvée en 1428, étaient trente-quatre 
en 1831. Réduite à dix-huit places [et à douze en 1770 ou 1771]. 

Sacristie, office. — P. Fabriciens 1898, (Habitants 8.224). 

Vicairies toutes à la collation du curé, à l'exception de celles 
qui seront désignées, fondées par : 

Guy Audoin, prêtre, chanoine de la cathédrale qui en fonda trois 
avant 1343. Fondue dans la suivante [voyez : Terr, comm. S. Pierre 
du Queyr.y 1540^ fol. 22 recto]. — A l'autel de Sainte-Marguerite. 
— P, Plus proche parent nommait. Lacheny et Reynelle 1490. 
Unie avec celle de Christophe Sausson au collège des PP. Jésuites 
de Limoges. 

(I) Peat-èire abréviation pour Fratrum. 



148 ftOCléré ARCHiOLOOtQim Bt ttlStORlQng DO LtltOCSlK 

Martial Marteili, archidiacre de La Marche dans Téglise de 
Limoges, avant le 4 juin 1339. 

Christophe Sausson (ou Sansson), avant 1487 — appelée laMoy- 
line. — A Tautel de Sainte-Marguerite, alias de Sainte-Véronique. 
— P. Sausson. Plusieurs habitants de Limoges avaient promis de 
fonder et doter le collège des Jésuites de la même ville, ce qu1ls 
n'avaient fait encore en 1616, et môme étaient décédés insolvables. 
De peur que le nombre des personnes nécessaires à l'instruction de 
la jeunesse, ou autres fonctions de la Compagnie ne fut diminué, les 
Sausson, frères et marchands, pour y obvier en partie, consentirent 
comme patrons à l'union perpétuelle de cette vicairie, de la valeur 
de 90 livres, audit collège. Le curé de Saint-Pierre considérant les 
fruits que lesdils pères faisaient journellement pour la gloire de 
Uieu et le bien public, y consentit aussi. Par décret du 9 août 16i6, 
les messes qu'on dit journellement dans la chapelle des Jésuites 
compensent les charges de cette vicairie. 

Jeanne Botine (dite les Boulines) fille de Pierre, veuve de 
Aymerlc Champanhol [ou de Martial Molin, avant le 1*' février 1463 
{Terr. comm. Saint-Pierre-duQueyroix, iô40, fol. 6)], pour un 
prêtre filleul, le 14 septembre 1348, signé Esperonis. — A l'autel 
de Sainte-Marguerite, à présent du Crucifix. — P. Héritiers du 
frère de la fondatrice nomment. Roger, licencié ez-lois avec Botin, 
Bolhon, Beneyche, fille d'un Benoit 1470. Bothin ou Boutin, bour- 
geois 1548, marchand 1549, 1554, 1559, 1569, 1585. Biays, sa 
veuve, 1612. Dupeyrat, théologal de Saint-Martial, avec Dauvergne, 
sieur de Chabaudie, avocat, 1691. Borie 1691, bourgeois, 1719. 
Sire, autre Sire, bourgeois, autre Temme de Demassias, marchand, 
1758. [Les enfants de celte dernière sont : N... Demassias qu'on 
dit être mort en Amérique. N... Demassias, veuve Petit. N... D.emas- 
sias, veuve 1"^ d'Hélie Brouillaud, ^ de Besse, marchand, morte 
en 17... Borie nommait vers 1771. N... Boutineau, curé des Allois, 
possédait en 1784. 

Vicairie de Mariote Botin dans l'église de Saint-Pierre-du-Quey- 
roix de la ville de Limoges et archiprétré de Limoges, fondée avant 
1495 par Mariote Rotin, veuve de Martial Molin, à l'autel de Sainte- 
Marguerite dans ladite église (Terr. des Parroty, aux Archives des 
prêtres de Saint-Pierre-du-Queyroix, fol. 134 verso). Martial 
Roger, prêtre de Saint-Pierre était titulaire de cette vicairie, le 
4 novembre 1495]. 

Pierre de Eynaco, apothicaire, mari de Jeanne Botine, avant 1337. 

Pierre Briceii, clerc, avant 1354. — A l'autel de Notre-Dame. — 
P. Héritiers. 

Martial de Banxis, alias Alsandi, mal Alexandre, Cessandre» 



POriLLi RlSTOItTQUR DU t)10CfeR DE LllkOGES \X() 

mari de Jeanne. Le vicaire sera inslitaé ou destitué par ses exécu- 
teurs testamentaires à leur gré. 3 avril 1361. Signé Borsandi, testa 
le vendredi avant la fête de Sainle-Magdeleine 1335. — A l'autel 
de Saint-Jacques, — P. [Un laïque nomme], curé [confère], 1604, 
1713. 

Mathieu Bolinî, bourgeois, avant 1370. — A l'autel de Saint- 
Jacques. — P. Curé 1570. 

Aimeric Marteau le 27 janvier 137S. Unie à la communauté des 
prêtres, par décret du 28 juillet 1374. 

Pierre Molini La Porta, du château de Limoges, le 30 ou le 
26 juin 1370, augmentée le 27 mai 1491, par Jean Bolho, marchand. 
— A l'autel de la Trinité, à présent Saint-Roch. —P. Héritier mâle 
nomme. Boulhon, marchand, 1559, 1571, 1602. Femme de Dupin, 
procureur, 1602. Dupin, sieur du Masneuf, garde-scel en la clian- 
cellerie de la cour présidiale, 1697, 1703; conseiller au même 
présidial, 1712; sa fille, 1741. 

Jacques de Soulompniat, bourgeois, avant 1417, fondue dans la 
précédente. 

M' Barthélémy Reynaud, ouRaymundi. docteur ezlois, chanoine 
de Rouen en 1372. — Appelée des Bonnets en 1555 ou Brunets. A 
l'autel de Notre-Dame-la-Joyeuse. — P. Curé 1613, confère. Brunet, 
plus proche parent, 1514. 

M* Pierre Boyol, clerc, avant 1370, existait en 1455, 1482. — A 
l'autel de Saint-Pierre. 

Jeanne Boze, veuve de Pierre Régis, juriste, pour un de ses 
parents s'il s'en trouve, autrement à un idoine de la paroisse, qui 
d'abord après la collation se fera promouvoir à la prêtrise. Si le 
vicaire cesse pendant un mois de célébrer, Tévêque peut le priver 
de la yicairie et le présentateur nommer; le 18 mai 1387. Signé 
Barthelémi Pinardi. — A l'autel de Saint-Thomas, (i/ta* Notre-Dame- 
la-Joyeuse. — P. Evêque confère par le titre de fondation. Héritiers 
doivent nommer dans un mois. Roberte, lllle de la fondatrice et 
femme de Dupont, bourgeois. Mercier, 1557, 1560, 1563. Vaubrune, 
veuve de Mercier, sergent royal, 1593. Mercier 1648. Segond, sieur 
de La Garde, bourgeois à Saint-Léonard, 1707; aux Allois 1718, 
1724. Ghenaud, cordonnier à Saint-Léonard, 1763. 

Sibille Dupont.— A l'autel de Sainte-Marguerite. — P. Vaubrune 
supra, 1593. Segond 1709, des Allois 1718, 1724. 

1390, Paule Audier. 

Jean Medici, avant 1397, existait en 1482. — A l'autel Saint-Jean. 

Pierre Marteau, pour un prêtre delà communauté, le 1«' septem- 
bre 1388. — P. Héritiers nomment. 

Guillaume Lacort, a/tVisReynal, avant 1398. 

T. LUI 10 



150 SOCIRTR ARCD^OLOGIQDK ET BISTORTQUB DU LISIOUSIN 

Guillaume Dînamandi, bourgeois, fils d'autre Guillaume Dina- 
mandi, aussi bourgeois et Guillelmioe Grégoire, femme de ce der- 
nier, et fille de Pierre Grégoire, orfèvre; pour un prêtre filleul de 
réglise, qui ne sera curé, chanoine, ni dignitaire, le iS mars 1431, 
vieux style, reçu par Guillaume Albiac. [Voyez le Terr. comm. S. 
Pierre-du-Queyroix 1640, fol. 6]. Appelée la messe matulinale, alias 
des Baillots, — A Tautel Saint-Sébastien et Saint-Guillaume, puis 
Saint-Roch, à présent Sainle-Claire. — P. Vicaire confère en 
Tabsence du curé, héritiers aînés et mâles nomment. Curé à défaut 
d*héritiers mâles, 1696. Baillot, notaire et praticien, 1555, 1569, 
1577, 1584, 1598. Sieur du Queyroix, avec autre sieur des Riaux 
.1685, Marchand, 1689; sa sœur 1693. Sieur du Queyroix, conseil- 
ler au présidial, 1693 ; sieur de Villelte, procureur, 1693 ; sieur du 
Queyroix 1735, 1736; garde du corps du roi 1740. [Vicaires de 
Disnamandi ou de la Messe matutinale : MM. Pierre Bayard ou 
Bayaud, et Bernard Teyssier, vicaires de la messe matutinale de 
Saint-Pierre-du-Queyroix vivaient le 4 novembre 1495. Bayaud 
vivait le 7 juin 1508. Bernard Teyssier de Charre, ou Charmele, 
tenait cette vicairie le 15 novembre 1498. André Noalher. Jean 
Noalhier était vicaire le 10 mai 1521 . Simon Bayardon, ou Bayard 
tenait cette vicairie en 1540. N... Balhot, fils de M. Laurent Bailhot, 
était vicaire après 1540. François Bailhot, qui était vicaire le 
26 mars 1545, est probablement le même que le précédent (Terr. 
de Saint-Pierre-du- Queyroix 1540)]. 

Catherine Molina, veuve d'Othon Benoit, bourgeois, pour un 
prêtre, le H mars 1402, signé Guillaume Chambo. Appelée des 
Beneys. A Tautel de Saint-Martial, à présent Saint-Léonard. — 
P. Vicaire confère en l'absence du curé. Héritiers et successeurs 
nomment. Benoit, élu au haut pays de Limousin, 1583, avec autre 
conseiller au présidial, 1586. Mathieu Benoit, écuyer, seigneur de 
la baronnie de Compreignac, 1703, 1707, sieur de Grudet, avec 
Blondeau, seigneur de Compreignac, garde du corps du roi, 1747. 
Benoit, sieur du Puy et dcBlëmon, nomme seul, 1747. 

Jacques Chadaret ou Chapdeyreix [ou Charadeix, ou Chadrais, 
ou Cap-de-Rei] Capitis Régis, bourgeois, le 5 juin 1404, reçu par 
Martial de Chambo [notaire. ~ Dite des Charadeix et aussi de Rey- 
naud et Chadrais]. A Tautel du Crucitix. — P. Verlhamond. Evo- 
que, 1720, 1743, 1763, [y nomma alors Etienne Oroux, son aumô- 
nier, mort abbé de Fontaine-le-Comte, en Poitou, vers le8 septembre 
1786]. 

Marite Jalouse, veuve de Pierre Martel, bourgeois, pour un 
prêtre filleul de la paroisse, le 4 octobre 1404. — A Tautel de 
Notre-Dame la Joyeuse. — P. Tamaing, licencié en décrets, avec 






POUILté HIStOniQOE DU DIOCESE DE LllIOÛR^ )5) 

Mire, comme mari de Martelas ou Marteaux, 1449. Tamaingne et 
Botioe, comme administratrices des enfants de la palrone, 1484. 
Tamaingne^ fille d*une Martelle, 1497. Meize, Bailhot, comme mari 
de Dinematin. Botin, prévôt et juge criminel, avec Disnematin, fils 
d'une Tamaing, 1513. Durand, marchand, 1530. Meyze, descendant 
d'une Marteau, Bailhot comme ci-dess!is et Boutin, héritiers médiats 
ou immédiats de la rondatrîce> 1532. Meyze, marchand, 1577, 1586, 
1603, 1670, bourgeois de la paroisse de Saint-Jean-Ligoure, 1703, 
1711. 

Martial Julien, prêtre, curé de Nexon, le samedi 24 janvier 1404, 
reçu par Pierre Bermondet. Existait en 1563, est servie par les 
prêtres do la communauté. A Tautel de Saint-Jacques. — P. Curé, 
1597, 1603, 1615, 1755. 

Paule Audier, fille et héritière de Barthélémi, veuve de Martial 
Molini, bourgeois, et femme de Mathieu Benoit, bourgeois, pour 
un tilleul, prêtre et parent, le 17 mars 1389 (1390), signé Aymeric 
Kaymundi. — A Tautel de Sainte-Catherine. -— P. Bouard, avocat, 
1696, sieur deTreil, clerc tonsuré, 1732. 

Nicolas Saleys, bourgeois, le 18 février 1409 (1410), la première 
année du pape Alexandre V, indiction 3. — ATautel Saint-Jean, ou 
Notre-Dame. — P. Saleys, marchand, 1562, 1571, 1584, 1597, 
avocat 1614, marchand 1661, sieur du Masromme, 1661, 1711.- 
Bonin, héritier d'une Saleys avec Leyssene, veuve d'autre Saleys, 
sieur du Masromme, 1711; Saleys, bourgeois, 1728; Bonin. 1739 
[sieur du Maurelet. Pierre Bonnin, son fils, curé de la Croizille, 
possédait en 1772 et 1787J. 

Guillaume ou Jean de la Brugière, prêtre, avant 1410. Appelée 
de Beausoleil. — A l'autel de Saint-Nicolas, alias du Battement, ou 
Flagellation, ouFoytemenl. A présent de l'Enfant Jésus. — P. Evê- 
que confère, nomma 1694, curé 1617, Ardent, avocat au parlement 
de Bordeaux, 1629. Chantre de la cathédrale nomma et conféra, 
1577, 1582, 1589, 1628, 1640, 1649, 1662, 1675. 

Jean Bayard, bourgeois, avant 1417 ; existait en 1454. — A Tautel 
de Notre-Dame-la-Joyeuse. 

Martial Lagulhier, avant 1413; existait en 1420. 

Mathivede laMosnarie, bourgeoise, fille de feu Pierre et de feue 
Galiane Dauvernhe, bourgeois, et veuve d'Albert Josse, licencié 
ez lois, procureur du roi en Limousin, pour un prêtre parent, à 
son défaut pour un filleul de l'église, le 26 avril 1490, signé Minguo. 
— A l'autel de la Trinité, alias Saint-Roch. — P. Curé conféra, 
1511. Héritiers nomment. Roux, sieur de Mazerolles, 1713. 

Thomas Vincent, 1488. — A l'autel «lu Crucifix. 

Jean Benoît, bourgeois [dite les Benoislj, pour un prêtre plus 



Ittî SOCIRTA ARCléOLOGfOCI BT BlSTORIQUB DO UIIOUSIN 

proche parent, ou un autre à son défaut, filleul de Téglise, 13 mars 
1415, vieuK style. [Il la dota de plusieurs biens et revenus, entre 
autres d'une vigne située au clos de la Feuille, près les récollets de 
Sainte- Valérie]. Existait en 1526 [et 1784. Honoré Dupuy, prêtre de 
Saint-MicheUdes-Lions, la possédait à cette dernière époque (1). 
A Taulel de la Sainte-Croix. — P. Héritiers et les leurs. [Curé de 
Saint-Pierre, confère. On croit que ce droit a passé à H'" Benoit de 
la JourdanieJ. 

Martial Boyol, apothicaire ou épicier, avant 1416. — A Tautel de 
Saint-Jacques. — P. Meyze, chanoine de la cathédrale, 1657, mar- 
ohand, avec Sarrazin, marchand, et Pinchaud, orfèvre, comme 
administrateur de ses enfants, fils de Meyze, 1559. 

Martial ou Mathieu de Julien, bourgeois et marchand, mari de 
Jeanne de Sandeles, pour un prêtre enfant de la paroisse, le 5 sep- 
tembre 1419. Spiritualisée, celle de Maniai, le 1" septembre 1492. 
— A Tautel de Saint-Jean. —P. Héritiers et les leurs. Curé 1603, 
1606. Pierre de la Borie, sieur du Boucheron, trésorier au bureau 
des finances de Limoges, 1694. 

Jean Barelier, mal Bardier, Barlier, le \8 décembre 1423, reçu 
Jeannet Dominici, appelé de Bersanges [aussi dite de la messe 
matulinale], pour un prêtre de la communauté. — A l'autel de la 
• Sainte-Trinité. — P. Plus proche parent nomme. A leur extinction, 
les bailes de la communauté des prêtres. Curé avec les prêtres de 
la communauté, 1621. Syndic et baile de la communauté à défaut 
d'héritiers et de proches parents du fondateur, 1613, 1630. Le plus 
ancien prêtre, 1631. Famé, marchand, 1583, 1595, 1604, 1621. 
Midy, marchand, 1571, 1630, 1707, 1747. [Les Baraliers, vicairie 
fondée dans Téglise de Saint-Pierre-du-Queyroix de Limoges, à la 
nomination autrefois de M" Midy, maintenant de.. Le 15 de décem- 
bre 1423, M. Jehan Barrelier, notaire de la rue Lancecot, veuf de 
Catherine Tevsseuii, demeurant en sa maison faisant le coin de 
ladite rue de Lancecot (et à celle de rue Torte), par son testament 
reçu par M" Jehan Demenge [alias Dominici), légua à la commu- 
nauté des prêtres de Sainl-Pierre-du-Queyroix 10 sols de rente 
pour son anniversaire. Et ouKre ce, fonda une vicairie pour un 
prêtre de la communauté, et voulut que, en défaut de héritiers et 
de prochains de sa génération, les bailes de la communauté fussent 
les patrons. Comme appert par la clause extraite le 5 juillet 1438, 

(1) Nommé à celte vicairie le 3 novembre H i7. Honoré Dupuy esl mon le 
2 mat 1786. Le même jour, Joseph Benoit, seigneur du Buis, y nomme 
Joseph Beuoti du Buis, c!erc tonsuré et chanoine de l'église collégiale de 
Saint-Martial {Ifuinuathnê ecclésiaêtiquea, 298, folio 86 verso). 



J 



POUILLB HISTORIQUE DU DIOCÈSE DE LIMOGES 153 

grossoyée et signée par commissaires P. Dominici, clericuSy P. 
Durandiy clericus (Terrier, comm. de Sainl-Pierre-du-Queyroix, 
4540, fol. 224). Léonard Deveax, curé de la Brugère, possédait en 
1771. Chez Jehan Midy tiennent ladite vicairie et est desservie à 
Tau tel de la Trinité]. 

Jean de Chambaret, augmentée par Marie, sa fille, veuve dlm- 
bert des Gars, bourgeois, puis de MathieuLamy le vieux, bourgeois, 
14 février 1423, vieux stile. — A l'autel de Saint-Martin. 

Mathieu Benoit, bourgeois, avant 1425.— A Tautel de Saint- 
Léonard. — P. Mêmes patrons que celle de Catherine Molina. 

Pierre Bastier, bourgeois, augmentée par les exécuteurs testa- 
mentaires de Jacques Bastier, bourgeois, son petit-fils en 1427. — 
A Tautel de Saint-Jean. — P. Monlaigut, horloger, 1617. 

Jeanne de Sandelles, veuve de Martial Julien, bourgeois, pour 
un prêtre filleul de l'église,7 avril 1431, reçu par Guillaume Albiac. 
ATautelde la Sain le- Vierge. ■—- P: Guré confère. Disnemalin et ses 
héritiers nomment. Sandelles, 1566. 

Pierre de Tramont. — P. Patron laïque nommait en 1440. 

Hugue de Video [ou de Veys], de Voye, prêtre licencié en dé- 
crets, chanoine de la cathédrale et curé de wSaint-Pierre, pour 
un prêtre filleul de Téglise, de la communauté, 1*' août 1445, signé 
Durandi. Sur le pilier du chœur le plus proche du chœur du côté 
de répitre, au bas d'une espèce de boette grillée on lit : 

Icy est le chef de feu M. Hugues de Video qui a esté trouvé dans Tenclos 
du grand autel, duquel Tépiiaphe est cy-dessous, et lue par Poilevé, vie. 
de Video, le <î decemb, I6JÎ. 

Hocjacel tn tumulo, omnibus amabilis Hugo, 
Prudens, pacificus de Video cognomine dicius 
Pauperum amaior» templl huju^ fuit milis reclor, 
Insignis ^eoere, perpollens moribus el virtule, 
Canonum hic ecclesiam adiil Lemovisq. prebendam 
Quem hujus ab leoebris bis sœva lux Iraxil oclobris» 
ADno millesimo cealies quater. terque quiodeno 
Profuit huic choro, pro eorogale exoro (<). 

Gelle vicairie était appelée en 1462 de la messe matutinale. Spiri- 
tualisée le 16 juin 1490. — Au grand autel. — P. Héritiers et suc- 
cesseur nomment. — Guré el en son absence le vicaire, 1579, 1584, 
1633, 1657, 1702, 1737, 1740. [Jean Noalhier, prêtre possédait en 



(i) Au haut de cette inscription de Tannée 1445 (quatre fois ceni el 
trois fois quinze) étaient les armes du fondateur : de gueules à la fasoe 
émargent chargée de deux yeux. 



154 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUK RT BISTORIQUB DU LIHOCSIN 

1540, et le 24 février 1586. (Terr. de lacomm. des prêtres de Saint- 
Pierre-du-Queyroix de 1540, fol. 10, 11). N. Bouryaud, prêtre com- 
raunalisle, possédait vers 1787]. 

Jacques du Tertre, marchand, 3 septembre 1447, signé Chambo. 
Appelée de Barsanges. — A l'autel de la Trinité à présent de Saint- 
Roch. — P. Héritier et plus proche parent nomme. Midy avec Ga- 
daud, marchands 1555. Darfeuilhe, 1556. Veuve de Gadaud, 1566. 
Gadaud, marchand, 1586. Midy, marchand, 1604. Roux sieur de 
Mazerolles, 1713. 

Théodore [Lupi, ou] le Loup, curé [de Saint-Pierre et secrétaire 
de révôché de Limoges] vers 1454. A Tautel de la Sainte-Vierge. 

— P. curé 1565 [Jean Paye, prêtre de Saint-Michel-des-Lions, pos- 
sédait en 1540]. 

Jean Sandeles, bourgeois, 8 juillet 1490, fils d'autre Jean, bour- 
geois et d'Isabelle Boilhon, pour un prêtre tilleul de l'église, reçu 
Minguon. Spirilualisée le 17 juillet 1490. A l'autel de la Sainte- 
Vierge. — P. Héritiers descendants en droite ligne du fondateur. 
Curé confère. De Maleden sieur du Puynimbert, 1712. 

Laurence Molinelle, 1480. 

Grégoire Gregori pour le plus proche parent. — A l'autel de 
Sainte-Croix. — P. curé confère, Gregori, fils du fondateur, 1479. 

Jean Deschamps, marchand, fils de feu Jacques et mari de Anne 
de Posse, 19 août 1491, reçu par Besse. Augmentée le 2 août 1501, 
reçu par Lavandier, par Jean des Pousses, mari de Deschamps 
nièccdu fondateur reçu par Deschamps. — A l'aulel de Saint-Jacques. 

— P. Deschamps, bourgeois, sieurs de Nantiat 1564. Veuve de 
Baignol, procureur au présidial, avec autre marchand, 1591. Apo- 
ticaire 1626. Dubois, veuve de Deschamps, marchand, 1652. Rey- 
naud sieur des Maisons, comme procureur des Deschamps, sa belle- 
sœur et sa femme héritières du sieur de Villemedieu leur frère, 
1697. GeofFre, veuve d'Ardent, chirurgien, 1746. Poncét, marchand, 
1716, 1727. Petit-fils d'une Deschamps, 1746, 1756. [Vicairie de 
Anne de Possa. — Honnête femme, Anne de Possa, épouse de 
Jean Deschamps, bourgeois et marchand de Limoges, pour l'amour 
de Dieu, et en vue de la piété, et pour le salut de son âme et de 
celle de feu Mathieu Deschamps, son fils, et d'autre Mathieu Des- 
champs, son beau-frère et de ses autres parents et amis, donna 
4 livres en argent et deux setiers de froment, le tout de rente, aux 
prêtres de la communauté de Saint-Pierre-du-Queyroix, à condi- 
tion qu'ils célébreraient tous les lundis de l'année, à l'heure de 
prime, à l'autel de Sainte-Croix, de ladite église, une messe basse 
de l'ofTice des morts, avec une absoute sur le tombeau dudit feu 
Mathieu Deschamps, son fils, et ensuile sur celui de feu Mathieu de 



FOUILLÉ HISTORIQUE DU DIOCàSB DE LIMOGES 155 

Possa, son père ; et ce, sealemeat après son décès et non plutôt, 
à moins qu*elle n'en ordonnât autrement dans la suite ; avec un 
anniversaire chaque année le 5 septembre, suivi d'une semblable 
absoute. Cette fondation fut faite ainsi par contrat du il mai 1499, 
par lequel elle cassa, annulla et révoqua une clause d'un testament 
qu'elle avait ci-devant fait par devant M' Jean Durand le jeune, 
notaire dudit Limoges, par lequel testament elle avait, dit-elle, 
fondé vicairie, qu'elle avait voulu être desservie par M. Jacques de 
Possa, prêtre, son frère ; mais qu'après avoir bien réfléchi, elle 
avait cru que cette fondation serait mieux desservie et plus durable 
si elle était acquittée par les prêtres de ladite communauté qui 
étaient en grand nombre que par un seul. C'est pourquoi elle la 
fonda de nouveau en faveur desdits prêtres, auxquels elle donne 
les rentes et revenus sus-menlionnés pour en acquitter les charges, 
etc. (Terr. de Parroti. .Aux archives des PP. de Sainl-Pierre-du- 
Queyroix, fol. 188)]. 

M" Albert de Grandcbault, à l'autel de Saint-Jacques, 1530. 

Deux par Jean Chambon, avocat général au Parlement de Bor- 
beaux, 6 avril 1805. — A l'autel de Saint-Nicolas, alias ia Batte- 
ment ou de la Flagellation, à présent de l'Enfant-Jésus. — P. Plus 
proche héritier du fondateur nomme. Dubois, marchand, 1558, 
1568, 1578, 1582, 1592, 1597, sieur de Puylignon, 1614, sieur du 
Boucheron, marchand, 1614, ancien élu à l'élection, 1646, 1670, 
1679, 1693. Descordes, élu 1663. Un de ses descendants, ancien 
conseiller à l'élection, se démit le 20 janvier 1698 du patronage en 
faveur du curé et prêtres de la communauté, et consentit que celte 
vicairie leur fut unie à perpétuité, en ce qu'ils augmenteraient le 
service divin d'une messe tous les mois pour le repos de son âme 
et de celle de ses parents. Prêtres de la communauté nommèrent, 
1709. Dubois, bourgeois du bourg de Linars, 1713, 1714, sieur de 
Combas, paroisse de Beynac, 1708, 1713, 1719, 1720, 1721, 1732, 
1734, sieur du Boucheron, 1765. 

Martial Audier. 22 octobre 1515 (Bonav., t. III, p. 750). 

Catherine Beneyche, fille de Othon Beneys, bourgeois, veuve de 
Hélie Disnemandi, bourgeois et marchand du consentement de ses 
fils, Jean et autre Jean Disnemandi, pour un prêtre régénéré dans 
les fonts baptismaux de cette église, le 7 mai 1498, signé de Char- 
lonia, à la cathédrale où sont ses minutes. — A l'autel de Saint- 
Christophe et Saint-Nicolas. — P. Curé ou son vicaire de paroisse 
confère, héritiers nomment. 

Jean Duvergier, dit Gaine ou Queyrie, marchand, 12 novem- 
bre 1515, signé Vigier. — A l'autel de la Sain te- Vierge. — P. 
Curé, 1605, Duvergier, femme de Dugernays, licencié ez-droits, 



156 SOCIÉTÉ ABCBÉ0L06IQUB ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

avocat et lieutenant de juge et séneschal en la baronnie de Laurière, 
.1680. Bacon, 1605, fut déclaré patron contre Mousnier qui s'arro- 
geait ce droit, par sentence du sénéchal de Limoges du 7 juin 4606. 
Bacon, notaire, 16H, 1614. Rouard, 1696, sieur du Treil, clerc 
tonsuré, 1732. 

André de Pousse, licencié ez-lois, 1494-1515. — A Tautel de 
Sainte-Magdeleine. — P. curé, 1583, 1600. 

François Dubois, oiarchand, pour un prêtre filleul de la paroisse, 
26 avril 1516. Appelée de Boulhon, ou de Anne Boulhon. — A 
Taulel de Sainte-Catherine. — P. Vicaire confère en labsence du 
curé; plus prochain mâle nomme, à son défaut la fille la plus proche 
parente du fondateur. Descordes, marchand, comme père de ses 
enfants, fils de Dubois, sa fea\me, 1589, 1602. Héritière de Bou- 
lhon, 1606, 1614. Descordes, sieur de Félix, 1681. Menourier, 
veuve de son fils, conseiller au présidial, 1735. 

Isabeau Lapine, fille de feu Jean, licencié ez lois, veuve de Mar- 
tial Petiot et en secondes noces de Jean Mercier, bourgeois et 
marchand ; pour un prélre, 23 août 1517, signé Maisondieu, notaire 
à Saint-Junien. — A Tautel de Sainte-Marguerite. — P. Filles de 
la fondatrice et leurs hoirs, une de Petiot, mariée à Pierre Dubois, 
Tautre de Mercier, mariée à Lamy, marchand, tils du greffier de la 
sénéchaussée du Limousin [Honoré Dupuy, prélre de Saint-Michel- 
des-Lions, possédait en 1784], 

Jeannette du Peyrat, veuve de Martial Audier, marchand, et 
femme de Pierre Veyrier, orfèvre du château de Limoges, pour un 
prêtre de la communauté, ou pour un prêtre ou ch^rc baptisé dans 
l église paroissiale, qui se fera promouvoir à la prêtrise dans Tan. 
Ije 1"' juin 1507, reçu de Campis. Appelée de La Pucelle. — A Tau- 
le! de Notre-Dame-la-Joyeuse. — P. Les enfants d'Audier, son 
mari,.descendant en sexe masculin et le plus ancien. Veyrier, orfè- 
vre, 1554, 1562, 1576; marchand, 1581, 1596, 1602, 1631; cha- 
noine de Sainl-Martial, 1662; marchand, 1663, 1692; bourgeois, 
assisté de Lombardie, son administrateur, 1713. Sieur de La Quin- 
lane, 1713; sieur de Mocheval, bourgeois, 1757. 

Léonarde Rogière. — A Taulel de Saint-François. — P. Janei- 
Ihas, filles et héritières de la fondatrice, 1530. 

Deux par Catherine Saleys, alias Salesse, fille d*Anne Benoit et 
femme de Pierre Gay, fils d'un conseiller au grand conseil, 
22 mai 1536. — P. Héritiers et leurs successeurs. 

François du Bois, chanoine, Pierre, Guillaume, Jean et Jacques 
du Bois, frères, 2 juin 1537. Augmentée par Françoise de Julien, 
veuve de Pierre du Bois, 19 novembre 1552. Spiritualisée le 
21 mai 1553. — A Taulel de Notre-Darae-la-Joyeuse. — P, Dubois, 



FOUILLÉ BISTORIQOE OU DIOCÈSE DE LIMOGES 157 

marchands, 1603; siear de Gharoboursat, 1662; soldat, 1739. 

Laurent et Pierre, ou Penot, ou Penetle Saleys, marchands, 
avant 1538. — A Tautel deNolre-Dame-la-Joyeuse. — P. Curé, 1611, 
1639. Benoit, élu au Haut-Pays de Limousin comme administrateur 
de ses enfants, Tils d'une Saleys, 1569. Mathieu Benoit, écuyer, 
seigneur de la baronnie de Compreignac, 1703. 

Jacques Peret, prêtre, 5 septembre 1540. — A Tautel de Saint- 
Christophe. — P. Oubeyronne, BUe d'un Peret, 1571. Braulbe, dit 
Fanion, tisserand du bourg de Saint-^Augustin, 1573, 1603; curé, 
1697. 

Catherine Pintcrie, avant 1544. 

Martial Roger, spiritualisée le 17 février 1490 (1491). -- A Tau- 
tel de Sainte-Croix. — P. Parents. 

Jeanne Martelle, 1567. 

Jeannette de Julien, 1590. 

Jacques Toulhe et Françoise Pouyolle. — A Tautel de Saint- 
Jacques. — P. La Sarre, dit le Furet, nommait en 1594. 

Jean Dupont, dit Pichotte, cloutrier. — A l'autel de Saint- 
Jean. — P, Balazis, du Naveix, 1562. 

[Ozanne Chambon, dite Les Chambons, avant 1509 (registre de 
Durandi le jeune, chez Poularde notaire à Limoges)]. 

Jacques Noailher, prêtre de la communauté, ou Jeanne Noailher. 

— A l'autel de Notre-Dame-du-Portaud, ou Portail, jadis Sainte- 
Geneviève. — P. Noailher, 1564, 1579; marchand, 1593, 1601, 
1703; émailleur, 1737, 1739 [Joseph Cramouzaud, chanoine de 
Saint-Martial, possédait en 1787]. 

Françoise de Julhien, femme de Mathieu de Julhien, marchand. 

— - Au grand autel. — P. 1611. 

Des Vaudroux, existait en 1620. — P. Prieur des ff. pp. et gar- 
dien des ff. mineurs. 

Jeannette du Bois, veuve de Maureil Mathieu. — A l'autel de 
Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, ou le Crucifix. — P. Mathieu, 
veuve de Ardy, marchand, 1562. 

Jeanne Martelle, veuve de Gérald Bonnebourse, appelée de Las 
Genetas. — A l'autel de la Sainle- Vierge. — P. Curé, 1567 ; évê- 
que, 1731. Bayard, marchand, 1565; tailleur de la monnaye, 1568, 
1585; garde de la dite monnaye, 1599; huissier, 1710; de la ville 
de Saint-Léonard , 1 731 . . 

Pierre Mauplo, marchand, Pierre, son frère, prêtre, et Margue- 
rite BoulhoD, femme du premier, en 1567, dans la chapelle et à 
l'autel de la Transfiguration, où l'on voit l'inscription ci -dessous. 

— P. Mauplo, sieur de La Borie et de Pennevayre, 1672, fils aîné 
de Guillaume, greffier en chef au bureau des finances, 1710^ 



158 ftociérè arghrolooiquc bt historiqob du limousin 

A la gloire et honneur du grand Dieu immortel, || de la Vierge et des 
saints, sur le marbre et auiel II nouvel lemeni dressé cy dans cette chapelle || 
feu sieur Pierre Mauple de Limoges fidelle || (1) [en son vivant, bourgeois et 
marchand renommé, || avec son frère aussi maître Pierre nommé || prêtre à 
Dieu consacré en ce lieu vénérable, || Marguerite Boulhon, par dévotion 
louable, || femme dudit Mauplo à perpétuité || une messe ont fondé tant poar 
Tulilité ||des morts que des vivants, tous les jours à sixte heure y du matin 
célébrée humblement sans demeure j| par un prêtre en ^on rang par la 
communauté || et aliin d'attirer Tcsprit à la beauté, Il contempler de Jésus la 
bonté supernelle, || la susdite Boulhon pour mémoire éternelle || a faict 
haut ériger la plus que glorieuse jj tranBguration; puis en tableau hea- 
reuse, i; Pasques que Jésus fit donnant son corps et sang 11 aux vrais chré- 
tiens pour gage à jamais le laissant. |) Dtso gratias, i567. 

Au bas on voit deux écussons : l'un est mi-parti^ au /" de 
sable à une aigle éployée ; au 2"" de gueules à trois pommes de pin 
posées en fasce, /, i et /. C*est celui de Marguerite BouUioq. 
L'autre écussoD qui est assez effacé portait la lettre M surmontée 
d'une croix haute accostée d'une étoile et d'un croissant. C'est celui 
de Pierre Mauple (â).] 

Deux par François de Pontbriant. — A Taulel delà Trinité, alias 
Saint-Roch. — P. Curé, 4614, 1696. Anloinelle, dame de Pons, 1615. 
Jean-Baptiste Texandier, chevalier d'honneur au bureau des linan- 
ces, seigneur de rAumosnerie, comme seigneur de la baronnie de 
Nieul, 1725, 1754, 1755. 

Jean Romanet. — A l'autel de Saint-Jacques. — P, Roraanel, 
sieur deSainl-Priest, 1669. 

Jordain Fornerii, chevalier, seigneur de la Villalte et Saint-Ger- 
main. — P. Seigneur de la Villatte. 

Pierre Ardil, sieur du Puylison, trésorier au bureau des finances, 
mari de Catherine Perier, pour ses plus proches parents, à leur 
défaut pour un filleul de J'église, prêtre qui D*aura point de bênélice 
à charge d'âmes, ou demandant résidence, ou autre commission de 
messes, 1" octobre 1664, signé Rougier, 27 septembre. — A l'autel 
de Saint-Jacques. — P. Marie Hardy, sœur du fondateur, femme 

de Maleïlen, trésorier au bureau des finances, après sa mort, 

fils du sieur de La Borie et de Cibot, et leurs descendants mâles, 

(1) La page 47® du manuscrit est coupée ici, et sa moitié inférieure ne 
se retrouve plus. Je mets entre [] ce que j*emprunle au manuscrit 5.024, 
S. F. de la Bibliothèque nationale pour compléter cette inscription. 

(2) Outre ces armes que portail la famille Mauple eu 1567, on en trouve 
d*autres avec l'épitaphe de Jean Mauple, seigneur de la Dorie et de Penne- 
vayrc, mon en 162S; elles sont d'cuiur à l'aigle au ool abcUêsé d'or, 
soutenue d^un croissant d'argent, au chef cousu de gueules chargé d'une 
étoile d^or entre deuo) croissants d'argent. 



POUltLB BlSTOftlQCft OU DIOCÈSE DR LIMOGES UO 

à commencer par Talné, à leur dé tan l autre Maleden son frère 
puiné et ses hoirs mâles; à leur défaul Croizier, sieur d^Aubias, 
greffier prévôlal en la vice-sénéchaussée et ses enfants mâles : doi- 
vent nommer dans un mois. Pierre Maleden d'Hardy, sieur du 
Puylison, trésorier audit bureau, 1693; seigneur de Feyliat, 1721. 

[Je trouve vers 1540 une vicairie de Pierre la Croix. Serait-ce la 
même que celle qui suit ? Elle était à la nomination et patronage 
de Guy et Martial Audiers, frères, le 19 décembre 14S7 (Terr. 
comm. deSaint-Pierre-du-Queyroix, 1540, fol. 102), Martial Greude 
en était alors le titulaire {ibid.)]. 

Pierre, peut-être Jean, La Crois ou La Croix, alias Bossequo, 
bourgeois et marchand, dans le Charnier ou Civori, pour un filleul 
de réglise, le 16 mars 1417. — A Taulel de Sainte-Magdelaine et 
Sainte-Marthe, alias du Crucifix. — P. Héritiers nomment. Evêque, 
1568; curé 1603; Audier, bourgeois, 1474; marchand, 1603. Vige- 
naud, sieur du Champ dlsle, bourgeois 1693. Elisabeth Yigenaud, 
femme de Jean Sanson, 1738. Ledit Sanson, sieur du Masbouyer, 
trésorier au bureau des finances, comme administrateur de 
Guillaume, son fils et ladite Yigenaud, 1748; Marcelle Sanson, 
femme de Léobardy, sieur de Mazan, comme héritière de ladite 
Yigenaud, sa mère, 1748. IN... Martin, chanoine de Saint-Martial 
possédait en 1771]. 

Jacques de Montgeorge, couturier, avant 1491, dans la même 
chapelle du Charnier. — A l*autel de Sainte-Magdelaine. 

Hôpital de Vieille Monnaye, entre les rues de Rafilhou et de TArbre 
peint, commanderie, c*esl-à-dire préceptorie 1332.... (1). 

Collège fondé en 1525, érigé en 1564 (Bonav., III, p. 759) par 
lettres patentes du mois de mars 1561, érigé en 1583 [Ibidem. , 
p. 798). Le 31 mars 1566, assemblée dans la maison consulaire 
pour rérection d'un collège [Acta. capit, eccles. Lem,). Les Jésuites 
furent chargés du collège le 17 avril 1598. — De la province de 
Guyenne. — F. Assomption de la Sainte- Yierge. 

Les religieux de la société ou compagnie de Jésus s'y établirent 
par contrat du 27 novembre 1599, signé Mouret. Obtinrent en sep- 
tembre 1603 des lettres du roi pour être rétablis à Limoges (Mer- 
cure, Jésuite, t. II, p. 284). Etaient trois professeurs de théologie, 
deux de philosophie, cinq d'humanités, quatre prêtres et sept 
frères, lorsque par arrêté du parlement deBordeaux, du26 mai 1762, 
il leur fut ordonné de vider ce collège, au 1" août suivant. 

Par lettres patentes du 6 décembre 1764, enregistrées au parle- 
ment de Bordeaux le 17 avril 1765, ce collège sera composé de 

(!) Le bas de la page 48% comme à la pa|^e 47*, est coupé et ne se trouve 
plus dans le manuscrit. 



160 société ARCHÉOLOGIQUE BT fHSTORIQUK DU LIMOVSNI 

personnes ecclésiastiques ou séculières; d'un principal, de deux 
sous-principaux tenus de suppléer aux professeurs et régents en 
cas d'absence, maladie ou autre légitinoe empêchement; deux pro- 
fesseurs de théologie, deux professeurs de philosophie, d'un profes- 
seur de rhétorique, de cinq régents pour les seconde, troisième, 
quatrième, cinquième et sixième classes. Les unions des bénéfices 
précédemment faites sont confirmées, en imposant pendant dix ans 
silence, tant au procureur général qu'à tous autres qui voudraient 
les attaquer; pendant lequel temps il sera, si faire se doit, procédé 
de nouveau dans les formes en tel cas requises aux unions de ceux 
des dits bénéfices dont les procédures ne se trouveraient pas entiè- 
rement en règle. 

Outre les fonds de l'ancien collège et les biens laïques, on y unit 
encore les biens d'église. 

1600,28 janvier, le prieuré d'Aureil, avec ses mem- 
bres, évalué i .000 Hw« 

Le prieuré-cure de Saint-Nicolas-des-Froides- Orties. 

1604, 28 avril, la vicairie de Pierre Sapientis, à Saint- 
Martial, la moytine 

15 mai, la cure de Massignac 500 » 

1605, 13 août, le prieuré d'Aultevaux i .400 « 

1616, 9 août, les vicairies de Guv Audoin et de Chris- 

lophe Sansson, à Saint-Pierre-du-Queyroix 90 » 

1619, 21 octobre, le prieuré de Bosl-Morbaud, avec 
ses membres 500 « 

1639, 3 septembre, le prieuré de Saint-Michel de 

Châleauneuf, avec Saint-Jean de Venhouan, son annexe. 

1652, 23 septembre, le prieuré du Deveix 130 » 

1663, 21 juin, le prieuré de Goulrieux 

1682, 8 janvier, le prieuré de l'Artige-Grande 686 » 

11 mars, le prieuré du Breuil 

1743, 14août, places monacales de l'Artige et prieuré 

de TA rtige- Vieille 950 » 

1748, 8 février, le prieuré de Venes 400 » 

1753, 16 juin, les prieurés de la Mazelle, 250 livres; 

Chairefaye, 220 livres; TArligette, 300 livres; Roy- 

retle, 106 livres; Fondadouze, 180 livres; Maradene, 

700 livres 1 . 756 » 

17.., prieuré de Saint-Laurent-de-Manzay, diocèse 
de Bourges ; 

1599, les préceptorales de la cathédrale et de Saint- 
Martial 460 « (i) 

(f) Pour le collège de Limoges voir Inventaire des arckioeê départe^ 
fnêntaUê, série D, par M. A. Leroux. Limoges, 4883. 



I^OaiLLft HISTORIQUE DO DlOcftSB DR LIMOGES 161 

RELIGIEUSES DE SAINTE-URSULE, sorties de celles de Brlve, 
établies le 33 novembre 1620 et par bulle du 23 septembre 1625. 
— F. Sainte-Ursule. — P. La supérieure est élective et triennale. 

Sont 38 sœurs de chœur et sept converses. [En septembre 1790, 
lorsque leur maison fut brûlée, elles étaient 35 sœurs de chœur, 
une novice de chœur, sept converses et deux tourières.] 

PRÊTRES DE LORATOIRE, fondés en 1623, par Jacques 
Sahuguet, prêtre, chanoine de Saint-Martial, au-devant de la 
fontaine du cloître de celte collégiale. Il se transférèrent dans la 
rue Manigne, où ils sont. 

Jacques Sahugoet, prêtre, chanoine de Saint-Martial, légua 
6.300 livres pour rétablissement des Pères de TOratoire de Jésus à 
Limoges, par son testament du 24 janvier 1619. Ils s'établirent en 
1624. 

BELLEGARDE, Bella gardia, pulchra gardia. Prieuré, 1359, 
1410. — P. Abbé de Saint-Martial en jouissait, comme prévôt de 
Coseys, 1417, était uni à la mense abbatiale, 1423. 

LA MONGIE ou Monge ou le Petit-Usurac. De Monialis, lieu où 
étaient des religieuses, en 1220. Chapelle rurale, 1406. — F. Dé- 
collation de Saint-Jean. 

Bernard. Iterii, Chron.y dit que Tan 1205 les religieuses de Zura 
se donnèrent à Saint-Martial (Bonav., t. II, p. 383, et mss. 1338, 
BibL roy.). Gaufred., Vosiens.j p. 306, dit que Albert, mort abbé de 
Saint-Martial en 1156, acquit la terre de Uzurac, Surrat suivant 
l'édition du P. Labbe. [Cette chapelle est entre les paroisses de 
Couzeix, Uzurac et La Brugëre. On y dit la messe le dernier 
dimanche d'août, et il y a une confrérie] (1). 

SAINT-MICHEL-DES-LIONS, cure en ville murée. — Ville, 
3.500; campagne, 1.500 communiants. 6.750 habitants. — F. Saint 
Michel. — P. Evoque, 1662, 1684. Aquilaire du chapitre de Saint- 
Martial, 1748. Abbé dudit chapitre, 1481, 1586, 1593, 1614, 1631, 
1684, 1735, 1739, 1748, 1753. 

On dit, mais sans aucune caution, que Rurice II du nom, évéque 
de Limoges, fit bàlir cette église (Bonav., t. III, p. 180). Saint Loup 
la donna à Saint-Martial (Mss. 5257, Bibl. reg,). Où étaient des 
lions de pierre en 1286. Les lions de pierre placés à chaque coin du 
portail d'une église servaient à supporter le siège d'un juge ecclé- 
siastique, soit officiai, soit archiprétre, dans les siècles où les 

(I) Voir Usurac dans rarchiprétré de Raticoo, 



mt SOOttt ARCBÉ0L06TQUB ET^HISTOltlOUB DU LlHOUSIN 

jugements se prononçaient aux portes des églises (Le Beur, Uist. du 
diocèse de Paris, 1. 1, p. 174). 

L'inscription payenne, rapportée à Tarticle Saint-Martial et les 
sépultures en quantité, ne permettent pas de douter que le lien où 
est Tabbaye de Saint-Martial ne fut le cimetière commun des 
habitants de Limoges. De là il aura été augmenté sur la hauteur, 
du côté du Nord, ainsi qu'il était d'usage, afin que le mauvais air 
des cadavres n'infectât pas les habitants de la cité. On y bâtit une 
chapelle à Saint-Michel, parce qu'on avait coutume d'en bâtir en 
son honneur dedans ou proche les cimetières (Le Beuf, Hist. de 
Paris, t. I, p. 77). Ce saint y était réclamé communément par 
rapport au jugement dernier, dont on a cru qu'il serait le signal 
{Idem, p. 230). L'oratoire de Saint-Michel était l'oratoire ordi- 
naire des cimetières publics, qui souvent étaient accompagnés 
de cryptes ou de souterrains {Ibidem, p. 232). 

Communauté de prêtres, autorisée le 16 mars 1372. Etaient 23 
en 1300. Réduite à 12 places par le règlement de... 

Vicairies dans l'église de Saint- Michel-des- Lions, toutes à la col- 
lation du curé à l'exception de celles qui seront désignées, fondées 
par... 

De la messe matutinale, avant 1398. Existait en 1459, 1562. 
[Voyez Arch. vie. de Saint-Martial, Liv. de Martini, fol. 24, verso]. 
A l'autel de Sainte-Catherine. — P. Marguiliiers nomment un 
tilleul de l'église. 

Vicairie fondée le 15 octobre 1402, par acte signé Geraldus de 
PinUy par vénérable et discret Martial Bardini, bachelier ès-lois, 
fils de Jean, pour le salut de Martial Bardini, son oncle paternel, 
dont il est exécuteur testamentaire : appelée du Saint-Esprit. A 
l'autel de Sainte-Marguerite, pour un prêtre qui n'aura point d'autre 
bénéfice à charge d'âmes, ni d'autre hors des oratoires du château 
et cité de Limoges. — Le vicaire doit prêter le serment sur les 
évangiles qu'il procurera l'utilité de cette vicairie, célébrera ou 
fera célébrer dévotement les messes. A défaut de la prestation de 
ce serment, le patron pourra en présenter un autre. — Dans le cas 
que le vicaire fut diffamé pour crime, maléfice ou délit, ne fit pas 
ou ne fit pas faire le service divin, les consuls de Limoges peuvent 
faire informer contre lui et s'il est trouvé coupable, présenter pour 
cette fois un prêtre idoine à l'évêque, à l'archevêque de Bourges. 
S'il y a de la dispute pour le patronage, tandis qu'elle durera, le 
curé fera faire le service par un prêtre de la communauté, qui sera 
payé au prorata. — P. Héritiers et successeurs nomment. Héritiers 
mâles et leurs descendants légitimes, les aines préférés aux autres. 

Ou Jeanne , femme.du fondateur, ses filles, les aînées préférées. 

A leur défaut le vicaire de la vicairie de Sainte-Marguerite fondée 



PDUILLR HISTORIQUE DU DIOCÈSB DR LIMOGBS 1B3 

dans la dite église. On doit présenter au curé, s*ii est en Limousin, 
dans quinze jours, et il doit conférer dans antres quinze jours. Si le 
patron néglige de présenter dans trois mois, le doyen et chapitre 
de l'Eglise de Limoges conféreront pour cette fois à un prélre dans 
quinze jours après ces trois mois de vacance. S'ils négligent, Tof- 
ficial de Limoges conférera. — Vicaire de la seconde vicairie 
fondée dans la même église par le même fondateur, 1877. Ghambon, 
marchand, 1631. Jayac, veuve de Ghambon, huissier, comme mère 
de ses enfants, 1700. Ghambon, maître ès-arts, 1739, maître d'école, 
1744. 

Jeau Pommeyrat ou Pomeyrol, curé de Roussac, pour un prêtre 
de la paroisse, 17 avril 1411. — A l'autel de Saint-Jean. — P. Guré 
confère. Gonfrères de Sainl-Marlial-de-la-Gourline, 1883, 1884. 

Martiale à La Mot, veuve, ou Martial à La Molhe, pour un prêtre 
de la communauté, peu avant 1413. — A l'autel de Sainle-Margue- 
rile. — P. Guré, 1622. 

Pierre Ghanalier, ou Ghevalier, le jeune, avant 1428. — A l'autel 
Saint-Jacques ou au grand autel. — P. Guré, 1878, 1879. 
Bernard BonifTaci, avant 1430. 

Michel GorbaHi, mari de la nommée la Blande, marchand, pour 
un filleul de l'église, 27 juillet 1377, reçu par Bernard La Ribieyra. 
— A l'autel de Sainte-Marguerite. — P. Curé confère, plus proche 
parent nomme. Peyleau, orfèvre 1863, marchand 1874. Benoît, 
marchand, comme tuteur des enfants de Peyteau, orfèvre 1894. 
Noailher, administrateur de ses enfants, fils d'une Tliouraud, 
héritière de Peyteau, 1603. Noailher, marchand 1703, émailleur 
1737, 1739. [Joseph Gramouzaud, chanoine de Saint-Martial, pos- 
sédait en 1787]. 

Audoin Gayou, mal Gayon, Guyot, prêtre, pour le prêtre le plus 
proche de ses parents et à leur défaut pour un prêtre de la com- 
munauté, 28 mai 1482, reçu de Beyssaco. — A Tautel de Saint- 
Jean. — P. Héritier et ses successeurs nomment, prêtres de la 
communauté confèrent. Evêque nomma en 1830. Gayou, marchand 
1862, 1888, palisier 1628, procureur 1692. Sa fille, femme de la 
Roche, bourgeois du village de la Terrade, paroisse de Flavignac, 
1713, 1720, veuve 1724 

Eslienne Ruaud, marchand drapier, pour un prêtre parent et 
filleul de l'église, le 4 juin 1378. Le chapitre de la cathédrale con- 
fère; ses héritiers manquant, le curé de Saint-Michcl-des-Lions 
doit nommer dans quinze jours. Signé Robert et Gastello, pour un 
prêtre parent et tilleul de Téglise. — A l'autel de Saint-Jean- 
Baptiste et évangéliste. — P. Aquilaire de la cathédrale confère, 
1828, 1849. A présent l'évêque. Héritiers et successeurs nomment. 
David el du Peyrat, veuve de Bayard, bourgeois, 1484. David, 



I6t SOCIÉTÉ ATtCHéOLOOlQUR Rt BISTORIQUE DU LTltOUSlN 

1540, 1548. Riiaud, 1558. Raaud, sieur de La Fayolle, 1627, 1645, 
nomma, chapitre présenta au curé de Saint-Michel. 

Marguerite Chambon, fille de Guillaume, bourgeois et de Mariotte 
Vedrene, et veuve de Jean Lapine le jeune, licencié ez lois, 30 août 
1503, signé Favelo. — A Taulel de Notre-Dame-d'Abondance, ou 
au grand autel. — Héritier après le plus proche parent de la fon- 
datrice nomme. Lapine, licencié ez lois, avec autre prêtre et curé 
d'Aixe, 4505, 1531, autre 1550. 

Jean Granier. — A l'autel de Notre-Dame-la-Joyeuse. — P. Gran- 
cor, dite Bochaud, de la ville de Saint-Junien, 1507. 

Michel Taraud, avant 1520. 

Jean Chambon, bourgeois, héritier de Marguerite Chambon, 
femme de Lapine, ou la Pigniëre, licencié ez lois, 5 février 1538. 
— A Tautel de Sainte-Marguerite, jadis du rosaire ou chapelet. — 
P. Chambon, bourgeois, 1735, 1743. 

Clémence Auréliand; spiritualisce le 9 mars 1512, vieux style. 
Existait en 1541. — A l'autel de Saint-Pierre et de Saint-Paul. — 
Bailes de la fabrique ou fabricien de l'église, curé confère, 1520. 

Jacques Servière [ou Serviers, ou Serviis] dit Mousnier, prêtre et 
choriste de la cathédrale [fondée avant 1490], 28 juin 1543. — A 
l'autel de Sainte-Anne. — P. Plus proche parent mâle. Servières, 
1567, dit Mosnier, 1569; marchand du pont Saint-Martial, 1608. 
Thoumy, vigneron, 1647, sa fille, femme de Mounet aussi vigneron, 
1647. Mounet, chapelier, 1690. Femme de Sire, corroyeur dudll 
pont, 1719, 1724. Sire, bassinier. [Jacques Dorât, chanoine de 
Saint-Etienne, possédait en 1660]. 

Jordain et Gerald Petiot père et fils, en 1545, suivant l'inscrip- 
tion ci-après, au bas de la tour ou clocher à côté du bénitier. — 
A l'autel de Sainte-Croix. [Peut-être celle qui est dite du Crucifix]. 

Cy gist maisirc Jordain Pcliot, || homme discret et bien dévot, || aussi 
Gerauld Petiot son fils, |) lequel fonda par bon advi? Il une chappelle ou 
vicairie [j à Thonneur de Dieu cl Je Marie, Il et pour ses parents treâp.issés, | 
Il la dota de bien assez || et voulsist céans estre servie g et de orncmens 
bien garnie. (1 k Tautel de la Sainclc Croix, || aussi ordonna messes irois | 
estre dilles la semaine 11 avec l'absolution pleine D par son vicaire ou 
commis, || Tune le lundy de mortuis, || du Saint Esperit mcrcredy || et de 
Marie le samedy. || La présentation appartient || k son héritier plus pro- 
chain, Il la collation et institution || et toute autre disposition || au recteur 
et curé de céans, jj Dittes lous tant petits que grands : Il Pater noster ou 
de profundiê U leurs ftmes soient en paradis. Il Amen, 1545 (1). 

(1) M. Texicr [Manuel d'Epigraphie^ p. 396), qui semble avoir publié 
cette inscription d'après rauteur des Recherchée hiatoriques sur l'égUse 
dô Saint-Michel (page 30), lit comme ce dernier : Penot, et ajoute qu'il 



k>OI]JLLft AlSTORlOUB DO blOCàSB DB L11É00ES i^'à 

Pétronille des Cars, veuve de Pierre Gharzot. ^ Au grand autel, 
ou à celui de la Trinité, ou de Sainte-Radegonde. — P. Curé, 1855, 
Brunot, cellier, 17iO. 

Thevene Massigoune, le 17 août 1526. 

Barthélémi Frenchol, 1478, appelée de la Thomassone [voyez 
Liève gen. arch. vie. S. Slartial, p. 293]. —À Tautel de Saint-Jean. 
— P. [Evéque confère]. Ryvault, ou Rynault, ou Ruaud, femme de 
Balhot, notaire, 1558, 1577. Bailhol, procureur an présidial, comme 
(ils d'une Ruaud, 1589. Tixandier, veuve de Baillot, 1668. Baillot, 
sieur du Queyroix, avec autre praticien, 1668. Sieur du Queyroix, 
conseiller au présidial, 1700. Anne de Villoulreys, veuve et héri- 
tière de Martial Baillot, écuyer, garde du corps du roi, sieur du 
Queyroir, 1748. 

De Ponfrichieu, 1600, peut-être Ponce, consul. — A l'autel de 
Saint-Jean-Baptiste. — P. Héritiers. 

Antoinette Londeys. — A l'autel des Devises. — P. Curé, 1604. 

Mathieu deuVigenaud, prêtre. —A Tautel de Sainte-Barbe. -r- 
P. Curé conféra, 1584. Vigenaud, laboureur, 1532. Vigenaud, 1562, 
1563. Gergot, tuteur des patrons, 1587. Vigenaud, 1592, dit le 
soudard, 1597, 1608, 1628, 1644 [La famille des Bardy, huissier, 

rue des Combes. N Bardy, curé de Saint-Hilaire Bonneval; son 

frère possédait en 1772]. 

Pierre Gaultier, paroisse (]e Compreignac, avant 1503. — A 
l'autel de iteinte-Marguerite, alias du Crucifix. — P. Bouchot, 
paroisse de Hieurac, ou Hédurat, en Angoumois, 1570, 1587, 
1629. Curé, 1570, 1610, 1714, 1756. 

Jean Desmonts, pour un prélre de la communauté. — A Tautel 
de Sainte-Marguerite. 

Pierre Lapine le jeune, licencié ez-lois. — A l'autel de Notre- 
Dame-d'Abondance, à présent des agonisants. — P. Curé, 1604. 
Johannaud et Ghantois, 1670. Vaulbrune, veuve de Des Coustures, 
avocat, 1689, 1693. De Cromas, chanoine du Dorât, comme tuteur 
de Silvine-Louise Robert deVillemartin, 1742. 

Jean Johannaud, pour un prêtre de la communauté. — P. Héri- 
tiers. 

faai peul-élre lire Petiot. lU auraient levé ce doute s*ils avaient remarqué 
récusson qui est au bas de cette inscription et que Nadaud a dessiné dans 
son manuscrit. C'est bien celui de la famille Petiot. Il est d'azur au che^ 
oron d'or, accompagné de iroin étoiles du même; au c\ef cousu de gueu" 
les chargé de trot.« pigeons d'argent. Les émaux ne sont pas indiqués dans 
co dessin. 

T. un H 



1 



I 



IM SOCliTÉ AftCbiOLOOiQUfe BT BIStOàlQUB OU LIMOUSIN 

. Thivd Bilharde, femme de Benoit, apothicaire, 1574. 

ÂQQe DuboiSr veuve de Jean Lapine, licencié ez-droits. — A Tau- 
tel de Nolre-Dame-d* Abondance. — P. Curé confère. Rougier, 
petil-lils et héritier pour une moitié d'une du Bois, avec Martin, 
fils et héritier de Lapine, fille d'une du Bois, 1552. 

Antoine à La Doulce. — A l'autel de Saint-Fiacre. —P. Héri- 
tiers. 

Autre vicairie érigée pour réparation de l'assassinat commis par 
François de Romanet de Farsal, le sieur de Murât et autres, en la 
personne de Jean Descordes, sieur du Breuil, (ils de Gabrielle du 
Ghastenet, dame de Beauvais, Goyran et Farsat, veuve de Jean 
Descordes, lieutenant général en la sénéchaussée du Limousin; 
par sentence souveraine du grand prévôt de l'avis du présidial 
le 22 janvier 1663 et le 2 juillet 1667. — A l'autel de Saint-Pierre 
et de Saint-Paul. — P. Descordes. Etait amortissable. 

FRËRES MINEURS RÉCOLLETS établis dans la maison appelée 
Te Bâtiment, le 14 avril 1616 (Bonav., t. Ili, p. 824). Hospice. — 
F. Saint-François. — P. Ce n'est qu'un hospice dont le gardien 
du couvent de Sain le- Valérie est supérieur. 

FILLES DE NOTRE-DAME, sorties de celles de Périgueux, éta- 
blies en 1634. Sont cinquante de chœur et sept converses. — 
F, Assomption. — P. La supérieure ^est élective et triennale. 

FILLES DE LA VISITATION SAINTE-MARIE, sorties de celles 
de La Châtre, en Berri; reçues le 6 décembre 1643, établies le 
28 décembre 1648 et par lettres patentes du mois de décem- 
bre 1666. Sont quarante-huit de chœur, six converses. — P. La 
supérieure est élective et triennale. 

Chapelle du Palais^ qui sert aussi aux prisonniers [avec une 
aumônerie desservie par les vicaires de la paroisse. 

Chapelle de Notre-Dame de la Rochette, dans la rue Viraclos. 
Détruite]. 

NOTRE-DAME-DES-ARÈNES (à cause que l'amphithéâtre ou les 
arènes était auprès). Cure en 1031 (Labbe, t. II, Nov. Biblioth., 
p. 793, et ConciL, t. IX, col. 902) et en 1338. Curé de Saint-Michel- 
des-Lions la possédait, 1345. Est dite succursale de sa cure en 1355. 
Prieuré à la nomination de l'abbé de Saint-Martial en 1168. Prieuré 
séculier, 1360, 1381. Léproserie vers 1200. Hôpital, 1330, 1335. 
Aumônerie, à la nomination épiscopale, 1482, 1571, 1574, 1583, 
1585, 1601, 1623, 1646, 1686, 1697, 1743. Fut uni à l'évéché 



l 

^OOlLLft ÉISTOBlQtlB Dto DjOClfcSB k>B LIMOGEA f6l^ 

en 1761.. — F. Nolre-Dame-de-Pitié, 1518. {N.... Martin, curé de 
Monbus, en Agénois, dernier titulaire, vit en 1790] (1). 

Les Religieuses de l'Étroite Observance de Sainte-Glaire, sorties 
du monastère de ce nom, alors dans la Cité de Limoges, y furent 
fondées le 10 mai 1659, par Anne de Maleden, fille de feu Pierre, 
seigneur de Meilhac, conseiller au Parlement de Bordeaux, et de 
Marie de Goy. On l'appela dans la religion sœur Anne-Marie du 
Galvaire. Sont vingt de chœur et trois converses, et ne peuvent 
èlre davantage. — P. La prieure est élective et triennale. 

Eglise paroissiale de Notre-Dame-des-Arènes, devant Thôpital et 
prieuré, était ruinée et il n'en restait qu'un petit cimetière en 1436. 
Vicairie fondée par Pierre du Mas, prêtre. 

La chapelle du cimetière des Arènes, voisine de l'amphithé&tre, 
sous le titre de Saint-Antoine, abbé, 1355. A la cure de Saint- 
Michel, 1556. Le P. Bonavenlure (t. III, p. 552) croit que cet ora- 
toire fut érigé en Thonneur de saint Antoine de Padoue, quoique 
quelques manuscrits disent, selon lui, qu'il s'agit de saint Antoine, 
hermite, ou plutôt abbé. La compagnie des Pénitents gris, 
établie à Saint-Domholet, puis à Saint-Ghristophe, s'y établit 
en 1670 ; acte reçu par David. 

Vicairie fondée par Jeannette de Julien, veuve de Jacques Des- 
champs, marchand, pour un prêtre filleul de la paroisse, non 
en 1552, ainsi que le dit le P. Bonavenlure (t. III, p. 775), mais le 
2 octobre 1517 [dite des Juliens]. — P. Gathédrale confère, fils et 
successeurs de la fondatrice nomment. Deschamps, 1552; mar- 
chand, 1570; bourgeois, 1630. Reinaud, sieur des Maisons, du 
bourg de Ghassenon, comme procureur des Deschamps, ses belle- 
sœur et femme, héritières de leur frère, siçur de Villemedieu,1697. 



(I) Prieuré de N,'D. des Arènes : Stephanus Reix, vivebal anno 4235. 
^ Joannes Saleis, IS89. — Marllutts Régis, 1301. — Bartolomœus, 1337. 
— Vlncentius Audier, 1357. — Pel.'*us Despinet, 1360. — Joannes Du Val, 
1380. — Peiros Courtade, 1390. — Joannes Pabot, 14i8. — Johannes 
Julien, 1430. — Guillelmus Sandelas, 1156. — Martialis Dubois, 1480. — 
Franciscus Dubois, 1490. — Joannes Gonnin, 1555. — Joannes Bonnol, 
1567. — Rolandus Joffrenet, 1570. — Peirus de Varneressas, 1574. — 
Joannes Benoit. 1575. — Jacobus Joffrenel, 1590. — Franciscus Boncon- 
nort, 1600. — Jacobus Talois, doctor theologioe, ofHcialis et canonicua 
Lcmov., 1630. — N..« (?) Talois, canonicus S. Stephani, 1639. — Joannes 
Dubois, 1644. — Joannes Dubois, supérioris ex-fratre nepos, 165G. — 
Guinot de Ligoure, parochus Vicanieusis ad Soleinuiacum, resignalione 
io. Dubois. Cujus iempore prioralus «xliiictus el in eum induciœ niouialçs 
S. Cliirs (Manuscrit de Claude Chalemol, abbé de La Colombe). 



1 
•I 



fèS soGièrÉ AKcnèoLooiQui bt BistomcoB ou LiHotostH 

Dq Bois, veuve de Deschamps, marchand, 1651. Poncet, marchand, 
petil-fils d'une Deschamps, 1746, 1755. 

Autre, par Pierre Baiul, 1537. 

[Autre, par Martial Meyneu, fondée avant 1421 . Voyez archiv. 
vie. S. Michel., liv. de Martini, Toi. 34]. 

Eglise ou chapelle à bâtir dans les barris de Tarène, devant la 
chapelle de l'arène, à laquelle Jeanne Botine fit un légat par son 
testament du 14 septembre 1318 (Vicairie fondée à Saint-Pierre- 
du-Queyroix par la dite Botine). 

FRÈRES DE NOTRE-DAME-DU-MONTGARMEL, vinrent vers 
1260 ou 1264, et s'établirent au-delà du pont Saint-Martial, dans 
Fendroit où avaient demeuré les ff. pp., puis aux arènes, où ils 
sont en 1263 ou 1266. Réformés le 15 août 16i1. 

HERMITES DE SAINT-AUGUSTIN, établis en 1290. 

GORNHAG [ou Courniac], bourg, 1495. Prévôté, 1461. — F. 
Saint -Laurent [ou Notre-Dame]. — P. Dépend, je pense, de Saint- 
Martial. 

BEUVEIX, de Bello videre, visu. Prieuré. — P. Etait uni à la 
mense abbatiale de Saint-Martial, 1339, 1435. — Jacques de 
Joviond, mort abbé de Saint-Martial en 1488, fit bàlir le château 
de Beuveix (mss.). 

AIGUEPERSE, chapelle rurale sous le titre de la Sainte- Vierge, 

1573, à présent du Crucifix, fut bâtie par Jouviond. (Unie à la 

cure de Saint-Michel. Voy. mes Mém, hist. sur le Lim., p. 372). 

SAINT-MAURICE-DE-LA-CITÉ, cure en ville murée. - Civitas 
ne s'est pris que sur le déclin de Tempire romain pour une ville; 
c'est l'étendue ou juridiction, état ou diocèse entier d'un peuple, 
et pour le dire plus court, pour le peuple môme. Gésar prend tou- 
jours civitas en ce sens pour un peuple (Samson, Remarq. sur la 
carte de Vanc. Gaule). Le corps d'un peuple, une communauté, la 
capitale dans laquelle s'assemblait le sénat, prit le nom de cité, ou 
du peuple (Belley, Mèm. acad, inscrip,, t. IX, p. 495). La cité 
exprime chez les anciens auteurs le corps d'un peuple, une com- 
munauté (Belley, Mém. acad. Bell.-Lett., t. IX, p. 495). La capitale 
dans laquelle s'assemblait le sénat prit le nom de la cité ou du peu- 
ple (td^m, p. 496, 504,505, 679). L'ancien quartier des villes capi- 
tales porte encore le nom de cité {idem, p. 505). Le quartier de 
Limoges distinct et séparé sous le nom de cité lui est commun 



FOUILLÉ B18T0RIQUB DU DIOCESE DR LIHOGKS 166 

avec plusieurs anciennes villes de la Gaule (DanviUe, Not. de Vanc. 
GaulBy p. 128). Nonius Harcellus mel une différence entre urhs et 
civitas; les édifices forment la première, et civitas sont les habi- 
tants. •— Incendié en li05 (Labbe, t. II, p. 275). — 1.000 commu- 
niants, 1.817 habitants.— -F. Saint Maurice, marlyr. — P. Chantre 
de la cathédrale, 1439, 1477, 1531, 1564, 1566, 1571, 1601, 1606, 
1639, 1640, 1664, 1691, 1700, 1717, 1739, 1740, 1745, 1748. 

Communauté de prêtres approuvée par décret du 5 septembre, 
1505; étaient sept. En 1524 étaient cinq. 

Vicairies fondées par Guillaume Reynaud de Saint-Georges, clerc, 
notaire public de la cité de Limoges, mari de Catherine alias 
Dulcie Salanhac, pour un de ses parents, ou à son défaut pour un 
sujet qui se fera promouvoir en la prêtrise dans Tannée de sa nomi- 
nation. Le vendredi a^ant FAnnonciation, 1340. Signé»P. de Curte. 
— A Tautel de Saint-Georges. — P. Hériliers doivent présenler 
dans un mois. Evoque, 1631, 1720, 1743, 1753. 

Autre par maître Jacques de Rinhato, ou deRinhac, avantl370, 
existait en 1403. — A Tautel de la Sainte Croix. 
■ Hélie de Bellagier, ou Batlagier, Vallagier, Vallegier, le 24 août 
1387 [ditt les Bellagers]. — A l'autel de la Sainte-Vierge. — P. [curé 
présente, cathédrale confère.] Aquilaire nomma en 1485, Disnema- 
tin, Baillol sieur du Repaire, 1647, sieur du Qiieyrolr, doyen des 
conseillers du présidial, 1713. Sieur du Queyroir, 1729, procureur 
1601, 1675, conlrolleur en la généralité de Limoges, 1661, 1652. 

[Autre dite des Disnematin]. 

Jean de Beyssac, clerc, notaire et praticien, fils de Mathieu aussi 
notaire et praticien, le 8 janvier 1520, vieux style. — A Taulel de 
Notre-Dame-de-Pitié.— P. curé confère, frère du fondateur et aînés 
des mâles, ou des filles à leur défaut. 

Pierre Las Sanhas. — A Tautel de Sainte-Catherine. — P. cha- 
pitre de la cathédrale, 1419. 

Des Meynards, 1678. — A l'autel de Notre-Dame-de-Pitié. 

Autre érigée par sentence du 15 juillet 1625, et par décret 
d'érection du 1" août 1632, pour réparation de l'assassinat de 
Jacques Labiche, comme il est porté sur une plaque de cuivre dans 
la chapelle des Labiche. — A l'autel de Saint- Jacques. — P. Par 
transaction passée entre Labiche sieur deGipoulon et Boyol, avocat 
au Parlement de Bordeaux, sieur de Roux, le 22 avril 1632, la 
présentation appartient aux aînés mâles descendants de Jacques 
Labiche, et à leur défaut aux filles aînées, Labiche, sieur de Gipôu- 
lou, bourgeois, 1632, 1687. 

Par arrêt du grand conseil du 24 septembre 1689, on devait 
prendre sur les biens de Jean Boyol, sieur de Roux et du Yerdier, 



i76 AOCIÂTé ARCHéOLOGIQOB BT HISTORIQUI OU LIMOUSllf 

avocat, décrétés aux poursuites des prêtres de la congrégation de 
l'oratoire de Jésus en la ville de Limoges, ja somme de 2,000 livres 
pour le fonds principal de la rente de 100 livres, qui devait être 
en rentes sur l'hôtel de ville de Paris pour être payée au chapelain; 
ce qui fut confirmé par décret de ces biens donné au même grand 
conseil le 31 décembre 1695. Par autre arrêt du 24 septembre 1699 
cette cour renvoya les Labiche à l'ordre des biens et effets de la 
succession. 

Lame de cuivre, contre la muraille, dans une chapelle, à 
main droite du grand autel : « Cette chappelle dilte de la Biche 
qu'a fait construire Mathieu de La Biche, bourgeois de cette 
ville de Limoges, a été fondée pour partie de la réparation 
de l'assassinat commis de guet à pans le septième de may 
mille six cejits vingt quatre en la personne de défunt Jacques 
de La Biche fils unique dudit Mathieu, lequel Mathieu père et 
Paule Veyrier veuve dudit feu Jacques poursuivans la répa- 
ration dudit crime auraient obtenu sentence du lieutenant cri- 
minel de Poitiers, le quinzième juillet mille six cent vingt-cinq 
ou la cause avait été renvoyée par arrêt du conseil privé du roi; 
par laquelle Jean Boyol dit le Prince, Pierre Boyol dit ^ptit-Pey, 
Jean Boyol dit Menaud, Jean Cousin dit Yernaissant, Jean du 
Burg, Grégoire Descordes et Jean Bastide ont été condamnés à être 
rompus vifs sur une roue, en trente mille livres de réparation 
civile envers lesdits de La Biche, père etVeyrier veuve, en 400 livres 
d'amande envers le roy, applicables selon qu'il est porté par ladite 
sentence, et en 100 livres de rente annuelle, afin de faire célébrer 
en cette église, où ledit défunt a été inhumé, une messe chaque 
jour de mardy et un service solennel le 1* de may, le tout pour cha- 
cun an à perpétuité, et ordonné qu'en icelle église serait mise une 
lame de cuivre où seraient escrites les causes de ladite fondation 
et pourraient lesdiis père et veuve dudict défunt faire construire 
une chappelle en ladite église, ou au cimetière d'icelle pour y trans- 
férer la célébration desdites messes et service et y faire mettre 
ladite lame, de laquelle chappelle le droit de patronage et présen- 
tation appartiendrait perpétuellement aux enfans masles dudit 
defunct Jacques de La Biche et aux leurs aussi masles d'aînés en 
aînés ; et à défaut de masles à l'aisnée des filles de tous. Lesquels 
condamnés il n'y a eu que Jean Boyol dit le Prince qui se soit 
représenté, et ainsi à l'égard des autres ladite sentence rendue 
par contumace demeure définitive, et pour ce qui est dudit Jean 
Boyol par arrêt du Parlement de Paris du vingt-neuf de mai 1629,- 
il aurait été banni du royaume pour neuf ans et condamné en 
12,000 livres de réparation civile et en tous les dépens, ensemble 



POUILLÉ HISTORTQUB DU DI0CÈ8B DE LlMOGSS Hl 

en 1,000 livres d'amande vers le roy et en 100 livres de rente 
annuelle pour faire prier Dieu pour r&me du deffunct et ensuite par 
transaction passée pardevanl Rougier notaire royal en cette ville 
le 22 d'avril 1632, il s'est obligé d'assigner ladite rente sur sufïi- 
sans fonds au payement d*icelle pour la fondation de ladite chapelle, 
et par autre arrest dudit Parlement de Paris du 16 de juillet 1632 
il a été ordonné que ladite rente de 100 livres serait payée au 
chapelain de ladite chappelle qui serait présenté par lesdils La 
Biche et establi par Monseigneur Tévéque de Limoges pour les 
services et messes ordonnés pour le deffunct. » 

Deux vicairies fondées par Pierre de Ahento, juriste, mari 
d'Agnez Brève, dans la chapelle par lui bâtie et joignant hors le 
grand portail : une le 24 janvier-lSOS pour un prêtre qui ne peut 
posséder d'autre bénéfice; l'autre avant 1388. — A l'autel de la 
Sainte- Vierge. — P. Cathédrale conférait. Héritiers et leurs succes- 
seur 1400, 1489. A leur défaut le curé nomma, 1418, 1488, 1504, 
1805, 1827, 1838, 1840, 1846, 1847, 1848, 1880, 1882, 1869,1881, 
1897, 1600, 1612, 1622, 1624, 1692, 1693, 1696, 1698. — Les curés 
et marguilliers, sindics et paroissiens exposèrent au chapitre de 
la cathédrale que leur cure était la plus pauvre de toutes les églises, 
n'ayant aucun fond ni revenu. Quoique la paroisse soit grande, le 
casuel est si modique que le curé a grand peine à vivre, et ne peut 
avoir ni demander aucune portion congrue, parce que dans l'en- 
ceinte de la paroisse il n'y a aucune dixme ecclésiastique, ni rente. 
La petite vicairie de AhentOy que le chapitre présentait, était si 
mal servie et si négligée qu'on n'y avait jamais vu dire une messe, 
la chapelle était détruite et les revenus presque tous perdus. Le 
chapitre de la cathédrale consentit à l'union le 27 février 1712, en 
ce que le curé acquitterait ou ferait acquitter les charges. [Voyez 
mes Essais hist. mss. sur Lira,, p. 306]. On exposa que la cure de 
Saint-Maurice était une des plus pauvres du diocèse, n'ayant ni 
fonds, ni dixmes, et pour tout revenu qu'un modique casuel ; par 
décret du 14 décembre 1712, ces deux vicairies y furent unies. 

Chapelle de Saint-Michel dans le civori du cimetière fut démolie 
en 1786. 

Vicairie fondée par Hilaire de Fonte, ou ses prédécesseurs, avant 
1377, existait en 1822. 

Notre-Dame de podio, du Puy en Velay, dans la cité. Chapelle 
1246, 1387, où était un recteur en 1278, apparemment à Thonneur 
de la Sainte- Vierge honorée dans la capitale du Velay. [Prieuré 
d'hommes; peut-être le même que la vicairie infra]. Il y avait une 
frairie, dont le revenu fut uni à l'hôpital de Saint-Gérald de Limo- 
ges par sentence du séneschal le 20 décembre 1876. — P. Chantre , 



ni 90G1ÂT8 AtlCHKOLOGIQUK ET BISTORJQCB DU LlMOOSlTf 

de la cathédrale, «246, «577, 1584, 1612, 1616, 1658, ld74. 

, Vicairie fondée par [sans doute celle qui est appelée ailleurs 

de Notre-Dame-de-la-Providence], augmentée le 16 juin 1411, par 
Hèlie de Chabessade, veuve de Jean Reynaud. — P. Aquilalre de 
la calhédrale 1560, 1561, 1575. — Eu égard à la modicité du revenu 

de cette vicairie, estimé et qui ne permettait pas au titulaire 

d'entretenir la chapelle dans un état décent, elle fut unie avec le 
prieuré de Sain t-Mauri 0*6, qui en dépendait peut-être autrefois, par 
décret du 6 janvier 1718, au monastère de la Providence, aux con* 
ditions de satisfaire aux charges ordinaires et extraordinaires de 
ces bénéfices, et jcelles déduites, d*en employer les revenus à la 
nourriture, entretien et éducation des filles orphelines, dont le 
grand chantre de la cathédrale nommera une. 

RELIGIEUSES DE LA PROVIDENCE DE SAINT-JOSEPH, 

sorties de celles du faubourg Saint-Germain de Paris, fondées par 
Marcelle Chambon, veuve de Jean Germain, libraire, d'abord 
auprès du collège des PP. Jésuites Tan 1654. Le 19 novembre 1658, 
il leur fut permis de faire célébrer la Sainte-Messe dans la chapelle 
de Notre-Dame-du-Puy en Velay, ci-dessus, et d*y pratiquer les 
exercices de piété en ce qu'elles entretiendraient et orneraient 
cette chapelle. Elles en prirent possession le 19 décembre 1659. 
Eurent des lettres patentes en 1673. [Elle existe encore en 1787, 
mais elle est interdite et sert de magasin. Le service divin a été 
transféré dans la nouvelle église de ces religieuses]. 

HOPITAL, ou AUMONERIE DE SAINT-MAURICE, vis-à-vis 
l'église paroissiale. Prieuré en 14()4, 1470, 1479. Vicairie en 1494. 
— P. Curé en 1575, 1598; évoque 1404, 1470, 1554, 1559, 1573, 
1608, 1620, 1675. Jean Rocha, citoyen de Limoges, de la paroisse 
de Saint-Julien, donna la maison qu'il avait devant l'église de Saint- 
Maurice de la Cilé, près des prisons et des murs de ladite cité, pour 
faire un hospictî pour recevoir les pauvres et les bien loger, le 6 
des calendes de février 1318, signé Petrus Ginordonus, clericus. — 
Fut uni en 1718, au monastère de la Providence par le décret du 
6 janvier 1718, ci-dessus. 

FRÈRES MINEURS CORDELŒRS, établis en 1244, près îa 
fontaine appelée aux Menudets : se transférèrent dans le lieu où 
ils sont près Pelavezi en 1243. Réformés le 17 août 1673. — Province 
de la grande Aquitaine. — Il était étonnant que Wading dans les 
Annales des FF. Mineurs n'eut pas rapporté l'établissement de ce 
couvent qui a donné son nom à une des çmtodies de la province 



I>0U1LLÉ HISTORIQUE DU DiOCftSR DR LIM0GR8 f73 

d'Aquitaine. Il en Iftcha un mol du premier dans les additions 
(ome IV' mais peu exactement, ne le faisant établir qu'en 1238, 
lorsque saint Antoine de Padoue vint à Limoges avec huit compa- 
gnons. Mais le saint y avait paru Tannée précédente, 1227, et n'y fit 
que peu de séjour (Bibliot. roy. mss. 5452). Ce couvent a donné 
le nom à la custodie de Limoges, qui en 1260 et 1400 était la huitième 
de la province d'Aquitaine, et avait dans sa répartition les couvents 
de Limoges; mal Lenonicas et Lemovicarum, ceux de Saint Juni^n, 
Nontron, Donzenac, Brive (Wadindg. an. 1260, n"" 14, et an. 1400, 

B»8). 

Vicairie fondée aux Gordeliers par Jean de Julien, bourgeois, fils 
de Marie de Janailhac, pour le repos de son âme et celle de noble 
Catherine de la Jugie, sa femme. Le pourvu doit être prêtre séculier 
d'habit, ou qui doit se faire promouvoir à la prêtrise dans l'année, 
demeurer dans la ville où banlieue de Limoges, qu'il n'aura pas de 
bénéfice à charge d'âmes, ni canonicat : le 4 septembre 1504, signé 
Jac. Tousthe. — A l'autel de la Trinité, alias de Sainl-Cosme. — 
P. Héritiers et successeurs nomment, et s'il y en a plusieurs, le 
plus âgé; seront tenus de nommer dans quinzaine, si non le gardien 
des FF. Mineurs. Gardien confère. Gardien nomma et Tévêque 
confirma 1624. Jean de Julhen, conseiller et trésorier général des 
finances, 1581, 1586. Limousin avec Gadaud 1661. Mouneron, bour- 
geois, sieur de Oourbiac, 1661, 1664. Jean, écuyer, 1696. Roulhac, 
sieur du Gondaud etdeCourbiac, procureur du roi à Téleclion, 1728. 
Coulomb, sieur de Courbiac, 1624, fut déclaré seul patron, comme 
plus proche parent et ancien héritier, contre autre Colomb, dit 
Pénicaud, par sentence du séneschal de Limoges du 22 septem- 
bre 1625. Julien, bourgeois, 1509. Pierre de Petiot, écuyer, sieur 
du Mas-Boucher, 1696. 

SAINT-GENIER ou GENEST, église qui fut incendiée en 1105 
(Gaufred., CAron., t. II, p. 275). Les religieuses urbanistes de Sainte- 
Claire vinrent s'y établir le 18 novembre 1620. — F. Sainte-Claire. 
— P. L'abbesse était élective et triennale, sous la juridiction du 
provincial des cordeliers de la province de la grande Aquitaine, 
ainsi que la communauté. 

Ces religieuses n'étaient que huit, d'un âge fort avancé et par 
leur état d'infirmité habituelle incapables de maintenir l'observance 
religieuse et de veiller à la conservation du peu de temporel qui 
leur restait, et par leur pauvreté d'entretenir en état leur monas- 
tère, un des plus vastes et des plus considérables de la ville. Elles 
n'avaient- de revenu que 606 livres en rentes constituées. Les répa- 
fHlîons à faire dans le dôme, lambris, couverture de l'église, 



174 SOCTBTi ARGRiOLOGfQDB RT RlSTOIIIQnB DU LIMOUSIN 

dortoir, etc., fnrent évaluées à 10.863 liv.res 16 sols, leurargen- 
terie et ornements ne montaient qu'à 3.844 livres. 

La communauté des Claires de la ville de Saint-Yrieix, composée 
d'une vingtaine de religieuses, est d'une grande édification dans 
l'endroit par sa piété et constante régularité; elle y est même 
comme nécessaire, soit pour y placer les filles de la ville et des 
environs qui veulent se consacrer à Dieu, soit pour y mettre en 
pension celles à qui les parents désirent de procurer Tinstruction . 
et une éducation chrétienne et convenable à leur état ; mais les 
revenus en étant médiocres et les charges considérables, les répa- 
rations de bâtiments étant évaluées à 13.362 livres, elles ne pour- 
raient se soutenir longtemps s'il n'y était pourvu par des secours 
extraordinaires. (iOlui qui lui reviendrait de l'union des biens du 
monastère des Grandes-Glaires de Limoges, mettrait celui de 
Saint-Yrieix en état de soutenir la régularité et de continuer plus 
aisément aux jeunes filles de la ville et des environs Tinstructioa 
et l'éducation nécessaire. 

Par décret du 30 décembre 1780, le monastère et communauté 
des religieuses Urbanistes de Sainte-Claire, appelées les Grandes- 
Claires, établies en la cité de Limoges est supprimé; les meubles et 
autres immeubles unis à celles de Saint-Yrieix qui feront acquitter 
les fondations dans leur église. Comme les dites Urbanistes de 
Limoges à cause de leur âge avancé et de leurs infirmités ne veu- 
lent ni ne peuvent aisément se transporter en la communauté de 
Saint-Yrieix, ni en d'autres de la ville de Limoges, il leur est per- 
mis de demeurer en leur communauté avec les religieuses des 
Allois, dont je vais parler. Chaque religieuse Urbaniste est taxée 
à 350 livres de pension viagère, qui sera prise sur tous les biens 
et revenus de la dite communauté. Les PP. Cordeliers déboutés de 
la demande de la somme de 4.600 livres par eux prétendue pour 
avoir desservi l'église et communauté des dites religieuses, depuis 
l'année 1704, à raison de 100 livres par an. 

Le roi avait ordonné qu'il serait procédé à la suppression de la 
communauté des Grandes-Claires de Limoges, pour unir leurs 
biens à celles de Saint-Yrieix, et donner leur maison, enclos et 
jardin à l'abbaye des Allois. On représenta que ces religieuses 
des Allois seront dans cette maison des Urbanistes à portée de 
tous les secours spirituels et temporels, dont elles sont privées dans 
leur maison des Allois, sur l'archiprétré de Saint-Paul, éloignée 
de trois lieues de la ville de Limoges, située dans un lieu désert, 
où elles sont souvent obligées de perdre la messe même les jours 
de dimanche et de fête dans le cas de maladie de leur aumônier. 
D'ailleurs l'air y est mauvais et leur cause des maladies presque i 



FOUILLÉ HISTORIQUE DU BIOCASE DC LIMOGES 475 

continuelles; leur monastère trop antique menaçait ruine et était 
très incommode par sa forme irrégulière. Les réparations furent 
évaluées à 10.000 livres, et les revenus quittes de charge à 
5.000 livres. Etant retirées dans la maison des Claires de Limoges, 
elles auraient la consolation et la facilité de trouver des aumôniers, 
des confesseurs, des médecins, un vaste logement pour un plus 
grand nombre de religieuses et de pensionnaires, et en enfin tout 
ce qui est convenable pour une communauté aussi distinguée que 
celle des Allois. 

Par le même décret du 30 décembre 1750, la maison conventuelle, 
lieux réguliers, jardin et enclos desVeligieuses Urbanistes établies 
en la cité de Limoges, sont unis à Tabbaye des Allois, à la charge 
par les religieuses de cette abbaye de s'y transporter et y établir 
leur communauté dans trois mois, à compter du jour de Tenregis- 
trement des lettres patentes. 

LES ALLOIS, de Alodiis, allodiis, mal : Notre-Dame du monas- 
tère d'Ahau de Kalois. — Abbaye de filles, ordre de Saint-Benoit, 
et non pas de Grandmont (Bonav., t. II, p. 14). — N*est connue 
constamment qu*en 1180. Les religieuses y ont porté le nom de leur 
ancienne habitation. Sont seize religieuses et six converses. — 
P. Jadis élective. Le roi. 

Abbesses des Allois : 

Etiennette, prieure. 

Blanche, d*abord prieure, puis en 1180, première abbesse. 

Ayceline de Sarran, vers 1198. Le Nécrologe du monastère de 
Saint-Léonard-de-Noblac fixe la date de la mort de deux Ayceline 
abbesses des Allois; il donne pour Tune le 6 mai, et pour Vautre 
le 1" septembre. 

Beatrix de Jovignac, en 1315. 

Ayceline, 1228. 

Jeanne, 1228, 1253. 

Alayde de Boisse, 1260, 1264, 1271. 

Auzane ou Otzanie, désignée à tort sous le nom d'Almoïs par 
Esliennot, siégea en 1278 et en 1285. Elle mourut le 17 avril. 

Volguda, 1288, 1299. 

Beatrix de Vision, 1304, 1313, 1316. Quoiqu'on trouve la sui- 
vante abbesse en 1317, Beatrix prenait encore ce titre en 1318 et 
en 1321 

Folca de Saint-Jean, 1317, 1321, 1329, 1343. 

Marguerifte Amici, alias Lamyou Lamige de Limoges, 1343, 1345, 

1348,1367, 



176 SOCIÉTÉ AKCHÊOLOOIQUB et BISTORIQDB Dt) LIMOUSIN 

Marie Âudoin, 436%, 1368, 4373, 1378, 1402, 1408, 1419 et 
1436. Sa mort est marquée au 27 Dovembre. Peut-être deux abbes- 
SCS du même nom se sont succédées pendant ces soixante ans. 

Sérëne de Leboleriis ou d*Arbolièras, en 1431. En 1461, étant 
âgée de soixante-dix ans, elle se démit, et néanmoins elle est qua- 
lifiée abbesse en 1461 et 1469. Elle fut ensevelie près du marche- 
pied du grand autel des Allois. Ses armes étaient : un croissant 
montant, accompagné de trois besants ou tourteaux. 

Mapia de Leboleriis figure comme abbesse dans un acte du 
24avriH461. 

Jeanne de Leboleriis ou Nabolières, prieure de Valeix, fut abbesse 
en 1462, 1478. 

Marguerite de Marbalieyras ou Lebalières, alias Nabolières et 
de La Grancrie, abbesse en janvier 1484; eut ses bulles le 13 jan- 
vier 1485. Elle résigna à la suivante, sa nièce, le 20 juillet 1312. 
Mourut le 19 août suivant. 

Françoise de Jounhac fut abbesse par lettres du concile de Pise, 
transféré à Lyon le 4 des nones d'août 1512. Résigna à la suivante, 
sa nièce, le 29 décembre 1555. 

Marguerite de Jounhac, 1556. 

Jeanne de Montroux, 1593. 

Isabeau de Jounhac, 1595. En 1610 elle résigna à Catherine, 
de Jounhac, puis peu après à Judith de Jounhac, sa nièce, et enfin 
le 9 octobre 1613 à Suzanne de Beaufort. 

Suzanne de Beaufort, 1614, résigna à la suivante le 22 mars 
1625. 

Suzanne de Beaufort, 1625, 1669. 

Judith de La Baume de Foursac, 1669. 

Anne-Thérèse de Pichon d'Affis, 1715. 

Léonarde-Gabrielle d*Ussel de Châteauvert, 1741. Sous son admi> 
nislration, la communauté des Allois fut transportée à Limoges. 

Marie-Madeleine de Leintilhac, 1758. 

Marie-Louise de Villoutreys de Faye, 1771. 

Marie-Antoinette d'Ussel de Châteauvert, 1782, 1791. 

SOEURS DE LA CONGRÉGATION DE LA CROIX, sorties de 
celles de la paroisse de Saint-Paul à Paris. S'établirent avec lettres 
patentes du mois d*août 1687. 

SAINT-DAMNOLET ou DOMNOLET. — Eglise et cure en ville 
murée, qui était autrefois sous le titre de Saint-Grégoire, pape. 
600 communiants, 957 habitants. — P. Abbesse de la Règle, 1470, 
f512, 1573, 1594, 1595, 1628, 1681, 1699, 17?f 



M^DILLft ÉiaTOAlQtlB bU DlOCfttB DB LllkO<>Eâ t7t 

Celte église iat iacendiée en 1105 (Labbe, t. II, p. 27S). r- S. 
Domnolentês oa Damnolenus est marqué avec Saiot-Amand au 25 juin 
{Missale lemov, 1505); dans le calendrier d'un bénédictionaire à 
l'usage de Téglise de Limoges, avant l'an 1031, où Saint Martial 
n'est qu'évéque, on lit : Amandi et Domnoleni, confessor.; il avait 
donc dès lorsnin culte. Mais quel fut son état, ecclésiastique, soli- 
taire, laïque, etc., on l'ignore absolument. Gaufredus, prieur de 
Vigeois en 1184, ne savait que le bruit qui le faisait prince, c'est-à- 
dire seigneur de Limoges {Apud Cabbe, t. II. Nova. Biblioth.y 
p. 286). Bernard Guidonis avouait, vers le commencement du ziv* 
siècle, l'inutilité de ses recherches sur ce saint. Nos lég;endaires, 
plus hardis, se sont donné l'essor et ont prétendu deviner. Le P. 
Louis Milsoneau, jésuite, dont le nom est aussi obscur, qu'est bizarre 
le propre du Bréviaire diocésain qu'il fil imprimer en 1670, ce 
père, dis-je, le fait vicomte de noire ville et assure qu'il prit les 
armes contre les Goths, les Huns et les Vandales, les repoussa 
vigoureuàement de Limoges et donna son sang pour la religion et 
pour la patrie. Cet héroïsme lui aurait sans doute acquis la gloire 
du martyr? Mais il n'est dit que simple confesseur. D'ailleurs, le 
rubricaire confond les temps et a imaginé la qualité de vicomte. Le 
premier est Fulcherius que le roi Eudes mil l'an 888 (Gaufred., 
p. 300); on a la suite de tous les autres sans y voir aucun Domno- 
lenus. Les Vandales désolèrent les Gaules en 294 et en 407 (ilassio- 
dor., chron., p. 391 et 393), les Goths en 412 el472(Tillem., Hist. 
emp., t. m, p. 553), les Huns en 451 (Greg. Tur., liv. 2, c. 7) et 
furent défaits en 562 et 566 (ibidem, liv. 4, c. 23 et 29). 

Le P. Henschenius demanda {Act. S. S., 1. 1, febr., p. 841), si Dom- 
nolenus ne serait pas Domlinus, prêtre de l'église de Torhost, près 
de Bruges en Flandre, mort le 1*' octobre et contemporain de 
saint Amand, évéque d'Ulrechl, qui se reposa dans le Seigneur 
Tan 684. Mais le culte de notre saint est le 25 juin. Ce savant 
{ibidem, p. 942) soupçonna qu'il est honoré à Genouilhac en Péri- 
gord avec saint Amand, parce que d'anciens martyrologes ont joint 
leur fêle pour le lieu et le jour. Mais il n'a aucun cuUe en Péri* 
gord. Le sépulcre ou sarcophage et son corps ont toujours été à 
Limoges dans l'église qui porte à présent son nom. Le Bolandiste 
conjecture encore qu'il est le même que Saint Dbminius, solitaire à 
Gimel, parce que Gimel peut être Gemiliaciu, ainsi qu'il est porté 
dans deux éditions de Molan aux additions d'Usuard, le 25 juin : 
In Gemeliaco natalis S. Amandi et Domnoleni confessorum. Mais 
il faut mettre un point après Amandi, Gemeliac ou Jumilhac est sur 
le diocèse de Périgueux, Gimel près de la ville de Tulle en Bas* 
Limousin, et Saint Dominius y est honoré le 13 novembre. Enfin,. 



178 SOCIÉTÉ ARCllfiÛI.06lOUB Et ËT^TORlOUB l>t) LlîlObSlK 

le p. Henscbepius {Acta S. S., t. V, junii, p. 78} cile ud calendrier 
du monastère de SoHgftao qm qualifie Dampnolenus évéque. 

M. Chastellain {Martyr, univers, et dans le Dic$. étymolog., de 
Ménage), l'appelle avec la population Ounoulé, et le fait vivre au 
VI* siècle. Le P. Bonaventure (t. II, p. 232. — Greg. Tur., liv. IV, 
Hist., c. 48), dit qu'il fut massacré par Théodebert, fifs de Chilpéric 
(Fan 574), à la prise de Limoges. Mais où est sa caution et celle 
d*un manuscrit récent du monastère de GrandmoQt qm le tût 
mourir Tan 1006? Que d'incertitudes? à qooi se fixer? Me permet- 
tra-t-on des conjectures? 

Le Concile dAix-la-Chapelle, en 816 (liv. II, c. 28), veut que les 
religieuses aient à la porte de leur monastère un lieu pour recevoir 
tous ceux qui s'y présenteront et au dehors un hôpital pour les pau- 
vres. Le monastère de la Règle est connu l'année suivante. Sa proxi- 
mité de l'église de SaintDomnolet, le vaste cimetière de celui ci, 
le patronage de la cure que l'abbesse de la Règle a conservé me 
feraient presque hasarder que ce saint fut chapelain ou aumônier 
de cet hôpital; son caractère doux et compatissant lenus pour lenis, 
sa charité et ses autres vertus lui auront mérité, delà voix des pau- 
vres, le nom et la qualité de saint Domnus, tout comme dans le 
moyen âge de la latinité, on a appelé Saint Pierre, Saint Martin, etc. 
Domnus PetruSy Domnus Martinm, etc. 

L'église (Gaufred., Vosiens., ibidem), où il est honoré, depuis l'an 
nos au moins (Labbe, t. II, p. 275), était ci-devant sous le vocable 
de Saint Grégoire, pape, mort l'an 604. Domnolot sera donc posté* 
rieur. Fut-il comte de Limoges, c'est-à-dire à peu près ce qu'est un 
intendant dans sa généralité? Un de nos légendaires [Propr. Bre- 
viar. Lemov.y 1710) l'assure en voulant apparemment expliquer 
par ce terme le titre de prince qu'on lui donnait du temps de Geof- 
froi du Vigeois. Les barbares qu'il aura repoussés seront apparem- 
ment ces Sarrazins ou Arabes musulmans qui afiQigèrent l'église de 
France (Vita S. Parduffi. Acta S. S. benedic. sœc, III, part. 3, p. 1), et 
que saint Pardoux par ses prières chassa de devant son monastère 
de Guéret l'an 732. Lanlarius, comte de Limoges, avait mis ce saint 
abbé dans cette maison vers l'an 700. Nous ne lui connaissons de 
successeur que le comte Rotger, l'an 778. Saint Domnolet aura pu 
vivre dans cet intervalle. 

Vicairie fondée par Martial Cayet de Foresta, prêtre, pour un 
prêtre plus proche parent; à défaut de parents, pour un prêtre du 
chœur de la cathédrale : le 7 juillet 1489, signé de Ceux. Décrétée 
par la cathédrale le 17 septembre 1489. — A l'autel de Saint-Jean- 
Baptiste et Sainte-Catherine. — P. Elective et collative par la cathé- 
drale. Curé confère, aquilaire de la cathédrale présente, 1563. Le 



t>OUlLLÉ BtSTOBÏOUE DU DIOCèSB DB LlHOGBS î^d 

chapitre parélectioa présenta 1495, 4497, i5S0, 1564, 1566, 1574, 
1585, 1587, 1614, 1670, 1688, 1700, 1736. 

Pierre ou Jean Savi, on Sage, prêtre et curé, avant 1564. — A 
Tautel de Sainl-Elieane et Saint-Jacques. — P. Savy, cordonnier, 
1580, 1583. Curé, 1597, 1613, 1682. 

Deux (mal par Aymeric ou] Jacques Boj'sse, prêtre, curé de Saint- 
Laurenl-hors-des-murs de Limoges, fondées dans i*église parois- 
siale de Saint-André de la Cité (et transférées dans celle-ci). Plus 
proche et plus ancien parent mftie nomme, à son défaut, la plus 
prochaine et la plus ancienne des filles parentes, pour un prêtre de 
leur race tant qu'il y en aura, acte du 21 mai 1511 , reçu Lachenault. 
Décrétées par les vicaires généraux, le siège épiscopal vacant, le 
17 mars 1511 (1512). — A l'autel de Sainte-Radegonde alias Sainte- 
Catherine. — P. Curé de Saint-André conférait. Boysse dit Bilhon, 
1563. Boysse, 1554, 1564, 1571, 1578, 1579, 1588. Orfèvre, 1596, 
1607,1610,1613. 

Jean Chauvaing, prêtre (fondée dans Téglise de Saint-André et 
transférée dans celle-ci). L*un des quatorze grands vicaires de la 
cathédrale, le !•' août 1504, signé de Ulmo, — P. Plus proches 
parents nomment, à leur défaut ou extinction, le chapitre de la 
cathédrale qui présente au prieur de Saint-André. Le chapitre de 
la cathédrale. Prieur de Saint-André conférait. Boysse, veuve de 
Veyriaud, du village d'Entrecolles, paroisse des Billanges, 1579. 
Aquilaire de la cathédrale nomma et le chapitre présenta 1614, 
1615,1616, 1651. Cathédrale présenta à défaut de patrons, 1483, 
par élection 1631, 1633, 1639, 1738, présenta 1706, 1667. 

SAINT- ANDRÉ DANS LA CITÉ, et non pas dans la Cotte. 
Prieuré ordre de Saint-Augustin. On dit, sans fondement {Gall. 
christ, nov.y t. II, col. 551), qiie c'était une église bâtie par Saint 
Martial (Bonav., t III, p. 59). Adémar, vicomte de Limoges, ratifia 
en 1074 la donation qu*il en avait faite à la cathédrale, l'acte est 
dans Besly, Hist. des comtes de Poitou, p. 357 (Bonav., t. II, p. 247). 
Les chanoines de cette dernière église cédèrent à ceux de Béné- 
vent, avec le droit de nommer le recteur et les neuf chanoines, et 
de nommer le prieur et le présentera Tévêque qui le recevrait pour 
prieur. Celui de Bénévent pouvait le dépd^er, lui retirer ses cha- 
noines et en mettre d'autres à leur place. Par sentence arbitrale de 
Tan 1160 (Ëstiennot, Antiq, benedict, Lemovic, part. I), mieux la 
3* année du pape Adrien, indiction IV, 1156 (Bonav., t. Il, p. 245). 
En 1291, mirent cinq clercs de leur église à Saint-André (Bonav., 
t. III, p. 597), pour suppléer à cinq chanoines qui y manquaient. 
— F. Saint André, apôtre. — P. Abbé, non de Saint-Benolt-sur*- 



180 SOClÉTi ARCBÊOLO^IQÛII Et HlStOllIQbB dD LIllOUSill 

• 

Loire, mais de Bénéveot, 1403, 1S92. Vicaire Kénéral deBénévent, 
Tabbaye vacante, chapitre de la cathédrale rallBa 1540. 

Le chapitre de la cathédrale pour se redimer de ce que les frères 
de Bénéveot prétendaient être chanoines prébendes dans leur 
église, comme eux, W..., cardinal de Sainl-Pierre-aux-Liens, 
statua le 10 des calendes de décembre 1350, que pour récompense 
des prébendes que ceux de Bénévent prétendaient dans l'église 
cathédrale, ceux-ci leur donnèrent Téglise de Saint-André qui leur 
appartenait, en ce que le prieur de Bénévent y mettrait un prieur 
et neuf chanoines, qu'ils présenteraient ce prieur à Tévéque qui le 
recevrait comme tel. 

Les PP. Carmes réformés, appelés déchaussés, obtinrent pour 
leur établissement dans ce prieuré le consentement de la cathé- 
drale, le 11 juillet 1625, en ce que la pension d'un muid de vin 
d'Exandon, qui est dû annuellement à leur église à chaque fête de 
Saint André en y allant faire le service accoutumé, sera par ces 
pères reconnue et le payement continué, et qu'advenant, en telle 
manière que ce soit, que ce prieuré soit ci-après désuni et séparé 
de leur congrégation, que le chapitre de la cathédrale sera remis 
en son premier droit et au même état qu'il était avant la prestation 
de sou consentement. 

L'ancienne abbaye de Saint-André de Limoges {Oall. christ, nov,^ 
t. II, col. 551] fut, dit-on, b&lie par Saint-Martial, détruite parle 
roi Pépin, rasée par les Danois ou Normands, en sorte qu'au 
XI' siècle, à peine en restait-il quelque vestige. Cependant Adéroar, 
vicomte (Idem, col. 55â), la céda comme abbaye à Saint-Etienne de 
Limoges, vers l'an 1074, et les chanoines en jouirent jusqu'à Tan 
1160, qu'ils l'abandonnèrent à l'abbé (mieux prieur) et aux cha- 
noines de Bénévent, pour certains biens auxquels ils étaient tenus 
à ceux de Bénévent. Après différentes révolutions elle a passé aux 
PP. Carmes déchaussés, qui par leur pieuse industrie en ont fait 
une célèbre et nombreuse communauté. 

[Mémoire pour l'histoire du prieuré de Saint-André de la Cité de 
Limoges, autrefois de l'ordre de Saint-Augustin, et maintenant uni 
aux RR. PP. Carmes déchaussés. — Ce prieuré, un des plus anciens 
de la ville et du diocèse de Limoges, parait avoir été, dè^son ori- 
gine, une fille de la cathédrale de cette ville. Il fut ensuite cédé à 
l'abbé et aux chanoines réguliers de Bénévent, au même diocèse, 
desquels il fut membre jusqu'à son union à Tordre des Carmes 
déchaussés, faite en 1623, par M. Etienne Vidaud, son dernier titu- 
laire qui embrassa ensuite cette réforme. 

MM. Vidaud dEnvaux, etc., descendants de la même famille, se 
disant fondateurs de cette maison et des récollets de Sainte- Valérie, 



FOUILLA HlStOniQUB DU DIOCftSE CB LutOÛBS <8l 

et le sieur Vidaud d*Ëavaax, garde da corps du roi, dit avoir un 
titre qui lui donne le droit d'aller, avec sa femme et ses enfants, le 
jour de Saint-André, 30 novembre, dîner aux Carmes déchaussés 
de Limoges, où on doit les servir en linge roux, neuf, tous les plats 
en maigre, entre autres, un plat d'œufs, un de fèves, etc., et à 
chacun demi-bouteille de vin. (C'est de lui que je tiens ce récit). 

Il y avait dans cette église une cure, dont les paroissiens furent 
unis à la cure de Sainl-Domnolet en 16:23, lors de Tunion du prieuré 
aux Carmes déchaussés. — Jean de Vernholis était prieur de Saint- 
André le jeudi 10 juillet 1393 (Tit. du curé de Saint-Jean en Saint- 
Etienne). — Mathieu Dubois, chanoine de la cathédrale, abbé 
d'Ahun, curé de Saint-Martin de Treignac (peut-être mieux de Char- 
gnac) et prieur de Saint-André dans la cité de Limoges, mourut le 
26 mai 1565 (Nécrol. mss. cath.). — Etienne Vidaud, dernier prieur 
séculier, unit ce prieuré aux Carmes déchaussés dont il prit Thabit 
en 1625 (Bonav., t. II, p. 14, coi. 2 et p. 243, col2)J. 

Etienne Vidaud, prieur commendataire, exposa au pape que les 
Frères de la Vierge Marie du Monl-Carmel déchaussés, de la Con- 
grégation de Saint-Ëlie, établis déjà dans plusieurs villes de France, 
avaient commencé à produire des fruits abondants daus la vigne 
du Seigneur. En leur unissant ce prieuré on procurerait Taugmen- 
tation de la foi et de la religion, le culte divin et le salut des âmes 
par le bon exemple, les prédications dans la lumière de la vérité et 
de la foi catholique. Par bulle du 1" décembre 1623. Ce prieuré 
leur est uni, en ce qu ils auront un cloître et autres lieux réguliers, 
qu'ils seront, outre le prieur, au moins onze frères, diront une 
messe le jour de Saint-Augustin. Cette bulle fut fulminée le 18 juil- 
let 1625; ils prirent possession le même jour. — Sont 42 prêtres 
et 3 convers, un novice. — Province de Jésus-Marie-Joseph d'Aqui- 
taine. 

Le 18 janvier 1496(1497) les FF. Carmes de Limoges présen- 
tèrent aux chanoines de la cathédrale une requête pour ériger un 
couvent à l'honneur de la Sainte-Vierge du Mont-Carmel, au lieu 
de Juihac. On leur répondit qu'on y penserait et qu'on leur répon- 
drait le plus têt qu'on pourrait. Le 25, dans le chapitre, on trouva 
la matière difficile ardeia, qu'elle avait besoin d'une grande recher- 
che et d'une grande perquisition, et on la renvoya à un chapitre 
général. Ces religieux virent apparemment qu'ils ne pourraient pas 
réussir. Le 9 mai, le supérieur, le lecteur et un présenté au nom du 
prieur et des autres, s'opposèrent à l'érection de ce futur couvent 
dans le chapitre général de la cathédrale. — Voir Juihac, apparem- 
ment archiprêlré de Lubersac. 

T. LUI 19 



181 SOCIÉTÉ ARCBÉOLOdlQUE ET HlSrOBIQtm DU LlHOUSlN 

Cure régulière dans la môme église, 1405. — P. Prieur de Béné- 
vent présenta en 1349 au chanlre de ia cathédrale qui conféra. 
Prieur de Saint-André nomma et l'abbé de Bénévent présenta 1564, 
1567. Prieur seul 1569, 1570, 1587, 1590, 1609. N'était composée 
que de quinze familles, lorsqu'elle fut unie par la bulle ci-dessus 
du 1" décembre 16^23 à une paroisse voisine, qui par la fulmination 
fut celle de Saint-Domnolet. 

Le 10 mai 1632, conclu dans le chapitre de la cathédrale qu'il 
sera passé procuration pour intervenir au procès pendant en la 
cour de parlement de Bordeaux au sujet de Tunion future et pré- 
tendue de cette cure par les PP, Carmes déchaussés à celle de 
Saint-Domnolet, et pour s'opposer pour l'intérêt du chapitre et du 
public. Mais le 17 mai 1633 ce chapitre donna procuration à leur 
procureur audit parlement pour consentir à cette union, avec cer- 
taines exceptions. 

PUYLANAU, chapelle rurale 1436, sous le titre de la Sainte- 
Vierge 1456 et de Sainte-Anne. Est dite cure en 1508, 1536. Annexe 
de la cure en 1512, fut démolie en 1740, pour faire le chemin de 
Saint-Léonard. — Podium navis; montagne au bas de laquelle 
étaient les bateaux, barques, pour passer la rivière avant qu'on 
eut fait un pont. — Chapelle de la Sainte- Vierge du Puy la nau; 
Maurin de la Vernhe, marchand ferrier, ferrerius, obtint en 1492 
des indulgences pour la réparer et construire. — Le curé et pro- 
cureurs fabrlciens de l'église de Saint-Domnolet exposèrent que la 
chapelle de Sainte-Anne près de Puy la nau menaçait d'une ruine 
prochaine, que la paroisse était hors d'état d'y faire aucune répara- 
tion. Le terrain n'était qu'un cailloutage ne contenant que vingt 
toises et demi, estimées 6 sols la toise, et si mal situé et de si petite 
conséquence qu'on ne pourrait trouver àTarrenler; il est ouvert 
de tous côtés, formant dans le grand chemin de Saint-Léonard, un 
raccordé dangereux pour les passants. Par ordonnance du 28 juin 
1740, la chapelle fut démolie, les matériaux vendus 200 livres, le 
terrain aliéné au sieur Thévenin, marchand, comme plus offrant et 
dernier enchérisseur pour 245 livres, le quadruple au-delà de sa 
juste valeur. Cette somme de 245 livres employée à l'embellissement 
de l'église de Saint-Domnolet pour faire une boiserie de relief aux 
deux côtés du grand autel. A la charge que pour conserver à cette 
église un droit sur ledit terrain et une reconnaissance d'icelui, il 
sera payé à l'avenir et perpétuellement de rente ou redevance par 
l'acquéreur ou ses ayant-cause, en sept ans, un flambeau de cire 
pure et blanche du poids de demi-livre pour être brûlé à l'autel où 
sont les reliques de Saint-Domnolet. [Ce lieu est actuellement pos- 



^OOlLll MStORrQUE DU blOCèsB HB LlllOOM 1^3 

sédé par M. Péliniaud des MqûU, qui l'a embelli de terrasses, etc.] 
Chapelle au Charnier ou Civori de Saint-André 1837, appelée à 

présent du Naveix. — F. Nativité de la Sainte- Vierge. 
Chapelle de Notre-Dame du Peyteu. 

SAINT-MICHEL DE PISTORIE, mal Pestonrie, près le chftleau 
de Limoges. Cure, jadis monastère fondé vers le milieu du vr siècle 
et soumis par saint Yrieix à celui de Vigeois (Gauf., Ckron., p. 286) 
fut détruit en 763 et848 (Gall. christ, nov,, t. II, col. 8{(2).--350 com- 
muniants, 880 habitants. — F. Saint Michel-Archange. — P. Cha- 
pitre de Saint-Yrieix-la-Perche, 1479, 1832, 1876, 1877, 1884, 1600, 
1614, 1691, 1730. 

La Compagnie des Pénitents noirs s'y établit en 1898 (Bonav., 
t. III, p. 170, 810). 

SAINTE-VALÉRIE, église quiful commencée en 1160 (Mss. 1338, 
Bibiioth. reg.) ou en 1140, suivant le mss, 8482 de la même biblio- 
thèque. — Oratoire de Sain te- Valérie vers i'an 820 (Bonav., t. III, 
p. 171). — Prieuré en 1192; semble dépendre du prévôt de Cham- 
bon-Sainte-Valérie (Bonav., t. III, p. 449), —Prieuré 1386, 1386, où 
étaient des moines en 1397. Voyez Gaufredus du Vigeois, c. 62. — 
Oratoire de Sainte- Valérie, b&ti par saint Martial (Bonav., t. III, 
p. 89). — F, Sainte- Valérie, vierge et martyre, 10 décembre. — 
P. Dépendait en 1192 de la prévôté de Chambon. Etait uni à la 
mense abbatiale de Saint-Martial, 1427. 

L'église fut donnée aux FF. Mineurs récollels le 1" août 1896 
(Bonav., t. II, p. 198 et t. III, p. 808). La cathédrale consentit à 
leur établissement dans cette église le 20 juin 1896. — Sont de la 
province de Tlmmaculée Conception. 

Monastère de Saint-Michel, à Limoges, que saint Yrieix et 
sa mère Pélagie donnèrent à celui de Vigeois le 31 octobre, la 
XI» année de Sigebert, 872 (Cartul. mss. Vosiense). — Saint Yrieix 
b&tit plusieurs églises en Limousin {Chron., apud Martene, AmpL 
coll., t. V, COL934). 

LES FRÈRES PRÊCHEURS, venus à Limoges en 1219, s'éta- 
blirent d*abord au-delà du pont de Saint-Martial, sur le chemin de 
Saint-Lazare, dans Tendroit où est une fontaine sur la droite en 
montant, qu'on appelle eucore la fontaine des preschaireis. Furent 
fondés dans ce lieu où ils sont en 1237, par Airoeric Palmuz, cha- 
noine du Dorât (Martène, Ampliss. collect., t. VI, col. 463). — F. 
Saint-Pierre de Vérone. — Sont de la province de Toulouse, 



484 SOCIÉTÉ ARCBJOLOOIQUB Bt BlStOftlQUE DU UMOUSIN 

Dans le fond d'une crypte du cloître près la porte de l'église : 

Nosiri patroni sunl || hic, qicrum Deus ossa || sic voluit poni, sub|| 
nadem condita fessa. Il Nosler ab hoc cmilur locus, || alterius fabricatur |] 
nummis ecclesia, reddat|| sibi virgo Maria. | Quamvis exiguo tamulo || fla- 
ires duodeni sunt in || conlîguo famA virluteqae pleui. 

Anno Domini M.CGXL primo (1 pridie nonas septembris | obiit Dominus 
Aimericus Palmuz j) caoonicus Dauraten. || et hujus loci emptor. H Anno 
Domini M.CC.XLViI, pridie II idus aprilis obiit Dominus Guillel- || mus de 
MalmoD, quondam archidia-|| conus Lemovicensis, quorum anin» || requies- 
canl in pace. Amen (\), 

Les noms des douze religieux indiqués dans celte inscription 
sont : Pierre Philippe, mort en 4225; Pierre Galli, diacre, le 1*' fé- 
vrier, Garcie Navarre, 1230; Paul, 1235; Aymeric d'Aslix, 1225 ; 
Robert, 1235; Bernard Lejuge, prêtre et prédicateur agréable, le 
2 mai; Gérard Lavergne, Tancien, clerc, ci-devant au service du 
roi, le 24 juillet; Gérald de Vermeil, 4 août 1230; Jean Nicolas; 
Gérard Lavergne, le jeune, 1240; Estienne Dieudonné, 1240. 

La réforme de la province de Toulouse y fut introduite en 1622, 
le 30 avril, jour auquel, en conséquence d'une bulle, d'un ordre 
du roi et d'un arrêt du parlement de Bordeaux, les ofBciers du 
prësidial de Limoges mirent dehors les t.f. p.p. de Tancienne 
observance et y introduisirent ceux de la province occitaine, autre- 
ment de Saint-Louis. 

Sont deux professeurs de théologie, deux de philosophie, six 
prêtres, deux frères convers. 

RELIGIEUSES CARMÉLITES, arrivées le 16 décembre 1618 par 
la mère Isabelle des Anges, près Tarbre de Beauvais et l'église de 
Sainl-Michel-des-Lions, où sont à présent les ûlles de Notre-Dame. 
Se transférèrent dans le lieu où elles sont en 1634 (Bonav., t. III, 
p. 827 et 841), peut-être dès 1631. — Sont 22 de chœur et 4 con- 
verses. — F. La Sainte- Vierge et Saint-Joseph. L'église fut sacrée 
le 4 octobre 1682. — P. Sous la juridiction de la Sorbonne et du 
visiteur de la province de.... 

Les carmélites de Limoges de la congrégation de France, pensant 
que les Carmes déchaussés fussent leurs supérieurs, se séparèrent 
en 1620 de l'obéissance qu'elles avaient rendu jusqu'alors au P. de 
Bérulle et autres nommés par le pape Clément VIII. Le doyen de 
Nantes, leur subdélégué, vint à Limoges en 1624, leur demanda si 

(1) Cette inscription a élé publiée par M. Texier. Manuel dEpigraphie, 
p. «74 et planche X.1X. La pierre sur laquelle elle est gravée e.st déposée 
au Musée lapidaire de Limoges. 



POUILLB HISTORIQUE DU DlOCÈSK DE LIMOGES 185 

elles voulaient obéir au bref de Sa Sainteté et reconnaître pour 
supérieurs MM. Duval, Galmaud et le P. de Bérulle. Elles répon- 
dirent humblement qu'elles s'y soumettaient en tout, lui en don- 
nèrent acte authentique. En conséquence de quoi il les reçut et 
incorpora à Tordre et réforme; leur en laissa acte et envoya leur 
obéissance aux supérieurs (Mercure Franc, t. XII, p. 909 et 922). 

SÉMINAIRE DES ORDINANDS, érigé par lettres patentes du 
iS janvier 1657, établi en 1639 dans la maison de la Mission et dans 
celle-ci en 1666 [Gall. christ, nov.y t. VII, col. 1019). Sont 8 direc- 
teurs et communément 80 ordinands. Dirigé par les prêtres du sé- 
minaire de Saint-Sulpice, du faubourg Saint-Germain, à Paris. — 
M. Maleden de Savignacle fit bâtir (Bonav., l. II, p. 205). Voyez 
mes Mémoir. mss., t. IV, p. 243, et t. III, p. 234). — F. Présenta- 
tion de la Sainte-Vierge. — P. De la congrégation de Saint-Sul- 
pice-de-Paris. 

MAISON DE LA SAINTE-FAMILLE, fondée en 1716 par Dame 
Marguerite Fauveau de la Rivière. 

SAINT-JACQUES, oratoire derrière le couvent des f.f. p.p., 1488, 
1537. 

SAINTE-FÉLICITÉ DU PONT SAINT-MARTIAL, mal Sainte- 
Félicienne. — 390 communiants, 638 habitants. Cure. On prétend 
qu'elle était jadis dédiée à la Sainte-Trinité (Bonav., t. III, p. 69, 
et II, p. 233). Sainte-Trinité incendiée en 1 105 (Labbe, t. II, p. 275). 
Bâtie par Saint-Martial, suivant des mémoires très récents (Bonav., 
t. II, p. 250, et III, p. 59). Etait sous le titre de Saint-Symphorien, 
en 1183, 1395, 1416, 1548. — F, Sainte-Félicité, martyre, et ses 
enfants, dès 1371. — P. Abbé de Sainl-Augustin-lez-Limoges, 1476, 
1516, 1558, 1581, 1615. Avec le chapitre de son monastère, 1664, 
1667, 1669, 1686, 1688, 1691, 1755. 

Vicairie fondée par Pierre Germain avant 1382. Existait en 1398. 
— P. Curé, 1462. 

SAINT-LAZARE, bâti par Gérald, abbé de Saint-Augustin, mort 
en 1104 (Bonav., t. III, p. 354). Cure, 160 communiants. — P. Abbé 
de Saint-Augustin, 1563. 

Eu égard à la proximité et à la modicité du revenu de ces deux 
cures, celle de Sainte-Félicité n'étant évaluée que 40 livres et celle 
de Saint-Lazare que 20 livres de revenu, par décret du 10 août 1565, 
celle de Saint-Lazare fut unie à Tautre, 



186 SOCIÉTÉ ARCDÉOLOGIQUB ET BISTORIQUB DU LIMOUSIN 

CHAPELLE DE SAINTE-ANNE, conslpuite par les nommés 
Lespaïers avant iâ^S. Le jardin des pauvres était près de celte 
chapelle en 1318. 

HOPITAL DE SAINT-MARTIAL, au-delà du pont Saint-Martial, 
1330, 1375, 1439, bâti peu avant 1229, ainsi qu^il conste par cet 
acte qui est dans les archives de Thôpital général. 

GuidOy Dei gratta, Lem. epus, universis has litteras inspect. in 
Dno salutem. Notum sit omnibus presentibm et futuris quod cum 
Aimericus Lagorsa quamdam domum eleemosinariam propre pontem 
S^^ Martialis Lem. juxta domum f,f. prœdicatorum Lemovicensium 
œdificasset; et quia in multts nobis super hoc injuriabatur, esset a 
nobisinde, exigente justitiâ, excommunicationis sententidinnodatus. 
Tandem cum sententiam ipsam sustinuisset per multum temporis 
intervallum in nostrd prœsentid rediens ad cor, domum ipsam in 
manu nostrd perpetuo resignavit et eam nostrœ subposuit voluntati, 
quod cum fecisset, nos ad preces et instantiam ipsiiis, domum ipsam, 
ejus utilitate pensatd, dedimus et concessimus priori et fratribus, 
pauperibusque domûs S^^ Geraldi Lem. perpet^io tenendam, ordinan- 
dam et regendam et pacificè possidendam... et dilectum in Christo 
Thomam tune domus dictœ S^^ Geraldi priorem investimus de eddem, 
etc. Datumanno Dni 1229 mense martis. 

Cet hôpital devait être là où est la chapelle rurale de Sainte-Anne 
et ce qui, dans les registres de la paroisse, est appelé Taumônerie. 
Onanommé le circuit de cette chapelle Pu;-Malaudeis. L'aumônier 
de la salle épiscopale en était seigneur foncier et direct. 

MONT-JAUVI, près et hors les murs du château de Limoges. 
Mons Gaudii, 1266, et chez Adémar, voisin de ce temps-là (p. 173). 
N'a que le nom de commun avec le cri Montjoye, Mal, Montioux, 
Montjouis. Cure, 78 communiants, 135 habitants. — F. Saint- 
Martial de Limoges. — P. Abbé de Saint-Martial, 1482, 1516, 1565, 
1557, 1562, 1572, 1574, 1577, 1579, 1581, 1637, 1668, 1744, 1755. 

Fut bâtie en 994; l'acte est dans Besly {Hist. des comt. de Poit.» 
p. 313), en mémoire de ce que par l'intercession de Saint-Martial, 
Dieu délivra l'Aquitaine de la maladie des Ardents. On porta le 
corps du saint sur cette montagne (Adémar, apud Labbe, t. II 
p. 273, et apud Bonav., t. I, p. 626, et t. II, p. 643). 

Miracle de Saint-Martial à Montjauvi, in monte Gaudii en 835 
(Labbe, Chron., t. 1, p. 333). 

En 852, indiction 15, sous Temperour Lothaire, une translation 
des reliques de Saint-Martial où il se Ht beaucoup de miracles 



POUILLÂ HISTORIQUE DU DIOCftSB DB LIMOGKV 187 

{Acta S.S., L V, junii, p. 557). On les porta pour la première fols à 
Montjauvi in montem gaudii (Baluze, Hist. Tutel., col. 389). Il y 
avait dès lors une église ; on en bâtit une nouvelle à sou honneur 
(Baluze, Hist, Tutel.y col. 39S). — Un prétendu Lucius Gapreolus, 
proconsul d'Aquitaine, édiQa avec le peuple de Limoges un temple 
magnifique à Thonneur de Jupiter, au lieu qui fut pour cela nommé 
Montjovis et par corruption Mont Jauvy. Ce temple fut détruit sous 
la loi de Noire-Seigneur Jésus-Christ (Bonav., t. III, p. 23). 

La compagnie des pénitents de couleur feuille-morte, sous la 
protection de Sainte-Magdelaine, s'y établit en 4615 et eut une 
bulle en 1619. 

Hermitage, où était une chapelle, 1499, qui fut démolie et les 
bâtiments et fonds arrentés à perpétuité par les consuls de Limoges 
Tan... Maison des infirmes dans le jardin de la cure vers 1180. 
Léproserie vers 1200. 

SAINT-CHRISTOPHE DE LA CITÉ. Cure. — F. Saint-Christo- 
phe. « P. Abbé de Saint-Augustin, 1613, 1532, 1569, 1570, 1573, 
1574, 1605, 1624, 1628, 1635. Avec le chapitre de son monastère, 
1653, 1692. 

LA MAISON-DIEU DES LÉPREUX. Cure, 1224, 1281. Préceptorie 
ou commanderie, 1236. Prieuré, 1285, 1î?87, 1348. Léproserie, 
1276, ou maladerie de fondation royale suivant le Pouiilé. Etait en 
ruine, 1398; il n'y avait ni porte, ni clocher en 1616. —F. Sainte- 
Magdeleine. — P. Non le grand aumônier. Les consuls de Limoges 
nommaient au prieuré qui fut uni au monastère de la Règle par le 
pape Clément VI, vers 1349. L'abbesse prenait la qualité de prieure 
dès 1376 et y tenait un prêtre, décoré du titre de prieur, pour 
gouverner cet hôpital. Il fut uni à l'hôpital général de Saint-Alexis 
par lettres patentes du mois de décembre 1660. — Elle avait une 
rente de 150 livres sur Tabbesse de la Règle et devait une rede- 
vance à la commanderie de Périgueux (Pellet, Rec. gén, des bénéf.). 

Cure dans le môme endroil, 1357, 1477. — F, Sainte-Magdeleine. 
— P. Ahbesse de la Règle, 1497, 1559, 1568, 1580, 1619, 1623. 
Unie au monastère de la Règle. 

PUYPONCHET. — Voir ; vicaire de ce nom à Saint-Gérald de 
Limoges. 

SAINT-JACQUES ou JAMMET. Cure. Etait annexée à celle de 
Saint-Christophe de 1419. L'église existait en 1401. 

Infirmerie de Saint-Jacques, alias le Mas Blanquet, 1464, du 
Mas blanc sur le chemin du Palais, 1494, ou maladrerie ou malatie 
blanche, 1444. 



188 SOCléTÉ ARCHéOLOGIQDB RT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

Hôpital de Saint-Jacques ou infirmerie de la lèpre blanche J367, 
1273, existait encore en 1688. — Léproserie en 1212. — Est entiè- 
rement ruinée et le revenu uni à Thôpilal général de Saint-Alexis 
par les mêmes lettres patentes de 1660. 

SAINT PAUL, près et hors des murs de Limoges. Cure, 180 com- 
muniants, 255 habitants. Jadis monastère bâti par Jocundus et 
Pélagie, père et mère de saint Yrieix, vers le commencement du 
vi'* siècle {Gall. christ, nov,, t. II, col. 552). — F. Conversion de 
Saint-Paul. — P, Abbé de Saint-Augustin, 1681, 1584, 1587, 1626. 
Avec le chapitre du monastère, 1668, 1670. Chapitre en Tabsence 
de Tabbé, 1662, 1661, 1693. 

La compagnie des Pénitents bleus s'y établit en .... 

Sainte-Murthe, près le monastère de Saint-Martin, dans la place 
de Saint-Paul, 1364. — Dans le cimetière de Saint-Laurent, vicaire, 
1366. Etait en ruine dès 1379. Fut rebâtie en 1606. Annexe de 
Saint-Laurent, 1508 (autre chapelle dans le cimetière de Saint- 
Paul construite en 1608). On y a substitué la chapelle de Saint- 
Martial sur la paroisse [non] de Saint-Pierre-du-Queyroix [mais de 
Saint-Maurice-de-la Cité]. — P. Abbé de Saint-Martin, 1399. 

SAINT-LAURENT, dans Tenceirite du monastère de Saint-Mar- 
tin, et y contigue, près et hors les murs de Limoges. Cure en 1269. 
Jadis dans la cour du monastère de Saint-Martin. L'église étant 
tombée en ruine avant 1684, on faisait le service de la paroisse 
dans la chapelle de Saint-Jean de l'église du monastère. — P. Abbé 
de Saint-Martin, 1471, 1610. Unie à ce monastère avec les offices 
claustraux en 1624. 

Grégoire de Tours (De Gloria MarL, c. 42) dit qu'on pprla des 
reliques de saint Martin à Limoges et qu'on les mit entre les mains 
de saint Yrieix. 

Cure, 1387, 1401. — 170 communiants. — P. Abbé de Saint- 
Martin, 1557, 1684, 1591, 1610. Unie à celle de Saint-Paul. 

CONDADILLE. Chapelle rurale. Rebâtie en 1670 par Joussen, 
marchand. — F. Nativité de la Sainte-Vierge. 

SAINT-JULIEN. Eglise connue dès le milieu du vi» siècle (Grcgor. 
Turon., De mirac, S. Julianiy cap. 40). — Prieuré-cure. — F. 
Saint-Julien Je Rrioude. — P. Prévôt d'Evaux, 1664, 1672, 1610, 
1618, 1646. Evéque depuis l'union de la prévôté d'Evaux à la Sainte 
Chapelle de Riom. 

La compagnie des Pénitents blancs s'y établit en .... [F. sain( 
Jean-Baptiste]. 



POVILLÉ HISTOBIQUB DU DlOCàSB DE LIHOGBS fSO 

lE CALVAIRE. Chapelle rurale, 1390. On croit que Paule 
Audier, femme de Mathieu Benoit, la fit bâtir (Bonay. , t. III, p. 695). 
Interdite en 1724. 

SAINTE-AFRE, mal Saint-Jophrèn, Saint- Gephian ; église qui 
était dans Tenclos de la cité, 1479. On la bâtissait en 1539. Etait 
en ruine lorsqu'il fut ordonné, en 1545 (Bonav., t. III, p. 772), de 
transférer le service dans Téglise de Saint-Julien. Celle de Sainte- 
Afre était une église paroissiale, ou prieuré-cure, 1365, 1395. 
Annexe de Saint Julien en 1398. — Dans les actes capitulaires de 
la cathédrale, le 30 juillet 1539, ordonné que le curé cappellanus 
de Sainte-Afre portera les reliques de cette sainte dans Téglise de 
ce chapitre, qu'on ne fera point de procession à Sainte-Afre, parce 
que réglise n'est pas sûre. On dira les heures, tant vêpres que 
matines, dans la chapelle de Sainte-Marie-Madeleine de la cathé- 
drale. — Les chanoines faisaient ci-devant une station à Téglise 
de Sainte-Afre. 

Vicairie fondée par Pierre Croizille, avant 1511 (Bonav., t. III, 
p. 746 et 772). 

Autre par Pierre Alamais, marchand de la cité, spiritualisée par 
les vicaires généraux, le siège épiscopal vacant, le 28 juillet 1511. 
— P. Plus ancien patron nomme, curé de Sainte-Afre confère. 

ISLE (1), Insula, cure. 980 communiants, est entre deux ruis- 
seaux et la rivière de Vienne. — F. Saint Martin de Tours. — 
P. Evéque, 1474, 1477, 1531, 1564, 1565. 1566, 1573, 1581, 1584, 
1586.1601, 1611, 1614, 1629, 1662, 1680, 1702, 1706, 1745. 

Communauté de prêtres, décrétée et autorisée le 16 juillet 1483, 
confirmée en 1496. Etaient douze. 

Chapelle des PP. de TOratoire de Limoges, à Enraux. 

Chapelle de Saint-Antoine, au cimetière; totalement en ruine. 

Autre chapelle rurale de Notre-Dame-de-Pitié, 1538. 

BALAZIS, 1273, ou Chez-Gondaud. Prieuré ou Celle, 1357. La 
chapelle existait en 1571, 1595; était ruinée dès 1378 et en 1603. 
Donné à la cathédrale en 1010. Celle de Grandmont en 1209. Il 
n*en est fait aucune mention dans le chapitre général de 1295, ni 
dans la bulle de 1318. Gondaud assensa Balezis de Tabbé de Grand- 
mont; cette Celle qualifiée abba>e en 1506. — P. Abbé de Grand- 
mont Tassensa en 1473 et 1571. Son monastère en jouit [Voyez 
mes Essais ms$, sur Lim,, p. 389]. En 1224, l'évoque permit d'y 

(1) Commune du canioa Ouesi de Limoges^ dans laquelle est aussi 1^ 
\ïe^ de Balazis pu Balé^is. 



190 dOCIBTÉ ARCHÉ0L06IQUB ET illSTORIQUB DU UHOUSIN 

bâtir un oratoire. — Hilduin, évêque de Limoges, donna aux clercs 
et monastère de Saint-Eslienne de Limoges un petit domaine, sur 
le fleuve de Vienne, près du village appelé Baledius, au mois de 
décembre, sous le roi Robert, Tan 1001 (Bonav., t. III, p. 381). 

SOUBREVAS, de Super vase, mal Soubrenas. Cure, 200 com- 
muniants. — F. La Sainle-Vierge et sainte Claire. — P. Abbesse 
de la Règle, 1398, 1439, 1531, 1569, 1570, 1877, 1884, 1894, 1898, 
1673. 

Nos chroniqueurs romanciers ont dit queLemovix, fondateur de 
Limoges, fut inhumé ici, de ce qu'apparemment on aura enterré 
ici dans un sarcophage quelqu'un d'une grande considération 
^Bonav., t. II, p. 28) [Prieuré de filles uni à l'abbaye de la Règle]. 

Vicairie fondée par Mathieu Vigenaud, prêtre, appelée des Cinq- 
Plaies. — Au grand autel. — P. Curé confère. Vigenaud. 1869; 
orfèvre, 1876, 1880, 1887; hopte, 1896, 1898; dit le Beau, vigne- 
ron, 1602, 1608. 

Chapelle rurale à Ventoux : SaintJean-Baptiste. 

NOUGEAC ou NOUJAC, bourg, 1803. Peut-être Novtgentum. 
Dans une charte suspecte de l'empereur Charlemagne, à Soissons, 
le 2 des calendes de septembre, indiction V, la 16* année du pape 
Léon, la 20* de l'empereur et la 44* de son règne sur les Français, 
ce prince rend aux moines de Saint-Denis la celle Novientum, en 
Limousin. — Peut-être a-t-on voulu exprimer Nohan (Doublet, 
Hist. abb. S.-Denis, p. 728 et 729). Cette charte est signée d'Es- 
tienne, évêque de Limoges et de Nescius, archevêque de Toulouse, 
qui ne fut érigé en archevêché qu'en 1317 ou 1318. 

SAINT-CESSATEUR ou Cessadre, Cessator, mal Cessandre. 
Prieuré-cure près et hors les murs du château de Limoges. 
188 communiants. — F. Saint-Cessaleur-de-Limoges, 18 novem- 
bre. — P. Prieur de Saint-Jean-de-Cole, diocèse de Périgueux, 
1473, 1482, 1814, 1863, 1878, 1880, 1604, 1634, 1664, 1723, 1726, 

1749. 
La compagnie des Pénitents de la Charité, couleur pourpre, sous 

le titre de Jésus pâtissant, s'y établit en 1661. 

Le Refuge, ou maison des repenties; l'église fut bénite par 
Mgr d'Urfé le 20 juillet 1688. — F, Sainte Magdelaine. 

[Vicairie dite des Magdelaines. — P. M" de HarolsJ. 

Saint-Léonard, du côté de Pissevache. Chapelle ruinée. 

SAINT-AURÉLIEN. Annexe de la cure de Saint-Cessaleur. — F. 
Saint Aurélien de Limoges, 10 mai. — La crainte des guerres civi- 



FOUILLÉ BI8T0IUQQB 00 DIOCÈSE DI LIMOGES 191 

les, le petit nombre et la pauvreté des habitaots, la solitude du 
lieu de Saint-Cessateur, les portèrent à bâtir celte chapelle dans 
Tenceinte de la ville de Limoges, et d'y transporter les reliques du 
saint dont elle porte le nom, pour y être plus en sûreté et d'une 
manière plus décente, non vers 1475, ainsi que le dit le P. Bona- 
venlure (t. III, p, 613 et 723), mais par acte de 1471 [Voyez mes 
Essais hist. mss. Lim., p. 241]. 

Vicairies fondées à Limoges (dans quelle église ?) par : 

Jean de Fonte ^ L'official ordonna le 7 juin 1478 qu'elle serait 
présentée alternativement par les Lafont et les Vincent. 

Agnez Martelle, bourgeoise, avant 1355. 

Laurent Ghambo. Cathédrale confère, 1482. 

[La Roche. Voyez la Feuille hebdomadaire de Limoges du 12 no- 
vembre 1777, n« 46, p. 183. Mathurin Tabaraud, ancien curé de 
Chaumeil, possédait en 1784]. 

Pierre de Ghaussanas, avant 1379. 

Etienne d'Albi, avant 1388, existait en 1406. 

Gaucelin Martin, avant 1398. 

Martial Moluo, avant 1413. 

Jean Reginaldi, décrétée en août 1503. 

Notre-Dame-de-la-Fenestre, chapelle à Limoges, 1358. 

Sainte-Marguerite, chapelle ou station. 

Frères des sacs, à Limoges, 1273. 

15 cures. 

2 succursales : Saint-Aurélien ; Saint-Antoine du cimetière des 
Arènes. 

LIMOGES 

Parmi les tribus rustiques que Servius Tullius, roi des Romains, 
établit à la campagne, la Lémoniène tirait son nom d'un bourg, 
qui était proche de Rome (Festus-Roindin, Mém. Acad. inscript., 
t. IV, p. 73). 

Le manuscrit 5,005, du xiv« siècle, de la bibliothèque du roi dit 
qu'on rapporte, aiunt, que dans les Gaules un certain roi de la 
race des géans, appelé Lemovicus, bâtit une ville de son nom, qui 
est Limoges. 

Limoges, Limogea suivant la prononciation des habitants, ne 
vient pas, dit-oû, du mot grec Lotmo», peste, corruption, contagion, 
puisqu'elle çst située çntre deux montagnes et arrosée de tous cOtés 



\9l SOCIETE ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

d'eaux salutaires ; mais d'un autre mot grec Limon, faim ou famine, 
à cause de la stérilité du terrain, et qu'il faut se procurer d'ailleurs 
du blé pour se nourrir (Bodin, liv. V, RépubL Apud Ménage, orig,, 
p. 423). Etymologie absurde et chimérique. Qui voudrait habiter 
un pays où Ton serait annuellement dans la dure nécessité de 
mourir de faim? 

C'est ainsi que Ménage fait parler Bodin, (livre V' De RépubL). 
Mais dans la traduction française de celui-ci, imprimée en 1583, 
in-S*", il dit simplement que notre ville est dans une assiette stérile, 
et qu'elle est pleine des plus gentils artisans du monde. 

Le premier et le seul nom des peuples Limousins est Lemovices, 
qu'on trouve chez César, Mb. VII; Strabon, lib. IV; Ptolémée; 
Pline, lib. IV, cap. 19 et dans une inscription du haut empire 
(Belley, Mém, Acad. Bell. Lett., t. XIX, p. 708. t. III, p. 276. — 
Martin, Relig. des Gaul. t. II, p. 133). Pour en donner la vraie 
interprétation, il faudrait avoir une connaissance parfaite de l'an- 
cienne langue des Celtes ou Gaulois, et on l'ignore aujourd'hui. 
C'est cependant dans cette langue seule qu'on pourrait découvrir 
l'origine du nom de Lémovices, et d'une infinité d'autres dont il est 
impossible de rendre raison. 

Les Lémovices faisaient partie des peuples qui la parlaient, étant 
enclavés dans la Gaule celtique du temps de César (César, liv. I). 
Auguste, pour accroître l'Aquitaine les y ajouta (Strabon, liv. IV). 
Jamais prince ne fut plus chéri des Gaulois que cet empereur (Bel- 
ley, Mém. Acad. inscript., t. XIX, p. 500). On sait que les plus 
qualifiés des Gaules (Strabon, liv. IV} assistèrent à la dédicace de 
l'autel qui lui fut élevé à Lyon, que soixante cités y firent placer 
chacune leur statue, et que plusieurs villes obtinrent la permission 
de prendre le nom de ce prince, pour lui marquer leur amour et 
la vive reconnaissance dont ils étaient pénétrés pour la douceur 
de son gouvernement. 

Les Limousins furent de ce nombre, ils nommèrent leur capitale 
AugiAStoritum. Nous avons l'obligation à M. l'abbé Belley de l'avoir 
démontré {Mém. Acad. Bell. Lettr., t. XIX, p. 691 et seqq.). Ce 
savant académicien crut, avec raison, que le chef-lieu d'un peuple 
des plus illustres et des plus puissants entre les Celtes, méritait 
d'être recherché et constaté. — J'abrège ses preuves. 

La position de Limoges est déterminée d'une manière incontes- 
table par la distance dWtigustoritum à l'égard des lieux voisins, et 
par la réunion des voies romaines. Devant la porte de la maison 
consulaire de la cité, et au bas du chevet de la cathédrale est un 
cippe, de la position duquel on devait compter les milliaires» comme 
^t^nt placé à peu près au milieu de la ville, autant que l'inégalité 



l»OUILLft HISTORIQUE DU DIOCÈSB DB LIMOGES 193 

du terrain le permeltait. Le milliaire cylindrique devant la porte 
de l'église de la Règle (1), sert de borne à la justice de cette 
abbaye. Le cippe dont je viens de parler fut placé pour un 
autre usage. C'était le droit des capitales de compter la distance 
à partir de leur emplacement jusqu'aux extrémités de leur 
dépendance (Danville, p. 476, 494). Nous verrons dans les 
différents articles qui conduisent à chacun de ces lieux en parti- 
culier, la distance exacte de leur position à celle A'Atigustoritum 
dans l'emplacement qu'occupe Limoges. Il en résultera encore que 
les conSns, finesy étaient sous l'empire romain, les mêmes que 
sont aujourd'hui les limites du diocèse de Limoges du côté du 
Périgord et de l'Auvergne. Cette circonstance peut-être employée 
avec avantage, pour prouver que le gouvernement ecclésiastique 
en Gaule fut, à l'établissement du christianisme, réglé pour l'éten- 
due des diocèses sur le gouvernement civil. Les itinéraires cons- 
tatent l'un et l'autre, et la bizarrerie de ces limites, souvent plus à 
portée d'une capitale voisine que de celle de leur communauté. Les 
itinéraires de noire diocèse, suivant la véritable position, telle que 
je crois l'avoir découverte, vont prouver qn^Augustoritum ne peut 
être que Limoges. Les lieues gauloises n'ont que la moitié de nos 
lieues de France. 

L'itinéraire d'Antonin et la table Théodosiene pour aller de Bor- 
deaux à Bourges : 

Vesunna XIV. Périgueux. 

Fines XIV. Courbeti. 

Augustoritum XIV. Limoges. 

Argentomagum Àrgenlon en Berri. 




Vcsonna 
xrij 



X 




(1) Cetle coloune milliaire de forme cylindrique, à base carrée, avait 
eaviroQ deux mètres de hauteur au-dessus du sol On y disiinguait encore 
quelques leilres. M. Florian Valenlin y lîsail [fÂito) nino*.:';; M. Espéran- 
dieu n> voyait qu'un T, peui-ôtre lié à un 1 et M. La* municipalité de 
Limoges a fait disparaUre ce milliaire en 1893. 



Id4 SOClitÉ ARCIléOLOCIQQB Et niStORIQUB DÛ LlHOUSlH 

La table Théodosienne poar aller de Saintes à Glermont d'Au- 
vergne : 

Sermacinomago. . . . XIII. Ghermez en Angoumois. 

Cassinomago XVII. Chassenon. 

Ausrito, abrégé.... XIV. Limoges. 

Prœtorio XVIII. LePuy de Jou,prèsS^-Gous$aud. 

Acitodunum XX. Ahun. 

Fines X. Honteil-Guillaame. 

Ub...uîn IX. 

Augnemeto Glermont en Auvergne. 

Augustoritum est au point de Tintersection de ces deux routes, 
et tombe sur le territoire des Lemovices, Elle est désignée avec une 
tour antique, caractère que la table donne à presque toutes les 
capitales de peuples. Enlin la distance exacte à regard des lieux 
voisins fait encore voir le rapport immédiat de leur position à 
celle à! Augustoritum à Limoges. Get enchaînement forme un corps 
de preuves que rien ne peut ébranler. 

Le même savant prouve encore que Limonum ne peut convenir 
qu'à Poitiers, et Rastiatum au pays de Rets, à présent du diocèse 
de Nantes. — (Rastiatum est selon le P. Vaissette (1755. Géographie 
hist.y t. II, p. 534) Tancien nom de Limoges, avant qu'elle prit celui 
des peuples, dont elle était capitale. Il n'avait pas lu le mémoire 
de M. Tabbé Belley). — La terminaison ritum est, selon lui, un 
mot celtique dont il ignore la vraie signiGcation. M. Astruc (p. 475) 
a cru voir dans le même idiome un gué, un passage de rivière, ce 
qui convient encore à notre capitale. Au bas et sur le bord de la 
Vienne est un endroit qu'on nomme encore lo Roche au Got, qui 
dans notre dialecte signifle La Roche au Gué, Il est sur la direction 
de Gourbefi. 

Les éditions de Ptolémée, corrigées sur deux manuscrits de la 
bibliothèque du roi confirment de plus en plus qu'ilti^ti^^on^m est 
la capitale des Limousins. 

LOWGI T. LA TIT. 

grad. min. grad. min. 

Limovici et urbs Augustoritum 17 50 47 45 

Graduation qui ne peut convenir qu'à Limoges. Enfin le gram* 
mairien Magnon, dans ses notes présentées à Gharlemagne, met 
Limoges, Lemofex Augustorctum (Martin, Hist. des GauLy t. Il, 
p. 125. — Danville, p. 128). 

Elle garda le nom A' Augustoritum jusqu'à la fin du iv« siècle, que 
la table Théodosienne fut dressée. Passé ce temps là elle reprit 



POUILLi BI8T0B1QUE DU DIOCàSK DR LIMOÛBS 105 

celui da peuple qui en avait fait sa capitale. Ainsi daus la notice 
de Teropire Tan 401 (Bouquet, 1. 1, préf. p. xi\) elle fut appelée 
Civitas Lemovicum, Depuis, en la défigurant suivant la barbarie des 
siècles, sur les monnaies des rois de la première race : Lemovecas; 
chez Grégoire de Tours : Lemovica; Sidoine Apollinaire : Lemovices] 
Frédégaire : Limodicinum; Tanonyme de Raveune et une monnaie 
de Pépin roi d'Aquitaine : FJmodicas; au huitième siècle : Limodia, 
Leonidicas^ Limovica, Lemodia ; en 804 : Lemodicas ; en 879 : Ltmo- 
sina. Ltignonicum est un mot monstrueux pour Lemovicum {Acta. 
S.S.. t. m, april.y p. 726). 



II 



Arehîprêtré de Saint^Junien 



BRIGUEUIL-L*AL\Ë (1); ainsi surnommé dès 1455, ou l^asné, ou 
rancien. Brigolium. Brigolhes en 1094. — Un archiprôlré appelé de 
Saint-Junicn, 1240, élail annexé à «elle cure dès 1380. Les Fouillés 
de 1626 et 1648 disent qu'il faut être chanoine ou Tôtre créé ad 
e/fectum, et que le titulaire, personat ou office, lient la seconde 
place au cliœur dans l'église collégiale de Saint-Junien-sur- Vienne. 
Il y prit possession en 1571, 1619. Mais ce droit n'a pas été con- 
servé. 

Pierre Coral apiid Estiennot, Fragm, Aw^, t. Il, p. 3, dit qu'Ar- 
vœus, trésorier de saint Martin de Tours, donna cette église et le 
ch&teau au monastère de Sainl-Marlin-lez-Limoges, vers Tan 1000. 

Cure, 2.300 communiants, siège de Tarchiprôtré de Saint-Junien. 
— F. Saint-Martial de Limoges. — P. Non le chapitre de Saint- 
Junien. Evoque, 1515, 1516, 1531, 1559, 1571, 1573, 1574,1586, 
1728, 1747. 

Vicairie fondée par Guillaume Marlhonis avant 1455. — A Tautel 
de Sainte-Catherine. 

Autre par Jean Bocherii, évéque de Lavaur, érigée par bulle du 
19 février 1484, vieux style, obtenue par maître Simon de Beau- 
soleil, licencié en décrets, notaire apostolique, pour un prêtre 
séculier. Appelée de Fieux ou d'Affleux, de Panis, de Preverieu. — 
A l'aulel de Saini-Eulrope, aujourd'hui de Saint-Roch. — P. Archi- 
prôlré doit conférer dans trois jours, autrement l'évéque. Héritiers 
et successeurs nomment. Archlprétre, 1618. Panis 1562, bourgeois, 
1618. Boireau avec Panis, 16^6. Duchesne, de Panis et Boireau, 
1630. Beausoleil, marchand de Lesterps, 1660. Martial de Panis, 

(i) Commune du canton Sjd de Gonfolens (Charente). 



l»0(:)lLLè HISirOBlQDB DU bioéftsR bR Livoéis 19f 

écuyer, sieur de Sieurat, diocèse de Lavaur, comme héritier de 
Beausoleil, archidiacre de la même cathédrale, 1660. Boireau, 1660, 
1686. Duchesne, notaire royal de MoQterellet, avec Panis, 1661. 
Blaochard, joarnalier, avec Barataad, sa femme, comme tuteurs de 
Duchesne, laboureur, fils de ladite Barataud, 1731. Ghabroux, 
marchand de Mortemar, avec Brugeron, marchand de Blom, comme 
fils de Duchesne, 1732. 

Autre 1513, 1522. — A l'autel de Saint-Pierre et de Saint-Paul. 

— P. Seigneur de Brigueil. 

Autre par Martial Broilhet, prêtre. —A Tautel de Saint-Gosme et 
Saint-Damien, 1569. — P. Archiprêtre confère. Plus proche parent 
présente. Broilhet dit Mérigot, du lieu de la Roffenche, paroisse de 
Javerdac, 1530. 

Autre 1630. — A Vautel de Saint-Jean. — P. De Per. 

A Tautel du Grucifix, 1482. 

Sœurs de la Congrégation de la Groix, sorties de celles de Paris, 
fondées par Louise Hugonneau. Sont 10. 

Brigolhes, où était un cimetière près la borderie de Pontcha- 
riout et la tenue du seigneur de Brigueuil, 1326, 1368. — Gha- 
pelle. 

Ghapelle au cimetière, 1491 — F. Sainte Anne. 

Chapelle au cimetière, 1491. — F. Sainte Radegonde. — En 
ruine. 

LaBoulonie. Avait des rentes, 1409, 1477. — Hermitage ruiné. 

— F. Saint Georges. 

SAINT-PRIEST-SOUS-AIXE (1). S. Prœjecti ad Axiam. Ordonné 
de bâtir cette église en 1496. Cure, 920 communiants. — F. Saint 
Priest de Clermont. Saint Goussaud, solitaire du Limousin et disci- 
ple de ce saint, mort en 674, aura peut-être établi son culte. — P. 
Non le chapitre de Sainl-Junien. Evêque, 1532, 1556, 1559, 1564, 
1579, 1593, 1635, 1644, 1677, 1716. 

Pour la voie romaine^assant dans cette paroisse, voyez Tarticle 
Ghassenon. 

Yieairies fondées par Jean du Genest, prêtre, et autre Jean du 
Genest le jeune. — A l'autel de Saint-Michel. — P. Curé confère. 
Nomma, 1557. Maroux, laboureur du village du Genest, 1608, 1617, 
1655, dit Belle-Barbe, 1621 , 1661 . 

(4) Commune du canton d'Alxe (Haute-Vienne). 

T. un 13 



198 SOCIKTK AECHftOLOOlQDB KT HIStORIQOB OtJ LIHODSIII 

Chapelle à Thonneur de saint Martin de Laurelie, autrement des 
Ârades, construite par Jean de Fagia» dit Salât, bourgeois, au 
grand cimplière, par son testament du 26 avril 1466 (Bonav., 
t. m, p. 287). 

Autre de saint Martin des Arades. Ce saint était chapelain du roi 
Charles-Martel et mourut le 26 novembre 726. Il est enterré au 
même endroit (Ad. S. S. Ord, S. Benedic. sœc, 3' part., I, p. 462} . 
— P. Evoque, 1669. 

Le Tremps, dans la forêt d'Aixe. Comraanderie, 1360, 1432. 
Chapelle. — F. Nativité de saint Jean. —P. A la coramanderic du 
Palais, près Limoges, 1354. A celle de Masdieu, diocèse d'Angou- 
lêroe dès 1496. 

SALNTE-MARIE DE-VAUX (1), de Vallibus, de Valeriis. On rebâ- 
tissait celte église en 1480. — Paroisse toute en vallées, de Vallès. 
Cure, 340 communiants. — F, Nativité de la Sainte- Vierpje. — P. 
Aquilaire du chapitre de Saint-Junien, 1729. Evêque, 1498, 1S16, 
1556, 1557, 1558, 1560, 1562, 1600, 1601, 1638, 1639, 1648, 1719, 
1729. 

COIGNAC (2), jadis Compnhac, Counhac, Conhac, 1507. — Cure, 
2.200 communiants. — F. Saint Priest de Clermont, saint Paul, 
saint Policarpe et saint Just, la Sainte-Vierge et saint Paul en 
1507. — P. Non le chapitre de Sainl-Junien. Kvêque, 1481, 1498, 
1570, 1572, 1592, 1597, 1607, 1610, 1619, 1624, 1628, 1630, 1631, 
1663, 1664, 1708, 1709, 1713, 1749. 

Pour la voie romaine passant dans cette paroisse, voyez Tarticle 
Chassenon. 

Vicairie fondée par Mathurin de Compnhac, écuyer, seigneur 
dudil lieu, par son testament du 13 août 1499, signé Pierre Ber- 
nard. — P. Héritier nomme. — Perdue. 

SAINT-AUVENT (3), surnommé Tépiscopal. — Voyez mes Mem. 
mw., 1. 1, p. 97 et 342. — Cure, 2.100 communianls. — F. Jadis 
saint Pierre-ez-Liens, à présent saint Audentius, évêque et confes- 
seur le 28 janvier. Ce n'est pas Audoentis^ saint Ouen de Rouen, 
comme ledit B. Guidonis, t. I, Nov. bibliot,,p. 634. — Act.S.S., 
t. IV, aug., p. 800, mais saint Audentius, évêque, qui mourut ici en 
revenant du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, et qui ne 

(I) Commune du canton de Saint-Laurent-sur «Gorre (Haute-Vienne). 
(i) Idem. 
(3) Idem. 



» 



t»OOItLl& HISTORIQUE DU blOCàsfc DB LIMOGRS \9^ 

peut être saiût Ouen de Rouen. — P. Non le chapitre de Saint- 
Jiinien. Evéque, 1560, 1568, 4653, 1681, 1739, 1764. 

Pour la voie romaine passant dans cette paroisse, voyez Tarticle 
Ghassenon. 

Romevielle de Saint-Auvent, de Roma Veteriy mieux de Romani 
qui l'auront bâti (Valois, Notic. Gall., p. 418). Peut-être ce que les 
Pouillës appellent Saint-George et Saint-Auvent. Nous appelons 
Roumioux, comme en Languedoc, toute sorte de pèlerins du pèle- 
rinage de Rome. La moitié de Téglise de Saint-Auvent avait été 
donnée au chapitre de Saint-Junien Tan 1149. Ge chapitre conféra 
cette portion comme vicairie à un clerc, 1443. On dit dans l'acte 
qu'elle était établie dans Téglise de Saint-Junien. Le chapitre le 
mit en possession en lui donnant un surplis et Tinvestit dans le 
chœur de leur église. L'aquilaire y nomma comme curé, et le cha- 
pitre présenta 1479, i486, 1495, 1506, 1507, 1508, 1511, 1512, 
1522, 1524, 1530, 1545, 1558, 1601, 1609. On refusa à Tévéque de 
conférer sur la présentation de 1558, parce que Romevielle était 
unie à l'église de Saint-Auvent et que la nomination de celle-ci 
appartenait à la dignité épiscopale. — Par décret du 30 juillet, la 
vicairie de Romevielle est unie à la cure de Saint-Auvent et le 
revenu employé à la nourriture et enlretènement d'un vicaire 
approuvé de l'évéque pour aider au curé dans l'administration des 
sacrements et faire les fonctions curiales ; en ce que le curé payera 
annuellement au chapitre de Saint-Junien la somme de 4 livres 
de redevance sur le revenu de cette chapellenie et les charges 
dues. 

Vicairie dans le château de Saint-Auvent, 1302, augmentée par 
Jean, vicomte de Rochechouart, 1335. 

La Nouzille [ou la Nozille, la Noville, la Nozalde]. Cure en 1310, 
prieuré [régulier ou simple d'hommes. Quelques-uns en ont fait 
une cure et lui donnent 350 communiants, mais elle ne se trouve 
pas sur VIndicateur de 1771], — F. Saint-Giles et [la Nativité de] 
Notre-Dame. — P. Prieur des Sales, 1559, 1560, 1566, 1594, 1722. 
Unie au prieuré de Sablerone [ou Sablaronne] paroisse de Meizo- 
neis. [Jean-Joseph Mandon de la Gasne possédait en 1747.] 

SAINT-GERVAIS-LE-PAUVRE (1), près Rochechouart. — Or- 
donné en 1458 de bâtir à neuf et en entier cette église. ^ Gure, 
240 communiants. — F. Saint Gervais et saint Protais. — P. Evo- 
que, 1514, 1515, 1564, 1603, 1669, 1679, 1690, 1738, 1744. 

^4] Réuni aojoard'hui à Videix, canton de Rochechouart (Haute-Vienne). 



800 SOCIÉTÉ ABCH&OLOOIQUE Et BlSTOIItQUB DU LtHOCSlN 

VIDAIS (i), cure, 390 communiants. — F. Sainte Magdelaîne. — 
P. Evoque, 1486, 1569, 1872, 1596, 1612, 1629, 1636, 1651, 1668, 
1710, 1733, 1735. 

SAINT-QUENTIN (2), près Chabanais, ou près la Péruse, alias 
en Angouraois. Ordonné en 1495 de bâtir celte église. — Cure, 
390 communiants. — F. Saint Quentin d'Amiens, martyr, 31 octo- 
bre. -^ P. Evoque, 1611. 1638, 1644, 1758. 

GHASSENON (3), Ca^^moma^tis et non Cassanum, Cassanotum, 
demeure de Cassinus, — Cure, 1.260 communiants. — F. Décol- 
lation de saint Jean. — P. Evéque, 1555, 1600, 1601, 1634, 1637, 
1644, 1654, 1693, 1694, 1734, 1748. 

Est connu par les tables Théodosiennes ou de Peutinger. — On 
croit que la table itinéraire fut dressée sous l'empire de Théodose, 
vers 395 (Belley, Mém, Acad, belL letU, t. XIX, p. 508). — De Limo- 
ges à Chassenon. — A une portée de fusil du pont de TAurence, 
sur la droite de la route d'Aixe. A Félix, contre le village de la 
Merlie à gauche, Chez-Caillaud, au moulin Nadaud, au-dessous sont 
les piles du pont paroisse de Verneuil. A la Ribiëre, aux Richards, 
dans la forêt d'Aixe, paroisse de Saint-Priest-sous-Aixe. La Tuilerie 
de Lavergne, Rouffis, au Guilloumeu, au moulin Balot, contigu au 
Petit- Videis, où est la pierre-levade, paroisse de Cognac. Au moulin 
Brûlé, aux Planches pour passer la Gorre, paroisse de Saint-Auvent. 
La Guerillerie, les Planchesde-rAge, paroisse de Chaillac. La forêt 
de Rochechouart. La Tuilerie de Got, paroisse de Biennat. 

Chassenon : la distance dans la table Théodosienne jusqu'à 
Limoges est marqué XVII lieues gauloises, moitié moins de celles 
de France. — La Paladie, paroisse de Chassenon, vers la Soutière. 
Dans les appartenances de Puymie, entre Puymie, paroisse de 
Pressignac et le Breuil, paroisse de Grenor. La forêt de Langle, 
paroisse de Lapleau. La tuilerie de Lageis à gauche, le bourg de 
Saint-Quentin à gauche, paroisse de Quentin. Le bourg de Seuris à 
gauche. La forêt de Langle à examiner, paroisse de Lapleau, peut- 
être à Romazières et au Masdieu. Le bourg de la Péruse, de là à 
Chermès, Sermanicomago en Angoumois, puis à Saintes. 

Le nom moderne de Chassenon est sensiblement le même que 
l'ancien Cassinomagus, abrégé en Cassinomum (Belley, p. 714). 
Ce bourg est en Angoumois. On y trouve tous les jours quantité de 

(1} Commune du canton de Rochechouart (Haute-Vienne). 
(S) Commune du canton de Chabanais (Charente), 
(s) Idem, 



"% 



POUILLA BISTOBIQUB DU DlOCftSK DB LIMOGES SOt 

médailles d'argent et de bronze des empereurs romains depuis 
Auguste jusqu'à Constantin. On y voit dans le lieu nommé Lonjas 
des vestiges d'antiquité remarquables. Des caves construites de 
briques et de pierres de taille; un mur de l'enceinte de cette man- 
sion a 738 pieds de long et est épais de 7 pieds dans les fondations. 
On m'a fait l'honneur de me citer pour ces particularités dont 
j'avais fait part à H. l'abbé Le Bœuf. 

Vicairie fondée le 8 février 1482, vieux style, par noble et géné- 
reux Jean de Faucon, damoiseau, sieur des Sales, avec Anne Bra- 
chel, demoiselle, sa femme, signé Boulesteix et Vigerii. — A l'autel 
de saint Michel. — P. Curé confère. Seigneur temporel des Sales 
nomme. Arnaud de Trion, damoiseau, iS24. François de Trion, 
écuyer, 1864. Raymond avec Léonard, S' de Noaille, 1680. Léo- 
nard, 1707. 

Autre par Louis de Faulcon, écuyer, sieur des Sales et des Tizons, 
frère de Jean ci-dessus et mari de Jacqueline Couraulde, fondée ou 
rappelée, pour un prêtre qui, en cas de nécessité, ira dire les 
messes à la maison des Sales devant les héritiers qui seront tenus 
de lui donner à dîner ce Jour-là, le 5 janvier 149S, vieux style, 
signé Chemison. — A l'autel de saint Pierre. — P. Mômes colla- 
teur et patron. Léonard Martin, écuyer, sœur de la Goutte-Bernard, 
1877. Jean de Trion ci-dessus nomma le même aux deux vicairies, 
1720. Joseph, 1770. 

Chapelle an cimetière. — F. Assomption de Notre-Dame. 

Vicairie fondée, le mars 1477, par Jean Chalard, prêtre, cha- 
noine hebdomadier de Saint-Hilaire-le-Grand, à Poitiers, reçu par 
Pierre Rigou, décrétée et spiritualisée le 4 mai 1477. — Au grand 
cimetière. — P. Héritiers nomment. Curé présenta, évéque con- 
féra, 1828. Chalard, 1499, 1828. André de Nesmond, chevalier, 
baron de Chezac, sieur de la Grange-Firbeix alias la Grange-Nes- 
mond, acquit de Chalard le droit de patronage, 1683. Nomma, 1669. 
Marie de Nesmond, femme d'Antoine du Barri, écuyer, sieur de 
Chezac, 1688. Les mêmes 1693, 1699. La même 1706. Leur Gis 
1734,1736,1738,1741,1749. 

ROUZËDE (1), ou Rozode, mal Ronseis. — Cure, 680 commu- 
niants. — F. Nativité de la Sain le- Vierge. — P. Evéque, 1888, 1864, 
1866, 1872, 1638, 1636, 1637, 1689, 1678. 

LE UNDOIS (2). Cure, 680 communiants. — F. Saint Pierre- 
Ci) Commune du canton de Monlbron (Charente), 
(t) Commiine dn cantop de Montembœuf (Charente). 



902 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIOUB DU LIMOUSIN 

esliens. — P. Evêque, 1478, 1566, 1868, 1873, 1609, 1686, 1688. 
1688, 1687, 1696, 1720, 1724, 1731, 1743. 

MOUZON (1), ou Mozon, Mouson. — Cure, 680 communiants. — 
F. Saint Martin de Tours. — P. Evoque, 1887, 1860, 1863, 1873, 

1613, 1628, 1631, 1632, 1638, 1639, 1688, 1662, 1677. 

LESIGNAC-DURAND (2). — Mieux Liciniacum, d'un Lidnius 
(Valois, Notil, Gali,, p. 276). Nom romain défiguré (Le Beuf, Hist. 
dioc, de Paris, t. XIV, p. 264). — On rebâtissait cette église en 1492. 
— Cure, 980 communiants. — F. Saint Pierre-es-liens. L'église fut 
sacrée le 13 février. — P. Evoque, 1869, 1870, 1886, 1613, 1644, 
1688, 1670, J687, 1710. 

LaBonuyre y naît auprès (Goulon, 1. 1, p. 444). 

Village appelé THôpilal, 1641, où il n'y a aucune chapelle. 

ROUMAZIÈRES (3), ou Romazières. Peut-être que la voie romaine 
y passait. — Cure, 380 communiants. — F. Saint Christophe. — 
P. Evéque, 1814, 1831, 1881, 1609, 1612, 1614, 1663, 1686, 1687, 
1708, 1744. 

En 889 deux armées de sauterelles passèrent par T Au vergue et 
le Limousin; elles se battirent si vivement au camp Romaniacum 
que la plupart périrent. (Greg. Tur., l. IV, c. 20). 

Le Ponl-Sigoulan, sur la carte du diocèse; ici la Vienne coule 
apparemment lentement. 

LA PLEAU (4), ou La Pluou, La Pieu, jadis La Pluye, Planta. 
Cure, 230 communiants. — F. Assomption de la Sainte-Vierge. — 
P. Evoque, 1868, 1882, 1603. Eu égard au peu de revenu de cette 
cure et à la proximité, par décret du 8 novembre 1630, elle fut unie 
à celle de Roumazières, en ce qu'on ferait dire la messe à La Plau 
tous les dimanches et fêtes, qu'on y prêcherait ces jours-là, y admi- 
nistrerait les sacrements de pénitence et d'eucharislie et qu'on devait 
y enterrer les habitants. Cette union ne dura que jusqu'en 1653 
que l'évêque y nomma; puis en 1693, 1708, 1739. 

CHIRAC (8). — Cure, 980 communiants. — F. Saint Pierre-es- 
liens.— P. Evêque, 1864, 1870, 1888, 1886, 1888, 1889, 1606, 

1614, 1686, 1662, 1673, 1706, 1781. 

(1) Commune du canton de Montembœuf (Charenle). 
(S) Idem, 

(3) Commune du canton de Cbabaoais (Charente). 

(4) Réuni à Loubert, canton de Saint-Claud (Charente). 

(5) Commune du canton de Ghabanais (Charente), 



POUILLft HISTOBIQUE DU DIOCÈSE DB LIMOGES 903 

[Notre-Dame]. — Chapelle rurale [ou vicaire]. — F, Noire-Dame 
de Pilié. 

ETAIGNAC(<), Estagnac. — Cure, 1.230 communiants. — F. 
Saint Pierre-es-liens. — P. Evoque, 1469, 1806, 1514, 1512, 1513, 
1556, 1557, 1558, 1559, 1560, 1561, 1562, 1563, 1564, 1565, 1613, 
1617, 1665. 

Etagnac, vers Tan 1000 dans la vie d'Israël (Bonav., t. III, 
p. 383). 

Elricor, [ou Tricord], àe Stricto comti, hermitage ruiné, où 
élaienlcinq frères en 1295. Fut fondé sous le IV» prieur de Grand- 
mont élu en 1139 et mon en 1157. — Grange ou Celle [ou prieuré 
régulier, détruit, de Grandmonl]. — F. Saint Pardoux, abbé, 
PardulfuSy mal latinisé par Perdulcis (Valois, Notit, GalL, p. 629). 
— P. Abbé de Grandmont la donna en bail, 1555, 1556. Ce que le 
chapitre de son monastère raliGa. Avait été uni à ce monastère en 
1318. 

Vojez TEcluse, paroisse des Eglises-en-Doignon, archiprétré de 
Bénévent. 

SAINT-MAURICE-LES-LIONS (2), près Confolens. Etait annexée 
perpétuellement et incorporée à la mense épiscopale dès 1293. 
Cure, 2.180 communiants. — F. Saint Maurice. — P. Evéque, 
1482, 1483, 1513, 1597, 1599, 1605, 1680, 1685. 

Vicairie fondée par Nicolas de Bason, prôlre, pour le prêtre le 
plus proche de ses parents, descendant des Bason, le 12 mai 1522, 
signé Roulloni et Fayard. — A Tautel de la Sainte-Vierge. — P. 
Curé confère; aîné des Bason nomme. Fricard, 1559, 1607, Bou- 
tand, procureur, 1615, 1643. Sieur des Rivières, 1695, 1727. 

Autre par Aimeric Barbarin, marchand, le 10 décembre 1533, 
reçu par I^moureux et Chevalier. — P. Jean Barbarin, écuyer, 
sieur de la Garde, 1604; sieur de la Touderie, 1607; Charles, sieur 
de Veyrat, 1748. 

Guillaume Boneau, chevalier. — F. Sainte Anne. — P. Jean 
Chauvet, damoiseau, sieur de Fredaigue et des Brosses, 1508. 

Saint-Michel au cimetière, chapelle rurale. 

Autre chapelle rurale. Notre-Dame-de-Pitié. 

SAINT-MICHEL près CONFOLENT (3), Confltienti, esl dit appar- 
tenir au monastère de Leslerps en 1180 {Gall. christ, nov,, t. II, 
col, 622). C'était une succursale de Téglise de Saint-Maurice-les- 

(4) Commune du canton de Cbabanais (Charente). 
(i) Commune du canton Sud de Coufolens (Charente). 
(3) Confolens» chef-lieu d^arrondissement (Charente). 



90i SOClArft ABGHÉ0L06IQUB ET HISTOBIQUB DU LIMOUSIN 

Lions, au moins dès 1404 et en 1483. Elle était distante d'une 
grande lieue de mauvais chemin, un vicaire y faisait toutes les fonc- 
tions curiales, le curé de Saint-Maurice chargé alors de 1.500 com- 
muniants, étant assez occupé au service de ses paroissiens. En 
mettant un titulaire à Saint-Michel, elle serait mieux servie par 
un prêtre, qui se voyant en titre, pourrait rendre avec plus de zèle 
toutes les assistances spirituelles aux paroissiens. Par décret du 
17 mai 1678, on érigea à Saint-Michel une cure, 380 communiants. 
— F. Saint Michel. — P. Evéque, 1678, 1680, 1719. 

La Compagnie des Pénitents blancs établie au Saint-Esprit en 
1686, à Notre-Dame de Château-Vieux en 1687, s'y fixa en. . . 

Vicairie des Cailloux. — P. Evoque, 1720. 

Chapelle au cimetière. — F. Saint Michel. 

Saint-Esprit aux faubourgs 1490. — Pelletier, Rec. des bénéfi- 
ces, la fait dépendre de la commanderie de Périgueux, à laquelle 
elle doit 10 livres, selon lui, et avait de revenu 60 livres. — Précep- 
torie, ou aumônerie, ou Hôpital. — P. Evéque, 1720. Hôpital du 
Sainl-Esprit-in-Sascia à Rome, 1452, 1862; de Montpellier, 187&; 
de la ville d'Auray, diocèse de Vannes, 1717. 

Frères Mineurs Recollels, établis en 1616. Sont cinq prêtres 
et un frère. — F. Notre-Dame-de-Consolation. — Province de la 
Conception Immaculée. 

MASSIGNAC(l). — Cure, 980 communiants. — F. Saint Paul, 
apôtre. — P. Evoque, 1556, 1567, 1566, 1567, 1603. 

Il y avait déjà six ans que le clergé, les magistrats et les habitants 
de Limoges, animés du zèle de Dieu, n'avaient eu rien tant à cœur 
que d'ériger et établir un collège de religieux de la Compagnie de 
Jésus, pour instruire la jeunesse dans la vertu et les bonnes mœurs, 
et conserver en elle les sentiments de Tancienne religion. Ils avaient 
cherché dans leurs différentes calamités divers moyens pour affer- 
mir cette fondation, sans en pouvoir trouver d'autres que les reve- 
nus de l'église. Ils supplièrent donc d'unir à ce collège quelque 
bénéfice pour aider à lé doter. On n'en trouva point de plus com- 
mode que la cure de Saint-Paul de Massignac, que l'évéque venait 
d'arracher des mains des gentilhommes, usurpateurs journaliers 
de tels biens. Elle fut évaluée à 450 septiers de blé, mesure de 
Chabanais, avec la moitié du moulin. Le Concile de Trente, favo- 
rable pour les unions de bénéfices aux collèges et séminaires, 
l'exemple des chapitres de chanoines, qui par de semblables 



(1) Commune du canion de Montem bœuf (Charente). 



POUILLi BISTORIQUB DO DlOCàSB DE LIMOGES» 205 

unions faisaient Toffice avec plus d'assiduité et de décence, 
mais surtout dans Toccurence présente l*instruction de la jeu- 
nesse, les fraits qu*en retirerait la paroisse de Massignac par la 
prédication de la parole de Dieu et le catéchisme que les Pères de 
la Société avaient accoutumé de faire, et d'ailleurs cette église ne 
souffrant aucun dommage, pourvu que les Jésuites y missent un 
vicaire amovible, approuvé de l'ordinaire, avec pension annuelle 
de dix septiers seigle, mesure commune, outre les oblations ordi- 
naires ; enOn avec le consentement du curé actuel et le conseil 
d'ecclésiastiques graves, par décret du iSmai <604, celte église 
paroissiale, dépendant immédiatement de l'évéque, est érigée en 
prieuré simple, uni à perpétuité au collège des Jésuites de Limoges, 
et tout le soin des âmes laissé au vicaire. Ils en prirent possession 
le 17 suivant et y tenaient un ou deux vicaires la plupart de Tannée. 
Le pape confirma cette union par bulle du 3 avril 4608, fulminée 
le 1" avril 1617. Cependant Tévéque y a nommé en 1626, 1664, 
1750. 

ESSE (1), on prononce Essé; Essia, 1494. — Cure, 980 commu- 
niants. F. Invention des reliques de saint Etienne. — P. Evoque, 
1475, 1476, 1480, 1482, 1557, 1558, 1584, 1598, 1599, 1603, 1604, 
1605, 1654, 1655, 1656, 1677, 1715. 

ORADOUR-PHANEIS (2), ou Fanais, Oratorium. Cure 980 com- 
muniants. — F, Saint Martin de Tours. — P. Dépendait de Cbarroux 
en 1211 (Innocent III, lib. XIV, episl. 18). Evoque, 1562, 1563, 
1574, 1597, 1604, 1606,1610, 1638. 1658, 1663, 1670, 1711, 1714, 
1733. — Les lieux Oratorium ont commencé par une cbapelle qu'on 
y a bâtie, auprès de laquelle par la suite on est venu habiter (Le 
Beuf, t. VI, p.256). 

BLANZAC (3), ou Blansais. — - Cure, 800 communiants. — F. Ordi- 
nation de saint Martin de Tours, 4 juillet. — P. Evoque, 1477, 
1561, 1619, 1622, 1649, 1673, 1674, 1681, 1691, 1703, 1706, 1736. 

CIEUX (4), en 1452, Sieux, Syoux en 1262, de Cillis, de Silis. Cure, 
2.000 communiants. — F. Elévation des reliques de saint Martial le 
10 octobre. En 1516 la Sainte- Vierge. — P. Abbé de Saint-Martial, 
1626, 1632. >- L'évéque céda, dit-on, en 1506 à l'abbé et chapitre 

(4) Commnne da canton Snd de Gonfolens (Charente). 

(5) Jdem. 

(3) CommiiDe du canton de Bellac (Haute- Vienne). 

(4) Commune é^ ci^ntOQ de Nantiat (Haal6-Vieone|, 



906 SOClftlé ARCBÉOLOGIQUK KT HISTORIQUE DU^IMOUSIN 

du Dorât le patronage de cette cure en échange de celui de Morie- 
rol-Senard. Chapitre du Dorât, 1510, 1313. Le prélat a nommé à 
deux, 1510, 1554, 1572, 1573, 1574, 1575, 1581, 1622, 1639, 1640, 
1641,1709,1732. 

Le chapitre du Dorât exposa que leur église en a quantité dès sa 
première fondation dans le diocèse de Limoges, de Poitiers et de 
Pérîgueux, par la donation des évéques Euslorge, Gérard et autres, 
pour.la dotation de la leur. Saint-Julien de Morteyrol-Sanard dépen- 
dait du Dprat, Saint-Martial de Cieux dépendait de l'évéque. Guil- 
laume Barton, doyen de la cathédrale et abbé du Dorât demanda, 
dans un chapitre général des chanoines de la cathédrale où était 
I évéque Jean Barton, son frère, un échange de patronage, que 
réglise de, Gieux, voisine du Dorai, fut du patronage de ce chapitre, 
et Morleyrol de celui de Tévêque ; ce qui fut arrêté par décret du 
29 mai 1506 (Actes capitulaires de la cathédrale). 

Au Bois-Durat. Chapelle rurale. — F. Saint-Jean-Porte-Latine. 

MORTEMAR (1). — Cure, 260 communiants. -- F. Saint Hilaire 
de Poitiers.— P. Evéque, 1558, 1563,1565. 1572, 1593, 1603, 1612, 
1644, 1747. Aquilaire du Dorât nomma et chapitre présenta, 1475, 
1476, 1558, 1563, 1664, 1716. 

Mortuum mare, ce qui est surprenant, cet endroit étant fort 
éloigné de la mer. Il viendra plutôt de mortua mara, marais, une 
eau morte ou croupissante (Valois, Notit, galL, p. 360). L'eau y est 
partout dans un endroit plat, où elle n'a point d'écoulement. 

Le préire Robert donna à la cathédrale de Limoges tout le droit 
qu'il avait sur celte église du lemps du rcff Henri et de Tévôque 
llier, entre 1052 et 1060 {Cart. St-Steph. Lemovic), Par un con- 
cordat fait par Gérard, évéque de Limoges, Tan 1144, celte église 
est commune entre la cathédrale el le chapitre du Dorât. 

Vicairie fondée le 22 février 1393, vieux style, par Aimeric de 
Rochechouart, seigneur de Mortemart; le chapelain doit être de la 
terre (Bonav., t. III, p. 586). 

La vicairie de Saint-Georges est une annexe de la cure. — P, Aine 
de la famille. 

Plane, annexe de la cure, 1593, 1603. 

Fondation faite le 12 avril 1335 par le testament de Pierre 
Gouvaing... dans Téglise de... natif de Morlemar, évoque d'Auxerre 
et cardinal, pour 24 frères chartreux. Ils n'avaient aucune église 
particulière, ils ne pouvaient chanter dans la commune commodé- 



(1) Commune du captoo de Méfieras (Haute- Vienne). 



> 



POUlLLé BISTORIQOB DU DlOCfeSB DB LIMOGBS SOT 

ment, la fondation était d'ailleurs très modique; le cloître n'avait 
jamais été fini, la situation près des autres couvents et des maisons 
séculières était contre l'esprit de gens adonnés à la solitude et au 
repos. Ils quittèrent et le chapitre de Saint-Junien accepta le 
7 octobre 1412 leur cession et abandon, s'engagea de faire faire le 
service divin à Morteroar par quatre de leurs chanoines et quatre 
de leurs semiprébendiers, prêtres. L'église de Saint-Junien avait 
alors 32 chanoines ou demiprébendiers, mais les guerres les 
avaient privés d'une grande partie de leurs revenus. Ils s'enga- 
gèrent d'y mettre un chantre qui aurait deux portions de chanoine 
et dans Féglise de Mortemar, le même pouvoir que le prévôt dans 
celle de Saint-Junien. La nomination de ce chantre appartiendra 
aux seigneurs de Mortemar, la collation au chapitre. Il prit pos- 
session de cette chartreuse le 31 . L'union fut confirmée à ces con- 
ditions par bulle de Jean XXIII, du 8 juin, la cinquième année de 
son pontificat, c'est-à-dire 1414. Le 7 décembre suivant le seigneur 
de Mortemar y consentit en ce qu'il nommera à la. chantrerie. Le 
procureur du chapitre de Saint-Junien prit possession le même 
jour. Par sentence arbitrale du 30 septembre 1418, le chapitre de 
Saint-Junien est tenu de chanter après les heures canoniales l'office 
de la Sainte-Vierge tous les jours, une messe haute à son honneur, 
la collecte pour le cardinal, un service solennel tous les cinq du 
mois on le jour suivant. Les Augustins, outre leur nombre, seront 
quatre de plus. Les Carmes six de plus. Dire tous les jours les 
vêpres des morts, chanter tous les jours un service. Par cette 
sentence le chapitre a tous les biens que les Chartreux possédaient 
à Saint-Junien et à Javerdac; les autres appartiendront aux Augus- 
tines et aux Carmes (1). 



(1) Un feuillet supplémentaire élail placé en cet endroit dans le manus- 
crit : il a disparu. Il contenait la liste des prieurs. Voici ceux qui me sont 
connus : 

Prieurs de la Chartreuse : Petrus de Chameyrac, 1344. — Âymericus 
de La Cauze, 139t. — Petfus Ebrardi, 4398. — Joannes de Moncalvet, 
4406. — Guillelmas de Pelra mortua...? — Guillelmus de Ramnone à 
S^<> Juniano (Manuscrit de Claude Chalemot, abbé de La Colombe). 

Prieurs des Augustins : F. Andréas, anno 1335. — F. Joannes de Bri- 
diers, ad annam 1386. — F. Stephaous à S. Oermano, rexit ad annum 
1390. — Petrus Vigerii, 1413. — Arnaldos Barraut. 1419. — Hugo Mo- 
relier, 1431. — Johannes Gaoteille de Saugon, 1437. — Joannes de Chas- 
tenet, 1445. — Johannes de Ghamprenaud, 1475. — Guillelmus Aymard, 
4483. — Petrus DafÛn, 1515. — Bernardus Andréas, 1516. — Antonias 
TeKior... ? eodem anno moritur. — loaqnes Ganleille, 1536. — joanqes 



208 SOCléTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET UISTOBIQUK DU LIMOUSIIf 

Pour 28 frères hermiles de l'ordre de saint Augustin qui seront 
prêtres. Doivent nourrir et entretenir de tout le nécessaire, de 
robes telles que ceux du quartier les portent, et enseigner 12 enfants 
à leur nomination, lorsqu'il n'y aura personne de la famille du 
fondateur. Ces enfants doivent savoir lire et chanter et on doit les 
recevoir de 8 à 10 ans, leur enseigner la grammaire et la logique 
et les garder jusqu'à 20 ans. 

Pour 25 frères de Notre-Dame du MonlCarmel, y compris le 
prieur et le lecteur en théologie. Doivent recevoir toute sorte de 
pauvres, leur donner Taumône, garder et traiter les malades. 

Pour 12 chapelains qui doivent servir avec les 12 enfants susdits, 
afin qu'on lit dans ce lieu l'office continuellement, à toute heure de 
la nuit et du jour sans aucune interruption, sans cependant qu'on 
interrompit les Chartreux à leurs heures accoutumées. Si les biens 
ne suffisent pas pour toutes ces fondations, on laissera celle des 
chapellenies, et six Auguslins et six Carmes avec les 12 enfants 
suppléeront aux chapelains. 

Procès pour le pas entre les Carmes et les Augustins. 

Vicairie fondée par Pierre de Banhac, cardinal, par son testa- 
ment du 26 septembre 1369 pour des prêtres les plus proches 
parents, pourvu qu'ils soient suffisants (Duchesne, Hist. card. 
Franc, 1. 11, p. 433). — P. Plus proche parent. 

SAINT-VICTURNIEN (1), jadis Vallis tenebrosa (Labbe, t. II, 
Nov. BibLy p. 695). On conjecture que ce saint vivait au vi* ou 
vu* siècle {Ad, S.S., t. VIII, sept., p. 690). Sa fête est le 30 septem- 
bre et le 15 octobre, jour de l'invention de ses reliques vers l'an 
521 (Bonav., t. III, p. 171). Cure, 1280 communiants. — F. As- 
somption de Notre-Dame. — P. Evêque, 1478, 1530, 1570, 1573, 
1577, 1588, 1590, 1598, 1599, 1662, 1666, 1684, 1685, 1686. 1719, 
1728, 1737, 1744. 

Vicairie fondée par André de Lavau, prêtre, le... 1524. — P. Curé 
confère, Lavau, 1557. 



Parier, 1547. — Âugustas Blois, 4659. — Joannes Trichard» 1584. — 
Gabriel BuissOD, 1588. — Joannes de Savarî, 1598. — Guillaume Roger, 
1600. — Harlialis de La Consture, usque ad annam 4 6S4 (Manuscril de 
Claude Chalemol, abbé de La Colombe). — Jean-Baptiste Romaoet, 16S9. 
— H. Echaupre, de Limoges, I71S. — Alipe Berrie, 1735, 1736. — F. Clair 
Lagrange, 1791. 

Prieurs des Carmes : Juste Bonneisset de S'- Albert, de Solignao, 47tt. 

(4) Commune du canton de Saint-Jonien (Haute-Vienne). 



FOUILLÉ HISTORIQUE DO DlOCfeSK DE LIMOGES 209 

Aulre par Pierre Maublanc, bachelier en théologie et avocat au 
parlement, pour le prêtre le plus proche de ses parents. Â son 
défaut le syndic fabricien est chargé de percevoir le revenu et de 
faire acquitter le service, le 12 octobre 1661 . — P. Maublanc, 
tailleur d^habils, 1748. 

Autre par Marie de Nesmond, dame de Saint- Victurnien, le... 
1664. -^ P. La fondatrice, 1696, Louis de Rochecbouart, duc de 
Hortemar, pair de France et baron de Saiot-Victurnien, 1744. 

Autre par Jean Maublanc, curé, pour un de ses parents. Â leur 
défaut les prêtres de la communauté sont chargés de faire le 
service, le 6 mai 1666. 

Chapelle proche de Saint-Victurnien, dont on donna les dîmes à 
Grandmont en 1243 (Bonav., t. III, p. S59). 

Notre-Dame-du-Queyroir que... Tesseraud, curé, fit édifier et 
lever le 12 juillet 1509. Interdite en 1741. Chapelle rurale. — 
F. Assomption de la Sainte-Vierge. 

Dans le cimetière, aulre érigée la même année. 

Hôpital, 1370, infirmerie, 1285. —F. Annonciation delà Sainte- 
Vierge. 

Vicairie fondée par... — P. Aimeric de Rochecbouart, évoque 
de Sisteron, abbé de Saint-Sornin, comme baron de Saint-Victur- 
nien, 1560. Jean, chevalier, conseiller au conseil d'Etat et privé, 
1626. Anne-Marie de Colbert, veuve de Louis, duc de Morlemar et 
tutrice de Louis de Rochecbouart, son fils aîné, 1690, 1698, Louis, 
1711, 1739, 1744. 

Saint-Roch, chapelle rurale, près Saint- Victurnien, 1248. 

La Chapelle-Blanche, 1358. Les revenus sont perdus, la chapelle 
interdite, 1741. Cure, 1481, prieuré séculier, vicairie perpétuelle. 
— F. Saint Eutrope de Saintes. — P. Aquilaire de la cathédrale 
conféra, le chapitre ratifia, 1444, 1494, 1501, 1502, 1504, 1514, 
1515, 1529, 1550, 1552, 1553, 1562, 1566, 1572, 1573, 1607, 1609, 
1628, 1629, 1641, 1657, 1675, 1715, 1738. Capella, oratoire autour 
duquel se sont formées des maisons (Le Beuf, t. V, p. 59). Ce lieu 
n'eut d*abord pour le distinguer que la couleur dont son extérieur 
était couvert. On l'avait fait enduire de chaux. Capella ainsi 
appelée d'un petit monastère, à cause de la petite église (Valois, 
Not. GalLy p. 124). Guimbert donna son église appelée la Chapelle, 
dans le village de Belrivo, dans la viguérie Pardaniaco, la xv* an- 
née du roi Lothaire, 969 [Cart. S. Steph.) Les moines se con- 
tentaient de ces petits oratoires si peu élevés de terre, qu'ils 
ressemblaient aux loges ou boutiques de marchands que Hesychius 
appelle capelle, capelly (Ménage, Orig.y p. 197). 



2lt) SOClRtt ARGHéOLOGIQIlfe Bt ttlSIORlOUfe DO LlllOtJStll 

SAINT-GENCE-SUR-GLANE (1), 1316. Cure, 950 communiants. 
*- F. Saint Uenlian, martyr d'.\miens, le ii décembre, jadis saint 
Hilaire et saint Biaise. >- P. Evéque, 1469, 1482, 1498, 1313, 
1822, 1532, 1861, 1862, 1869, 1897, 1898, 1603, 1617, 1628, 1632, 
1643,1644,1679,1708. 

Le Masboucher, jadis aux Charniers. — Chapelle rurale. — 
F. Saint Marc, évangélisle. [On y expose quelquefois le Saint- 
Sacrement, avec permission des supérieurs.] 

MORTEROL-SÉNARD (2), ou Sanard, près Morleroar, alias 
Mourteroulx, Mostayrou en 1262. Cure, 980 communiants. — F. 
Saint Julien de Brioude. — P. Le 2 juin 1806, le chapitre du Dorât 
céda à révéque de Limoges le patronage de cette cure, en échange 
de celui de Cieux que le prélat lui donna. Aquilaire du Dorât a 
nommé et le chapitre présenté, 1696, 1704. Evêque, 1831, 1557, 
1862, 1863, 1868, 1869, 1871, 1617, 1628, 1688, 1669, 1696, 1703. 

NIEUL(3) ou Nyeul, Niolium, Nueil (Simpl., t. V, p. 148). Cure, 
820 communiants. — F. Assomption de la Sain te- Vierge, jadis 
saint Pierre. — P. Evéque, 1478, 1480, 1483. 1499, 1513, 1588, 
1886, 1887, 1888, 1860, 1562, 1863, 1890, 1608, 1606, 1607, 1610, 
1643, 1709, 1743. 

Vicaine fondée par noble Ralon de Montrocher, sieur du dit 
lieu, baron de Nieul, à l'autel de saint Georges. — P. Noble Jean 
de Montrocher, seigneur desdits lieux, 1461. Evoque. 1674, 1695. 
Jean-Baptiste Texandier, trésorier au bureau des finances de 
Limoges, sieur de l'Aumônerie et Vemeuil, comme seigneur de la 
baronie de Nieul, 1722, 1788, seigneur de Nieul, 1496. 

[Autre appelée de Notre-Dame. — N... Guingand de Saint- 
Mathieu, curé de Saint-Mathieu, curé de Saint-Pierre-du-Quey- 
roix de Limoges, y fut nommé par la dame de Nieul le 14 février 
1788 {Feuille hebd. de Limoges du 20 avril 1785, n^20, p. 41, au 
suppl.)]. 

Saint-Martin-de-Faux, 1389, peut-être deu frau, interdite en 
1742. Annexe de la cure, 1481. — F. Ordination de saint Martin. 

VEIRAG(l), 1274, ou Verat; Varact en 1382, Veriacum, 1083. 
Cure, 1.000 communiants. — F. Saint Martin de Tours. — P. Eve- 

(1.) Commune du canton de Nieul (Haute-Vienne). 
(9) Commune du canton do Mézières (Haute- Vienne}. 
(3) Chef-lieu de canton (Haute-Vienne). 
(1) Commune du cankon de Nieul (Haule-Vienne). 



rOOIlLft HISTOaiQDB DD DtOCèSC DR LIMOCKS 2Î1 

que, 4499, 1586, 1562, 1563, i864, 4631, 16:24, 1630, 1633, 1646, 
1656, 1693, 1714, 1722, 1745, 1754. 

Vicairie fondée par Martial Yvernault, prêtre, pour le prêtre 
plus proche du sang et lignée du fondateur, vers 1S56, à Thonneur 
de la Trinité. — P. Curé confère. Héritiers et leurs successeurs 
ont nommé, 1598. [Joseph Gery, curé de Saint-Jean en Saint- 
Etienne, mort en 1776, la possédait]. 

Autre par Marlin Yvernault, prêtre, du lieu de La Couteau et 
Peyruchier. — A Tautel de Sainte-Catherine. — P. Curé confère. 
Plus proche parent nomme. Yvernault, marchand à Limoges, 1582, 
1696. Blanchon, cordonnier, comme mari d'YvernauU, 1744. 

Autre des Bardets. — A Tautel de la Sainte- Vierge. — P. Curé 
nomma et conféra en 1602. 

La Barre. — On entre d'abord dans le Poitou en allant à Saint- 
Junien. — Chapelle rurale, 1632. — F. Saint Antoine, ab|)é. 

Le Queyroi, quadruviumy chapelle rurale, 1635. — F. Saint Marc, 
évangéliste. [Chaque année, le 25 avril, les paroisses de Veyrac et 
de Peyrillac vont en procession à celte chapelle qui est limitrophe 
de la paroisse de Peyrillac. On y dit la messe et même quelquefois 
on y a exposé îe Saint-Sacrement, avec la permission des supé- 
rieurs. J*y ai dit la messe le 25 avril 1769]. 

Beuil, Bulum, mal Le Reuf et Buoux, fille de Dalon, fondée en 
1123 par Ramnulfe de Nieul, abbé du Dorât. Unie la même année 
à Citeaux (GalL christ, nov,, t. II, col. 631). Abbaye, ordre de 
CJteaux, filiation de Pontigni. — F. La Sainle-Vierge ei saint 
Mandet, peut-être le solitaire du diocèse de Tréguier, qui mourut 
le 18 novembre au vu« siècle. — P. Jadis élective. A présent le 
roi. Il n'y a qu'un seul religieux (1). 



(I) Un feuillet snpplémentaire conienant la liste des abbés de Beuil 
avait été collé à la suite de cet article. Il ne s*y trouve plus. La liste 
suivante le remplacera : 

Abbéa de Beuil : Etienne, 11)3. — Jean. — Bernard, IH5, H 44. — 
Pierre, 1151. — Rainaldus, 4160. — Johannes, H74, 1181. — Bernard, 
1190. — Geraldus, IJOO. — Gui, H05. — Barjudus. 1220 (?). — Barlho- 
lomens, 1923. — Bernardus, 1237. — Pelrus, 1246, 1248. — Guillaume, 
1259. — Johannes, 1270. 127?. — Jean, 1280. • - Villelmus, 1297, mon le 
11 août 1300. — Robert» 1312, 13(5. — Iterius, 1326, 4328. ~ Guillaume, 
1328, 1332. — Bernard, 1366, 1367. — Guillaume Fulcaudi» 1368, 1371. 
— Jean, 1378. — Raimond, 1399, et abbé de Dalon en 1387. ~ Pierre 
Braguda, 1390, 1420. — Pierre Berzerii, 1425, 1434. — Pierre de Gaing, 
1442. — Pierre Booneau, 1504, abbé de Boschaud en 1523. — Pardin 
Trepin, d'Allassac, 1536. — Regnaud de Gaing; résigna. —Arnaud de 



âH SOClKTft ÂRCaéOLOGIQUB BT AlSTORtQUtt DU LlItOUSkll 

BIÂNNAC (1) ou Bienoac, mal Bieaar. — Fut unie à la mense 
épiscopale par bulle d^environ Tau 1380. Bianac, 1262. — - Gare, 
1780 commuDiaDts. —F. Saint Julien de Brioude ; sacre de Féglise 
le 4 juillet.— P. Evoque, 1500, 1510, 1512, 1560, 1567, <571, 
1599, 1618, 1625, 1659, 1683. 

(2) ..... La dîme du tènemeot de La Cour sera partagée entre les 
deux cures, par égale portion. La cure de Bianac jouira des dîmes 

ou de Bianac et des villages de Puyjoyeulx, Gramaud, La 

Ghassagne, Les Bordes, Les Houmeaux, Les Brosses, La Royère et 
Ghez-Gombard. 

Les deux curés ne pourront prendre ou établir sur les territoires 
de Tun et de Tautre aucun droit de reliage ou suite de bœufs, éta- 
bli dans le voisinage; mais ils jouiront chacun dans les limites de 
leur paroisse desdits droits de reliage établis et dont ils sont en 
possession dans les paroisses de Ghaillac, Saint-Auvent, Vayres et 
Ghassenon . 

Ghacun desdits deux curés payera à Tavenir les charges tant 
ecclésiastiques que royales qui seront ou pourront être imposées 
sur chacune desdiles cures. 

Les paroissiens de Rochechouart ne seront tenus à l'avenir d*au- 
cune réparation de Tégiise de Biannac, ni au logement de curé, ni 
d'autres charges ecclésiastiques. Gomme aussi ceux de Biannac ne 
seront tenus d'aucunes charges et réparations envers Téglise et 
paroisse de Rochechouart. 

Les réparations à faire actuellement à Téglise de Biannac seront 
à la charge tant des habitants de la paroisse de Biannac que de 
ceux des villages séparés et unis à celle de Rochechouart. Les 
habitants desquels villages ne seront point aussi tenus des charges 
et réparations de Téglisede Rochechouart. 

Les paroissiens de Biannac, en cas de maladie, seront reçus 



Gaing, résigna en 1574 à son frère. — François de Gaing, 1575, 1603. — 
— Maniai Mallet, 1616. — ADtoiae Sage, de Tulle, 46SO, 1659. — Pierre 
de la Rozc, diacre, «660. — Pierre Richard, 1666. 1681. — Giraud de 
Giscourl, 1684. — Johanues, 1684. — JobaoDes, 1691. — De Lezay Lusi- 
gaan, alitu Louis-Melcbior de Bessey de Lusigoan, 1691. — Jacobus 
Poisson, 170i, 173i. ~ Claude Cousin, 17i4. — Maniai Sardine, curé de 
Panazol, 1729. -^ Hocquan, 1732, 1736. — Louis-Aimeric de Bailleut, 
1738. — Maniai-Simon de Raquiaad, 1742, 1773. — Louis Romauet du 
Caiilaud, 1773, 1786. — Jean-Bapliste Lebasde Laloode, 1787, 1794. 

(1) Réuni II Rocbecbouari, chef-lieu d'arrondissement (Haute-Vienae). 

(2) Le haul de la page 85* est coupé. Voir plus loin Tarticle Roche- 
chouart pour la séparation des deux cures. 



t»OUl|.Lé HISTORIQUE DU DIOCÂSB HK LlMOGfeS ^\^ 

comme ci-devant dans Thôpital de Rochechouart, et auront part 
aux aumônes qui seront déposées entre les mains des dames de la 
charité de la ville de Rochechouart. 

Il sera permis aux habitants des villages et lieux démembrés de 
la paroisse de Biannac, pour former celle de Rochechouart, d*en- 
lever les pierres des tombeaux à eux appartenants dans le cime- 
tière de Biannac, pour les placer dans celui de Rochechouart. lis 
pourront aussi se faire enterrer dans ledit cimetière de Biannac, 
sans être tenus de payer double droit de transport, mais seulement 
le droit du curé de Biannac. 

Pour conserver la mémoire du démembrement des villages de la 
paroisse matrice de Biannac pour former celle de Rochechouart, 
le curé de Biannac aura le droit d'aller faire Toffice divin à Roche- 
chouart le jour de la fête du patron de la paroisse de Roche- 
chouart. 

QtAùtre vicairies fondées par Simon de Gramaud, patriarche 
d'Alexandrie et administrateur perpétuel de l'église de Carcassonne. 
Si un des vicaires s'absente pendant un mois entier de Tannée, le 
curé de Biannac y présentera sur le champ, autrement Févéque. 
Le fondateur se réserve de convertir ces chapellenies en canonicats 
et prébendes. Décret du vendredi 23 octobre 1405. Son intention 
est expliquée dans Tinscription incrustée dans le mur du sanc- 
tuaire du côté de l'évangile, rapportée ci-après. — Appelées du 
Crucifix. — P. Curé de Bienac doit présenter dans un mois, sur- 
tout des prêtres de la paroisse, autrement Tévêque. Par transaction 
du 3 juillet 1471, signée Boulesteix, avec Simone Tizone, dame de 
Cramaud et Puyjoyeulx, le curé de Bienac sera présenté à Limoges 
par le seigneur de Cramaud pour une de ces quatre vicairies, mal- 
gré la prétention où il était d'en occuper une de droit et sans 
aucune présentation des descendants du fondateur. — Artus de 
Velort, damoiseau, sieur de La Chapelle-Belloyn et de Cramaud, 
1479, 1483. Noble Jean de Monlbrun, sieur de Cramaud, 1500. 
Gaufridus de Montbrun, archidiacre d'Angoulôme, baron de Cra- 
maud, 1530. François de Caussade, chevalier de Tordre du roi, 
1573. Paul et Louis, chevaliers du même ordre, 1576. — Unies 
en 1630 aux FF. PP. du Chatenel, ainsi qu'il sera dit ci-après. 

Reverendus in Christo pater et dominus Sy. de CramaiMlo loco 
hujtis parrochie fundavit in ecclesia ista quatuor capellanias pro 
quatuor capellanis quorum quilibet tenetur celebrare unam missam 
die quâlibet deffunctis pro animabas dicti reverendi patris et paren- 
tum smruni perpetuo altérais vicibus videlicet quilibet capellanus in 
septimand et revolutis quatuor septimanis débet reincipere ille qui in 
T. un 14 



iU SOClàrft ARCHÂOLOOIQUB ET ttlSTOtlO^ »Û UltOtJSlK 

primd septimand mensis celebraverit, et in secundd secundus, tertid 
tertius et in quartd quartus, et ita perpétua continuare quolibet 
mense, Nec potest aliquis prœdictas capellanias obtinere nisi per- 
sonaliter resideat in loeo isto de Bianaco, et tenentur omnibus diebus 
dominicis et festivis dicere cum capellano hujus ecelesie matutinas 
et cœteras haras et juvare ad celebrationem misse magne. Et pro 
sustentatione quorum acquisivit decimam hujus burgi et mansi de 
Royeria et de Cramaudo. Super quibus ante habebat trigenta unum 
sextarios bladi et pro residtw tradidit domino vicecomiti Rupiscavardi 
quadraginta unam libram in denarios renduales quas dominus de 
MaroUio habebat super habitantes Ruppiscavardi ab antiquo, pro 
quibus Suivit eidem de MaroUio quadraginta libras. Acquisivit etiam 
a Stephano Quadrigaris quinque sextarios bladi scilicet duos sextarios 
frumenti et très sextarios siHginis super decimam bladi mansi de Chas- 
sanhas in teritorio ville Rupiscavardi et mansum du Plantier ex und 
parte et mansum de La Choussolie et tertiam partem dedme vini dicti 
teritorii el aliqua alia que presens perpétua dédit et per Dei gratiam 
alia dabit, Scripta sunt hec anno Domini M'' CCCG" sexto (1). 

Chapelle du cimetière. — F. Saint Aatoine. — Attendu qu'elle 
était en très mauvais état, que par le transport de Tofflce qui 
devait y être acquitté pour la vicairie ci-dessous, elle sera désor- 
mais inutile, que môme étant abandonnée elle tomberait dans une 
indécence plus grande que par le passé; ordonné par le même 
décret du 9 décembre 1750, qu'elle sera incessamment détruite, et 
que les matériaux en seront transportés et appliqués au profit de 
la fabrique. 

Vicairie fondée en 1400 par Jean de Rosiers, seigneur de 
Graine, mari de Jeanne de La Chassaigne. 

Autre fondée par M* Simon de Maisonnais, conseiller au Parle- 
ment de Bordeaux, seigneur de Graine et de La Motte d'Oradour de 
Vaires, par acte du 29 juillet 1S08, passé à Libourne ; le 3 janvier 
1509, à Bordeaux, signé Le Concbois et Bernatge, et le 26 octo- 
bre 1511. Le vicaire devait résidera Bienac ou à Rochechouart. 
S'il s absentait sans congé pendant quarante jours, la vicairie est 
déclarée vacante ipso facto; doit être prêtre, au moins insacris, — 
P. Curé confère. Seigneur de Graine nomme. Simon de Maisonnais, 
écuyer, seigneur de Graine et de La Motte d'Oradour, conseiller 
au Parlement de Bordeaux, 1511. Robert d'Asnières, chevalier, 
seigneur de Saint-Palais et du Moulin-Pautte, sur la paroisse de 
Vidais, 1680. 

(1) Cette inscription qui est toujoars à sa place, a éié publiée par 
M. Tcxier : Manuel d' Epigraphie^ p. 946 el planche XXIV. 



l>OtJILLÉ HISTORIQUE DU DIOCèsS D& LlHOGBâ tfS 

Celle vicairie avait été destituée souvent et longtemps de titu- 
laire, la plus grande partie du temporel dissipé et le spirituel pres- 
que abandonné. La chapelle était en si mauvais état que l'évéque, 
dans le cours de ses visites, Tinlerdit en 1742 et 1749, et transporta 
le service dans Téglise de Biannac. La fabrique de cette église 
était destituée de fonds suffisants pour fournir aux réparations. 

Par décret du 9 septembre 1750, celte vicairie fut supprimée, le 
litre et les revenus unis à la fabrique de Biannac, où le service se 
fera dans la chapelle de Notre-Dame aux conditions : 1*" que les 
sindics fabriciens y feront célébrer chaque semaine le mercredi 
une messe basse, avec deux répons ne recorderis à rintenlion des 
fondateurs, pour Thonoraire desquels répons et messe, ils donne- 
ront 15 sols, et dans le cas où il se trouverait ledit jour quelque 
empêchement, le sindic fabricien sera obligé d'avertir le seigneur 
de Graine, lorsqu'il sera audit château, du jour auquel la messe 
sera célébrée, pour y assister si bon lui semble ; S"" le sindic fabri- 
cien fera toutes les réparations et décorations nécessaires à ladite 
chapelle, préférablemenl aux autres réparations à faire dans la nef; 
il fournira aussi tous les ornements et autres choses nécessaires 
pour la célébration du Saint-Sacrifice dans la dite chapelle, sans 
que le seigneur de Graine y soit aucunement tenu ; 3"* le sindic 
fabricien fera transporter de la chapelle du cimetière ou d'ailleurs 
quatre tombeaux de la longueur de cinq pieds ou environ, sur deux 
ou Irois de largeur, pour être placés dans ladite chapelle de Notre- 
Dame et y servir de sépulture au seigneur de Graine et à ses 
successeurs dans ladite seigneurie, sans que le sindic fabricien 
puisse y faire enterrer d*autres personnes que du consentement 
dudit seigneur de Graine; i^ il sera permis audit seigneur de pla- 
cer dans la dite chapelle un banc de la longueur et largeur conve- 
nable, et dans un endroit où il ne sera pas incommode au service 
divin, sans que pour raison desdits droits de banc et de sépulture, 
le dit seigneur soit obligé de payer aucune rente ou redevance à la 
fabrique de Féglise, si ce n*est qu'il voulut faire enterrer quelqu'un 
qui ne fut pas de sa famille, auquel cas il payera les droits ordi- 
naires d'ouverture de fosse. Finalement il sera permis audit 
seigneur de faire attacher au mur de la dite chapelle une plaque 
de cuivre, où seront gravées les conditions de l'union des revenus 
de la dite vicairie à la fabrique et l'obligation dudit seigneur de lui 
payer annuellement trois sepliers froment, quatre septiers seigle, 
mesure de Rochechouart, et cinquante livres argent. 

Chapelle de Cramaud, dont l'établissement parait digne de 
remarque : Universis présentes litteras inspecturis, officialis curie 
Lemovicensi^ salutem in Domino. Sequentes litteras bone memorie 



916 SOClÉTé ÀRGBiEOLOGIQIIB tt ItlSTORlQUI DG LIMOUSm 

Durandi quondam Lemovicensis episcopi, non eaneellatasy non abo- 
litaSy nulla parte sui deletas, cum vero sigillo ipsius et integro sigil- 
latas, nosvidissenoveritis, quarum ténor empresentibusinserifectmns 
in hec verba : Durandus miseratione divind Lemovicensis episcopus, 

omnibus litteras videntibus salutem in Domino, ffoverint uni- 

versi quod nos de voluntate dilecti clerici nostri P , Greu capellani 

ecclesie de Bianac dedimus licentiam Jauberto militietP. de 

Cramau domisello fratribus constrnendi capellam apud Craman 

proprio ad opus domorum ipsorum fratrum et heredum suorum ipsis 
succedentium, ita videlicet quod presbiter qui deserviet in eddem ipsi 
presentabitur capeltano et ejus successoribus et jurabit quod juxta 
mandatum ipsius sententias a nobis vel ministris nostris latas teneat 
et observet et qtwd omnes obventiones et oblationes que in eddem 
capelld undecumque obvenient ipsi capellano et ejus successoribus 
reddat fideliter et respondeat de eisdem, nisi esset aligna candela 
que de dotnibus ipsorum fratum in ipsd offerretur capelld, septena- 
rium vero, tricennarium, vadium annuale^ et alia jura parrochialia 
non percipiet nec habebit, et si perceperit, ipsi tenetur reddere ca- 
pellano. Jurabit etiam et promittet idem presbiter quod parochianos 

ville de Cramau, vel quoslibet dicte parrochialis ecclesie ipsius 

capellani licentia non recipiet ad divina, nec confessiones audiet, 

nec sacramenta aliqua ministrabit, nisi summa necessitate. Ad 

hec fuit additum et provisum quod dicti fratres cum suis uxoribus et 
eorum successores commorantes ibidem in Pascha, in Ascensione, in 
Pentechosten, in Assumptione Béate Virginis, in festivitate beatorum 
Marcialis et Juliani et in festo omnium sanctorum et in crastinum, 
in Natali Domini, in Epiphania, in festo consecrationis ecclesie, in 
purificatione Béate Marie, ad parochialem ecclesiam veniant pro 
divinis officiis audiendis, et tune et alia capellano predicto paro- 
chialia jura reddant. Fuit etiam additum quod ipsi fratres pfovi- 
deant de presbitero qui, sub predictis conditionibus deserviat in ea- 
demy et dictus miles ut sit melius parrochialis ecclesia conservaretur 
indempnis assignavit ipsi ecclesie in perpetuum septem solidos cur- 
rentis monete percipiendos a capellano dicte ecclesie in totd terrd 
ipsorum fratum de Cramau, medietatem scilicet in festo Assumptio- 
nis Béate Marie, et aliam in Natali, annuatim pacifiée et quiète 
quousque eos in competenti loco et ydoneo assignet ecclesie predicte^ 
et ad majoris roboris ârmitatem de consensu partium utrique parti 
super hivi litteras nostras concessimus, nostro consignatas sigillo in 
testimonium hujus rei. Datum Lemovicis VI idus aprilis anno 
domini mtllesimo CC° XL"*® quarto. In cujus rei testimonium sigil- 
Inm Lemovicensis curie presentibus litteris duximus apponendum. 
Datum VIP idus mardi anno domini millesimo CC^ quinquagesimo 
tertio. Bonetus. 



FOUILLé HISTORIQUE DU DIOCÈSE DE LIMOGES 2(7 

De Albis pétris, prieuré de filles, mentionné dans plusieurs titres 
depuis Tan iâ14 jusqu*en 1337, était dans la (orét de Rocbechouarl 
à yn endroit qu'on appelle l'Abbaye. Dans un acte informe, il est 
dit que Simon de Rochechouart, archevêque de Bordeaux, sacra 
Tautel de Albis pétris, ordre de GranJmont, le samedi après la 
purification 1277, à Thonneur de la Sainte-Trinité, Sainte-Marie 
Vierge, les S. S. apôtres Pierre, André, Thomas, martyrs, saint Ni- 
colas, confesseur, sainte Catherine, vierge. — Pierre Brachel, clerc 
de Rocbechouarl, donne à la prieure et moniales de la maison de 
Albis petrU, ordre de Grandmont, une vigne appelée de Eschan- 
doneys, dans le vignoble de Rochechouart, entre la vigne de l'au- 
mônerie de Rochechouart et celle du prieur du monastère de 
Rochechouart, Tan 127-2 (Archives des religieuses du Chatenet,près 
Limoges). 

Le Bâtiment. Chapelle. 

ROCHECHOUART (1). - Il faut mettre Rochechouart, cure, 
après celle de Vacqueure. Etant nouvellement érigée, le curé ne 
serait appelé aux synodes que le dernier de ceux qui y sont con- 
voqués et qui font membre du clergé du diocèse. Il doit être avant 
Conore, parce que cette cure et les suivantes dépendent des com- 
mandeurs de Tordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui en vertu de 
leurs privilèges ne veulent aucune société avec les autres curés des 
diocèses pour les charges, les synodes, ni même pour les préro- 
gatives. 

Rochechouart, Rupes cavardi, Rocca-cavardiel Rocacardum chez 
Adémar, p. 177, mal Rixacoard. — Prieuré [fondé vers 801]. Fut 
fondé sous Jordain, évéque de Limoges, mort en 1052. Le roi Phi- 
lippe confirma la donation du monastère qui est dans le château de 
Rochechouart au monastère de Charroux Tan 1077 (Labbe, t. II, 
Nov, bibL, p. 757). — Le monastère de ce château dépendait de 
réglise de Charroux en 1211 (Innocent III, lib. XIV*, épist. 18). — 
F. Saint Julien de Brioude, jadis saint Sauveur, ou la Transfigu- 
ration. L*église fut sacrée le 11 novembre. — P. Abbé de Char- 
roux, 1578, 1689 [Auger possédait en 1783 (Broussaud, Fouillé de 
1783)|. 

Succursale en ville murée dès 1295. — A Tautel de saint Julien 
dans la nef. — 1680 communiants. — Par transaction de 1481, le 
prieur de Saint-Sauveur permet au curé de Bianac d*y faire les 
fonctions curiale^. [Voyez Bonav., t. II, p. 21, col. 2 et t. III, p. 
298, col. 2]. Vide supra son érection en cure. 

(1) Cbef-lieu d'arrondissement, Haale-Ylenne. 



918 SOCléli ARCHÉOLOGIQUE KT H18T0RIQUK DU LIMOUSIN 

Sur la requête présentée par le promoteur général du diocèse de 
Limoges le 22 octobre 1755 pour éteindre et supprimer à perpétuité 
le titre du prieuré de Saint-Sauveur de Rochechouart, membre «de 
l'abbaye de Charroux, et en unir tous les fruits, revenus, droits et 
prérogatives à i'annei^e de Biannac établie dans la ville de Roche- 
chouart, et desservie dans Téglise dudit prieuré, et ériger la dite 
annexe en titre perpétuel de cure et paroisse de ladite ville, en 
conséquence la désunir de la cure de Hiannac et démembrer de 
Tune et de Tautre certains villages et hameaux, pour au moyen 
d'un arrondissement de proche en proche, donnera chaque curé 
une étendue suflSsante et des revenus convenables. 

Par les informations le prieuré de Saint-Sauveur de Roche- 
chouart, autrefois assez considérable pour Tentretien de plusieurs 
religieux, et où de temps immémorial il n'y a qu'un seul religieux 
prieur, dont le revenu est présentement réduit tout au plus à 
200 livres. Ce prieuré est certainement très inutile à l'église, au 
public et à la ville de Rochechouart, où les prieurs n'ont de mé- 
moire d'homme jamais résidé, ni paru pour en prendre possession, 
ou se faire payer du revenu. Il est par conséquent très avantageux 
et même nécessaire, plus qu'on ne saurait l'exprimer, à la gloire de 
Dieu, au bien de l'église et à celui du public, d'en supprimer et 
éteindre le titre à perpétuité, pour en appliquer pour toujours les 
fruits et revenus à l'érection d'une cure en la ville de Rochechouart. 

Dans cette ville il n'y a qu'une annexe, membre de la cure de 
Biannac, lesquelles cure et annexe sont composées chacune de 
900 communiants au moins, et dont plusieurs villages sont très 
éloignés des deux églises. Au moyen de l'union des fruits de ce 
prieuré on pourrait séparer la nouvelle cure de Rochechouart 
d'avec celle de Biannac, auxquelles deux cures on donnerait par 
un arrondissement facile les villages qui sont le plus à portée de 
chacune, par ce moyen les paroissiens seront mieux administrés, 
plus instruits et plus secourus dans leurs besoins temporels, les 
revenus de ce prieuré en seront beaucoup plus soigneusement gérés, 
les bâtiments et les autres fonds, qui consistent en un four et un 
moulin bannaux, en une grange et une maison actuellement pres- 
que en ruine et dont les réparations en détail furent estimées 
2,653 livres, seraient rétablies et bien entretenues dans la suite, 
par un curé qui les auraient sous ses yeux et à sa main. Par la 
suppression de ce prieuré on obvierait en même temps à une foule 
de contestations mues et à mouvoir journellement entre le prieur, 
le curé et les habitants de Rochechouart, à raison des réparations 
de réglise,des droits d'offices, d'oiïrandes, de célébration de messes 
à laquelle le prieur est obligé et n'y satisfait point. Cette suppres- 



POUILLÉ HISTORIQUE DU DIOCÈSE DE LIMOGES 210 

sion et union seront encore d^autant plus utiles aux habitants de 
cette cure de Rochechouart qu'ils trouveront dans la maison prieu- 
raie joignante à Téglise, un presbytère commode qui les dispensera 
de la dépense d'en faire construire un, ou de payer au curé chaque 
année son logement. 

Léonard de Marciliac, curé de Biannac et Rochechouart son 
annexe dit que, depuis vingt-trois ans qu il est curé de Biannac, il 
a éprouvé les grands inconvénients qu'il y a d'être chargé de deux 
églises, où il faut également faire les fonctions curiales et admi- 
nistrer les sacrements à plus de 1 ,800 communiants, dans des villa- 
ges dont plusieurs sont éloignés de plus de cinq quarts de lieues et 
à travers des chemins impraticables pendant l'hiver. Ses prédéces- 
seurs avaient toujours souhaité ardemment, mais inutilement celte 
séparation. 

Par décret du 19 juillet 1762 est supprimé et éteint à perpétuité 
le titre du prieuré de Saint-Sauveur de Rochechouart ; tous les 
fruits, profits, bienfonds, émoluments, droits, honneurs et préro- 
gatives unis à l'annexe de Rochechouart, qui est érigée et établie 
en cure, entièrement distincte et séparée de celle de Biannac, et 
composée de la ville de Rochechouart et de ses appartenances 
contenant environ 300 feux qui font 900 communiants et 300 en- 
fants, des villages et hameaux suivants, savoir du Moulin de la 
Coste, de la Clostre du prieur, Glausmard, Saurette, les Combes, 
la Brousse, Juillac, Ghampagnas, Ghez-Frouger, la Forge, le Mou- 
lin de Ghampagnas, Chez-Raymond, la Gasne, Fontgrenier, Mal- 
brecher, la Grange, le Pré, les Ghaussaillies, Ghez-Roux, la Lande, 
le Breuil et Vivienas, contenant les dits moulins, villages et 
hameaux, 91 feux, 342 communiants et 140 enfants. 

Les revenus de tous les villages, hameaux et leurs dépendances, 
qui formeront la nouvelle cure de Rochechouart et ceux que le 
curé a présentement droit de percevoir, ensemble la dixme du 
village du Maine, paroisse de Vayres, demeureront au curé de 
Rochechouart. Voyez le reste à l'article Biannac (1). 

Le curé de Rochechouart payera à l'avenir à l'abbé de Gharroux 
la redevance annuelle de dix livres due par le prieur de Saint- 
Sauveur, et à la mense conventuelle de ladite abbaye autre 
dix livres. 

(<) Nadaud renvoie à la page 85 dont la partie supérieure a été coupée. 
Cette partie comprenait rénumération des villages laissés à la paroisse de 
Biennac, le nombre de feux qu*ils contenaient, ainsi que le nombre de com- 
muniants et d*enfant8. Elle se terminait par ce qu'on lit au commence- 
ment de Tarticle Biannac. 



910 sociéré arghéolooique kt bistokiqub du limousin 

La présentation ou nomination à la cure de Rochecbouart appar- 
tiendra dans ia suite au cas de vacance à M. Tabbé de Gharroux el 
ses successeurs à venir. 

Communauté de prêtres. Etaient onze en 1552. Subsistait en 1564. 
A présent, néant. 

Vicairie fondée par Jean de Prunh, de Rochecbouart, pour un 
prêtre, spiritualisée le H avril 4344. — P. Successeurs nomment. 
Abbé et couvent de Gharroux confèrent. 

Autre, avant 1473, par noble Simone ou Seguine Tison, dame de 
la Ghapelle-Bernoys, augmentée par noble Simone de Tizon, dame 
de Gramau el de Puyjoyeulx, le 17 mai 1531. Appelée de Prun [oa 
de Notre-Dame de Saint-Sauveur]. — A Tautel de Notre-Dame, 
aujourd'hui dans Féglise du prieuré. — P. Simone Tison, dame de 
la Ghapelle-Belloyn et Gramaud, 1474. Artus de Velours, damoiseau, 
sieur de Gramau, 1477. Seigneur de Gramau et Puyjoyeulx nomme, 
le 13 juin 1596. . . Stuart, prince de Garenci, donna à Boulesteis le 
droit de patronage ; en conséquence ont nommé ses représentants, 
Lavau, avocat, comme sieur de Puyjan, paroisse de Vaires, 1670; 
sieur de la Forge, 1706, 1708, 1733, 1741. Par sentence du séné- 
chal de Montmorillon du 16 mai 1709, le patronage est déclaré 
appartenir au seigneur de Gramaud, Marie de Pompadour, baronne 
de Sain l-Germain-sur- Vienne, vicomtesse de Rochecbouart, veuve 
de François d'Espinai, chevalier, marquis de Saint-Luc, comte 
d'Estilau, seigneur de Gail-fontaine, 1706, 1723. François, marquis 
de Rochecbouart, comte des bâtiments, Ghaillac, 1733, 1740. Jean- 
Baptiste Dupin de Beyssac, écuyer, seigneur de Sainl-Gyr, avec 
Bertrand, vicomte de Rochecbouart, 1734. Marie, dame de Roche- 
cbouart, 1740. François, marquis dudit lieu, 1740. Jean de Mont- 
brun, damoiseau, sieur de Gramau elde Puyjoyeux, 1498, 1500. 

Notre-Dame du château de Rochecbouart que Jean de Roche- 
cbouart fit démolir en 1576, — succursale en 1458. 

Le P. Simplicien, t. IV, p. 656, met un chapitre à Rochechonart. 

Vicairie fondée par Ramulfe ou Raymond Dessarts, ou Essarts, 
el Aimeric, son frère. Simon, vicomte de Rochecbouart, amortit 
les rentes par son teslament du 16 mai 1316. Le chapitre de Saint- 
Junieu accorda, dans Tacte d'acquisition du patronage du 29 mai 
1488, la permission au titulaire de cette vicairie de porter les draps 
panna el le surplis dans leur église toutes les fois qu'il voudrait y 
assister. — A l'autel de saint Georges. — P. Seigneurs de Goignac 
nommaient et par le partage de leurs biens Guyonne de Gompnhac, 
veuve de Jean Davineau, sieur de Puyfaulcon. Noble Gautier Davi- 
neau, son fils, du lieu de Puyfaulcon, sieur du Pin, vendit le 
29 mai 1488 le patronage au chapitre de Saint-Junien, signé Maison- 



FOUILLÉ HISTORIQUE DU DI0CB8I DB L11I00ES 9f 1 

dieu et Masentin. François d'Espinai, marquis de Saint-Luc, ci- 
dessus, 4693. Àquilaire du chapitre de Saini-Junien nomma, le 
chapitre présenta, I*évôque conféra, 4802, 4806, 4807, 4846. Chapitre 
conféra, 4802, 4806, 4807, 4880, 4886, 4898, 4643, 4693. 

Autre par noble Olivier I^ebreton, et Marie Faulcon avant 4809. 
A Vautel de saint Nicolas. 

Autre par Bertrand Ghemison, prêtre, pour Tecclésiastique plus 
proche parent, le 49 février 4842, reçu par F. Ghemison et P. Vigier. 
— P. Ghemison, notaire, 1868. 

Aumônerie 4272, ou Maison-Dieu 4346. Hôpital 4383, où était 
une chapelle. Prieuré 4344. — P. [Non Tabbé de Gharroux, mais] 
Glaude, vicomte de Rochechouarl, 4888. Evéque, 4737. 

Claude, vicomte de Rochechouard, pour la profession presbi- 
térale catholique, louable conversion et bonnes prières des clercs 
et prêtres de la communauté de la ville de Rochechouart, considé- 
rant le divin service journellement par eux célébré, etc., leur donna 
celte aumônerie, en ce qu'ils lui présenteront l'un d'eux, par eux 
élu, pour Ten pourvoir. Que si la communauté de ces prêtres vac- 
quail, il se réserve le droit de nomination. Acte du 6 juin 4848, 
signé Boulesleix et M. Bouvaud. Devait 8 livres à la commanderie 
de Périgueux {Pellet., Rec, gén. des bénéf.). 

Le Châtenet n'est point annexe de Biennac. Il y avait des cha- 
noines en 4267. — Cure, 1332. Prieuré, à présent vicariat des FF. 
PP. Province occitaine. — F. Saint Jacques le Mineur. — P. Prieur 
des Salles, 4884, 1899. Jean, vicomte de Rochechouart, baron de 
Saint-Germain-sur- Vienne, chevalier, conseiller du roi en ses con- 
seils d'Etat et privé, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses 
ordonnances, et Françoise Stuart de Caussade, son épouse, dési- 
rant ramener à la foi et au giron de Téglise catholique plusieurs de 
leurs vassaux qui s'en étaient dévoyés durant les troubles de la 
religion, et dont la moitié professait encore le calvinisme, ne 
purent trouver de moyen plus propre qu'en fondant un couvent de 
frères prêcheurs réformés de la province de Toulouse, qui par 
l'exemple de leur vie et la lumière de leur doctrine pussent éclairer 
ces aveugles, leur faire connaître la vérité de la foi et religion 
catholique, et réformer les mœurs du peuple de Rochechouart, 
fort porté au libertinage. A cet effet d'unir à ce couvent le prieuré 
du Ghastenet, fondé par les ancêtres dudit seigneur et les quatre 
vicairies de Téglise de Biannac. Le revenu du prieuré fut évalué 
60 livres, et celui des vicaires 320 livres. Le prieuré était en ruine, 
les bâtiments servaient à des cabaretiers et Téglise de grange, 
étant profanée on y faisait aucun service. Les FF. PP. étant venus 
en 4644, y tirent leur résidence, réparèrent les b&timents et l'église, 



99S SOCIÉTÉ ARCHÉOLOOIQUX ST IISTOIIICUB DV LIMOUSIN 

firent le service divin et convertirent plusieurs huguenots. Hais ils 
n'y pouvaient subsister par les quêtes à cause du peu de charité 
des hérétiques, de la pauvreté des catholiques et de la proximité 
des autres couvents de religieux mendiants de la ville de Saint- 
Junien. On eut une bulle d'union, et par décret du 26 avril 1630, 
ces religieux vivront conventuellement, et en tel nombre qu'ils 
puissent faire les offices du jour et de la nuit, prêcher et catéchiser 
chez eux, ou dans les églises de la ville les jours de fêtes et admi- 
nistrer les sacrements, sans préjudices des droits des curés et des 
évêques, et qu'ils acquitteront dans leur chapelle les messes des 
quatre vicairies de Cramaud. Les FF. PP. de la province de Tou- 
louse cédèrent ce couvent à ceux de la province Occitaine en 1656. 
— Sont deux prêtres et un frère. 

La Roche, annexe du prieuré du Chastenet, 1310. Inconnue, à 
moins que ce ne soit la suivante. 

Eglise dans le rocher et joignant le château, du côté du midi, 
1362, ruinée. — F. Saint Jean-Baptiste. 

Maumousson, 1344, de malo mossone, de manso mosso, de malo 
mosso, — Chapelle rurale au cimetière. — F. Assomption de la 
Sainte-Vierge. — Fut reconstruite en 1648. 

Vicairie fondée par Jean, vicomte de Rochechouart, par son tes- 
tament du 23 février 1335, signé Pouyeli. — P. Successeurs nom- 
ment. 

SAINTJUNIEN-SUR-VIENNE (1), ou le Vigen, de la rivière de 
Vienne, jadis Comodoliacum, où ce saint mourut vers l'an 540. — 
Abbaye jusque vers Tan 993. — Eglise collégiale. — F. Saint Pierre, 
apôtre. 

Fut fondée par saint Rurice, II* du nom, évoque de Limoges, 
peu après la mort de saint Junien. Dans les éditions de la vie de 
saint Hugue, abbé de Cluni, par Marbode (Beaugendre, col. 921), 
il est dit qu'il fit la découverte des reliques de saint Amand apud 
sanctum Vivianum. Les Bollandistes {Act, SS., t. III, april, p. 640) 
ont cru qu'il s'agissait d'un évêque de Saintes, de ce nom, honoré 
le 18, dont cependant la vie ne faisait aucune mention de saint 
Amand; ils attendaient de plus amples éclaircissements. On les a 
en substituant Junianum, C'est ce qu'a très bien observé le conti- 
nuateur de Mabillon {Annal, an. 1100, 1. 69, n* 131). — On Ta 
aussi mal appelé saint Pinian (Baluze, MiscelL, t. IV, p. 354). Saint 
Juniès (Simpl. Hist. Grands off., t. III, p. 124). Saint Julien {Mém. 
du Clei'gé, t. XII, col. 1324). Maleu l'appelle Saint Juniani de 
Vicano. 

(1) Gbef-liea de canton (Bauie-Vienne)» 



POUILLÉ HI3T0K1QUE DU DIOCÈSE DE LIMOGES 993 

On dit qae Joffredas, trésorier, enleva ce monastère à l'église de 
Saint-Marlial, Tan 848 (Mss. 5452. Bibl. reg. et Âdémar apud 
Labbe, t. II, p. 161). 

Prévôté. Le titulaire prend le titre de pasteur et jouit de quatre 
prébendes quand il réside, et de deux seulement quand il ne réside 
pas. — Seule digoité. — P. Elective, par bulle de 1162. Chapitre 
confère en élisant, évêqae confirma, 1146, 1482, 1611, 1530, 1573, 
1678, 1581, 1599, 1685, 1748. 

Le 16 juin 1501, il fut statué dans le chapitre des chanoines de 
Saint-Junien, en présence de Tévéque qui en était prévôt, qu'après 
divers statuts déjà faits pour la collation des bénéfices ou otQces, 
qui par le laps de temps étaient devenus ambigus, les prébendes 
et autres bénéfices ne seraient plus électifs, mais nommés en per- 
sonne par rbebdomadier de la chappe, autrement Taquilaire, et 
conférés ou présentés par le chapitre. Cet aquilaire sera dans les 
ordres sacrés et aura un mois pour nommer. L'hebdomade com- 
mence à minuit entre le samedi et le dimanche. La prévôté est 
élective. — Ce changement confirmé par bulle d'Alexandre VI, est 
motivé sur plusieurs raisons : 1® les chanoines qui n'avaient que 
très peu de bénéfices et de très peu de valeur, à leur collation, 
mais dont les revenus se trouvaient dans les juridictions de 'diffé- 
rents seigneurs voisins, étaient forcés, par les prières armées des 
princes, ou principaux seigneurs, d'élire pour chanoines ou autres 
bénéficiers leurs serviteurs ou domestiques, et communément des 
sujets indignes, moins idoines et inconnus, au mépris de Dieu et à 
l'opprobre du clergé; 2'' la diversité des suffrages causait des 
scandales et la discorde entre les frères, les bénéfices devenaient 
souvent litigieux, le culte divin était diminué, souvent on commet- 
tait des homicides, les gens de lettres étaient obligés de tout souf- 
frir de leurs envieux ; 3® des églises fameuses avaient pris cet 
usage. — On présenta le 9 juillet suivant ce statut dans le chapitre 
général de l'église cathédrale, où il fut approuvé et confirmé. 

Chantrerie supprimée. 

Seize prébendes et canonicats (non pas vingt-quatre), outre les 
quatre du prévôt, réduites à ce nombre par bulle du 9 juin 1477. 
— P. Aquilaire nomme et le chapitre confère depuis le statut du 
16 juin 1501, confirmé par une bulle. 

Théologale, avec une de ces prébendes et canonicats; n'a que 
le rang de sa réception. — P. Aquilaire, 1563, 1566, 1567. Par sta- 
tut du 11 avril 1595, confirmé par bulle du 13 juillet 1596, est 
élective et sera conférée à un docteur en théologie, qui expliquera 
et interprétera l'Ecriture Sainte. L'évéque confirma l'élection, 
1603. Par l'article 60 des statuts homologués au conseil le 



9S4 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE KT HISTORIQUE DU LIMOUSIlf 

31 mars 1620, la théologale doit demeurer vacante Tespace de 
trois mois, pendant lesquels on doit signifler la vacance aux rec- 
teurs des Universités de Bordeaux et de Paris, pour en donner 
avis aux docteurs et bactieliers qui s'y voudront présenter. Par 
Tarticle 4&^ elle ne peut être résignée. Chapitre par élections, 
1600, 1760. 

Préceptorale ou magistrale, pour un maître ez-arts gradué, qui 
enseignera les humanités et les arts aux enfants de la ville. Par 
redit d'Orléans, article 9, une prébende fut affectée dans chaque 
église cathédrale et collégiale pour un régent pour instruire la 
jeunesse. Elle fut ici érigée par statut du 20 juillet 1864 et dotée 
de la première prébende vacante par mort ou résignation. Elle est 
occupée par trois régents séculiers. — P. Ck)nsuls nomment, cha- 
pitre confère. 

Autre prébende affectée à la nourriture et entretien des enfants 
de chœur. 

Huit semi-prébendes ou vicairies. —P. Aquilaire nomme, chapi- 
tre confère. 

Deux autres demi-prébendes : une au maître de la psallette, 
l'autre à l'hôpilal. 

Diaconat et sous-diaconat érigés par bulle du 9 juin 1477. Les 
deux demi-prébendiers derniers reçus en doivent faire les fonc- 
tions. 

Bailie des anniversaires et sacristie, 1310; supprimées. 

Office de bedeau ou portier, exercé par un prêtre, à présent par 
un gagiste amovible. — P. Aquilaire, 1501, 1511, 1515, liMiS, 
1577. 

Marguillerie, ou coulre, ou sonnerie, par un clerc, par la bulle 
de 1477. A présent amovible (1). 

(I) Uo feuillet supplémentaire, qu'on ne trouve plus, contenait la liste 
des prévôts. Je donne cette liste qui est dans la Chronique de Maleu^ 
publiée par M. Arbellol, en y ajoutant, entre crochets [ ], les indications 
de celle de VHiêtorique monumental par Tripon. 

Nomina prœpositorum Coniodoliacensium : 

I. S. Israël, Prœpositus. — S. Ramnulphus I. — 3. Ameiius [I05O à 
1094]. — 4. Itterius [de Moncocu]. — 5. Kamnulphus 11 [de Brigueil, 1100]. 
— 6. Helyas [de Godde]. — 7. Hugo [de Gimel]. — 8. Guido, sive Gnigo 
[de Blahon]. — 9. Johannes [de Veyrac, évêque de Limoges en 1198]. — 

10. Petrus I [de Veyrac, neveu du précédent]. — H. Ignotus [N ]. — 

\%, Geraldus [de Moncocu]. — 13. Durandus [d*Orliac, évêque de Limoges 
en 4936]. — 14. Aymericus [de la Serra, évoque de Limoges en 1246]. — 
45. Peirus 11 [de Bénévent]. — 46. Bernardus [d'Alboin]. — 17. Jor- 



POUILLft HISTORIQOB DU DiOCftSR DS LIMOCBS 3f5 

NOTRE-DAME DU MOUTIER de la ville de Saint-Janien. - 
Cure en ville murée. —2,000 communiants en ville, 1,300 en campa- 
gne. — A Taulel de la Gonceplion de la Sain te- Vierge. — P. Par 
la bulle de 1477, Taquilaire nommera un des chanoines qui peut 
posséder celte cure avec sa prébende. Aquilaire nomma et le cha- 
pitre présenta, 1471, 1484, 1497, 1516, 1522, 1523, 1531, 1547, 
1572. Le chapitre la faisait servir par un vicaire amovible, lors- 
que révéque y mit un titulaire en 1678. Aquilaire nomma et le 
chapitre présenta, 1680, 1698, 1727, 1767. 

Monastêriumy parce qu'il y a eu d'abord dans ce lieu une simple 
chapelle, qui appartenait à une communauté ecclésiastique, ou 
avait été bâtie par une communauté, pour la distinguer de celles 
que des particuliers faisaient construire {Le Bœuf, t. V, p. 59). — 
Du temps du roi Robert ce terme ne signifiait pas toujours une 
église de moines; mais il était aussi employé pour désigner une 
église où il y avait plus d'un ecclésiastique, c'est-à-dire une espèce 
de communauté (Idem, t. VU, p. 211). Les églises paroissiales 
étaient indifféremment appelées en 1245 moutier ou monastère, 
moustier, église paroissiale (Lobineau, p. xcvui), et dans un pas* 
sage de l'ancienne coutume de l'Anjou et du Maine (Ménage, Orig., 
p. 814) d'où est venue cette expression : Conduire l^épouse au mou- 
tier (Le Bœuf, Hist. du dioc. de Paris, t. II, p, 514, et t. III, p. 126). 
Cet usage a subsisté pendant quatre cents au moins que les termes 
A'ecclesia et monasterium ont été synonymes, et de même en fran- 



daunus [de Moncocu.] — 48. Gaucelimus [archevêque de Bourges]. — 

49. Helias, Prœposilus. — SO Prœpositus [Aymar de Rochechouan]. 

— SI (*) Prœposilus [Etienne de Maguac]. — 32. Johannes, Glericus 

[Jean de Bodelel]. — t'6. Johannes Marcus Cardin, tilulo SS. Nerei et 
Achlllei. — S4. Ludovicus de PelrA-Buffarift. — 15. Simon de Kupe- 
chavardi. — 96. Guilielmus de Lermile. — S7. Slephanus Fabri. — 
28. D. Peirn6 de Combort. — i9. Johannes Barthonis, episcopus Lemo- 
vicensis [en I48i]. — 30. D. Jo. de Reillac, episcopns Sarlatensis. ~ 
31. D. Johannes de Reilhac, nepos, abbas de Slirpo. — 39. Nicholas 
de Reilhac. [Jean Dupont]. [Joan de TAubépine, évêque de Limoges en 
1582]. —33. D. Jesse Godet. — 34. D. Jacobus Peiiot. — 33. D. Mar- 
iialis Petiot, nepos. — 36. Johannes de Petiot. — 37. Christophorus de 
Petiot. [Antoine de La Porte]. — 3^. D. Petrus de Villebois, doctor in 
tbeologia Univer&itatts Romanœ, S. Sedii protonolarius, Consiliarius et 
CoQcionator regius [i675]. — 39. D. Petrus de Villebois, nepos. — 
40. D. Johannes de Villebois, traler. — 41. D. Petras de Villebois, 
nepos, anno 1681. ~ 42. D. Gabriel de Villebois, frater Peiri, anno 
1793. — 43. D. Johannes Carolus Villebois, nepos, anno 1737, 

(*) C«t deux noms ont été eflkcés. 



996 SOCIÉTÉ ÀECBÉOLOGIQUI Bt HlSTOtlQUS DO LIMOCSUf 

çais les mots i'église et de moutier. G*est doDC une erreur qu'il y a 
eu des moines dans les églises paroissiales qui portent le nom de 
Moutier. Un acte de 1209 finit ainsi : Actum m monasterio parro- 
chiali [GalL Christ,, t. VII, col. 818). Il n'en faut point inférer 
qu'il y ait eu des moines dans cette église. Monasterium signifie 
dans cet endroit la même chose que ecclesia {Idem, t. IV. p. 162, 
326, 436; t. XIV, p. 235). Mais malgré la preuve et les conjectures 
de M. l'abbé Le Bœuf, on ne peut nier qu'il n'y ait eu des moines à 
Saint-Junien. 
Communauté de prêtres, 1271 . 

Vicairies fondées dans l'église de Saint-Junien (Le chapitre les 
confère toutes) par : 

Barthélémi Bertet, chanoine, avant 1262. 

Pierre d'Orlbac ou Âuriat, serviteur de l'église, le 31 mars 1263, 
augmentée en août 1272 par Marie d'Orlhage, sa veuve, pour le 
repos de leurs &mes et de celle de Durand, jadis évêque de Limo- 
ges, appelée des Orihus. —A l'autel du Crucifix, 14îi0; de Sainte 
Madelaine, 1492; de saint Martial, 1525; de saint Jean, transféré 
en 1741 à celui de saint Paul. — P. Prévôt et chapitre doivent 
conférer dans trois mois. Âquilaire nomma, 1492, 1522, 1547. 

Jean Guerruti, chanoine, par son testament du 24 juin 1271. 

Junien Teyne, chanoine, pour un parent plus proche du fonda- 
teur et prêtre, ou qui se fera promouvoir incontinent à la prêtrise, 
par son testament dans l'octave de l'Ascension, 1273. — P. Cha- 
pitre confère, ayant eu plutôt la permission du gardien des Frères 
mineurs de la ville de Saint-Junien. 

Gilberte de Cozet, veuve de Pierre , chevalier, par son tes- 
tament du 1*' avril 1282. Peut-être celle de dame Guilberte, ou 
Guillemine, que le chapitre, du consentement du chantre, unit à la 
maîtrise des écoles en 1329. 

Pierre Martial, mari de Jeanne de Laja, damoiselle, pour un 
prêtre ou clerc qui sera promu à la prêtrise dans Tan. — A l'autel 
de la chapelle qu'il a fait construire vers 1293, signé Verzelay. — 
P. Héritiers. 

Bernard de Auriac, chanoine, le mardi après la Nativité de la 
Sainte-Vierge. — A l'autel du Crucifix ou de saint Antoine. — 
P. Aquilaire,1497, 1514, 1548. 

Pierre Estampit, avant 1302. 

Pierre Esmeno, alias Davinot, le lundi 25 juillet 1323. — A l'au- 
tel de saint Antoine. — P. Aquilaire, 1502. 

Jean deMangnat, chantre et chanoine, et par ses frères, avantl329. 

Amelius de Montcocu, dans une chapelle qu'il veut être bâtie 
par son testament du 19 février 1331. 



»OmLLÉ lIStOlllQUÉ DU DlOCftSS Dt LIllOOKlS St7 

Thëobald Ânniceti ou Âlniceti, chanoine, avant 1340. 

Aimeric de Claustro, du Clotlre, clerc, par son testament dn 
dimanche OcuUmei 1348, veut que la vicairie fondée par son oncle 
sorte son effet. — P. Du cloître, 1350. 

Mattre Jean de Leyrat, mieux Veyrat, avant 1348. A Tautel de 
saint Antoine. — P. Aquilaire 1499, etc. 1547. 

Aimeric, ou Pierre de Vigier, damoiseau, mari de Philippe du 
Montet, Van 1362, reçu par Jean Micheau, à Tautel qu*il fit élever. 
Appelée de saint Charles-des- Vignes, ou des Vigers, ou des Sarra- 
zins, parce que Pierre Sarrazin, écuyer, sieur du Mazet, assigna 
les fonds le 12 décembre 1486. — A Tautel de saint Michel, [ou de 
saint Yves], puis de saint Charles, —P. Le chapitre conféra, 1460. 
Lami, chanoine de Saint-Junien et son frère sieur de Mazières, 
comme héritiers de leur père, controlleur, et ayant droit de Léonard 
Lami, écuyer, sieur du Mazet^ fils de feue Françoise Sarrazi, 1577. 
Le chapitre refusa la collation, attendu que dans l'acte de fondation 
il n'est pas parlé du patronage. Vignon, marchand, comme ayant 
droit des Sarrazins, sieurs du Mazet, 1577. Le chapitre refusa aussi. 
Sire, chirurgien, comme ayant charge de Vignon sa mère, sei- 
gneure du Mazet, 1638, mais la nomination n'eut pas lieu. Nomma 
encore en 1662 et 1668. Maleden, conseiller au présidial de Limo- 
ges, comme sieur du Mazet, 1662. Par arrêt du parlement de Bor- 
deaux du 21 avril 1666, le nommé par Taquilaire du chapitre fut 
maintenu définitivement. Aquilaire nomma, 1426, 1460, 1512, 1529, 
1545, 1557, 1558, 1559, 1577, 1584, 1588, 1615, 1617, 1622, 1662, 
1728,1748,1760. 

Noble Estienne de Mangnac, prévôt du chapitre, le lundi dans 
Toctave de Tassomption, 1362, signé Jean Marchant. Augmentée 
en 1509 par Ambroise de Mangnac, chanoine. Dans la chapelle de 
saint Eutrope, alias sainte Anne, transférée à Tautel de saint Paul. 
— P. Plus ancien seigneur du fief du Chalellard de la race des 
Hangnats nomme. A défaut d'héritiers de ce fief et du nom du 
fondateur le chapitre nomme, ainsi que Ut Faquilaire en 1516. 
Noble Ambroise de Mangnac, chanoine, 1495, 1509. Clément, sieur 
duGhatellard, 1569, 1576, 1592. Louise, avec Joachim, son neveu, 
1609. Ledit Joachim avec François, écuyer, sieur de Mazerolles et 
de Boysse, 1613. Catherine de la Boissière veuve de Clément, 
comme tutrice des enfants de Joachim, son fils, et comme ayant 
droit de Marie sa fille, femme de Jacques de Bostlinard, écuyer, 
1616. Estiene, 1642. Françoise, 1658. Françoise de Chauveron de 
Magoac, femme de François Reynaud, chevalier, seigneur de la 
Soudière, paroisse de Saint-Mari en Angoumois, 1719, 1722, 1727, 
veuve 1743, 1757, Jean-Estienne deRoulhac, chevalier seigneur de 
Trachaussade, du Chatelar et Rochebrune , 1766. 



)Sd SOGIÊTB ARCBÂOLOGIQQK KT HtSTOKIQUl DU UKOQStN 

Pierre Garnerii, pour un prêtre ou clerc qui dans Tan se fera 
promouvoir à la prêtrise. Le samedi après I*Âssoœption delà Sainte- 
Vierge, 1362, signé Jean Ademari. Appelée de Sainl-Jean-des- 
Greniers. — A Tautel de saint Jean-Baptiste, à présent de saint 
Paul depuis 1741 . — P. Héritiers et leurs successeurs nomment, à 
leur défaut le prévôt et chapitre. — Garnier, prêtre, 1498. Aqui- 
laire, 1501, 1506, 154î, 1547, 1576, 1692, 1621, 1632, 1704, 1724. 
1732, 1738, 1745. 

Amelius de David, damoiseau, sieur de Rochebrune, le dimanche 
après TAssomption 1370. [Peut-être celle dite de Notre-Damej. A 
Fautel de saint Martial, ou de la Sainte-Vierge. — P. Aquilaire, 
1495, etc. 1547. 

Adémar de Rochechouart, chanoine de Limoges et archidiacre 
deLangres, le 12 décembre 1374, signé Marchant. 

Pascal Bastier, avant 1376. 

Clément Gratoulet, chanoine, avant 1384. Augmentée par Pierre 
Javerlhac, vigneron, le 4 août 1455. Doit être servie par un cha< 
noine ou demi-prébendier, prêtre, signé Maisondieu. — A rentrée du 
chœur, et à l'autel de saint [Jean dit de saint] Clément. — P. élec- 
tive 1554. Aquilaire, chapitre conféra, 1504, 1553, 1560, 1562, 
1564, 1567, 1569, 1572, 1574, 1579, 1586, 1600, 1620, 1651, 1652, 
1714, 1716, 1738, 1767. 

Martial Desbordes, avant 1420. 

Hélie Gaste, avant 1421. 

Junien Frogier, peut-être autrement deu Rore, avant 1423. 

Guillaume Bonelli, appelée des Bonneaux, Bonnevaulx, des Roux 
ou des Huraulx, avant 1425, ou par Jean du Rosre, prêtre. — 
 Tautel de sainte Radegonde alias de Saint Jean-Baptisle. — 
P. Aquilaire, 1500, 1504, 1522, 1656, 1568, 1672. 

Jean Michel, avant 1427. 

[Autre, dite de Saint-Hilaire]. 

Jean Singareau, marchand, pour un prêtre, le 4 avril 1465. 
Appelée de sainte Valérie-la-Grande, signé Baignoli. — A Tautel 
de saint Charles. — P. Héritiers et plus prochains successeurs de 
la lignée. Singareau, marchand, 1495, 1550. Veuve de Dupuy, fille 
de Singareau, 1585. Villebois, marchand, mari de Dupuy, 1586, 
1617. Singareau, sieur de Barronneau, avec autre 1698. Villebois, 
prévôt du chapitre de Saint-Junien,1662,juge de la Bretagne, 1680. 
Prévôt dudit chapitre, avec Singareau, 1732. Singareau sieur de 
Pressin et autre marchand, 1767. 

Des Masleux. — A Tautel du Crucifix. — P. Aquilaire, 1608, 
1512, 1520, 1621, 1522, 1523, 1556, 1663, 1567. 

[Deux vicairies dites de Saint-Germain. 

Deux autres dites de Sainte- Valérie] . 



l»OniLLi AISTORIQUE t>n tolOCàsi t>B UlfOGiCS itd 

Pierre Motgon, oa Motgeon, Monjon, mal de Mongemes, Mou- 
tons, avant 1499. A l'autel de la paroisse. — F, Motgon, mère de 
Gorrent nomma pour une moitié; autre Motgon, mère de Fayan et 
de Borrelle pour l'autre moitié, par sentence du lieutenanl géné- 
ral de Limoges du 23 février 1499, signé Maisondieu. Motgon, 
Fayan et Bonelli, mais des Motgon présentèrent, aquilaire nomma, 
1499. Aquilaire tout seul, 1738. Par transaction du 15 août 1505, 
entre Bonneau, marchand, Faye et Muret, maris des Motgon héri- 
tières du fondateur, les deux premiers aux noms de leurs femmes 
présentèrent pour la moitié de cette vicairie. Motgon, 1539, mar- 
chand 1583, 1587. Noble François Montgon sieur de La Grange, 
sans approuver la nomination de son cousin 1589. Avocat au Par- 
lement, 1674. Antoine conseiller au Parlement de Bordeaux, 1701, 
17i0. Jean-Baptiste, écuyer, sieur de La Vergue, de la ville de 
Bordeaux, 1742, 1745. 
[De Mortemar]. 

Des Podaux. — A Tautel de saint Jean. — P. Aquilaire, 1548, 
1572. 

Des Mansaux. — A l'autel de saint Martial. — P. Aquilaire, 
1495. 
Des Gars. — A l'autel de saint Martial. — P, Aquilaire, 1514. 
De Romazières, 1546. — A l'autel de Saint-Jacques. 
De Grancos, ou Grancois, ou François, 1555. 
[Des Vignons]. 

Du Saint-Esprit, alias du Dey, appelée Maison-Dieu 1298. La 
vicairie ou prieuré 1401, ou aumônerie de l'hôpital. — A l'autel 
de saint Euirope et de sainte Anne. — P. Hebdomadier ou aqui- 
laire, 1416. Gonsuls, 1496, 1502, 1515, 1525, 1545, 1572, 1573, 
1585, 1592, 1594, 1609, 1621, 1634, avec le maire, 1701, seuls, 
1727, 1741. 

Chapelle du Charnier [ou Cy boire, Ctfrormm] au cimetière, reb&tie 
en 1281 par Gérald Godardi. A l'honneur de sainte Madeleine. La 
compagnie des Pénitents bleus, sous la protection de saint Jérôme, 
s'y établit en 1611. Ils l'agrandirent en 1639. 

Autre de saint Guignefort, sous l'autel de cette chapelle. A 
rallention que fit Etienne de Bourlou, dominicain, mort vers 1261, 
à certains faits sur le culte superstitieux du prétendu saint Guigne- 
fort, il reconnut que ce n'était qu'un chien que la populace hono- 
rait (Echard, t. i. Script, ord., FF. PP. page 93). Cependant le 
Bréviaire de Bourges de 1734 met au 25 février un saint Guignefort, 
abbé en Berry au vu* ou vui« siècle. — Par une superstition plus 
grossière, plusieurs particuliers allaient faire des neuvaines à ce 
saint atin d'obtenir par son intercession une prompte guérison ou 
7. un U 



9dO SOCliTi ARÛHtoLO<»lQUB BT ttlSTORlQUI DU LXllOlItlN 

la mort de leurs enfants ou de leurs parents malades. Ordonné par 
M. révéque en 1741, que Touverlure de cette chapelle serait murée 
ou qu*il y ferait poser une porte fermant à clef. 

Autre chapelle au cimetière qu'Â.ndré du Fresne fit b&tir en 
1495. N'existe plus. 

Autre que Jacques Bastier le jeune, marchand, fit réparer et 
élever en 1542. — F. Notre-Dame-de-Recouvrance. — Catherine 
Motgeon, sa femme, y fonda une vicairie le 20 juillet 1558, signé 
Laborie et Hugon« — P. La fondatrice et les siens nommaient. 

Autre chapelle dans le cimetière que Junien Sensaud, fils à feu 
autre Junien, marchand, chargea ses héritiers de faire construire; 
y fonda une vicairie pour un prêtre plus proche parent portant le 
nom de Sensaud, le 20 mars 1546, vieux style, signé Laborie. Le 
service fut transféré dans Téglise collégiale à Tautel de saint 
Sébastien, puis de saint Pierre et de saint Paul, alias saint Yves, 
et en 1741 à celui de saint Martin. Â Thonneur de la Passion de 
Noire-Seigneur. — P. Le fondateur, 1551. Sensaud, femme de 
Boulet, marchand à Bellac, avec autre sœur du fondateur, femme 
de Charon, marchand, 1556, 1561. Sensaud, 1597, 1674, 1675, 
bourgeois, 1630, 1680, 1707, 1708, femme de Reix, avec autre 
veuve de R..., notaire, 1707. Sensaud, bourgeois du lieu de Roc, 
1733, 1746, du bourg deSaint-Viclurnien, 1758. 

Chapelle dans le palais de Tévéque, que Seebrand fit bâtir et 
qui fut finie en 1190 [Chron, mss. Stephani Maleu canonici). 

Hôpital ou Maison-Dieu, 1298, de la ville de Saint-Junien. Prieuré 
ou administration. — Les sœurs hospitalières de Limoges s'y 
établirent en 1754. Elles sont deux. — P. Evéque, 1477. Non le 
grand aumônier, puisqu'il n'y a aucun bénéfice. 

Frères Mineurs Cordeliers, établis en 1252, suivant Tépoque fixée 
par Maleu, qui était presque contemporain. Wadingh, AmaL F. F, 
min. anno 1230, n"" 22, dit que ce couvent fut commencé en 1230 
par le très riche comte Opiscabaldensium. Reconnaîtrai t-on, dans 
un nom si défiguré les vicomtes de Rochechouart, si dans Téglise 
et le cloître on ne voyait pas quantité de tombeaux de ces seigneurs 
avec leurs armes. Ce couvent mal appelé S. Juraanum était le 
second de la custodie de Limoges, vers 1400. (/(fe/n^ ann. 1400, 
n* 8). — Les frères mineurs furent réformés le 1" avril 1623 et le 
17 août 1676. Sont 6 prêtres et 2 frères. L'église fut sacrée le 
13 juin 1505. — Province de la petite Aquitaine. 

Frères Prêcheurs^ introduits en 1310, le 15 novembre. Voyez 
Martène, t. VI, Ampliss. collect.^ col. 518. — Sont 4 prêtres et 
1 frère. — Province occilaine. 



^OUILtà BiStORiQUK Db DlOCàsi DE LIÉOC^KS 1^1 

Filles-de-Notre-Dame, sorties de celles de Limoges, fondées par 
Claudine de Dreux, femme de Gédéon de Brettes, chevalier, 
seigneur du Gros de Gieulx, le 10 octobre 1654. Etablies en 1660. 
Sont 28 et 4 converses. 

Bogi, chapelle à présent en ruine. — Bellojocum ou un ch&teau 
détruit vers Tan 1004 (Âdémar, apud Rec. Hist. de France, t. X, 
p. 130). On a débité, mais à tort, que c'était la demeure d*nn duc 
d'Aquitaine nommé Bogis (Collin, apud Bonav., t. III, p. 356). 

SAINT-PIERRE de la ville de Saint-Junlen était servie par un 
vicaire amovible lorsqu'elle fut déclarée vicdirie perpétuelle par 
arrêt de 1677. M. de Sainte-Beuve avait été consulté (Sainte-Beuve, 
Résol. de cas de consc, t. III, p. 193,édit. de 1700). —Cure en ville 
murée, 2.000 communiants. — F. Saint Pierre, apôtre. —P. Aqui- 
laire du chapitre de Saint-Junien nomma et le chapitre présenta, 
1631,1705,1751, 1753. 

La compagnie des Pénitents gris s'y établit en 1629. N'existe 
plus. 

Yicairie fondée par Gérald Durato, clerc, marié à Almodie, dans 
le cas que son Gis meure sans hoirs, pour un séculier, le^ 10 juil- 
let 1324, signé Jean Passot et Pierre Rigot, clercs. — Junien 
Gonela, oncle du fondateur, nooimera et ses héritiers et succes- 
seurs. 

SAINT-AHAND-LE-YIGEN, église qui fut bâtie par Ramnulfe. 
Cure, 1337. — F. Saint Amand, solitaire, mort sur ce lieu le 25 juin 
vers l'an 500. Sacre de l'église, 26 février 1094, vieux style. Le 
P. Labbe {Bibliot. nov., t II, prœfat.) et après lui le P. Henschenius 
{Act. S.S., t. III, junii, p. 78) ne .peuvent se persuader que saint 
Amand et saint Junien fussent contemporains de Clovis et de Ru- 
rice l" du nom, évéque de Limoges, mort peu après 507, parce que 
à peine Junien était-il né lorsque Glovis mourut en 511. Cette 
coAjecture viendra sans doute de ce qu'on a confondu saint Junien 
du Limousin, honoré le 16 octobre, avec le saint abbé de Noaillé 
en Poitou, mort le 13 août 587 (Act. S.S., t. III, atêg., p. 33). Ainsi 
elle porte à faux. Grégoire de Tours {Glor. confess. c, 103), mort 
i*an 595, donne un article de saint Junien, comme ayant déjà un 
culte et on croit très probablement (Maleu, Chron, mss. — Act. S.S,^ 
t. III, atig., p. 33) qu'il alla jouir du séjour des bienheureux en 
540. Or, suivant sa vie et ses légendes, il demeura 40 ans dans la 
solitude de Comodoliac après la mort de saint Amand. Celui-ci aura 
donc quitté ce monde l'an 500 et tous deux seront contemporains 
de Clovis et de Rorice premier. — P. Le chapitre de Saint-Junien 



93t SOGlérA ARCttâOLOOIQUB ST ttIflTORtQUB Dû LIMOUSIN 

présenta, 1465, 1492, 1495. On représenta au pape qu'il y avait 
entre le chapitre el le curé des disputes si fortes que le culte divin 
en souffrait; que tes revenus d'une église collégiale aussi considé- 
rable que celle de Saint-Junien étaient très modiques et qu'ils ne 
suffisaient pas pour payer les charges. Dans la paroisse de Saint- 
Amand, près et hors Téglise collégiale et hors la ville de Saint- 
Junien, il y avait peu de paroissiens, point de fonts baptismaux, 
de cimetière, ni de Sainte-Eucharistie; on baptisait dans Téglise 
matrice de Saint-Junien , on j enterrait ou dans le cimetière et on 
y recevait la sainte Eucharistie. Pour éviter les procès, le chapitre 
de Saint-Junicn consentit à la faire unir à leur chapitre; demanda 
et obtint le consentement de Tévéque le 10 septembre 1494. Par 
bulle du 23 janvier 1495, vieux style, cette cure fut unie à la collé- 
giale de SaintJunien, sur le consentement du titulaire qui était 
chanoine, de Tévéque et de la cathédrale, donné le 10 septembre 
1494. Par arrêt du 7 septembre 1500, elle doit être servie par des 
vicaires amovibles. — On y nomma en 1508 et 1567 un hermite 
pour le temps qu'on voudrait Ty laisser. 

Le 29 mai 1598, le chapitre donna l'église, masures et jardins de 
rhermltage aux frères mineurs récollets. Sont cinq prêtres et un 
frère. — Province de la Conception immaculée. 

Hôpital dans l'endroit où est l'église deSaint-Amand, dont Saint: 
Hugue, abbé de Cluni, posa la première pierre en 1083 (Hildebert, 
Cœnoman, col. 921). Au lieu de Vivianum, il faut /a/ianaiii. C'est 
peut-être ce qu'on appelait en 1308 et 1348 Thôpital du Puy 
Cramaric ou Tramaric. 

NOTRE-DAME-DUPONT. — Oratoire, 1394. — F. U Ste-Vierge. 
— P. Au chapitre. L'évêque y nomma un titulaire, mais celui-ci 
reconnut le 6 octobre 145Î que celle chapelle appartenait au cha- 
pitre. L'évêque permit le 27 mai 1451 d'y b&tir une chapelle, ce 
qui fut exécuté suivant ces vers gravés sur le mur hors du sanc- 
tuaire, du côté de l'évangile et cachés à présent par une boiserie. 

Addo millesimo oovies L. I semel, isla 
Reginae cœli facla capella fait. 
Quamque sequens lernus miraaler perficit annus, 
Priocipium prœbet maius, fiaemque november, 
Anno Mo CGGC« Ll. 

Les PP. Récollets du couvent de Saint-Amand exposèrent au roi 
en 1624 le mauvais air de ce couvent, qu'on y trouvait souvent des 
serpents et des crapeaux en tous endroits, surtout dans le puits et 
dans les chambres, les religieux n'y étaient pas plutôt arrivés qu'ils 



POUILLB HISTORIQUB DU DlOCftSB DB UH06B8 933 

étaient obligés de quitter et d'aller ailleurs pour recouvrer leur 
santé. Par cette raison on avait été forcé de transférer dans un 
autre couvent le cours de théologie qu*on tenait dans celui-ci. Le 
prévôt du chapitre de Saint-Junien consentit le IS juillet, même 
année, que cette chapelle demeurât à ces religieux pour y recevoir 
et soulager les pèlerins qui venaient de dix lieues à la ronde, 
consoler les afiQigés et ouïr leurs confessions, attendu que cette 
chapelle ne servait que de prétexte aux chanoines pour s'exempter 
du service du chœur. Le roi ayant égard à la grande édification que 
ses sujets recevaient tant par Texemple et la piété que par les 
fréquentes et doctes prédications et soigneuse administration de 
ces pères, leur donna cette chapelle comme vacante le 26 août et 
ils en prirent possession le 45 et 31 octobre. Mais le chapitre 
prouva que de temps immémorial il eo avait la paisible possession 
avant le règne de Louis XI qu'on en avait vouIq dire fondateur et 
fut maintenu dans sa jouissance par arrêt du grand conseil du 
38avriM625. 

Maladrerie des lépreux ou ladres, iSKO. L'évéque permit le 26 sep- 
tembre 1497, d'y b&lir une chapelle où ils pussent recevoir les 
sacrements de la main de leur propre prêtre ou de son vicaire. 
(Voy. mes Mém. ross., chap. Lim., p. 395). Elle devait 20 livres à 
la coramanderie de Périgueux (Pellet, Rec. gén. des bénéf., p. 167). 

— F, Sainte Elisabeth. — P. Léonard Sarrasi, damoisçau, comme 
successeur de Mazet, nomma à trois places en 1506. 

La Bretagne, Britannia. Bozo Tizos et ses frères Folco, etc., 
donnèrent à SaintJunien la forêt de cet endroit, ne se réservant la 
dixme, la vigerie, ni la prévôté, entre les années 1142 et H57 
{Chron. Steph. Maleu). — Chapelle en 1150. Cure. 148 commu- 
niants. — F. Saint Fiacre et sainte Madeleine. — P. Prévôt du 
chapitre de Saint-Junien pleno jure 1440, 1661 ; présenta 1508, 
1567, 1568, 1569, 1572, 1741, 1766, 1770. 

SAINT CYR-SURGORRE (1). Gérald, évêque de Limoges, donna 
cette église au chapitre de Saint-Junien en 1150 {Chron, Steph. 
JUaleu). Ordonné en 1458 d'en bâtir le chœur. — Cure, 1.280 com- 
muniants. — F. Saint Cyrice 16 juin, mal saint Xlste, saint Gosme 
et saint Damien. — Le P. Bonav., t. III, p. 187, met saint Quirice. 

— P. Âquilaire du chapitre de Saint-Junien nomma et le chapitre 
présenta, 1472, 1490, 1507, 1514, 1522, 1533, 1566, 1628, 1662, 
4710, 1715, 1746. 

(I) Gomipune du caplon de Çaint-Laurenl-sur-Gorre (Haule-Vienne), 



234 SOCIÉTÉ ARCBÉOLOGIQUB CT HISTORIQUE DD UVODSIN 

Vicairie fondée par Seguin de Leyrisse. — A l'autel de sainte 
Catherine. — P. Louis de Leyrisse, damoiseau, sieur de Lascoux, 
fils du fondateur, 1500. 

Autre par Guillaume Guercilhon, prêtre. — P. Du Solier, 1361. 

Beaubreuil. De bello broHo, [ou pulchrum brolium^ existait en 
1783 (Broussaud, Fouillé de 1783), était alors possédé par N... de 
Rovère]. — Prieuré. — F. Assomption de la Sainte- Vierge. — 
P. Prieur de Chalard, 1862, 1564, 1571, 1579, 1581. 

JAVKRDAC (1), jadis Javerzac. Le P. Bonav., t. III, p. 187, met 
Javasiac. Gérard, évêque de Limoges, donna cette église à Saint- 
Junien en 1149 {Chran. Steph. Malcu). —Cure, 900 communiants. 
— F. Saint Biaise, jadis Nativité de la Sainte-Vierge. — P. En 1407, 
les Augustins et Carmes de Mortemar prétendaient le patronage de 
cette cure comme ayant droit des Chartreux. Aquilaire de Saint- 
Junien nomma et le chapitre présenta, 1476, 1477, 1488, 1493, 
1497, 1498, 1517, 1523, 1573, 1576, 1620, 1653, 1654, 1656, 1683, 
1691, 1703, 1736, 1738. 

Chapelle au cimetière, en ruine. 

MONTEROLLET (2), ou Monteyrollet, Mosteyrolet. Le P. Bonav.. 
i\ III, p. 187, a mis Contrôles, Pontiolet. 

Hélie de la Couture donna la moitié de cette église à Saint-Junien 
vers Tan 1110. L'évéque Gérard donna Téglise entière en 1149 
[Chron. Steph. Maleu).— Cure, 900 communiants. — F. Saint Sulpice 
de Bourges, 27 août. — P. Evoque, 1632. — Aquilaire de Saint- 
Junien nomma et le chapitre présenta, 1498, 1516, 1517, 1521, 1522, 
1524, 1528, 1541, 1542, 1568, 1580, 1657, 1658, 1688, 1736, 1738. 

Le Deveis ou Deffeix, ou Humbaud, évoque de Limoges, bénit un 
cimetière avant 1096 {Chron. Steph, Maleu). — Chapelle (Marlène, 
Ampliss. colleet., t. IX, p. 233). — P. Appartenait au chapitre de 
Saint-Junien. 

CHAILHAT (3), près Saint-Junien, ou Chaliat, Chalhac. Gérard, 
évéque de Limoges, donna cette église à Saint-Junien en 1162 
{Chron. Steph. Maleu). Ordonné en 1458 de la bâtir à neuf et en 
entier. — Cure, 980 communiants. — F. Saint Saturnin de Tou- 
louse. — P. Aquilaire du chapitre de Saint-Jimien nomma et le 
chapitre présenta, 1440, 1495, 1506, 1507, 1521, 1522, 1554, 1556. 
1573, 1574, 1586, 1601, 1603, 1604, 1607, 1609, 1610, 1691, 1760. 

(1) Commune du canloo de Saint- Junien (Haute-Vienne). 
(9) Commune du canton Sud de Confolens (Charente). 
(3) Commune du canton de Saint-Junien (Haute- Vienne). 



PO0ILLt HISTOIIQUK DU DIOGÉSI Dt LIHOOBS S85 

[Vicairie de Sainte-Elisabeth. 
Vicairie ou prieuré de Saint-Georges]. 

BRILHAT (1), ou Brillac, Briliaco. — D. Bouquet a mis Brili 
(t. VII, index chr(moL,p, LXXI). Un autre auteur met Bridiaco 
(Bouquet, t. VII, p. 258). Villa où Ramnulfe comte de Poitou et 
Raino, comte d'Herbauge, son cousin se battirent contre les Nor- 
mands le 4 novembre 8S2 {Chron. aptid Labbe, t. I, p. 292). Ebles, 
abbé de Sainl-Germain-des-Prés, à Paris, fut tué à Tattaque du 
château Tan 893 (Bouillant, Hist. abb, S. Germ.). — Le village de 
Brillac dépendait de Gharroux en 1211 (Innocent III, lib. XIV, 
epist. 18).— Cure, 1.980 communiants. — 247 livres aux décimes. — 
F. (saint Jean), saint Pierre-esLiens, saint Eutrope et saint Sul- 
pice. Saint Milicius, évéque de Rennes, dont le corps repose ici, et 
dont la fête est le 23 avril (Guidonis, apud Labbe, t. I., Nov. 
Biblioth., p. 633;. M. Chastellain, Martyrologe univers., p. 822, dit 
peu à propos que l'église porte le nom de saint Milicius, il ajoute, 
page 1202, qu'on prend ici ce saint pour saint Melaine. — P. Abbé 
et monastère de Saint-Augustin*lez-Limoges, 1713. Aquilaire du 
chapitre du Dorât nomma et le chapitre présenta 1510, 1514, 1556, 
1606, 1637, 1670, 1705, 1731. Ghapiire du Dorât, 1514. 

Vicairie. — A l'autel de la Sainte- Vierge. — P. Robert de Brillac, 
chevalier, seigneur dudit lieu, 1480. 

Saint-Anne, chapelle rurale. 

Les Hautes-Mesures, de Mansuris, où étaient des religieuses en 
1273. Fut demandé comme vacant en 1626. — Prieuré de tilles- 
102 livres aux décimes. — F. Saint Marc, évangéliste. — P. Dépendait 
de Ligueuil en 1188 (Mss.). Abbesse de Ligneux, diocèse de Péri- 
gueux, y exerça des actes de juridiction en 1293 et 1311. Elle expose 
que son monastère nourrissait ci-devant cent religieuses, mais 
qu'il avait été tellement désolé par les guerres, qu'il ne restait plus 
qu'elle seule et une compagne. Par bulle d'Eugène IV, du 10 des 
calendes d'octobre, la V* année de son pontificat, c'est-à-dire 1436, 
les prieurés des Mesures et de Montégut-le-Noir, paroisse de Com- 
preignac, sont unis à la mense abbatiale et conventuelle de Ligneux, 
pour subvenir aux pressants besoins de cette communajité. 

Aunat, chapelle ruinée. — A la commanderie de Champeaux. 

SAINT-MARTIAL-PRÈS-SAINT-BARBAN (2). Mal prope sanctum 
Barbesium, Barbentium. Cure, 680 communiants. Voir mes Mém.j 

(1) Commune du canlon Sud de Coofolens (Charente). 

(2) Commaoe du canton de Mézières (Hautc-Vienno). 



Sdd SOCIÂTi AIIGBÉOLOOIQOB Wt HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

1. 1, p. 174. — F. Saint Martial de Limoges. — P. Non l'abbé de 
Saint-Martial. Àquilaire du chapitre du Dorât nomma et le chapitre 
présenta 1476, 1514, 1866, 1569, 1570, 1571, 1576, 1639, 1668, 
1730. 
[Saint-Brice. Vicairie]. 

La Motle-Rathier. — Annexe en 1676. Interdile en 1743. — F. 
Saint Laurent. — Raterius, comte de Limoges, fut tué à la bataille 
de Fontenay le 25 juin 842 (Adémar, p. 161). Avait-il fail élever 
cette Motte? Adémar a mis la bataille de Fontenay en 841, mais 
M. Le Bœuf a prouvé qu'elle fut donnée le 25 juin 842 {Mém. Acad. 
Jnscript., t. XVIII, p. 305). 

SAINT-SORNIN-LA-MARCHE (1), jadis près Voulon en 1285, mal 
Sainl-Sorvin. Cure, 880 communiants. — F. Saint Saturnin de Tou- 
louse. — P. Non le chapitre de Saint-Martial. Aquilaire du chapitre 
du Dorât nomme et le chapitre présente 1502, 1531, 1562, 1563, 
1567, 1574, 1592, 1595, 1614, 1619, 1621 1642, 1645, 1665, 1682, 
1750, 1763. 

Vicairie fondée par Pierre de Princay, seignedr de Saint-Sornin 
et Perrette ou Petrine de Launay sa femme, le 9 mars 1539. Appe- 
lée de Sainte-Catherine de Lassenchier. — Au grand autel. — P. 
Enfants mâles descendants des fondateurs. Après leur extinction, 
Jean de Princay, écuyer, frère du fondateur et toujours le plus 
proche de son sang, portant son nom. Jacques de Marsanges, 
écuyer, sieur de la Choizette, avec Marie de Boislesac, comme sei- 
gneur de Saint-Somin, 1682, 1687, 1693. Marie de Boislève, femme 
de noble Mathieu du Chenaud, sieur de Champellier, premier capi- 
taine au régiment de Normandie, chevalier de Tordre de Saint- 
Louis 1717-1719. 

Le Garandeau. — Chapelle. — F. La Sainte-Vierge. 

SAINT-BONNET-EN-LA-BASSE-MARCHE (2), ou près Bellac, ou 
la Marche. Cure, 1.450 communiants. Cette cure est sur les confins 
du diocèse de Poitiers. — F. Saint Bonnet d'Auvergne. — Saint 
Tillon ou Theau, mort vers l'an 710, était lié étroitement avec 
saint Bonnet. Ce fut par le conseil du solitaire qu'il quitta son 
évéché d'Auvergne; il vint le lui demander à Solignac {Aet. S. S. 
bened, sœc, 3* part., I, p. 92). — P. Evoque, 1642. Aquilaire du 
chapitre du Dorât nomma et le chapitre présenta 1572, 1621, 1767. 



(1) GommuDe du oanton da Dorât (Haute-Vienne). 
(S) Commune du cauton de Bellac (Haute-VienDej* 



POOILLi HI8T0IIQ0B DU DIOCiSB DE L1H00I8 )37 

SAINT-OUEN (1), Ouin, mal Audoîn, SaintThoys, iSSS. — 
Audentius, Audoynus, Cure, 148 communiants. — D. 30 livres. — 
F. Saint Ouen de Rouen, 24 août. — P. Non le chapitre de Saint- 
Martial. Evêque, 4531. Aquilaire du chapitre du Dorât nomma et 
le chapitre présenta 1855, 1573, 1589, 1595, 1596, 1597, 1598, 1599, 
1600, 1602, 1610, 1632, 1645, 1652, 1682, 1729. 

PEYRAT(2), prèsBellac. Cure, 900 communiants. — D. 372 livres. 
— F, Saint Martin de Tours. — P. Aquilaire du chapitre du Dorât 
nomma et le chapitre présenta, 1433, 1561, 1567, 1577, 1597, 1603, 
1656, 1660, 1693, 1728, 1739. 

[Le Saint-Esprit, vicairie. 

Vicairie de Saint-Christophe et Sain te- Catherine]. 

Saint-Maxentius. — Annexe, 1561, 1661, ruinée. 

Saint-Martial. — Annexe, 1561, 1661, ruinée. 

SAINT-SAUVEUR (3), près le château de Bellac. — Boson le 
vieux fit construire le château de Bellac dans la marche du Limou- 
sin (Adémar, p. 170). — Cure, 300 communiants. — F, Exaltation 
de la Croix. — P: Evéque, 1605, 1618. Aquilaire du chapitre du 
Dorât nomma et le chapitre présenta, 1558, 1559, 1566, 1577, 1584. 
1596, 1597, 1603, 1619, 1651, 1656, 1657, 1661, 1707, 1719, 1755. 

[Vicairie de Saint-Jean de La Gasne]. 

Notre-Dame de Lorette [ou de Vadat], bénite le 22 mars 1612. — 
Chapelle rurale. — F. Nativité de la Sainte- Vierge. — Les habi- 
tants de Bellac demandaient en 1627 des religieux cordeliers pour 
habiter cet hermitage. 

BELLAC (4). — Succursale en ville murée, jadis chapelle du châ- 
teau des comtes de la Marche, château que Boson avait fait bâtir. — 
2.900 communiants. — 222 livres aux décimes. — F. Assomption 
de la Sainte- Vierge. — Audebert, comte de la Marche, donna cette 
église au chapitre du Dorât dans le xi* siècle. — Le roi Robert fut 
obligé de lever le siège, 995 (Adémar, p. 146). — Cette ville n'est 
point capitale delà Basse-Marche et il n*y a pas de présidial, quoi- 
que Tabbé de Longuevue rassure {Description hist. et géograph. de 
la France, p. 146). 

Communauté de prêtres, dont les statuts sont de Tan 1464; 
réduite à dix places. — 42 livres aux décimes. 

Voyez Biannac et Rochechouart pour cure et succursale. 

(I) Gommune do canton du Dorât (Haute-Vienne). 
(9) Commane du canton de Bellac (Haaie-Vienne). 

(3) Réuni à Bellac. 

(4) Cbef-Ueu d'arrondissement (Haute-VienDe). 



23d SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUS ET BISTOEIQUK DU LIMOUSIN 

Vicairies fondées dans V église de Bellac : 

Quatre par Pierre de Monteruc, cardinal dit de Pampelune, 
mort en 138S [dites les Cardinaux. On ne sait si un seul titulaire 
les possède ou peut les posséder toutes ensemble]. — Jadis àTautel 
de la Sainte- Vierge, où est la sacristie, à présent au grand autel. 
— P. Evéque, 1483, 1813, 1889; curé de Bellac, 1707, 1728, 1787. 

Thomas de la Marche, 1408. 

Jean Pitaud, prêtre, avant 1480. Fondue dans celles du cardinal. 
Existait en 1618. — P. Curé, 1888, 1866, 1894. 

Pierre Vachon, notaire, pour un prêtre séculier qui n'aura pas de 
bénédce à charge d'âmes, le 14 juin 1438 — appelée de Millanges. — 
A Tautel de sainte Anne. — 3 livres aux décimes. — P. Evéque doit 
conférer dans un mois, àson défaut le curé. Chambon, 1814. Charron, 
licencié ez lois, en vertu de la donation faite par Chambon, 1836, 
1887. Sieur de la Chaufie, 1617, 1633, 1647. Jeanne Chaud, veuve 
de Joachim Charron, écuyer, vice-sénéchal de la Basse-Marche, 
1682; sieur de Laguzet, aine et héritier, 1676, 1680. Sieur de la 
Borde, 1688, 1703. Avocat, procureur du roi, 1704, 1706. Audeberl, 
sieur de la Borde et de Fontmauberl, 1728. Procureur du roi de 
police, 1736. Gervais Audebert, sieur de Fontmaubert, avocat du 
roi au bureau des finances de Limoges, 1748. 

Martial de Lavau, avant 1444. ATautel de saint Mandet ou saint 
Léonard. — 3 livres aux décimes. — P. Boulet, sieur de Thou- 
veyrat, 1870, avec Sensaud, sa femme, 1881. Jacquette de Mar- 
sanges, veuve de Boulet, sieur dudit lieu et de la Jouignac, 1897, 
1603. Boulet, sieur de Thouveyrat et de Panissac, 1620. Jeanne 
Charron, veuve de Jean, sieur dudit Panissac et tutrice de ses 
enfants, 1660. Sieur de Panissac, 1682. Jean de Verlhamon de 
Lavau, écuyer, sieur de La Vauzelle et de Marliac-le-Cerf, 1722, 
1737. Martial, chevalier, seigneur de Marcilhac en Querci, le Mas, 
paroisse de Chasseneil, en Angoumois, 1737. 

[Autre dite de Brouille]. 

Guillaume des Monts, chevalier. Augmentée en 1460, par Fran- 
çois de Combarel, chevalier, sieur de Noailles, sur la paroisse de 
Bersac et veuf de Jacquette des Monts, fille du fondateur, pour un 
prêtre. [Peut-être celle appelée de Saint-Basile. Mais on en trouve 
une autre dite de Saint-Biaise). — A Tautel de saint Biaise. — 
3 livres aux décimes. — P. Claveau, sieur du Mas-Bertrand, qui 
avait nommé en 1670 et 1717, fut débouté du patronage. Gabrielle 
de Monteruc, dame de Puymartin, sur la paroisse de Blanzac, 
donna le 17 mai 1894 le patronage à Claveau, sergent royal géné- 
ral, qui nomma en 1603, 1617. Sieur de Châteauneuf, président à 
l'élection, 1686. Sieur de la Perlière, avec Cerclier, notaire royal, 
1671, Femme de Le Borlhe, sieur de Chegurat, conseiller au siège 



POUILLÉ HISTORIQUE DU DIOCtSB DB LlMOfBâ 939 

royal et assesseur en la maréchaussée, comme fille etunique héri- 
tière du sieur du Masbertrand, 4717. Le Borlhe de Ghegurat, sieur 
de Juniat, conseiller au siège royal de Bellac, 1765. 

Eonorable et sage Jean Père, bachelier ez lois, procureur géné- 
ral en la Basse-Marche, pour un préire résidant à Bellac. S'il 
s*absente sans congé pendant deux mois, la vicairie est censée 
vacante, le 31 janvier 1455, vieux style. — A Thonneur de TAnnon- 
ciation. -- Dans la chapelle deLavau, appelée de bonnes nouvelles, 
alxaz du scapulaire. — P. Héritiers jusqu'à l'infini. François Père, 
écuyer, sieur de Lavau de Blanzac, 1549. Jean 1571. Françoise 
Martin de la Goutte-Bernard, sa veuve, comme mère d'Etienne, 
1600. Ledit Etienne, sieur du Liboureix et de Puypellat, avec 
Horace de Mora, écuyer, et Gabrielle Père, sa femme, sieurs de 
Lavau, 1632. Gharles de Moras, écuyer, sieur de Lavau, avec Jean 
Père, sieurs desdits Liboureix et Puypellat, 1662. Père avec Moras, 
1687. 

Pierre Ghauvet, 1477. 

Jean Ghambon, bourgeois, sieur de Puymartin, et François, 
son fils, sieur de TAge-Gadiffault, Tan 1505, pour un prêtre. Appe- 
lée du Ghabellard [ou de Sainte-Anne de Puymartin, en latin ie 
Podio Martini]. A Tautel de sainte Anne. — 3 livres aux décimes. 
— P. Ghambon, 1531 ; Gharron, licencié ez lois, juge chatellain, 
1558. Par transaction passée en 1559, entre les de Rouveix, paroisse 
de Saint-Just et le dit Gharron, il est convenu que ce dernier nom- 
mera à la vicairie du Ghabellard, à Bellac, et les de Rouveix, à 
celle que Martial Puymelli, docteur en Tun et l'autre droit, a fondé 
dans l'église de Sainl-Priet de Bordeaux. Faure de Pierrefitte et de 
Rouveix, 1566. Gabrielle de Gaiyette, comme dame de Puymartin, 
1565. Avec Innocent de Monteruc, 1566. Pailhier, prêtre du lieu 
du Gros, paroisse de Saint-Bonnet, 1576. Annet Gouslin, écuyer, 
sieur du Ghassaing, 1621, 1652. François, écuyer, sieur du Gbabel* 
lard ou Ghatellard, comme ayant droit acquis par le contrat de 
mariage dudit Annet avec Isabeau de Montagnac, ses père et mère, 
et autres, 1656, 1673, 1680, 1681. Jean, 1703. Marie Dupin, sa 
veuve, 1717, comme tutrice de ses enfants et fondée de procuration 
de André Laurent, écuyer, sieur de Peyrat, lieutenant de cavalerie 
dans le régiment de Saint-Simon, époux de Marie Goustin, fille 
dudit Jean, 1728. Jean Goustin, 1728. Jean-Baptiste- Valérie Bounin 
de Grandmont, écuyer, sieur de Puymartin, secrétaire du roi, 1765. 

Jean Amelii, écuyer. — Jadis au grand autel à présent à celui de 
saint Maurice. — P. Robert Guyonniers, écuyer, sieur d'Escurat et 
de Gommercat, 1516. Sieur de l'Age-Gourbe-Jarret, 1516. Pierre 
Villards, héritier de Mondet de Villards, son oncle, écuyer, sieur 



f40 SOCIÉTÉ ARCBÉ0L03IQUK BT H18T0RIQUB DD LIMOUSIN 

de la Pouge, demeurant à Brigueil, 1S94. François Barbe, écuyer, 
sieur de la Jarrige, demeurant à la Geourbe (rAge-Courbe), 
paroisse de Lalus, diocèse de Poitiers, comme sieur de TAge- 
Courbe, 1896, 1598. Robert, 1641. Henri, 1659. François de Vallen- 
cienne et de Jarrige, écuyer, avec Louise Barbe, sa femme, 1682. 
Gabrielle Barbe, veuve de Charles Petitpied, sieurd'Ouzilly, 4688. 
Marie-Anne Petitpied, femme de Gaspard de Blom, 1682. François 
Taveau, de Mortemar, écuyer, sieur de la Ferrandièra, avec Marie- 
Françoise de Blom, sa femme, 1720, 1734, 1737, 1739, 1741, 1742. 

Philippe Bertrand, écuyer, sieur de Thouveyrat [peut-être celle 
appelée des Marsanges]. A Faute! de saint Jacques. — P. La Cou- 
dre, 1531 . François de Marsanges, écuyer, sieur de la Coudre, 1561, 
1565. Jean, sieur de la Corre, 1571. Pierre du Quesroy, écuyer, 
sieur de Langelerie, paroisse de Moutier, avec Françoise Chauvet, 
sa femme, comme tuteurs des enfants dudit Jean, 1581, 1583. 
Gabriel Papon, écuyer, sieur de la Corre etduBreuil, avec Gabrielle 
de Marsange, sa femme, 1593, 1594. Pierre de Marsanges, 1581. 
François, sieur de Berneuil, 1662. Jean, 1703, 1707, 1717, 1718. 
Jacques, 1737, 1740. 

[Autre dite des Bellangeas]. 

Pierre Chauvet, chevalier, 1477. —A Tautel de saint Martial. — 
P. Jean Chauvel,damoiseau, sieur de Fredaigue et des Brosses, 1479, 
écuyer, comme seigneur des Brosses et de Fredaigue, 1531. Ger- 
main, Charles et François, 1556. Chesne, comme ayant acquis le 
fief des Chauvet. 

Thomas de La Marche, prêtre. Le vicaire donna quittance des 
titres et effets légués à Jean de La Marche, neveu du fondateur, et 
à ses exécuteurs testamentaires, le 13 novembre 1405; signé ily- 
mericus de Fraodnu. M. le curé de Louberc Ta. — ATaulelde 
saint Mandet. — P. De La Marche, alias Urlebize, bourgeois, 1470. 
La Marche, marchand, 1477. Hurtebise de Niort en Poitou, 1556, 
1565. 

Simon Vergnaud, par son testament du 28 juin 1546, signé 
Desgranges et Genebrias. — A l'autel de saint Pierre. 

Junien Vergnaud, prêtre, pour un prêtre séculier, le plus ancien 
et le plus proche parent et habitant de Bellacle 14 avril 1557. — 
A Tautel de saint Pierre et saint Paul, saint Simon et saint Jude, 
à présent saint Roch. — P. Mâles de la race nomment. Vergnaud, 
1659; greffier, 1574; notaire royal, 1579; procureur, 1610. Ver- 
gnaud, 1631, 1672 ; sieur de Vallance, 1707, 1737. 

Jean Bérard et Jeanne de Bruzelles, sa femme, le 14 mai 1559, reçu 
par Genebrias. Appelée de Cissac, du lieu de Cissat, paroisse de 
Peyrat, pour un prêtre. Décrétée le 20 octobre 1570. — A Tautel 



t»ODlLLK BlStOlilQaS DU blOCiSK DR LlHOOBS 941 

du Saint-Esprit. — P. Evéque et curé confèrent. L'aîné mâle des 
portant son nom. Bergier, apothicaire et ses descendants nom- 
maient par le titre de fondateur. La Bruzelle, par son testament 
du 9 février 15t)4, vieux style, signé Bouchaud et Massoulard, 
transféra ce droit à Raymond, marchand et aux siens, qui nomma, 
4581. Sieur du Cluzeau, lieutenant général civil et criminel, 1610. 
Sa veuve, 1636. Français, écuyer, lieutenant général, 1655. 
Anne, fille et héritière de Joseph, receveur des tailles, 1655 ; sieur 
du Haut et Bas-Monteil, 1696 ; Pierre Barton, chevalier, seigneur 
de Montbas, avec Louise de Raymond, sa femme, 1729, 1731. 
Pierre-Louis-Jean, 1763. 

Àgnez Guioaut. ^ A Tautel de Notre-Dame-d*Abondance, alias 
du Scapulaire. — P. Bérard, 1562, 1581 ; cellier, avec Père, mar- 
chand, et Jouhet, veuve de Pichon, 1581. Les mêmes avec Péri- 
caud, 1581. Bérard, avec Père, marchand, et Pichet, femme de 
Parot, 1594. Bérard, cellier, avec Périer, femme de Bastier et 
héritière de Bérard, sa mère, 1594. Peut-être Père, infra. 

A Taulel de saint Pierre et de saint Paul. — P. Pascault, femme 
de noble Estienne Bazeuge, 1587. Jean Audebert, écuyer, sieur du 
Monleil, 1587, 1617, 1631. Gallichier, sa veuve et son héritière, 
1662. Louis Auboux du Steveni, écuyer, sieur de La iUaison-Kouge, 
avec Marguerite Gallichier, sa femme, 1684, 1686; veuve, 1691. 
Gaston Auboux du Sleveni, écuyer, sieur de ladite Maison-Rouge 
et du Uonteil, paroisse de Blanzac, 1693, 1737 (1). 
* Guillaume Ghau, prêtre, 13 juin 1566, reçu par Génébrias. — 
A Taulel de sainte Catherine. — P. Curé, 1470. Ghau, licencié ez- 
droits, juge de Bellac, 1563 (Faute, puisque l'acte n'est que de 
1566). — Curé nomma et conféra, 1596, 1720, 1746. 

A Tautel de sainte Magdeleine, alias du Rosaire. — P. Evéque, 
1707 ; Philippe de Couhé, écuyer, sieur du Has et de La Beige, 
paroisse de Mézières, 1721. Ramnulphe Poitevin, damoiseau, sieur 
du Mas, 1476. 

Noble Guillaume de Lavau, conseiller au Parlement de Bordeaux 
et seigneur de Brouilles. — Appelée de Bonnes-Nouvelles. — A 
Tautel de Notre-Dame-d'Abondance, alias du Scapulaire. — P. Jean 
de Jouviond, écuyer, sieur de Brouilles, TEychoisier, etc., 1624, 
1645, 1653. Père, conseiller, 1641 ; sieur de Bordesoule conseil- 
ler à réieclion, 1659; sieur de La Palisse, 1659; veuve de Faul- 

(1) Le 7 novembre 1781, M. Auboust d'Esteveay, écuyer, seigneur de 
Lt Maison-Rouge, nomme Pierre Romanel, curé de Blanzac, à la vicairie 
de Saini-Pierre, londée ei desservie en Téglise de Notre-Dame de Bellac, 
vacante par le décès de M. Teytaud. 



2tl SOGlitÉ ÂRGBéOLOGIQtX It BiStOKtQVt MJ LIMOU8IK 

conier, lieutenant assesseur criminel en la sénéchausée, comme 

fllle et unique héritière, 1728. [N Faulconnier, écuyer, y a 

nommé le 14 mai 1788 {Feuille hebd. de Lim. du 8 juin 1785, n''17, 
p. 70). François Hélitas, prêtre, vicaire de Bellac, sur la démission 
de François-César Faulconnier). 
Simon Moulinier, curé, pour la messe malutinale, le 1674. 

— A Tautel saint Jean. — P. Moulinier, sieur du Moulin-Malaud, 
1735. 

Saint'Michel-auX'Fauxbourg . — Chapelle démolle. 

Vicairie fondée par Guillaume Charron, dit de Mézière, par son 
codicille du 14 mai 1480. Le service fut transféré en .... — P. Fou- 
veau, veuve de Coussedière, 1589, 1864. Galecbers, marchands, 
comme maris des Coussedières, 1617. Coussedière, veuve Galli- 
chier, 1639. Gallichier, conseiller, 1661; sieur de Galhedras, 1703. 

Hôpital ou Maison-Dieu [1872J. — F. Saint Alexis. 

Vicairie fondée par Martial du Noyer, marchand, le 1487. 

Autre par Martial Gallichier, docteur ez-droits, archidiacre de 
réglise de Meaux, homologué en 1538. — A Tautel de saint Pierre. 

— P. Gallichier, licencié ez-lois, 1561; de La Salle Gallichier, 
sieur des Termes, héritier de Gallichier, sa femme, 1636; conseil- 
ler, 1661. 

P. Mallevau. 

Collège des Pères de la doctrine chrétienne, fondé aux dépens de 
la ville le 11 octobre 1648. — 24 livres aux décimes. — Doivent 
enseigner trois classes de grammaire latine et grecque, savoir la 
cinquième, quatrième et troisième. — Sont trois prêtres, deux 
régents et un frère. 

La compagnie des Pénitents blancs, établis en 1726 dans la cha- 
pelle de Saint-Michel-aux-fauxbourg, fut transférée ici en 

Régentes fondées par testament de Jean Mallevau, évéque d*Au- 
lonne, suffragant de Clermont, pour enseigner la vertu aux pauvres 
filles de la ville, le 30 avril 1683. - Les Sœurs de la Croix s'y 
établirent en 1746. Sont deux. 

Religieuses de l'Union chrétienne, sorties de la ville de Poitiersi 
établies en 1718. Sont onze et trois converses. 

Les habitants ^offrirent le 20 juin 1633 aux PP. Récollets un 
terrain pour bâtir une église et un couvent, et de fournir à Tenlre- 
tien de cinq religieux, ce qui a été sans effet (Mss. du P. Hélie 
Jacquet). 

Saint-Martin de La Gasne, chapelle. Sacrée le 4 novembre. 
Vicairie fondée le 7 décembre 1583 par Jean Tournois, mar- 



POOILLA ■UtOIIIQlJK DU 0I0CÈ8B Dl LIMOOIS %4% 

chaod, signé Gbaraing. Spiritualisée le 2 septembre 1578. — P. Fils 
du fondateur et plus ancien et plus proche mâle, à leur défaut 
les filles descendant du plus proche mâle nomment. Tournois, 
marchand, 1878, 1613, 1623. Sieur de La Gasne, 1668, 1680; per- 
ruquier, 1705; tanneur et corroyeur, 1729; coutelier, 1767. 

BARNEUIL (1) ou Bemeuil. — Cure. 650 communiants. — 
F. Saint Cessateur de Limoges. — P. Evêque, 1642. Aquilaire du 
chapitre du Dorât nomma et le chapitre présenta, 1433, 1475, 
1572, 1575, 1595, 1599, 1631, 1642, 1644, 1650, 1672, 1684, 1693. 

Vicairie fondée par Jean Parcelier, dit Chapelot. — A l'autel de 
la Sainte-Vierge. — P. Parcelier, marchand à Muret, près Bour- 
ganeuf, 1574. Michaud, laboureur, à La Couture, paroisse de 
Biom, 1574. 

Le chapitre de la cathédrale donna en 1462 son consentement à 
ce que cette cure fut unie au chapitre du Dorât. — Deux chanoines 
du Dorât exposèrent dans le chapitre de la cathédrale que leur 
église était si appauvrie par les guerres et la mortalité de la 
pesle dans leur pays, que leur abbé après avoir payé les charges 
ne pouvait vivre commodément. Ces chanoines s'adressèrent à 
révéque, frère de leur abbé, pour unir la cure de Berneuil, qui 
était de leur présentation, à la mense abbatiale de leur église, 
pour en supporter les charges, ce que l'évéque fit, informé de la 
vérité de l'exposé. La cathédrale ratifia le 21 mai 1462. Fut unie à 
Tabbaye du Dorât et Guillaume Barton, abbé, en prit possession 
le 3 août 1489 (2) 

(1) Commune du canton de Nantiat (Haute-Vienne). 

(S) La feuille qui contenait les pages 77 et 78 du manuscrit de Nadaud a 
disparu depuis longtemps. J*ai constaté cette lacune dès 4856. Voici, d'après 
la table du manuscrit, les articles qui s*y trouvaient : 

Page 77 : Saint-Georges (Vicairie de Jean de), à Berneuil. — P. Seigneur 
du Fraisse. 
Saint-Pierre de Chabanais. Prieuré-cure. — P. Abbé de Lesterps. 
6ay (llbier Le), ylcairie ^ Lesterps. 
Lesterps. Abbaye. •— P. Le roi. 
Lesterps. Cure régulière. — P. Chapitre des chanoines réguliers dudit 

lieu. 
Mezières. Cure. — [F. S^ Madeleine]. — P. Aquilaire du Dorât. 
Saint-Pierre de Chabannais. Cure régulière. — P. Abbé de Lesterps. 
Pressignac. Cure régulière. — P. Abbé de Lesterps. 
Tanier. Chapelle. — Au monastère de Lesterps. 

Page 78 : Boiresse (Vicairie de Léonard), en Saugon. Perdue. 
Saugon, cure régulière. — P. Abbé de Lesterps. 



t44 SOChM ARCHiOLOOtOOB Et HISTOfttODB DtJ LIHODSIN 

Las Vestizous (1), près Saint-Barthélémy de Gonfolent, est an 
prieuré-cure, mis mal sur le diocèse de Limoges, appartieul à celui 
de Poitiers. Il n'y a que 14 communiants. — F. Saint-Nicolas. — 
P. Prieur des Sales, 1514. 

AZAC-SUR-VIENNE (2). Cure régulière, 980 communiants. — 
D. 247 livres. —F. Translation des reliques de saint Sulpicede 



U BoDhommie. Celle en Loaberc. Ordre de Grandmont — F. Saint Marc. 
Annexée en 1318 au prieuré de La Rayole, diocèse de Poitiers. 

Chabrat. Prieuré-cure. — F. Assomption. — P. Abbé de Lesterps. 

Chàteauvieux (Vicairie de), à Confolens. — P. seigneur de Confolens. 

CoDfolens (Saint-Maxime de). Prieuré- Cure. — F. Saint^Haximin, 30 aoûl. 
— P. Abbé de Lesierps. 

Saint-Eloi. Annexe d'Ezcideuil. — F. Translation des reliques de saint 
Eloi, 95 juin. 

Sainte-Elisabelh. Chapelle à Saint-Pierre deSaint-Junien. 

Excideuil. Priearé-cure. — F. Saint André. — P. Abbé de Lesierps. 

Guesle (Vicairie, augmentée par Marie de La), à Confolens. — P. Sei- 
gneur de Confolens. 

Lezignac-sur-Goire. Cure régulière. — P. Abbé de Lesterps. 

Louberc. Cure régulière. — P. Abbé de Lesierps. 

On peut consulter pour ces paroisses le PouUlé historique du diocèse 
d'Angouléme, par M. Tabbé J. Nanglard, t. III, p. 3. Je lui emprunte la 
lisle des Abbés de Lesterps : t. Saint Gautier, chanoine du Dorât, 1032, 
meurt le 1 1 mai 1070. — 9. Adémare, fait évoque d*Angoulôme en 1076. 
— 3. Fauchier, 1076, 1091. — I. Gaulier, 1093, ilOS. —5. Gértld. — 
6. Raoul ou Ramnulphe, liOS. — 7. Hier, 1135, If 63. — 8. Boson, 1179, 
il98. -.9. Bernard de Malhon, li08. — 10. Guillaume, 1249. — 11. Geof- 
froy Raba ta, 1338, 1343. — 13. Guillaume de la Chassagne, 1354, 1355. 
^ 13. Améllus, 1362. — 14. Guillaume, i391, 1392. ^ 15. Guy, 1405, 
1435. — 16. Jean Tripier, 1445, 1456. — 17. Jean d*Armagnac, 1457, 
U67, commence la série des commendat aires, — 18. N... — I9. Bertrand 
des Monis, 1473, U89. — 20. Clément de Brilhac, 4506, 1514. — 21. Jean 
de Reilhac, 151 i, 1546. — 22. Jean de Réfère, 1546. ^ 23. Guillaume 
Ruze, 1569, 1570. — 24. Médéric du Vie de Scarret, 1573. — 25. Charles 
de Rambouillet, 1581, 159S.— 26. Jacques Broussaudter, 1598, i6tl. — 
27. Jacques de Philippeaux, 1614, 1647. — 98. Maximilîen Alpin deBéthuoe, 
1647. — 99. Charles-François de La Yieuville, 1656, 1676. Sous son abba- 
tial le monastère est uni à la Congrégation de France. — 30. Louis-Philippe 
Daniau de Visé, 1676, |7I5. — 31. Michel-François de Maillé de La Tour- 
Landry, 1736, 1749. — 32. Joseph Payan, 1750, 1785. -^ 33. Charles de 
LayroUes, 1788 et 1791 à la suppression de Tabbaye. 

(1) Aujourd'hui simple village de la commune d'Hiesse, canton Nord de 
Confolens (Charente). 

(2) Commune du canton Sud de Confolens (Charente). 



t»OUlLLi BIStOEiOUB DU blOCàsB DB UlKXÎBS ^48 

Bourges, 47 août. — P. Prieur et chapitre de Lesterps, Tabbaye 
vacante, 1650. L*abbé, 1469, 1561, 1598, 1655, 1667, 1668, 1672, 
1682, 1698, 1712, 1743, 1763. 

ASNIÈRES (1), cure régulière. 1,280 communiants. — 107 livres 
aux décimes. L'église de Asneriis dépendait de Gharroux en 1211 
(Innocent III, lib. 14 épisl. 18). — F. Saint Sulpice de Bourges, 
17 janvier. — P. Abbé de Lesterps, 1481, 1507, 1557, 1561, 1564, 
1568, 1582, 1635, 1669, 1708, 1717, 1739. 1742. 

Tardifume ou TartefumCy bâtie par Jean Bonnet, était à moitié 
démolie lorsqu'il fut ordonné en 1742, qu*elle serait entièrement 
détraite. Chapelle au grand cimetière. — F. Saint Jean. — Cette 
chapelle au grand cimetière près le lieu de Tardifume fut construite 
par Jean Bonnet de Chiourat, Martial Perrin, son neveu, prêtre. 

Vkairie fondée par Martial Perrin, prêtre, dans le grand cime- 
tière près le lieu de Tarlefume, le 3 juin 1532, reçu par Reculé et 
Périer. — Dans la chapelle de saint Jean-Baptiste. — P. Plus pro- 
che parentdu sang du fondateur et héritier nomme. De Lousinç, son 
neveu 1571. Des laboureurs de ce nom du village de Jugnas vendi- 
rent le 7 mai 1545 le patronage à François de Villedon, écujer, 
sieur de la Motte d'Auleffor et de Jugnas, qui nomma, 1571, 1575, 
1630. Jean 1683. Les mêmes de Lousine tirent une seconde vente 
du même droit le 5 Juillet 1558, signé Bonnet et Texier, à Jean 
Guyot, écuyer, seigneur d*Asnière, Saint-Martial, Saint-Barban , 
Chaslonnue et La Vergue. René Guyot son (ils nomma, 1571. Evê- 
que. 1707. 

Le rAct7,malTheyt. Prieuré.— 164 livres aux décimes.— Eu 1211 
l'abbé de Charroux avait Toratôire de Saint-Laurent de Tilia, avec 
les villages de Arbergiis, de Pollac (Innocent III, lib. 14, épist. 18). 
— F. Saint Laurent. — P. Abbé de Charroux, 1558, 1693. Nomma 
comme curé, 1471. [Dom Viguier possédait en 1783 (Brousseaux, 
Pom7l^del783)]. 

LE PONT SAINT-MARTIN (2), cure régulière, 800 communiants. 
D. 71 livres. — F. Saint Martin-de-Tours. — P. Non le chapitre de 
Aurat,c*esl-à-diredu Dorât. Vicaire général du monastère Lesterps, 
rabbaye vacante, 1603. Abbé, 1601, 1603, 1608, 1612, 1614, 1633, 
4667, 1698, 1729, 1743, 1749. 



(3) Gommane du caaioa de llle Jourdain (Vienne). 

(i) Partagé entre Salot-Bonaet-dc-Bellac, et Saint-Sorain-la<Marche. 

T. un 16 



i4^ SOClBti AfeCHiÔLOOKkdB it BlStORlOOtt DU LllIOUSiN 

Vicairie foQdée par Pierre Pallier. — A. Tautel de Nolre-Dame- 
de-Pilié ou de sainte Galherine. — P. Garé conféra, Pallier, 1S62, 
1863. 

Le Pont, succursale 1603. — F. Saint Mandet, 19 novembre. 

Le Bezeau ou Beydaulx [ou Bezeaux, existait en 1783 (Brousseaax, 
Fouillé de 1783)]. Prieuré. - D. 127 livres. — F. Saint Pardoux, 
abbé. — P. Abbé de Saint-Savin diocèse de Poitiers, 1570, 1887, 
1601, 1603, 1614, 1639, 1705, 1707, 1757. [D'autres disent qu'il 
était à la collation du prieur des SalesJ. Les titres de cette abbaye 
furent brdlés par les protestants ; ainsi on ne sait quand ce prieuré 
y aura été donné (Estiennot, mss.). 

SAINT-JUNIEN-LES-GOMBES (l).Las Gombas, ou des Combes, 
cure régulière. — 660 communiants. — D. 55 livres. — F. Saint Junien 
soliUire le 16 octobre. — P. Abbé de Lesterps, 1659, 1660, 1664, 
1743. 

Les Landes, chapelle rurale. — F. Saint Eutrope de Saintes, 
1806. 

SAIiNT-GHRlSTOPHE-PRÈS-LESTERPS (2), ou de Confolent, 
Osbertus del Fosarei Gérald O^fr^r^ii^son frère, donnèrent à Téglise 
de Lesterps tout ce qu'ils avaient sur cette église, et la maison de 
Taumônerie, Tan 11^3, indiction 2, vieux style le 4 janvier. — 
Ordonné en 1489 de rebâtir cette église. — Gure régulière. — 
1,480 communiants. — D. 423 livres. -7 F. Saint Ghristoptie. — 
P. Abbé de Lesterps, 1331, 1569, 1617, 1707, 1710, 1728,1733, 
1743, 1757. 

[Prieuré dit de Saint-Ghristophe]. 

Grand'Mesurat. Ghapelle. — P. Aux PP. Garmes de Mortemar. 

SAINT-BRIGE-PRÈS-SAJNT-JUNIEN (3). Gérald évoque de 
Limoges donna la moitié de cette église au chapitre de Saint- 
Junien en 1150. L'abbé et couvent de Lesterps, pour se rédimer 
de 24 sep tiers de blé seigle de redevance trop onéreuse qu'ils 
payaient au chapitre de Saint-Junien, consentirent le 4 août 1439, 
que la cure de Saint-Brice fut unie à ce chapitre, et sécularisée, en 
ce que la dépense serait à frais communs, et que l'union consom- 
mée le monastère de Lesterps sera déchargé de la redevance, signé 



(1) GommuDe du canton de Bellac (Haute-Vieane). 
(9) GommaDe du canlOQ Sud de GoDfoiens (Charente). 
(3) Commune du caaloa de Sainl-Juni«D (Haate-Vienne). 



^OUlLLft HlStOlllOOK OÙ Dl06fcSB Ok LIMOGES 94? 

de Croso. — Cure régalière. — 880 communiants. — D. 247 livres.— 
F. Saint Brice de Tours. — P. Àbbé de Lesterps, 1515, 1548, 1578, 
1643, 1645, 1741, 1742. 

Vicairie fondée par Gabriel de Guilh, prêtre. — P. Plus proche 
parent nomme. Evéque, 1574. 

Hôpital 1370, 1490. Ruiné. 

Sainte-Glaire, dans le cimetière, 1482. — Chapelle rurale. 

Autre chapelle érigée au cimetière par noble Jeofre de Rosiers, 
écuyer seigneur de Chambéry, en octobre 1482. 

Autre chapelle rurale de Saint-Jean dans le cimetière, 1482. 

La Malaize ou Maleze, mal Malose. — Chapelle rurale. — 
P. Dépendait du chapitre de Saint-Junien en 1150. Ils y mirent des 
hermites, qui en furent chassés vers 1163, et le lieu fut donné au 
monastère de Beuil avec quelques revenus. 

ORADOUR-SUR-GLANE (1), de la rivière de Glane qui y passe, 
alias, près Beuil, près Veyrac, 1298. Oratorium. Cure régulière, 
1,600 communiants. — D. 160 livres. — F. Saint Martin de Tours. 
— P. Abbé de Lesterps, 1463, 1584, 1614, 1654, 1656, 1657, 1660, 
1663, 1716, 1718, 1719, 1743. 

Vicairie fondée par Jean Sudraud. — P. Curé confère. Mingnon, 
prêtre, aîné héritier, 1526. 

Léproserie. 

Maladrerie, entre Oradour et la Fauvette, 1513, 1585. — P. Le 
chapitre de Saint-Junien en a les rentes. 

La Fauvette. Préceptorie, ou aumônerie, ou prieuré. — D. 
385 livres. — F. Saint Marc, évangéliste et sainte Catherine. — 
P. Prieur de la Maison-Dieu de Monlmorilion, diocèse de Poitiers, 
1482, 1531, 1606. Hermites de Tordre de Saint-Augustin de la dite 
ville de Hontmorillon en jouissent. 

SAINT-YRIEIX (2) sous-Taine, alias, sous-Aixe. En 1646, était 
unie à celle de Sainte-Marie-de-Vau\. Ordonné en 1496 de bâtir 
cette église. Cure. — 380 communiants.— D. 55 livres. — F. Saint 
Yrieix, abbé, 25 août. — P. Non le chapitre de Saint-Junien. Evo- 
que, 1318, 1558, 1663. Abbesse de laRègle,1569, 1576, 1584, 1586, 
1587, 1614, 1617, 1621, 1663, 1701, 1742, 1766. 

[Vicairie de Saint-Jean]. 



(I) Commune du caoton de Saint-Junien (Haute-Vienne). 
(9) Commune du canton d*Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne). 



i48 SOClftri ARCHiôLOOIQOI 8t ËISTÔRIQÙI dVJ LIÉOUS^ 

Vicairie fondée par Martial et non Jean Blanchard, prêtre du 
lieu de Raterie. Au maître autel. — P. Curé confère. Nomma, 1887, 
1«^93. Blanchard, de Limoges, 1592, 1614. Martin conseiller an 
présidial de la môme vitle... président, comme héritier de Blan- 
chard, 1614, 1620. — Le curé la dessert. 

Eyren, mat appelé Ërni, est mis sur la paroisse de Gompnhac, 
1423. lia chapelle fut ruinée par les guerres avant 1423. — Prieuré 
de filtes, vicairie en l'honneur de saint Léobon. —F. Saint Lëobon, 
solitaire. — P. Abbesse de la Règle en jouissait, 1450. Nomma, 
1498, 1566, 

GHAHBOREST (1), Gamborerium. Prieuré de fîlles.-D. 62 livres. 
— F. Saint Antoine, abbé, et la Sain te- Vierge.— P. Non le prieur de 
Saint-Gérald de Limoges. Monastère de la Règle en jouissait, 1412. 
[Abbesse de la Règle y. nomma en 178.. Léonard de la Rouverade, 
chanoine de la cathédrale, etc. (Brousseaux, Fouillé de 1783)]. 

Cure. 600 communiants. — i). 30 livres. — f. mômes saints.— 
P. Non ledit prieur de Saint-Gérald. Abbesse de la Règle, 1474, 
1557, 1568, 1569, 1573, 1576, 1577, 1578, 1581, 1587, 1590, 1600, 
1613, 1620, 1621, 1629, 1634, 1641, 1642, 1655, 1656, 1668, 1709, 
1712, 1739. 

Peyrisegnet, ici ou à Ghamberet. Petra signala. Chapelle. 

Vicairie 1447. A Thonneur de sainte Magdelaine et saint An- 
toine. 

NOUIC (2) Noycum. Novus viens, mal Novis, Nuiac. — Prieuré 
de tilles. — D, 457 livres. — F. La Sain te- Vierge. — P. Non Tabbesse 
de Bonnesaigne. — Etait uni à la m^nse abbatiale de la Règle, 
1456. Abbesse nomma, 1557, 1571, 1572, 1582, 1616, 1618. 1678. 
Fut uni à la mense conventuelle pour la nourriture et la subsis- 
tance des religieuses, par décret du 10 juin 1706, ratifié en 1727. 

Cure, 1,450 communiants. — Z>. T6 livres. — F. saint Pierre-ez- 
liens.— P. Abbesse de la Règle, 1408, 1555, 1570, 1578, 1592, 1597, 
1611, 1638, 1645, 1669, 1681, 1701, 1739, 1741, 1753. Vicairesse 
du monastère 1496. 

Vicairie fondée par noble Antoine Des Montiers^, écuyer, seigneur 
du Fraisse et de la Faye, fils de Renoux, écuyer, sieur desdils 
lieux, et de Agnete de Lezay, le 18 février 1504, vieux stile, reçu 
par Bonini et Perrini. — A l'autel de sainte Catherine. — P. Même 
abbesse confère, nomma, 1558. Héritierâ et successeurs nomment. 

(I) Commune da canton de Nantiat (Haute-Vienne). 
(t) Commune du canton de Mézières (flaute-Vienne). 



VOQILLB BISTOEIQOI DO D10GÈ8I DR LIMOGES 249 

Easèbe Des Montiers, cheyalier, vicomte de Mérinville, seigneur 
de Rochelidou et du Fraisse, 1570. Jean, 1615. François-Louis- 
Martial, vicomte de Brigueii et de MonteroUet, baron de Montro- 
cher, seigneur de Ghftteaubrun, maréchal de camp ez-armées du 
roi, 1741, 1763(1). 

Chapelle au cimetière. — F. Saint Genest et sainte Quiterie. — 
P. Le curé en prit possession en 1555. 

Vicairie des Escureulx, Escuras, Escourioux, Escurols, alias de 
Bonessai, avant 1461. — A Tautel de saint Michel ou de saint 
Nicolas. 

Aubi ou Obi, prieuré.— 13 livres aux décimes. — F. Saint Nicolas. 
— P. Evéque, 1648. Abbé de Charroux, 1647. [Existait en 1783 
(Brousseaux, Fouillé de / 7^3)]. L'oratoire de Saint-Nicolas d'Aubis 
dépendait de Charroux en 1411 (Innocent III, lib. XIY, epist 18). 

BDSSIÈRE-BOFFI (2). — Boufi, Baufl, mal Bouffi. — Dans un 
prétendu diplôme du roi Pépin de 837, ce prince donne au monas- 
tère de la Règle sa croix de Bussière (Bonav., t. II, p. Î39). — 
Cure, 980 communiants. — D. 164 livres. — F. Assomption de la 
Sainte-Vierge. - P. Abbesse de la Règle, i478, 1531, 1557, 1565, 
1566, 1570, 1580, 1584, 1601, 1632. 1644, 1663, 1691, 1736. 

Chapelle rurale, au cimetière. — F. Nativité de saint Jean. 

Villeflayon, érigée en 1716. Chapelle. — F. Saint Nicolas de 
Tolentin. — P. Aux PP. Augustins de Mortemar. 

SAINT-GERMAIN-SUR-VIENNE (3), ou près Confolent, 1371, 
ou La Rivière, alias Sainl-Vincent de Saint-Germain. Le roi 
Philippe confirma en 1077 la donation de cette église faite au 
monastère de Charroux (Labbe, t. II, Nov, bibL^ p. 757). — Les 
églises de Sainte-Eulalie et de Sàint-Vincent de Saint-Germain, 
avec la chapelle de llsle, dépendaient de Charroux en 1411 
(Innocent III, lib. XIV, epist. 18). Saint Bernard venant des Chaste- 
liers en Aogoumois fit un miracle dans le lieu S, Geniani, antre, 
ment Germant en Limousin Tan 1135. — Dom Mabillon a mis Saint- 
Germain- Laval, qui nous est inconnu. Ce ne peut-être que Saint- 
Germain-sur- Vienne (Gaufrid., Yita Bern., lib. IV, C.4, n* 49, apud 
s. Bernard). 

(1) Fraoçois-Martial Des Montiers, vicomte de Hërinville, Brigueii et 
fifonterollet, baron de Montrocher, seigneur de Rochelidoux» du Fraisse, 
CbâteaubruD et autres places, nomme à cette vicairie, appelée Saint-Mîcbel 
et Saint-Nicolas, le 18 avril 1781, Léonard Baody (Insinuations, 207, fol. 59). 

(1) Commune du canton de Mézières (Haute-Vienne). 

(3) Commune du canton Sud de Confolens (Charente). 



950 SOCliTB ARCHiOLOGlQUI IT HlSTOaiQOK DU LIHOUSIM 

Prieuré [régulier]. — F. Saint Vincent [ou saint Germain). — 
P. Abbé de Gharroux, 1565. Perdu après, 1699. 

Cure, non en ville murée. 380 communiants. — D. 18 livres. — 
F. Même saint. — P. Evoque, 1686. Abbé de Gharroux, 1476, 1578, 
1687. 

Vicairie fondée par Guillaume Bonnyn, sieur de Montbomar 
[prieuré ou vicairie]. — A Tautel de sainl Nicolas. — P. François 
Bonnyn, écuyer, sieur de Montbomar, 1560, 1565. Louis Bonyo* 
damoiseau, sieur de Monthoumar, 1498. 

Autre de saint Biaise de La Ghatre. — P. Pierre Grespet, cha- 
noine du Dorât, sieur de TAge-Malcouronne, 1498. 

Jean Bardoni, spiritualisée le 13 décembre 1488. 

Saint-Antoine-le-Vieux, alias Saint-Germain-le-Vieux, dans le 
cimetière. Peut-être ce que le Pouillé appelle la chapelle des 
pauvres. Etait en ruine en 1630. Jadis cure. Vicairie perpétuelle, 
cure, 1510. — F. Saint Antoine, abbé. — P. Evêque, 1510, 1557, 
1560,1561, 1569. 

Vicairie de saint Fabien et saint Sébastien. — P. Noble Thibaud 
Bonin, damoiseau, seigneur deMassignac et de Montaumar, 1471. 

Chapelle rurale. — F. Sainte Anne. 

VERNEUIL (1) ou Verniolet, Vergnolet, Vernolet, Vemolium, 
Prieuré-cure, 280 communiants. — D. 30 livres. — F. Saint Xistc, 
pape, 6 août, et saint Biaise. — P. Prieur des Sales, 1588, 4603, 
1621, 1630, 1635,1637, 1683, 1692, 1745. 

SAUVAGNAC (2) ou Salvagnac-les-Landes, Sauvagnac-près-les- 
Sales, 1481. Cure, 215 communiants. — D. 18 livres. — F. Décol- 
lation de Saint Jean. — P. Non le chapitre de Saint-Martial de 
Limoges. Prieur des Sales, 1573, 1634, 1648, 1705, 1709, 1711, 
1747, 1757, 1764, 1765. 

GRENORT (3), ou Granor, Grenotleau, de grandi arto, Grenoi^ 
leau parce qu^il y a plusieurs ruisseaux qui environnent cet endroit. 
Le principal est la rivière de Graine, qui se jette dans la Vienne. 
Les environs sont un pays aussi fertile qu'un jardin. Prairies et 
terres très bonnes. — Prieuré-cure, 380 communiants. — D. 30 
livres. — F. Nativité de la Sainte- Vierge. — P. Non le chapitre 



(1) Commune du canlOD de Hontembœuf (Charente), 
(i) Commune du canton de Hontembœuf (Charente). 
(3) Réuni à Cbabanais (Charente). 



POUlLLi HISTORIQUE DU D10CB8B DB UltO«K8 S51 

des Sales ou Tassalac. Prieur des Sales, 1548, 1564, 1565, 1570, 
1604, 1614, 1675, 1681, 1688, 1742. 

Notre-Dame-de-Pitié, au cimetière. Chapelle rurale, 1627. 

SAINT-8ÉBASTIEN-DE-CHABANAI8 (1), près Saint-Junien. — 
Annexe de Granort, 1604, 1667.— 850 communiants.— /). 30 livres. 
— F. Saint Sébastien. 

. Les habitants de la paroisse de Grenor et ceux de la paroisse 
de Saint-Sébastien, son annexe, présentèreot séparément leur 
requête par laquelle les premiers exposèrent que depuis quinze ou 
yingt ans ils avaient été tellement dépourvus de secours spirituels 
et spécialement depuis trois ans, que diverses personnes étaient 
mortes sans recevoir les sacrements de TEglise, qu'ils avaient 
manqué de messe les dimanches et les fêtes et que Tabandonne- 
ment de leur paroisse était de ce que leur curé faisait sa résidence 
dans le dit lieu de Ghabanais pour desservir ladite cure de Saint- 
Sébastien, annexe dudit Grenort, qu'il ne pouvait s*y rendre à cause 
de réloignement des lieux et de la difficulté qu*il y avait ordinaire- 
ment de passer la rivière de Grene, qui se déborde extraordinaire- 
ment, sans qu'il y ail aucun pont pour la passer. Ce qui les obli- 
geait de recourir à raulorilé épiscopale pour enjoindre au curé de 
faire sa résidence actuelle dans la paroisse de Grenort ou bien de 
faire la désunion des deux paroisses et d'assigner à chacune un 
curé particulier pour la desservir. Us pouvaient ajouter que depuis 
1618 jusqu'en 1660 il y avait à Grenort un vicaire desservant, aiosi 
qu'il conste par les registres qu'on a conservés. Ce ne fut qu'en 
1660 jusqu'en 1667 que F. de Rassat se dit prieur de Grenort et de 
Saint-Sébastien et depuis 1667 jusqu'en 1675 différents vicaires 
résidaient à Grenort et y faisaient les fondions ; ce qui prouve que 
dans tout cet intervalle les deux paroisses étaient distinctes et 
séparées. 

Les habitants de Ghabanais exposèrent l'impossibilité qu'il y 
avait qu'un curé put desservir les deux ('églises à cause du nombre 
de communiants, de réloignement des paroisses, de la difficulté 
des passages des rivières, ce qui les portait à demander un curé, 
avec l'assignation dune pension congrue qui serait prise sur les 
fruits de la cure de Saint-Sébastien, dont jouissait le prieur com- 
mendataire des Sales, curé primitif. Ge prieur consentit et promit 
de donner la somme de 200 livres à chacun desdils curés, moyen- 
nant le délaissement de la troisième partie des fruits et du pré situé 

m 

(I) Ghabanais, cbef-lieo de canton (Charente). 



951 80C|£t£ ARCBÉOLOGIQUi Et HISTOMQOB hV lIMOUSIff 

en la paroisse de Grenort, dont ledit curé jouissait et à la condition 
que la vicairie perpétuelle de Saint-Sébastien dépendrait de la 
nomination du prieur des Sales et de ses successeurs. Le curé 
consentit aussi, se réservant la cure et paroisse de Grenort et la 
jouissance, comme il a fait ci-devant, du tiers de tous les fhiits 
décimaux, droits de reillages, noval6s, maison, jardin, pré et légat^^ 
affectés à ladite église. 

Par le procès-verbal il apparut que l'annexe de Saint-Sébastien 
était composée de 400 communiants, sans y comprendre les petits 
enfants et les habitants des villages de Chassât, La Quintinie et de 
La Broussanderie. Celle de Grenort en avait pins de 300. Les deux 
paroisses étaient éloignées d'une grande demi-lieue, les chemins 
très difficiles, la rivière de Graine sujette aux débordements et inon- 
dations, même les gens à cheval n'y pouvaient passer. 

Par décret du 15 mai 1675, Tannexe de Saint-Sébastien de 
Ghabanais est désunie de la cure de Grenort et érigée en cure ou 
vicairie perpétuelle, dont la nomination appartiendra au prieur des 
Sales et à ses successeurs. Les vicaires perpétuels qui seront 
établis dépendront et relèveront de la juridiction épiscopale el 
assisteront aux synodes. Le prieur des Sales fournira audit vicaire 
perpétuel la somme de 300 livres annuelle et perpétuelle, exempte 
et immune de toutes charges, décimes et autres taxes, tant ordi* 
naires qu'extraordinaires, sans préjudice des demandes et préten- 
tions respectives du prieur des Sales et prieur-curé de Grenort. 

Prieuré-cure. — P. Abbé de Lesterps, 1559, 1724. Prieur des 
Sales, 1686, 1702. 

Chapelle du cimetière [avec une vicairie dite de Notre-Dame-de- 
Recouvrance]. — F. Sainte Quiterie et Notre-Dame-de-Recou- 
vrance. 

Vicairie fondée par de Tisseuil, écuyer. Appelée de Honeta 

ou Mounede. — P. Evéque, 1641, 1648. François de Prinssaux, 
écuyer, sieur du Moulin-Paute, paroisse de Vidais, 1531. Sébastien 
de Tisseuilh, écuyer, 1618. François de Rouzières, écuver, sieur 
du Rus, avec Anne Valenlin, veuve de Luc de Tisseuil, écuyer, sieur 
d'Anvol, ou Anvaux, 1667. Le même, seigneur de Lezignac et comte 
de Confolent, avec la même, 1672, 1673. Louis de Tisseuil, 1668. 
Barthélémi d'An vaux, paroisse d'Azat-sur- Vienne , lieutenant- 
colonel d'infanterie, 1715. François, ancien lieutenant de cava- 
lerie, 1760. 

Autre par Pierre Singareau, de la ville de Saint-Junien, avant 
1465. 

Hôpital 1386. Aumônerie 1419. — F. la Sainte-Vierge. —P. Evé- 
que 1479, 



PWSttLÈ HI8T0R1QU8 DU DIOCtfB D8 LIMOGIS 253 

SEURIS (1). — Prieuré-cure, 660 communianU. - D. 103 livres. 
— F. Saint Gênez, martyr, 25 août. — P. Prieur des Sales, 1558, 
1564, 1648, 1743, 1744. 

Beraudey, Fut interdite en 165Î. — Chapelle. — F. Nativité de 
saint Jean. — P. À la commanderie du Mas-Dieu, ordrede Saint- 
Jean de Jérusalem, diocèse d'Angouléme. 

GENOUILLAC(2),'ou Janouilhac. — Cure régulière, 680 com- 
muniants.— D. 102 livres. On avait commencé à rebâtir cette église 
en 1481. — F. Saint Martial de Limoges. — P. Evêque, 1615. Prieur 
des Sales, 1624, 1662, 1692, 1694, 1699, 1700, 1715, 1767. — Dans 
quelque édition du testament de saint Yrieix de Tan 572, il donne 
à Saint-Martial 6enouillac(6onav., t. III, p. 211). 

La Barre, chapelle rurale. — F. Nativité de saint Jean. 

LA PÉRUSE (3) [ou la Peyruse], Perusiac en 1285, Petrosia. 
Mal Perreuse, Peyreuse, la Peyrouse, la Penise, la Rruze. — 
Prieuré. — D. 156 livres. — F. I^a Sain te -Vierge. — P. Non 
l'abbé de Charroux. Celui de Bourgueuii en Vallée, 1555, 1609. 

[N Renard possédait en 1783 (Brousseaux. Pouillé de 1783)]. 

Jordain de Chabanais, fils d'Adémar, donna au monastère de 
Bourgueuii en Vallée, diocèse d'Angers, Tan 1052, Téglise de Saint- 
Pierre-de-la-Péruse (Besly, Hist, des comt. de Poit,, p. 407). 11 y 
avait neuf moines en 1290 (Mabillon, Ann,, i. II, p. 653). — L'an 
1089, indiclion 2 (mieux 12), Gui et Adémar, évoques de Limoges 
et d'Angoulôme, et Bandri, abbé de Bourgueil, vinrent sacrer 
l'église de la Péruse. Entre autres seigneurs Jordain de Chabanais 
et son fils s'y trouvèrent. L'église avait été commencée sous le 
vocable de la Sainte- Vierge du temps de l'abbé Raymond. Le sei- 
gneur de Chabanais les donna toutes deux (Besly, ibid., p. 408). 
-^ Le même Jordain consentit qu'on bâtit une autre église à Thon- 
neur de la Sainte- Vierge, l'an 1089; elle fut commencée sous Rai- 
mond, abbé de Bourgueuii (Mss.). — Jourdain de Chabanais donna 
au monastère de Bourgueuii l'église de Saint-Pierre de la Péruse, 
bâtie sur le bois de Malefagi, entre les rivières de Charente et de 
Vienne, avec tous les droits, sa partie du pré de Saint-Eloi, etc. 
Jordain Ainard son fils ratifia celte donation. L'acte fut signé de 
Itier, ëvéque; Aldebert, comte de Limoges; Aimeric, comte de 
Rochechouart; Fulco, évêque d'AngouIéme, ce qui ne peut conve- 
nir qu'à l'an 1052 (Besly, p. 407). 

(I) Cammane du canton de Chabaaait (Charente), 
(i) Commune do canton de Sainl-Claod (Ghareal6)« 
(3) Cgmn^uqe ()u çan(o^ de Cbabi^qais (Cl^arente), 



t54 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE BT HISTORIQUK DU LIMOUSIIT 

. Cure. — 800 communiants. — D. 30 livres. —F. Saînl Pierre- 
es-Liens. L'église était totalemeet ruinée en 162K. — P. Non abbé 
de Charroux. Evoque, 1721. Prieur de la Péruse, 1665, 1666, 1671, 
1672, 1721, 1746. 

■ 

MANOC (1), Manacum, Manaucum en 1361, de Manave en 1097 
(Baluze, t. VI, MiscelL, p. 389). — Guillaume Taillefer, comte 
d'AngouIôme, donna cette église à Saint-Martial de Limoges l'an 
947 (Adémar, apud Labbe, t. II, Nov. BibL, p. 166. — Bouquet, 
t. VIII, p. 235). Hais les mss. 5926 et 6190 de la Biblioth. du roi 
attribuent cette donation à Adémar, comte de Poitou, vers l'an 
917. — Prieuré 1422. — D. 365 livres. — F. Saint Martial de 
Limoges. — P. Abbé de Saint-Martial, 1569. Avait été uni à la 
mense capitulaire par la bulle de sécularisation de 1535. Le cha- 
pitre en prit possession en 1569. Confirmé par arrêt du grand con- 
seil du 22 mai 1571. 

Cure. 1.800 communiants. — D, 30 livres. — F. Môme saint. — 
P. Abbé de Saint-Martial, 1378, 1483, 1500, 1558, 1559, 1571, 1575, 
1583, 1608, 16i0, 1615, 1717, 1743, 1760. 

Chapelle dans le cimetière. Interdite. 

Maladrerie, 1465, ruinée. 

IjS Couret ou Colret, en 1097. — Chapelle rurale. — F. Nativité 
de saint Jean. — P. Dépendait du monastère de Saint-Martial en 
1097 et 1158 (Baluze, t. VI, MiscelL, p. 389). 

LA CROIX-EN-BASSE-MARCHE (2), près Bellac, 1308, 1453. 
Crux. Aimeric de Cruce donna des rentes et des dixmes à Saint- 
Martial l'an 1096, indiction IV (Mss. 903, Biblioth. reg.). Prieuré 
établi en 1224, uni en 1282 (Mss. 1338, Biblioth. reg.), existait en 
1484. - D. 67 livres. — P. Abbé de Saint-Martial. 

Cure, 800 communiants. — F. Exaltation de la Sainte-Croix. — 
P. Aquilaire du chapitre de Saint-Martial de Limoges, 1732. Abbé, 
1512, 1570, 1571, 1576, 1591, 1593, 1626, 1632, 1732. 

Balangesy 1640. La chapelle est en ruine. Vicairie. — F. Saint 
Martial. — P. Chapitre du Dorât confère. 

VAULRIS (3), ou Volris, Valris, Vouris. — Mal Vallerie et Saint- 
Valeri. — Cure, 860 communiants. — D. 103 livres. — F. Saint 



(1) Commune du canton Nord de Coofolens (Charente). 
(1) Commune du canton du Dorât (Haute-Vienne). 
(3) Commune du canton de Nantiat (Haute-Vienne). 



POmLLi B18T0RIQVE DO DlOCteV !>■ LIMOCBS 1155 

Bonnet d'Auvergne et saint Rémi. — P. Abbé de Saint-Martial, 
4531, 1592, 1626, 1638, 1655, 1656, 1661, 1665, 1709, 1710, 1711, 
1751, 1760. 

Rosset ou Roussel. Rosatum en 1295, où cinq frères. La chapelle 
était en état en 1571, en ruine en 1652. — Celle : Le titulaire est 
dit administrateur de la maison de Rosset en 1425. — F. La Sainte- 
Vierge et saint Georges. — P. Abbé de Grandmont l'assensa 1571. 
Ce qui fut ratifié par le chapitre de son monastère ; y avait été uni 
par la bulle de 1318. 

VERNEUIL(l), Vemolium. — Prévôté unie à la cellererie de la 
cuisine de Saint-Martial, 1338. — D. 30 livres. - F. Saint Pierre- 
ez-Liens.— P. Dépendait de Saint-Martial en 1097 (Baluze, t. VI, 
MiscelL, p. 389). Etait unie à la cellererie de la cuisine de ce 
monastère, 1483. Fut unie à la prévôté du chapitre par la bulle de 
sécularisation en 1535. 

Cure, 1.890 communiants. — F. Même saint. — P. Abbé de 
Saint-Martial, 1476, 1478, 1483, 1554, 1558, 1559, 1567, 1576, 1577, 
1584, 1594, 1614, 1616, 1638, 1659, 1669, 1713, 1754, 1763. 

Vicairie fondée par F. Etienne de la Garde, licentié en décrets, 
bachelier ez lois, prévôt de Verneuil, pour un prêtre du bourg ou 
paroisse et y résidant personnellement, qui dira une messe basse 
vers le lever du soleil, chaque dimanche et chaque fête solennelle, 
le 26 août 1471, reçu de Montboucher. Spiritualisée le 1«' juillet 
1489. — Au grand autel. — P. Prévôt de Saint-MarUal nomme et 
confère 1555, 1725, 1735, 1748. Le prévôt doit nommer dans un 
mois; ce temps expire, les syndics de Téglise présenteront un prê- 
tre élu par les paroissiens pour acquitter cette messe. 

Vicairie de Jean Gandois (voyez l'article Maissonnais dans Var- 
chiprêtré de Nontron). Ici 1513. 

Notre-Dame-de- Pitié dans la chapelle du Civoire, alias du cime- 
tière 1512. Interdite 1741. — Chapelle [rurale]. 

Vicairie fondée par Pierre d'Uzurac, prêtre, pour le plus proche 
parent, le 20 septembre 1488, signé Mandat, spiritualisée le 12 no- 
vembre 1493. — A l'autel de sainte Catherine. — P. Curé de Ver- 
neuil, 1563. Crochet, 1564. Evêque, 1615. Plus proche héritier 
nomme, cure confère. 

COUZEIS (2), ou Cozeis, Cosai en 1097, alias Le Petit-Limoges, 

(1) Commnne do canton d'Aixe-8ur-Vienne(Haote-VienDe], 
\t) Commune du canton Ouest de Limoges, 



à 



956 SOCIÉTÉ âRCHÉOLOQIQUB KT BISTOMQUB DU LIII«DS1N 

Cozez eD 1439, dit alofs Petit-Limoges, Caseium en 1213. — Pré- 
vôté. — D. 30 livres. — F. Saint Martial en 1097. La Sainte- Vierge 
en 1570. Â présent sainte Magdetaine. — P. Dépendait du monas- 
tère de Saint-Martial en 1097 (Baluze, t. YI, miscell, p. 389). Etait 
unie à la mense abbatiale en 1404. Est surnommé le Petit-Urooges 
dans un acte de 124K (Bouav., t. III, p. 562). 

Cure, 938 communiants. — F. Même sainte. — P. Non abbé de 
Saint-Benoit-le-Sault. Celui de Saint-Martial, 1569, 1570, 1573, 
1577, 1604, 1620, 1643, 1644, 1654, 1662, 1693, 1706, 1709, 1751. 
1757. 

Noualhias. — Chapelle, 1531, ruinée. —F. Saint Roch. 

GAJOUBERT (1), de vado Joubert. Cure. 360 communiants.— 
D. 30 livres. —F. Saint Antoine, abbé, jadis sainte Magdelaine.— 
P. Non Tabbé de Ligueuil-sur-Ly. Evéque, 1677. Dépendait du 
monastère de Ligueuil, diocèse de Périgueux, en 1188. Prieure des 
Hautes-Mesures, 1488, 1478. Abbesse de Ligueuil, 1635, 1663, 1709. 
1736; comme prieure des Mesures, 1478. 

Vicairie fondée par Marie de Sully, dame du Deffens et douairière 
de la vicomte de Montbas, dans la chapelle dudit château de Mont- 
bas, le 18 décembre 1528. — A l'honneur de sainte Catherine. — 
P. La fondatrice, 1528. 

SAINT-JOUVENT (2), mal Jouant. — Cure, 900 communiants. — 
F. Saint Gaudentius, évéque et martyr, 31 août. H. Chastellain. 
{Martyr, univ., p. 794), qui n'a pas su le jour de son culte, l'a placé 
parmi les aemeras, c'est-à-dire sans jour. A la marge il demande 
si c'est Juventius ou Gaudentius? Le bréviaire de la cathédrale de 
Limoges de Tan 1687, le fait évéque de Persépolis et martyr. Celui 
de 1540, le fait évéque d'une ville de Perse, et en a neuf leçons qui 
ont toutes la mine de venir d*un fabulateur. Peut-être sera-ce sainte 
Gaudence, vierge, martyrisée à Rome le 30 août qu'on aura ren- 
voyée au lendemain depuis rétablissement du culte de saint Fiacre. 
— Saint Denis de Paris, 9 octobre. — P. Doven de la cathédrale, 
1348, 1589, 1577, 1582, 1587, 1602, 1645, 1708, 1721, 1732. 

BLOM (3), ou Blond, Bloamium, Blonnium, Bloemium, 1490. 
Cure, 2.900 communiants. — D, 338 livres. — F. Saint Martin 
de Tours. ^ Gérald, évéque de Limoges, unit à perpétuité, le 



(4) Commune do canton de Mézières (Haute-Vienne). 
(3) Commune du canton de Nteul (Haute- Vienne). 
(3) Conimune du çs^nloa de Bellac (H^ute- Vienne), 



MOILLÉ ItSTORIQUI DU DIOCèSB M LlllOâtt 157 

28 mai 1323, à l'hôpital de Nortemar eette cure qui dépendait de 
sa seule collation, ce qui fat ratifié par le chapitre de la cathédrale 
le 1*' octobre suivant^ -et par Hélie, successeur de Gérald, le 2 mai 
4395, et par balle de Clément YI du 18 juin 1342. En 1417 les 
Augustins et Carmes de Hortemar en prétendaient la collation, 
comme ayant droit des Chartreux. — Innocent VIII unit ce qui res- 
tait de cette cure, c'est-à-dire le tiers des dîmes, à la cathédrale de 
Limoges, par bulle du 19 mars 1488, vieux style, sous prétexte que 
les revenus de celte première église du diocèse avaient été dissipés. 
Jean Barton, archevêque de Nazareth, ci-devant évoque de Limoges, 
par son testament fait le 29 mai 1490, dans le chapitre de la cathé- 
drale, et Jean Barton» son neveu et son successeur dans Tévôché, 
confirmèrent l'union de cette église paroissiale, qui est de la colla- 
tion de l'évéque de Limoges pleno jure, sauf les droits du prélat, à 
condition qu'à la fin de tierce on chantera pour ces deux évéques 
et pour leurs parents, une antienne avec les oraisons pour les 
morts, qu'ensuite on distribuera tous les jours à l'évéque, s'il est 
présent, aux doyen, chanoines et maître de psallette, à chacun trois 
j>ains, un à chaque vicaire, choriste et au vicaire de Notre-Dame- 
des-Miracles, s'ils sont présents. La cathédrale ayant exposé que 
c'était pour l'honneur et décoration de l'église, augmentation du 
culte divin, salut des ftmes, service pour les trépassés parents et 
autres, avec chant tous les jours avant la grand'messe, en faisant 
servir par un vicaire perpétuel avec portion congrue, fit unir cette 
cure par le cardinal d'Âmboise, légat en France, le 14 juin 1502. 
Mais l'union à la cathédrale fut déclarée nulle et absurde par arrêt 
du 30 avril 1575 (Chopin, de sacrd polit., lib. I. — Théveneau, 
Comment, sur les ordonn., tit. 7, art. 3), quoique les balles d'union 
fussent de quatre-vingts ans {Notes sur le concile de Trente, 1706, 
p. 129). 

Le 17 septembre 1488 ordonné dans le chapitre de la cathédrale 
qu'au cas où la dame de Mortemar veuille faire terminer le procès 
delà cure de Blom pour leur église, les chanoines consentent pour 
la première prébende vacante en faveur de son fils : on commit 
pour le lui proposer. Le 28 octobre suivant l'évéque donna son 
consentement à l'union de cette cure pour augmenter le service 
divin. Le 17 novembre le chapitre consentit que M. Pierre de Roche- 
chouart soit créé chanoine sous l'expectative de la première pré- 
bende vacante. — P. Evéque, 1653, 1664, 1665, 1666. Fut débouté 
de la nomination par arrêté du parlement de Paris du 31 juil- 
let 1671, et le chapitre maintenu dans le droit de nomination. Prieur 
des Sales, 1691, en fut aussi débouté par autre arrêt. Aquilaire de 
la cathédrale, 1514, 1515, 1526, 1565, 1664, 1690. 



3KB SOCléri ARCfltfOLOOlQUB ET HISTOaiQOB DO LiNOUSIlf 

Chapelle au cimetière. — E. La Sainte-Vierge. 

\utre chapelle rurale. — F. Saint Simon et saint Jude. 

La Freyre, autre chapelle rurale ruinée. — F. Saint Laurent. 

Chapelle au grand cimetière de Blom; vicairie fondée par noble 
Jean de Noalet dans la chapelle du grand cimetière, décrétée le 
28 avril 1494. 

SAINT-QUENTIN-PRÈS-LESTERPS (1), ou lez-Lesteyr, ou -le 
BrAlé. - - Jordain, évéque de Limoges, donna, entre les années 1031 
et 1039, à la cathédrale la quatrième partie de la chapelle de Saint- 
Michel et Saint-Quentin, la forél de Serre, etc., qui étaient en Poi- 
tou (Besly, p. 304. — Gall. christ, nav.y t. II, instrum. col. 172). — 
En 1548 Tabbé de Lesterps eut une bulle pour faire unir cette cure 
à son monastère. -— Cure, 800 communiants. — D. 67 livres. — 
F. Saint Quentin d*Amiens [mieu\ du Mans]. — P. Non Tévéque. 
Aquilaire de la cathédrale nomma, chapitre présenta, 1331, 1538, 
15ti4, 1876, 1877, 1610, 1648, 1680. 

Chapelle. — F. Saint Michel (indiquée ci-dessus). 

SAINT-MARTIN-DE.JUSSAC(2), ou près la Tour de Bar, 1377* 
Suissac, 1243 (Bonav., t. III, p. 589), de Juyssat, 1289. — Prieuré- 
cure, 682 communiants. — X).112livres.— F. Saint Martin de Tours. 
— P. Prieur de Saint-Jean, non de Coït, mais de Cote, diocèse de 
Périgueux, 1621 , 4720. 

Chapelle ou oratoire de Saint-Martial 1493, dans Tenclos du jar- 
din de la cure et servait à recevoir les immondices du bourg. 
Ordonné en 1633 que les mazures seraient rasées et qu'on en dres- 
serait un autel dans Téglise. 

Noble Raymond de Bar, damoiseau, seigneur du Puy de Maleys, 
fit bâtir une chapelle en i810. 

Bar. — Interdite en 1742. — Chapelle rurale, 1477. — F. Nati- 
vité de saint Jean. 

PEYRILLAC (3), ou Perrillac. — Prévôté, 1276. Prieuré, 1371. 
^ F. Saint Léger d'Autun, jadis 28 août, à présent 2 octobre. — 
/\ Non Tabbé de Saint-Martial. Celui de Saint-Martin-lez-Limoges, 
1470. Fut unie à ce monastère par décret du 11 septembre 1624. 

Cure, 1.290 communiants. — D. 30 livres. — F. Même saint. — 
P. Non révéque, prévôt de Peyrillac, 1636. — Abbé de Sainl-Mar- 
tin-lez-Umoges, 1482, 1483, 1525, 1564, 1567, 1568, 1571, 1610, 
1647, 1660, 1662, 1663, 1685, 1720, 1760. 

(1) Réuni à Lesterps. 

(S) Commune du canton de Saint-Junien (Haute-Vienne). 

(3) Commune du canton de Nieui (Haute-Vienne). 



iPOmLli HIStORtQUI DO DIOCÈSI DB LlHOdlS 959 

NANTlAC(l). Prieuré-cure, 1.200 communiants.— />. 102 livres.— 
F. Saint Vincent, martyr. — P. Abbé de Bénévent. Prieur de Saint- 
André de ia Cité de Limoges, 1585. Prieur et couvent des PP. 
Carmes déchaussés depuis l'union du prieuré de Saint-André, 1633, 
1869, 1726, 1757, 1758. 

Yicairie fondée par noble François Faulcon, seigneur de Saint- 
Pardoux prés Razés, le 1537. 

SaifU'Géri [du lion], 1492. Chapelle rurale. — F. Saint Giles. 
Peut-être saint Didier, évéque de Cahors, le 15 novembre, vers le 
milieu du vui* siècle, nommé aussi en France Saint-Géry (Fonletle, 
Biblioth. hist. fr., n« 7944). 

[Les Laisses. — Chapelle]. 

La MaisofirRouge, sur les cartes du diocèse. 

lAGUOËT (2). [A Bellac et aux environs on prononce Laguzet], 
mal Laguedot. [Prieuré-] cure. — 140 communiants.—/). 55 livres.— 
F. Saint Thomas de Gantorbéri. — P. Prieur claustral et chapitre 
de Saint-Gérald de Limoges, en l'absence du prieur commendataire, 
1662. Prieur commendataire, 1531, 1569, 1570, 1608, 1661, 1662, 
1707, 1765. Ëvéque depuis l'union du prieuré de Saint-Gérald à 
l'hôpital de Saint-Alexis. 

ROUSSLXES (3) ou Rossine, mal Cousine. — Prieuré. — />. 67 li- 
vres. — F. Saint Jacques le Majeur. — P. Prieur de Bussière- 
Badil. 

Cure, 900 communiants. — F. Même saint. — P. Ëvéque, 1644, 
1615, 1655, 1670. Prieur de Bussière-Badil, 1564, 1565, 1572, 1596, 
1606, 1607, 1622, 1644, 1671, 1672. 

Aumônerie ou maladrerie. Perdue. Inconnue. — P. Ëvéque. 

VACQUËURË (4) ou Vacqueyre, ci-devant chapelle sur la 
paroisse de Blom, fut déclarée cure par arrêt du conseil de 1664. 
— Cure. — F. Sainte Catherine, martyre. —P. Prieure et religieuses 
de Monlazay, ordre de Fontevrault, diocèse de Poiliersi 1722, 1753. 

CONORË (5), Conobre, 1362. — D. 30 livres. — P. Membre de 
la commanderie de Limoges, ordre de Saint-Jean de Jérusalem. 

Cure, 200 communiants. — F. Décollation de saint Jean. — 
P. Commandeur de Limoges, 1619, 1699. 

Le Puy. Chapelle ruinée. 

(4) GheMiea de caaion (Uauie-Vienne). 

(1) Réuni k Saint-Juaien-les-Combes (Haate-Vieane). 

(3) Comaaane du cauton de Moatembœuf (Chareaie). 

(4) RéuQi à Bellac (Haate-Vieane). 
(ô) Réuai à PeyrUhac (Uaaie-Vieane).' 



tAO êoctéti âRCiéoLOOiaoB it atstoiKHiB tm liHoosiH 

LE BRELIOFA (1), jadis Brenil-an-Fa. BroKum fagU. Brolhm 
fagi. — - Gommanderie, 1418. — P, Dépendait des hospitaliers de 
Saint-Jean de Jérusalem, 1248. Membre de la commanderie de 
Limoges. 

Cure, 220 communiants. — F. Décollation de saint Jean. ^ 
P. Commandeur de Limoges, 1S64, 1^69, 1619, 1684, 1687, 1740. 

CBAMPEAUX (2). Etait sur la paroisse de Gajoubert et appar- 
tenait aux chevaliers du Temple en 1282. — Comtoanderie. — 
P. Ordre de Saint-Jean de Jérusalem pour un frère servant d'armes. 

Cure. 155 communiants. — F. Saint Sixte, pape, 6 août. — 
P. Commandeur de Puy-de-Noix, 1763. 

LE CBAMBON-PRÈS-CONFOLENT (3). Etait sur la paroisse de 
Chirac, 1282. — P. Appartenait aux chevaliers du Temple en 1224. 
Membre de la commanderie du Grand-Mas-Dieu, ordre de Saint- 
Jean de Jérusalem, diocèse d'Angonléme. 

Cure. 210 communiants. — F. Sainte Magdelaine. — P. Com- 
mandeur du Grand-Mas-Dieu, 1689, 1702, 1741, 1768. 

Prieuré imaginaire. — P. Abbé de Chezal-Benoit, diocèse de 
Bourges, 1709. 

LE PETIT-MAS-DIEU (4). — Commanderie, 1362. — P. A la 
Commanderie du Grand-Mas-Dieu. 

Cure. 170 communiants. —F. Exaltation de la Sainte-Croix. — 
P. Commandeur du Grand-Mas-Dieu, 1742, 1744. 

» 

Bénéfices placés sur cet archiprélré dans le Pouillé de iSiS, 
et à présent inconnus : 

Youzons, prieuré. 

Hernil, prieuré de GUes. 

Le Pouillé met Tabbaye de Saint-Benoit-du-Sault. Elle appartien- 
drait plutôt à Tarchiprétré de Rançon. C'est une prévôté du diocèse 
de Bourges unie au séminaire des missions étrangères. 

Un Pouillé de M'* de la cathédrale met dans cet archiprétré la 
commanderie de Buxière-au-Pinier, préceptorie. 



96 cures. 

3 succursales : Rochechouart, Bellac, Le Pont-Saint-Martin 
(Actuellement 2 : Bellac, Le Pont-Saint-Martin}. 
120 vicairies. 

(1) Gommaue du canton da Naotiat (Baule-Vienne). 
(9) Rénni à Gigonberi (Haate-Vienne). 

(3) Réuni à Saint-Maurice-les-Lîoni (Cbareoie), 

(4) ttéuni à Uubert (Charente). 



III 



Arehiprêtré de Combraille 



LUPERSAC (1). — L'archiprêtré de Combraille y fut uni 
en 1288 (Mss de la cathédrale). — Ordonné en 1527 d'achever de 
bâtir celle église. — Cure, siège de Tarchiprôlré de Combraille. 
1600 communiants. — D. 123 livres. — F, Saint Oradour, 14 no- 
vembre, Adorator, baptisé par saint Ambroise de Saintes tledio- 
lanii sanctorum et martyrisé en Auvergne. On porta ses reliques à 
Lupersac (Gaufred., p. 287). Elles se brûlèrent dans un incendie de 
cette église, occasionné par la foudre en août 1511. M. Chaslcllain 
{Martyr. Univ.) dit mal que c'est saint Adrier, confesseur, dont le 
culte est le 3 mars, et que la fêle qu'on en fait ici le 13 novembre 
est le jour de Télévation de ses reliques. — P. Non le prévôt 
d'Evaux. Evéque, 1514, 1515, 1530, 1570, 1599, 1636, 1642, 1665, 
1710, 1711, 1753. 

Communauté de prêtres. — D. 5 livres. 

Vicairie fondée par maître Pierre du Monleil, ratifiée par autre 
Pierre du Monleil, puis par Antoine de Suget, leur héritier. Spiri- 
tualisée par la cathédrale, le siège épiscopal vacant, le 4 août 1414. 
— A Taiitel de saint Jean-Baptiste. — P. Arehiprêtré confère, 
descendants nomment. De Beaufort, sieur de Lavau comme sieur 
du Monteil, 1629. 

MAZERAT-PRÈS-GUÉRET (2) ou près Croze. — Cure. 260 com- 
muniants. — D. 76 livres. — F. Saint Pierre-ez-liens. — P. Non 
rabbé d'Ahun. Evéque, 1480, 1531, 1561, 1563, 1618, 1627, 1683, 
1689, 1694. 1742, 1743. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

(1) Commune du canton de Bellegarde (Creuse). 

(2) Commune du canton d'Ahun (Creuse). 

T. un 17 



96) SOClftTR ARCBÊOLOGIQUR F.T BISTORIQUS DO LIMOUSIN 

SAINT-HILAIRE-LA-PLAIGNE (1), alias Marchois. — Core. 
390 communiants. — D. 102 livres. — F. Saint Hilaire de Poiliers. 
Evoque, 1471, 1477, 1513, 15«S, 15S6, 13o9, 1567, 1611, 1628, 
1665, 1677, 1684, 1694, 1723, 1734, 1750, 1772. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

ARCS, de Arcabus (2). — Cure. 980 communiants. — Z>. 123 li- 
vres. — F Saint Barthétémî et saint Martin. — P. Evéque, 1483, 
1513, 1581, 1649, 1679, 1680, 1745, 1746, 1754. 

Vicairie fondée par Antoine Vouteyrine ou Bouteyrine, prêtre et 
curé, dans la chapelle qu'il fît construire dans Téglise, acte du 
6 mai, spiritualisée le 22 octobre suivant, 1513 [Dite de Notre- 
Dame-de-Miséricorde et Saint-Maurice]. — A Tautel de Nolre- 
Dame-de-Pilié et Saint-Antoine. — P. Curé confère. Nomma, 1572. 
Héritiers nomment. La Lyssole, d'Ahun, 1555, 1572. Le 29 juin 1618, 
Bataille, procureur en la châlellenie d'Ahun, comme fils et héritier 
d'autre notaire royal et d'une Lizole, vendit la métairie de 
La Glizolle avec le droit de patronage aux Boulhot, du lieu de 
Treys- Evoque, 1750. Rigot, Chigot et Bouilhetaud, laboureurs, 
1747. Bouliauds, laboureurs et marchands, 1754. 

SAINT-MÈDARD-DES-LANDES, alias Saint-Meard (3). — Cure. 
900 communianls. — D. 191 livres. — F. Saint Médard de Novon. 
— P. Evoque, 1561, 1562, 1571, 1575, 1615, 1662, 1663, 1685, 
1738, 1762. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

LE PUY-MALESAIGNE, Podius malesignatus (4). —Cure, 1442, 
1481; succursale, 1561. — 200 communiants. — F. Saint Thomas 
de Cantorberi. 

Vicairie jadis dans cette église, aujourd'hui au château de 
Murât. — D. 11 livres. — A l'honneur de sainte Catherine — 
P. Léonard de Durât, écuyer, comme seigneur de Varennes, 1568. 
Denis, 1599. Pierre Beraud, écuyer, seigneur de Murât, 1638. 
Annet, 1668, 1672. Elie, 1685. Joseph, 1720. Martin, 1743. 
Héritiers de noble Louis de Pracuey, sieur de Vaurene. François, 
Jean, Antoine, Gilberte et Léonarde, ses enfants, 1481. 



(1) Commune du canton d*Ahun (Creuse). 

(i) Commune du canton deSainl-Sulpice-les-Champs (Creuse). 

(3) Commune du canton de Chénérailles (Creuse). 

(4) Idem. 



POUILLft HISTORIQUB DU DIOCftSR DE LIMOGES 2C3 

ISSOUDUN-PRÈS-CHÉNÉRAILLES, ou Exodm, Exandunum, 
Exoldunum, Exandonitm (1). — Cure. 960 communiauls. — D. 
191 livres. — F, Invention des reliques de saint Etienne. — 
P. Evêque, 1562, 1606, 1607, 1634, 1636, 1657, 1663, 1677, 1716, 
1752, 1759. 

Chapelle de Saint-Martin, qui était en ruine en 1636, prèsTéglise 
paroissiale. — D. 31 livres.— Vicaire des Chabraix, en faisait Toffice 
dans réglise d'Issoudun en 1563. — P. Evoque, 1481, 1562, 1569, 
1574, 1608, 1636, 1648, 1655, 1697. 

Autre vicairie fondée par les Ghabrais, au château d'Hautefaye. 

— A rhonneur dé sainte Anne. 

Vallamange, •— Chapelle rurale. — F. Saint Cosme et saint 
Damien. 

SAINT-PARDOUX-LES-CARDS, ou des Cards (2). — Cure, 
980 communiants. — D. 63 livres. — F, Saint Pardoux, abbé. — . 
P. Prévôt d'Evaux en 1158. Evêque, 1512, 1531, 1598, 1641, 1677, 
1723, 1772. 

CREYSSAC (3). Cure. 1,280 communiants. — Z). 76 livres. — 
Sainte Marguerite. — P. Evoque, 1479, 1482, 1561,1563,1662,1696, 
1746, 1758. 

Communauté de prêtres, 1564. — NéanL 

Vicairie dans l'église de Creissat. A Tautel de Sainte-Catherine. 

— P. Nobles Jean et Louis Beilat, écuyers, sieurs du Monleil-Juze 
nommèrent en 1499. 

SAINT-CHABRAIS (4), mal Caprase. — Cure, 680 communianliî. 

— D. 112 livres. — F. Saint Capraise d'Agen. —P. Evoque, 1471, 
1570, 1571, 1591, 1623, 1628, 1660, 1672, 1680, 1694, 1698, 1719, 
1720, 1756. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

Vicairie fondée dans la chapelle du château de Malleret, mal 
Masleiirenx. A Thonneur de sainte Anne. — P. Jacques Peschant, 
sieur de Bartignac et en partie du château de Malleret, 1469, 1652. 
Annel de Brachet, écuyer, 1668. 

PIERREFITTE (5). — Petra fixa, ficta, mal Pierrefer. — Cure, 

(1) Commune du canton de Chénérailles (Creuse). 

(S) Idem, 

(.3) Commune du canton d'Ahun (Creuse). 

(4) Commune du canton de Chénérailles (Creuse). 

(5) Commune du canton de Jarnages (Creuse). 



264 société ARCnéOLOGIQUE Et niStORIQOB DV UMOOSIN 

200 communiants. — D. 30 livres. — F. Saint Martin de Tours. — 
P, Evoque, 1558, 1561, 1563, 1564, 1605, 1612, 1615, 1622, 1623, 
1627, 1629, 1647, 1660, 1684, 1720, 1744. 
(Voir la note rapportée à Pierrefitte, archiprétré de Vigeois). 

MARS, ou le Mas, de Marcio, Marco (1). — Cure, 488c(immu. 
niants. — D. 30 livres. — L'église était rebâtie à neuf en 1627. — 
P. Saint Médard de Noyon. — P. Evéque, 1515, 1516, 1628, 164i, 
1660, 1696, 1746, 1762, 1766. 

Vicairie. —P. Noble François de Chaussecourte, 1490. 

SAINT-JULIEN-LA-GENESTE (2). —Cure, 350 communiants. - 
D. 30 livres. — F. Saint Julien de Brioude. — jP. Etait annexée à 
la chambrerie d'Evaux, 1600. Prévôt de Chambon, 1708. Evoque, 
1554, 1609, 1651, 1662, 1668, 1687, 1694, 1737, 1752, 1762, 1767. 

LE C01ttPAS,rftf Compasio (3). — Cure, 480 communianls. — 
D. 37 livres. — F. Saint Martin de Tours. — P. Non le prévôt 
d'Evaux. Evéque, 1639, 1644, 1663, 1674, 1675, 1689, 1690, 1701. 
1727,1738,1746, 1771. 

SAINT-PRIEST-PRÈS-BONLIEU (4), alias près le pont de Bon- 
lieu. — Cure, 380 communiants.— />. 30 livres. — F. Saint Priest 
d'Auvergne, jadis saint Paul, apôtre. -— P. Evéque, 1531, 1608, 
1629, 1667, 1701, 1711, 1720, 1723, 1724, 1766, 1768, 1769. 

Vicaine fondée par les seigneurs de Puy-la-Renaude. A Tautel 
de saint Martin. — D. 6 livres. — P. Evoque, 1708, Jacques de 
Luchap, écuyer, comme seigneur du Puy-la-Raynaude, paroisse 
de Saint-Julien-le-Châtel, 1555. René, 1572. Noble Claude de Gra- 
tin, 1614, 1675. Parade, 1633. Paul de Bridier, chevalier, baron de 
Saint-Julien et de Saint-Loup, 1707. — Ledit Paul de Bridier con- 
sentit en 1710, que cette vicairie fut unie à perpétuité à la mense 
capitulaire du monastère de Bonlieu, en ce qu'un des religieux 
viendrait tous les dimanches et fêtes dire une messe roatulinale à 
six heures du matin Télé et à huit en hiver dans l'église paroissiale 
de Saint-Julien, et que les autres messes seraient acquittées à 
l'autel de l'église du monastère décemment orné, et où serait mise 
une image de saint Martin, devant les tombeaux des ancêtres, du 

(1) Commune du cantoo d'Auzances (Creuse). 
{%) Commune du canton d'Evaux (Creuse). 

(3) Commune du cantou d*Auzances (Creuse). 

(4) Commune du canton d*£vaux (Creuse). 



POUILLÉ BISTORIQIIF. DU DIOCÈSE DE LIMOGES 965 

patron. Celui-ci s'engage pour lui et ses successeurs, seulement 
tandis qu'ils résideront, de donner à diner à sa table au religieux 
qui viendra acquitter la messe matutinale. Les religieux de Bon- 
lieu s'obligent d'acquitter celle charge. Par décret donné en consé- 
quence le 14 janvier 1711, aux conditions susdites, et faute par les 
religieux de faire les service pendant deux mois de l'année, il sera 
loisible au seigneur de Saint-Julien de nommer à cette cbapellenie. 
— L'union fut cassée, par arrêt du grand conseil du 20 décembre 
1755. — Estienne de Pichard, écuyer, seigneur de Saint-Julien, 
1756. 

SANNAC (i). Cure, 960 communiants. — D. 55 livres. — 
F. Saint Martin de Tours. — P. Non abbé de Chevigny. Evoque, 
1624, 1651, 1652, 1656, 1662, 1672, 1711, 1733, 1769, 1772. 

Fayolle, succursale, 1623. — F. Saint Pierre-ez-liens. 

Vicairie de Chierbertarie, 1411. 

Chapelle de la Brugère; peut-être en Tarde. 

CHAMPAIGNAC (2). — Cure, 1380 communiants. — D. 80 livres. 
— F. Saint Martial de Limoges. — P. Jadis l'archidiacre de Com- 
braille. Evéque, 1662, 1616, 1618, 1619, 1629, 1630, 1642, 1684, 
1694, 1714, 1716, 1745. 

L'archiprétré de Combraille n'était point uni à cette cure, quoi- 
que les Pouillés l'assurent. 

Saint-Sébastien, dans le bois de la Rebeyrie. Chapelle rurale. 

Vicairie, en la chapelle de Fo. — P. Curé confère. Claude et 
Gilelte de Saint-Yrier, avec nobles Léonard, Jean et Jérôme d'Hau- 
tefaye, comme seigneurs du Fo, de Fano, avant 1554. Marguerite 
Coustin, veuve de Jérôme de Sainges, écuyer, sieur du Fo et de 
Trode, comme tutrice de Jean et de Françoise, ses enfants, et ayant 
droit des Saint-Yrier, 1554. Jean Platel d'Hautefaye, écuyer, sieur 
(ludit lieu, paroisse de Banise, ratifia la nomination, Jacques de 
Saint-Yrier, écuyer, seigneur de Champahnac et du MasdeLussac, 
1654, 1555, 1657. 

BELLEFAYE ou Bellefage (3). — Cure, 160 communianU. — 
D. 30 livres. — F. Saint André, apôtre. — P. Abbé du Bourg-Dieu, 

(\) Commune du canton d'Evaux (Creuse). 

(2) Commune du canton de Bellegarde (Creuse). 

(3) Ancienne commune du canton de Bouasac (Creuse), réunie à celle de 
Soumans en 18S9. 



Î66 SOCIÉTÉ ARGHÉOLOGIQUR l£T HISTORIQUE DO LlMOUSlIf 

1481, 1482. — NoQ le prévôt de Chambon. Celui d*EvauxJ64T. 
Evéque, 1698, 1700, 1736, 1747, 1749. 

Hôpilal fondé par Jean Dupay, baron de Bellefaye, mort le 
26 août 1513 (Duchesne. Ri^t, Maison Chasteign.^ p. 310). 

LA CELLE-SOUS-GOUZON, près Goson, mal Scelle près Gazon- 
gnac. Appelée la Grande-Gelle (1). Prieuré [simple d'hommes]. — 
D. 10 livres. — F, Saint Pierre, apôlre et saint Paul. Jadis saint 
Julien et saint Pardoux. — P. Dépendait du monastère de Soligoac 
en 924 (Baluze, Miscell., t. VI, p. 496). Abbé dudit Solignac nom- 
ma, 1585, 1587, 1707, 1719, 1746. [N... Béraud possédait en 1783. 
(Brousseaux, Fouillé de 1783)]. 

Cure, 286 communiants. — D. 35 livres. — F. Mêmes saints. — 
P. Abbé de Solignac, 1478, 1479, 1604, 1664, 1719, 1746. Evéque, 
1658, 1684, 1686, 1686, 1694, 1724, 1746, 1747. 1751, 1759. 

JARNAGE (2), mal Jarslaze, mal Geruggia en 1216 (Ughel, Itai 
sacr., t. IV, col. 1437), mal Jarnace (Vosgien). Voir mes Mém., 
1. 1, p. 136. 

Prieuré [d'hommes]. — D. 163 livres. — F. Saint Michel. — 
P. Abbé de Cluse [ou de TEcluse] en Savoie, diocèse de Turin, 
1554, 1753, Evoque, 1713. [Pierre Breau possédait le 9 avril 1397 
{Inv. Ut. Celest. des Tern, p. 608). N... Besse-Dumas possédait en 
1783 (Brousseaux, Pouillé de 1783)]. 

Cure en ville murée. — 680 communiants. — D. 87 livres. — 
F. Même saint. — • P. Abbé de Cluse, 1664. Prieur de Jarnage, 
1571, 1598, 1606, 1637, 1641, 1706, 1737, 1768. Evéque, 1664, 
1706, 1737, 1768. 

Communauté de prêtres, 1564. — /). 15 livres. 

Vicairie fondée par Pierre Valot, prêtre. — A Tautel de la Sainte- 
Vierge. — P. Prieur de Jarnage présente, héritiers nomment. 
Pasquet de Guareyteyr, paroisse de Pionac, 1742. 

SAINT-LOUP-LES-LANDES (3). — Cure, 400 communiants. - 
D. 55 livres. —F. Saint Loup de Troyes, 29 juillet. Grégoire de 
Tours en parle. — P. Prévôt d'Evaux, 1530, 1590, 1591» 1637, 
1711. Evéque depuis Tunion de la prévôté d'Evaux, 1737, 



(I) Commune du canton de Jarnage (Creuse). 

(8) CheMieu de canton (Creuse). 

(3) Commune du canton de Chambon (Creuse). 



FOUILLÉ HISTORIQUB DU OlOCtSB DK LIMOGBS 207 

LA SERRE (1), mal la Seras. — Cure, 480 communiants. — 
D. 67 livres. — F. Saint Pardoux, abbé. — P. Prévôt d'Evaux, 
évoque depuis Tunlon, 1738, 1757, 1762, 1765. 

Btissière-Vieille. — Cure, 1158, 1495. Succursale, 1514. — 150 
communiants. — F. Môme saint. — P. Jadis prévôt d'Evaux. 

BUSSIÈRE-NOUVELLE (2). — Fui érigée en prieuré-cure peu 
avant 1348. N'était ci-devant qu'une chambrerie dépendante 
d'Evaux. Etait annexé à la prévôté en 1564,1569. — Cure: annexe 
de la prévôté d'Evaux, 1441. — 220 communiants. — D. 37 livres. 
— F. Sainte Magdelaine. Jadis saint Pierre et saint Paul. — 
P. Prieur d'Evaux, 1407, 1566, 1567, 1603, 1643. Evoque, 1557, 
1694, et depuis l'union 1741, 1748, 1764, 1765. 

Vicairie, 1610. 

Saint-Hilaire, alias S^^-Alondms, Alonius, Âleon, mal Saint-Chal- 
lon. Dans le bourg de Lupersac. On a appelé Saint-Odilon, abbé de 
Cluni» Saint-OIon (Le Bœuf, Hist. de Paris, t. XIII, p. 542). — 
Annexe, 1566, ruinée. — P. Appartenait à Evaux en 1568. 

SAINT-DOMET, mal Saint-Dominique, Saint-Denis (3). — Cure, 
600 communiants. — û. 30 livres. — Ce saint n'est point au 2 juil- 
let dans le martyrologe universel de M. Chastelain. Peut-être 
sera-ce ici le jour de la translation de quelques reliques de saint 
Dominius, solitaire, honoré à Gimel le 13 novembre. — F. Saint 
Dominius, solitaire, 2 juillet. Le P. Bonaventure, t. III, p. 175, croit 
que c'est saint Dominius de Gimel. Peut-être le 2 juillet quelque 
translation de ses reliques, car il mourut le 13 novembre. — 
P. Prévôt d'Evaux, 1559, 1587, 1600, 1605, 1612. Evéque, 1657, et 
depuis l'union 1741, 1747, 1761, 1771. 

AUZANCE (4), mal Tuzance (Jaille, Vie de Louis de Bourbon, p. 1 26). 
C'est apparemment l'église AentensiSy que Gérard, évoque de Limo- 
ges, donna au monastère d'Evaux en 1163. Ausencia en 1224 
(Baluze, Hist. Maison d'Auvergne, t. II, p. 84). Ausense en 1326 
{idem., p. 162). Osense en 1372 {idem., p. 180). — Prévôté. — 
F. Saint Jacques-le-Majeur. — P. Etait unie à la chambrerie 
d'Evaux en 1564. 

Cure, peut-être en ville murée. — 1.600 communiants. — 

(f) Commune du canton de Chénérailles (Creuse). 
(9) Commune du canton d*Auzances (Creuse). 
(.3) Commune du canton de Beilegarde (Creuse). 
(4) Chef-lieu de canton (Creuse). 



968 SOCIÉTÉ ARCHÉÛLOGIQUB KT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

D. 82 livres. — F. Môme saint. — P. Prévôt d'Evaux, 1622, 1624, 
1664, 1691, 1693, 1705. Evoque depuis Tunion, 1747. 
Communauté de prêtres, 1864. —Û.U livres. 

Vicairie fondée par Jacques Brousse, prêtre, docteur en théologie 
de la faculté de Paris, chanoine de Saint-Honoré en la même ville, 
et communaliste^ d'Âuzance le 19 septembre 1640. — À Tautel de 
Saint-Joseph. 

Autre. 

Sainte-Anne. — Chapelle rurale. 

Sainte-Marguerite. — Chapelle rurale. 

Il faudra mettre les autres cures dépendantes d'Evaux à propor- 
tion qu'elles seront rentrées dans le droit commun. Saint-Silvain- 
sous-Toul, Toul-Sainte-Groix, Champeix, Rougnac, Fontanières, 
Saint-Marien. 

DQMEROT, jadis Domaira, alias Damayrac, Domayre (1). — 
Gérald, évêque de Limoges, donna cette cure au prëvêt d*Ëvaux en 
1148., Prieuré-cure, 640 communiants. — D. 55 livres. — F. Saint 
Denis de Paris, jadis saint Martial. •— P. Prévôt d'Evaux, 1482, 
1510, 1567, 1639, 1704. Evêque depuis Tunion, 1757. Evêque, 
1762. 

Communauté de prêtres, 1564. 

SAINT-SILVAIN-SOUS-TOUL (2), mal sous-Tulle, Saint-Frémin- 
de-Toux. Cure, 380 communiants. — D. 35 livres. —F. Saint Silvain, 
solitaire en Berri le 22 septembre. —P. Prévôt d'Evaux, 1601, 
1675, 1705, 1709. Evêque depuis Tunion. 

Communauté de prêtres, 1564. 

On croyait, au xi** siècle, que saint Martial, venant à Limoges, 
avait commencé à prêcher ici (Bonav., t. III, p. 49). 

TOUL-SAINTE-GROIX (3), ou Puy-de-Toul, ou le Château-de-Toul, 
mal Torry, Tulle. — C*est Tullum de la vie de saint Martial, et non 
pas la ville de Tulle, ainsi que Tout pensé La Tour, Valois {NotU. 
galL, p. 518), ville qui n'est connue que par son monastère et a 
toujours été appelée Tutela. — Saint Martial, ayant baptisé plu- 
sieurs païens à Toul, ces nouveaux chrétiens bâtirent une église en 
son honneur, apparemment après sa mort; on ajoute que pour 
témoigner leur vénération envers ce saint, on ne reçoit point de 

(1) Commune du canton de Jarnages (Creuse). 

{1} Idem, 

(3) Commune du canton de Boussac (Creuse). 



POUILLi HISTORIQUE DU DI0GÈ8K DE LIMOGES 269 

cadavres sur cette moniagne (Adémar, apud Bonaventure, t. tl, 
p. 171). On y voit un amas immense de pierres taillées, qui suppo- 
sent des masures d'anciens bâtiments, d'une tour fort éloignée de 
réglise, trois lions de pierre très grossièrement travaillés. 

La Mazère. — Chapelle rurale. — F. Saint Antoine, abbé. 

Ventenas, ou Vantena, Vantoux. — Chapelle rurale, 1636. — 
F. Nativité de saint Jean-Baptiste. — P. A la commanderie de 
Lavau-Franche. 

CHAMPEIX (1), deChampesio, milChauzen. — Cure régulière en 
1476. — 180 communiants. — F. Saint Martial de Limoges et 
saint Pierre, apôtre. - P. Prévôt d'Evaux, 1476, 1530, 1571, 1652. 
Evoque, 1684, et depuis Tunion de cette prévôté. 

ARFEUILHE, mal Orfeuilhe (2). —Annexe de Chastaing, 1577. 
Cure régulière. — 220 communiants. — D. 60 livres. — F. Saint 
Martial de Limoges. — P. Couvent des chanoines réguliers d'Evaux, 
par concession des papes, 1607. Prévôt, 1577, 1607, 1634, 1638. 
Evéque depuis Tunion, 1762. 

Chataing, Castanea. — Gérald, évéque de Limoges, donna cette 
église au monastère d'Evaux dans le xii* siècle. — Succursale 1484, 
380 communiants. — F. Saint Christophe, jadis saint Jacques. 

ROUGNAC (3), ou Rognac, jadis Runhac. — Rugnac, 1259(Baluze, 
Hist. Mais. (TÂuverg., t. II, p. 108). — Ruinac, dans une bulle de 
H06. — Ruygnas, en 1286 (Mabill., Anal., t. II, p. 62, et Baluze, 
I. IV, p. 278). — Prieuré-cure, 1.000 communiants. — D. 102 livres. 
•— F. Saint Laurent. — P. Annexe de la prévôté d'Evaux, 1441, 1476, 
1478, 1669. Prévôt, 1668, 1569, 1681, 1722. Evoque depuis Tunion. 

Saini-Jean-Baplistft dans le bourg. — Eglise paroissiale 1168, 
annexe 1436. — F. Saint Jean-Baptiste. 

FONTANIÈRES (4), de fonte Asinario. — Cure, 90 communiants. 
— D. 30 livres. — F. Saint Biaise, jadis la Sainte-Vierge. — 
P. Prévôt de Chambon, 1873. Celui d'Evaux, 1482, 1564, 1573, 
1603, 1622, 1634, 1694, 1721. Evéque depuis Tunion. 

Communauté de prêtres érigée en 1668, étaient quatre. — Néant. 

(1) Commune de Malleret, canton de'Beassac (Creuse). 
(t) Commune du canton d'Evaux (Creuse). 

(3) Commune du canton d'Auzances (Creuse). 

(4) Commune du canton d*Evaux (Creuse). 



270 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUK ET HISTORIQUE DU LIIIOUStK 

(LE MOUTIEPi (1) D') AHUN, Agedunum, Acedunum, Acitodu- 
num, malHau, HauQ (2). — Ancienne église possédée par les parents 
de Bozon, comle de la Marche; Tan 997, il la convertit en un 
monastère et religion monacale, sons la règle de Saint-Benoit. On 
croit que c'est Adeduno vico sur les monnaies de la première race 
de nos rois [Mém. Acad. Imcrip,, t. XIX, p. 716). — Ahon, sur 
une montagne dont la Creuse baigne le pied, dans la Vie de Saint 
Martial par Aurélien. Voyez l'article Saint-Goussaud dans Tarchi- 
prôtré de Bénévent. — Abbaye, ordre de Saint-Benoît. — fl. 
635 livres. — Fut fondée en 997 par Boson, comte de la Marche, 
et soumise au monastère d'Uzerche (GalL Christ, not?., t. II, col. 
586, et instr. col. 190). On a mal mis 917 (Bouquet, Rec, hist. de 
France, t. X, p. 574). — Le Si juillet 1107, révoque Eustorge com- 
mit le gouvernement de ce monastère à Gauzbert, abbé d'Uzerche 
et à ses successeurs (Baluze, Hist. tuteL, col. 865). — Les moines 
s'agrégèrent, en 1630, à la congrégation de Cluni. — Sont six de 
l'ancienne observance ; de la province d'Auvergne. 

Offices claustraux. 

Prieuré claustral : conféré comme amovible en 1610. — P. Abbé 
d'Ahun, 1557, 1562, 1563, 1570, 1571, 1574, 1590. 
Chambrerie, 1510. 
Prévôté. — P. Abbé d'Ahun, 1563. 
Sacristie. 
Pitancerie. 

Aumônerie, avec le prieuré de Robiat. — P. Abbé d'Ahun, 1559. 
Celererie. — P. Abbé d'Ahun, 1574. 
Infirmerie. — P. Abbé d'Ahun, 1577. 
Chantrerie. — P. Abbé d'Ahun, 1577. 
Syndicat, 1510. — Ils étaient tous à la mense abbatiale. 

Abbés d'Ahun (3) : 

i . Adalbaldus, 997-998. 

2. Guillaume, vers ou après i048. 

3. Géraud, 1055. 

4. Gaucelin, vers 1070. 

5. Archimbaud, entre 1071 et 1092. 



(1) Pour Texpression : Moulier, voir Tarlicle Sain t-Janien-sur- Vienne. 

(2) Commune du canton d'Ahun. (Creuse), 

(3) Le manuscrit de Nadaud n'a pas conservé la feuille où était la liste 
des abbés d*Ahun. Je donne ici leurs noms d'après celle qu'a publié 
M. Delannoy dans les Mémoires de la Société (les sciences de la ÇreasCf 
U Xlll, p. 343. 



FOUILLÉ BlSTORiQOK DU DlOCfcSB DB LIMOGBS 271 

6. ÀimoQ, vers 1092 et 1112. 

7. Gaubert (?), 1106, mort en 1108. 

8. Glarus, après 1113, 1124. 

9. Géraud, 1141, 1147. 

10. Bernard, après 1147, H 81. 
il. Bertrand, 1182. 

12. Philippe, 1196. 

13. Laurent, 1217. 

14. Pierre, 1241, 1247. 

15. Géraud, 1253. 

16. N..., 1285. 

17. Jean, 1309, 1311. 

18. Guillaume de Sainl-Domet, 1331, mort en 1381. 

19. André de Saint-Domet, 1381, 1402. 

20. Jean Bourgeois, 1419, 1424. 

21. Aimeric Barton, 1445, 1455. 

22. Jean d'Armagnac, 1469, mort en 1493. 

23. Jean d'Âubusson, 1493. 

24. Frère Martial Billon, mort en 1508. 

25. Pierre de La Marche, Guillaume de Saint-Marcel et François 
de Hontagnac, dont l'élection fut annulée on contestée. 

Abbés commendataires : 

26. Philippe Billon, 1525, 1529. 

27. François Billon, 1543, 1547. 

28. Mathieu Dubois, licencié en droit canon, prieur de Saint- 
André de Limoges, curé de Treignac, de Jabreilles, puis chanoine 
de Limoges, 1547, mort en 1565. 

29. Jean Jacquet, 1565, 1571 . 

30. Jean de Montmault, 1571, 1577. 

31. Mathurin Augier, 1578, 1618. 

32. Louis Châtaignier, 1627, 1633. 

33. Claude de La Croix, qui se démit. 

34. Thomas Coquille, 1635, mort en 1650. 

35. Louis Coquille, frère du précédent, 1650, mort en 1704. 

36. Jean Geneys, 1704, mort en 1747. 

37. Jean-François de L'Eglise, 1747, mort en 1768. 

38. Jean-Elie de Nesmond, 1768, 1791. 

Le Moutiei' d'Ahun. — Cure, 380 communiants. — D. 30 livres. 
—A l'autel delà Sainte-Croix, 1601, à présent de sainte Marguerite. 
— P. Evoque, 1626. Chapitre des moines d'Ahun, l'abbaye vacante, 
1565. Abbé, 1483, 1562. 1563, 1577, 1601, 1614, 1632, 1665, 1670, 
1690, 1710, 1736, 1746, 1754. 



S73 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE BT HlSTORlQflB DD LlMOUSIIf 

Vicairies fondées dans Véglise de Moutier-d'Ahun, par Guillaume, 
abbé, 1340. A l'aulel de la Sainte-Croix, jadis de saint Jean. — 
D. 15 livres. — P. Abbé doit conférer dans quinze jours, s'il est dans 
le diocèse; dans un mois s*il est absent. A son défaut le prieur dans 
quinze jours. Prieur, 1697. Abbé, 1862, 1568, 1590, 1608, 1733, 
1763. Présenta, Tévêque conféra, 1758. 

[La Croix. — Peut-^tre la même que la précédente]. 

De Saint-Jean du bost la lièvre. — P. Abbé, 1609. 

Sainte-Catherine la basse. — P. Prieur en l'absence de Tabbé, 
1624. Abbé, 1563, 1576. 

De Notre-Dame. — P. Abbé, 1563. Gilbert Mestrie, écuyer, sieur 
de la Devesche, comme mari de Jeanne du Claud, dame de Ville- 
just, 1604. 

Chatitemille, ou Chantemiolle, mal Gantornelle, Chantemeul, 
Chantenelle-le-Pauvre. — Défendu en 1622 au chapelain,- de faire 
aucune fonction curiale. — Cure, 1484, 1490, 1618, 1622. — 
F. Sainte Radegonde. — P. Non Tabbé de Bénévent. Seigneur du 
lieu, Joachim Mérigot, lieutenant en Télection de la Basse-Marche, 
1618. Abbé d'Ahun, 1618. 

SAINT-SILVAIN-DU-CHATEAU-D'AHUN (1), alias le Chantre. - 
(J'aurais dû le mettre avant le Moutier, comme plus ancien). -— 
M. Chastellain, Martyr. universaU, 16 octobre, rappelle Saint- 
Sauvan. — Agedunum^ où saint Martial fut fouetté, suivant sa Vie; 
les TuUisles Tentendent d'Ayen (Bonav., t. III, p. 36). — Mal nommé 
Ergedium dans la Vie fabuleuse de saint Martial. — Adémar (Mss.) 
dit qu*on y montrait la colonne où le saint fut attaché et flagellé 
(Bonav., t. II, p. 173, 254). C'est une colonne milliairedans la cour 
de Tabbaye. Voir mes Mém. mss, t. V, p. 80. — Prieuré. — D. 76 li- 
vres. — F. Saint-Silvain, martyrisé sur le lieu le 16 octobre vers 
Tan 407. — P. Abbé de Cluni, 1694. Abbé d'Ahun, 1558, 1559, 
1560, 1566, 1572, 1575, 1579, 1581, 1605, 1658, 1694, 1746, 1748, 
1761. [Existait en 1783 (Brousseaux, Pouillé de 1783)]. 

Cure en ville murée, 2.100 communiants. — D. 37 livres. — 
F. Même saint. — P. Evoque, 1626. Abbé d'Ahun, 1438, 1439, 
1572,1598,1626,1710. 

Communauté de prêtres, 1564. Etablie en 1436. — Z). 34 livres. — 
Sont deux. 

Dans une monnaie d'or, rapportée par Le Blanc, Adeduno vico 
fittir. 

(1) Ahun, chef-lieu de canton (Creuse). 



K>U1LLB HISTORfQUI DU DIOCÈSK DE L1M06IS 273 

Vicairies fondées dans l'église de Saint-SUvain d'Ahun, par Hugue 
le Brun, comte de la Marche et d'AngouIéme, dans son codicille du 
jeudi après l'octave de TÂssomption de Notre-Dame d'aoAt, 1303 
(Mss. 6010, Bibliot. reg., p. 565). 

De Saint Jacques et saint Philippe. — P. Chapitre des moines 
d'Ahun, en l'absence de l'abbé, 1621. Abbé, 1563, 1564, 1584, 1590, 
1598, 1636,1759, 1760,1768. 

A Tautel de la Sain te- Vierge. — P. Giles de Penavayres, cheva- 
lier, sieur de Villejust, 1473. De Panaires, 1571. Le curé et prêtres 
de la communauté disputaient en 1622 l'élection de ce bénéfice. 

De Saint Jérôme, à l'autel de Massenom. — P. Gilbert Barton, 
chevalier, seigneur de Roche-Nozil,Massenom, la Ghazette,Douson, 
Villenis et Saint-Marlial-le-Mont, 1694. 

De Saint Nicolas. — P. Annel Seguin, avec Du Boucha, 

écuyer, etPliiliberte de Gimel, sa femme, 1680. 

De Saint Jean-Baptiste ou de Malleret, 1670. — Z). 6 livres. — 
P. Abbé d'Ahun confère. Charles de ChâteauBodeau, chevalier, 
seigneur de Malleret, les Chaussades et la Prugne, 1603, 1622. 

D'Ayen. — Voyez Ayen, archiprôtré de Lubersac. 

De Sainte Catherine, 1636. 

De Saint Jacques etsaintPhilippe. — P. Abbé d'Ahun, 1590, 1760. 

De Saint Paul. — D. 6 livres. 

De Mastribut. 

Saint-Georges-près-Ahun. — Chapelle, 1566. 

De Barband. 

Compagnie de Pénitents blancs, établie en 1643. 

Sœurs de l'instruction chrétienne, dites de la Croix, sorties de 
celles de Limoges, établies en 1713. 

Saint-Jean de las fontS'leZ'Ahmiy de la multitude des fontaines. 
Il y avait un hôpital vers 1183. — Cure, 1564. Prieuré, 1566. — 
D. 29 livres. — F. Nativité de saint Jean-Baptiste. Dans une bulle 
de M 83, c'est saint Jean l'Évangéliste. — P. Prieur de Saint-Gérald 
de Limoges, 1564. Le roi, depuis l'union du prieuré de Saint-Gérald 
à l'hospice de Saint-Alexis, 1765 [N... de Puyferat possédait en 1783 
(Brousseaux, Pouilté de 1783)] . 

Masforty bâtie en 1675. — (ihapelle rurale. — F. Saint Joseph. 

SAINT-YRIEZ-LES-BOIS (1), le Boust en 1406, près la Saunière 
en 1327, mal près Urlry. — Cure, 950 communiants. — D. 30 livres. 
— F. Saint Irier, abbé. — P. Evoque, 1669. Abbé d'Ahun, 1671, 
1603, 1609, 1633, 1639, 1729, 1768. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

[\) Commune du canton d'Ahun (Creuse], 



I 



274 SOCiftTt AIICBÉOLOGIQUE RT B18T0IIIQUI DU LIHOOSIN 

LASOUNIÈRE (4), ou Saulnière, Souneria, mal Sounerie. — Cure, 
330 coramunianls. — 1). 30 livres. — F. Nativité de ia Sainte- Vierge, 
et saint Pierre et saint Paul. — P. Abbé d^Ahun, 1561, 1648, 1716, 
1740,1749. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

Vicairie du Terrai!, 1464. — A Tautel de Saint-Nicolas. — P. De 
Lutta, du village du Mas, paroisse de Saint-Symphorien, 1564. 

SAINT-MARTIAL-LE-MONT (2), de Monte [proche de Thou, où ce 
saint commença de prêcher en entrant en Limousin (Bonav., t. II, 
p. 258)]. — Cure, 400 communiants. — D. 30 livres. — F, Saint 
Martial de Limoges. — P. Abbé d'Ahun, 1596, 1642, 1645, 1706, 
1736. 

Communauté de prêtres érigée le 6 août 1509. 

Chantaud. — Chapelle; vicairie, 1561. — D. 5 livres. — Défendu 
en 1623 et 1626 d'y faire aucune fonction. — F, Sainte Magdelaine. 
— P. Chapitre des moines d'Ahun, 1626. Prieur claustral, 1752. 

FRANSÈCHE (3). — Cure, 980 communiants. — Z>. 76 livres. — 
F. Saint Pierre, apêlre, et saint Denis. — P. Evoque, 1691. Abbé 
d'Ahun, 1490, 1646, 1662, 1719. 

Communauté de prêtres, 1564. 

La Roche-Nozil, ou Rupe-Nozil, ou Nouzille. Par arrêt du Parle- 
ment de Paris du 14 août 1704, le chapitre de la cathédrale est 
maintenu en possession de la collation et nomination de ce prieuré, 
autrefois cure. — Cure, 1484, 1490, 1538 ; prieuré séculier. — 
D. 26 livres. — F. Saint Maurice et saint Sébastien. — En jan- 
vier 1488, les chanoines de la cathédrale devaient faire unir cette 
église à la leur. — P. Gilbert Barton, écuyer, sieur de La Roche- 
Nouzil, Massenon, 1697. Evêque conféra, 1698. Aquilaire de la 
cathédrale présenta et le chapitre conféra, 1474, 1505, 1515, 1537, 
1538, 1540, 1575, 1589, 1697, 1698 [N Boërie ou Boëry possé- 
dait en 1783 (Brousseaux, Rouillé de 1783)]. 

LA ROCHETTE (4), Rupeta. — Cure. 890 communiants. - 
D. 37 livres. — F. Saint Pardoux, abbé. — P. Abbé d'Ahun, 
1470, 1636, 1647, 1659, 1695, 1738, 1739. 

Ceyva. Rebâtie en 1745. Chapelle. — F. Saint Antoine, abbé. — 
P. A la commanderie de Chambereau. 



(i) Commune du cantou de Guéret (Creuse). 

(2) Commune du canton de Sainl-Sulpice-les-Champs (Creuse). 

(3) Commune du canton de Saint-Sulpice-les-Champs (Creuse). 

(4) Commune du canton d'Aubusson (Creuse). 



POUILLÊ HISTORIQUE DU DIOCÈSE DE LIK06BS 975 

E VAUX (1 ], Evaonium, Envahonium, Evahonum, Evahonium, capi- 
tale (le la Gombraille. Montégut en Auvergne avait ce rang aupa- 
ravant. Evan (Spicilegr, t. II, p. 355). Evaunum, Vallaunum, Vel- 
launum{Spicileg.,i. IV, p. 667), mal nommé Hovoux,Huyon,Euvoux, 
Havers, Havars, Saint-Pierre de Mayon. — Envahon (Jaille, Vie de 
Louis de Bourbon, p. 426). — Esnon {Dict, général, 1757). — Gré- 
goire de Tours l'appelle Vicus Evaunensis [Glor. confess., c. 81). 
C'est le preftiier auteur qui en parle. — Evon(Godefroi, Hist. de 
Charles Vil, p. 408). — Evo, diocèse de Bourges, au pays de Bour- 
bonnais (Fodéré, p. 9).— Envahon, en 1538 {Simp., t. III, p. 618). 
Evanum, en 945 (Baluze, Hist, Tutel., col. 367). — Deux médecins 
en parlant des eaux chaudes de cette ville rappellent Esvaon, 
Evos, Evahon (Banc, La merveille des eaux naturelles de la France, 
fol. 15 etl29. — Duclos, Observations sur les eaux minérales, p. 28, 
56, 67, etc). — Peut-être Avalena, dont il est parlé apud Labbe 
(t. II, Nov, BibL, p. .538), dans un pays tout couvert de montagnes. 
Mais Baluze, dans une lettre à la fin du 1" tome de ï Histoire de la 
Maison d'Auvergne, p. 20, fait voir qne cet Avalena était du côté 
de Tulle. Ausone dans une épigramme sur une fontaine qui de 
son temps était au milieu de Bordeaux et qui s'appelait Dévonne : 
Divona celtarum lingua fons addile Divis. — Les chroniques du 
xin* siècle avancent qu'un prétendu Duratius, gouverneur de 
Limoges, fit construire et paver de marbre les bainsd*Evaux, à 
l'honneur d'Auguste (Bonav., t. III, p. 20 et 21). Elles ajoutent que 
Evolius, troisième successeur de saint Martial, se cacha dans la 
solitude d'Evaux pour fuir la persécution (p. 70). 

Boson d'Aubusson élait abbé laïque d'Evaux en 945 (Baluze, 
Hist. Tutel. , col. 367, 369). — Prévôté, ordre de Saint-Augustin. 
— D. 939 livres. — F. Saint Pierre, apôtre. 

Adémar, moine de Sainl-Cibar d'Angoulême, mort en 1034, 
assure dans un sermon manuscrit que le prétendu duc Estienne, 
converti par saint Martial, avait donné ce lieu à la cathédrale de 
Limoges dès le premier siècle de TEglise. — Les chanoines régu- 
liers de la congrégation de France, province d'Aquitaine, y furent 
introduits le 20 octobre 1634 (Gall. Christ., t. VII, col. 779). — 
D. 609 livres. 

P. Evoque, puis électif, le roi, 1594, 1608, 1634, 1659. —Dès 
1714, le roi avait consenti à Funion de cette prévôté à la mense 
capitulaire de la Sainte-Chapelle de Biom, diocèse de Glermont, 
mais le pape refusa les bulles. Le chapitre en prit possession sur 
un arrêt du conseil en 1719. 

(1) Chef-lieu de canton (Creuse). 



Î76 SOCtÉTi ARCHtOLOGIOOV KT H18T0RIQUK DU LUfOUSlR 

Le roi informé de la modicité da reveDU dudit chapitre, ëvalaé 
à 1,970 livres 16 sols, et les charges à 1,172 livres, el de la néces- 
sité de contribuer à ce que le service divin s'y put faire avec la 
dignité requise, que le trésorier et les chanoines pussent avoir un 
entretien et une subsistance raisonnable, consentit le 10 mars 1719, 
une seconde fois, à Tunion de celte prévôté dont les revenus furent 
évalués à 8,076 livres 12 sols, et les charges à 6, 777 livres, sous 
les conditions que là nomination de la cure d'Evaux appartiendra 
au chapitre d'Evaux, composé de chanoines réguliers de Sainte- 
Geneviève; la présentation et collation des prieurés et bénéfices 
simples dépendants de ladite prévôté appartiendra à l'avenir à 
Sa Majesté ; les cures ou prieurés-cures du diocèse de Limoges, 
ainsi qu'elles seront marquée^ plus bas; celles de Glaire, Le Prat, 
Epineuil, àrgentie, Yernusse et Neuilhé, diocèse de Bourges, à la 
nomination et présentation des dignités et chanoines dudit chapi- 
tre en corps, et le surplus des cures el prieurés-cures dépendants 
de ladite prévôté, situées dans les diocèses de Bourges el de Cler- 
mont en Auvergne, seront à la collation de l'archevêque ou évéque 
diocésain. A la charge audit chapitre de la Sainte-Ghapelle d'en- 
tretenir dans leur église un diacre, un sous-diacre, un sous-chanlre 
et deux enfants de chœur, et d'acquitter les charges el fondations 
de la mense prévôtale d'Evaux. 

Le pape consentit à cette union par bulle du 12 mars 1731. 

Le décret fut donné le 30 avril 1734. Ils en prirent possession 
le 15 août 1738. 

Offices claustraux : 

Sacristie. — Z). 225 livres. — P. Prévôt d'Evaux, 1557, 1538, 
1559, 1576; fut unie par bulle du 7 mars 1577 à la mense conven- 
tuelle pour fournir à l'entretien de quatorze chanoines réguliers, 
qui étaient alors à Evaux. 

Ghantrerie. -- P. Prévôt d'Evaux, 1559. 

Gelererie. — P. Prévôt d'Evaux, 1564. 1586, 1591. 

Aumônerie. — P. Prévôt d'Evaux, 1558. 

Chambrerie, avec l'annexe de Saint-Jacques d'Auzance. — 
B. 59 livres. — P. Prévôt d'Evaux, 1586, 1593, 1599, 1606. 

Pitancerie. — P. Prévôt d'Evaux, 1559, 1575, 1582. 

Infirmerie. - P. Prévôt d'Evaux, 1559, 1566, 1593. 
. Bailie, ou le Baslère, ou maître d'œuvre, œdificator operis, on 
magister operis (du mot baslir), qu'on traduisait en 1487 par bas- 
tisseur; avec une prébende. — P. Prévôt d'Evaux, 1555, 1565, 
1578, 1603, 1606. 



rOOlIXi HlSTOaiQVB ftO DIOCàSB DR LIMOGBS 277 

Prébende de Saint-Amand, suivant le Fouillé. —Inconnue. — 
Elles étaient toutes unies à la mense conventuelle (1). 

Prévôts d'Evaux : 

i. Widrad, Widradus, 936. 

2. Ludovicus, 1041. 

3. Geraldus, yers 1108. 

4. Umbertus Folia, ou Lafola, entre 1120 et 1136. 

5. Gaufridns, 1158. 

6. Bernardus, 1176. 

7. Hugo de Valle, 1198. 

8. Stephanus Dorbases, 1204. 

9. Nicolaus, 1209. 

10. Johannes, 1225. 

11. Guillaume, 1267. 

12. Amelius, élu en 1292. 

13. B , 1309. 

14. Renaldus, 1342. 

15. Ludovicus de Tineria, De Tinière, 1352. 

16. Johannes de Tineria, élu le 26 août 1361, 1409. 

17. Joannes de Gardia, 1429. 

18. Lancelot de Lusignan, prévôt commendataire par provisions 
du 18 février 1434. 

19. Léonard de Montibus, prév6t commendataire, 1439. 

20. Ludovicus de La Grandfa, 1462. 

21. Jean de Bourbon, évoque du Puy, 1474, 1485. 

22. Jean de TEsclnse, élu en 1485. 

23. Jean Jabault, 1505. 

Commendataires : 

24. Pierre du Ghastel, grand aumônier de France, évéque de 
Tulle, 1541. 

25. Bernard deRuthye, grand aumônier de France, 1652, 1566. 

26. Menault de La Carre, aumônier du roi, 1556, 1581. 

27. Arnaud de Johanne, 1585. 

28. François Mazeron, 1595. 

29. Guillaume de La Porte, 1604. 

30. Nicolas Longés, docteur en théologie, conseiller, aumônier 
du roi, abbé de N.-D. de Savigny, 1607, 1635. 

(1) Un feuillet supplémentaire, dont il ne reste que la trace, contenait 
la liste des prévôts d*Evaux. Je la donne ici d'après celle qui a été publiée 
par M. P. de Gessac {Mém, Soc. des Sciences de la Creuse, VI, p. 101). 

T. un 18 



i78 SOCIÉTÉ ARCRB0L06IQUK BT RlSTOftlQOB DU LIVUUSIir 

31. François Poitevin, 1635, se démit en faveur du suivant 
en 1660. 

32. Victor Méliand, évéque de Gap, puis d'Aleth, aumônier de 
la reine-mère, 1660, démissionnaire en 1698, mourut en 1713. 

Vicairie. — A Taulel de Saint-Michel. — P. Prévôt d'Evaux 
confère. Noble Pierre Perreau, sieur du Chaslenier, 1874. 

Cure régulière en ville murée. —4,850 communiants. — Z>. 60 li- 
vres.— F. Assomption de la Sainte-Vierge. — P. Evéque, 1557, 1600, 
1719. Prévôt d'Evaux, 1614, 1622. Prieur claustral avec le chapi- 
pitre, 1642, 1651, 1679, 1681, 1682, 1684, 1722. Et depuis runion 
de la prévôté, 1743, 1751, 1753, 1774. 

Communauté de prêtres, étaient neuf en 1564. — Néant. 

Vicairie. — A l'autel de saint Georges. — P. Prévôt confère. 
Mercier, veuve de Alamargol, sieur des Crozades, avec autres 
Mercier deBienassi, 1709. 

Autre de Saint-Bonnet dans les faubourgs, 1495. — P. Prévôt 
d'Evaux, 1558, 1566, 1580, 1607, 1608. 

Saint-Martial. — Chapelle, 1636. Ruinée. 

Notre-Dame-de-Pilié. — Des religieuses de Tordre de Saint-Benoit 
s'y établirent en 1630, sous la juridiction de Tévéque. Il n'y en avait 
qu'une seule dont le revenu ne s'élevait qu'à 160 livres, et depuis 
dix-sept-ans aucune fille ne s'était présentée avec une dot suffi- 
sante pour y prendre l'habit, lorsque cette communauté fut suppri- 
mée en 1649. 

La Roche-Aymon, où demeurait Aymon. — Succursale. — 
F. Saint Biaise. 

Cf>ron. — Chapelle rurale. — Les habitants de neuf villages 
représentèrent qu'étant éloignés au moins d'une grande lieue de 
l'église paroissiale, en pays de montagnes, sujet aux neiges, par 
des chemins inaccessibles, ils ne pouvaient commodément aller à la 
messe la plus grande partie de l'année; encore moins les vieillards, 
les femmes malades, enceintes, nourrices, enfants et serviteurs ; sur 
quoi il leur fut permis en 1623 de bâtir une chapelle, d'y faire 
célébrer la messe les dimanches et fêles par un prêtre approuvé de 
l'ordinaire, sans les décharger du service qu'ils doivent à la 
paroisse, ni qu'on y puisse administrer aucun sacremeut que dans 
l'urgente nécessité. 

Sainte-Magdelaine d'Entr aiguës, inter aquas, à présent sur la 
paroisse de Sainte-Radegonde, diocèse de Bourges. — Chapelle 
ruinée. — P. Prévôt d'Evaux, 1592, 1606. — Saint Marien mourut 
i Eniraigues vers l'an 513 (Ruinarl, Greg. Turon, col, 964). 



iPOUlLLé B18T0RIQUB DU DlOCàSB DE UMOOSS t79 

SAINT-PARDOUX-LE-PAUVRE (1), alias des Bois, mal de 
Lexouëre. Ordonné en 1495 de bâtir celte église. Cure, 184 commu- 
niants. — D. 8 livres. — F. Saint Pardoax, abbé. — P. Prévôt 
d'Evaux, 1559, 1605, 1662,1704, 1711. Trésorier de la Sainle-Oha- 
pelle de Riom depuis l'union de cette prévôté, 1739, 1750, 1761. 

BOUSSAG-LES-EGLISES (2), alias Le Bourg, mal Gousac-le-Bouc. 
Buciacum vers Tan 1000. — Sur le ruisseau de... Voyez Boussac- 
Ghâteau. 

Prieuré-cure, 900 communiants. — D. 67 livres. — F. Saint 
Martin de Tours. — P. Prévôt d'Evaux, 1605, 1638. Trésorier de 
la Sainte*GhapeUe de Ripm depuis l'union de la prévôté, 1743. 

Notre-Dame. — Ghapelle rurale. — F. Assomption de la Sainte- 
Vierge. — P. Ges deux églises étaient unies en 1555. 

Il faudra mettre Ghâlellet-André, Parsac, Aleyrac, à proportion 
que le trésorier de la SainteGhapelle de Riom y nommera. 

PARSAG (3), mal Parsiac d*ouvers. On veut apparemment dire 
Percé pour Parsac (4). — Prieuré-cure, 1280 communiants. — 
D. 102 livres. — F. Ordination de Saint Martin de Tours, 4 juillet. 
Prévôt d'Evaux, 1635, 1705. Trésorier de la Sainte-Ghapelle de 
Riom depuis l'union de la prévôté. 

Gomrounauté de prêtres, 1564. — Néant. 

Saint' Jacques. — Ghapelle en ruine, 1636. — P. A la prévôté 
de Chambon Sainte- Valérie. 

Notre-Dame. — Ghapelle rurale dont le curé prit possession en 
1562. 

Chapelle rurale. — F. Sainte Magdelaine. — P. A la comman- 
derie de Blaudeix. 

ALEYRAG (5), Alleyrac, Leyrat, Layrat. — Leyrac, 1362 (Baluze, 
Hist. Mais. d'Auvergne, t. II, p. 162). Alayrac en 1334 {idem, 
p. 160). Est dit annexe de Sainl-Pierre-le-Bost, 1516, 1554, 1562, 
1567, 1623, 1625, 1626, 1636. —Cure. 380 communiants. —/). 37 li- 
vres. — F. Saint Désiré de Bourges, 8 mai, et la Sainte-Croix. — 
P. Evéque, 1718. Prévôt d'Evaux, 1563, 1679. Trésorier de la 
Sainle-Ghapellè de Riom depuis l'union de la prévôté. 

(1) Commune de Sannat, canton d'Evaux (Creuse). 
(9) Commuoe du canlon de Boussac (Creuse). 

(3) Commune du canlon de Jarnages (Creuse). 

(4) Voir cl-iaprès l'article Nailhac, dans rarchiprôtré de Bénévent. 

(5) Commune du canton d'Aabasson (Creuse). 



980 SOCIÉTé ARCHÈOLOGIOUB KT B18T0RIQUB DU LIXOUSIN 

• 

GHâTELLET-ANDRË (1) ou Gliâtean. — Cure, 380commuDiaats. 

— D. 30 livres. — F. Saint Martial de Limoges, jadis saint André. 

— P. Prévôt d*Evaux, 1639, 1641 , 1686, 1689. Trésorier de la Sainle- 
Ghapelle de Riom depuis l'union de la prévôté. 

Saint-Godin et ses compagnons, honorés ici ie 1*' septembre du 
temps de Bernard Guidonis {Apud Labbe, 1. 1, p. 638). Le P. Bona- 
venture (1. II, p. 21) ne savait s*il s'agit du Ghàtenet, monastère de 
filles, près de Limoges, ordre de Grandmont. 

Ghapelle ruinée. 

RETERRE (2) ou Reauterre, Rubra ou Rubea terra, mal Terre 
rouge. — Prieuré-cure, 960 communiants. — D.37 livres. — F.Ordi- 
nation de Saint Martin de Tours. — P. Evéque, 1731. Prévôt 
d'Evaux, 1474, 1831, 1888, 1603, 1612, 1683, 1689, 1690, 1696. 
Ghapitre de la Sainte-Ghapelle de Riom, 1746. 

Gommunauté de prêtres, 1864. — Néant. 

SAINT-PIERRE-LE-BOST (3) ou Des Bois, mal Le Bosque. Annexe 
d'Alleyrat, 1404, 1484, 1638. — Cure, 360 communiants. — D. 30 li- 
vres. — F, Saint Pierre-ez-liens. — P. Abbé du Bourgdieu, 1897. 
Prévôt d'Evaux, 1816, 1862, 1618, 1689. Ghapitre de la Sainte- 
Ghapelle de Riom, 1780. 

Il faudra mettre Tarde et Peyral-rAnnonier à proportion que le 
chapitre de la Sainte-Ghapelle de Riom y nommera. 

TARDE (4^. — Gure, 360 communiants. — D. 37 livres. — F. Saint 
Pierre, apôtre. — P. Prévôt d'Evaux, 1884, 1888, 1874, 1878, 1899, 
1701. Ghapitre de la Sainte-Ghapelle de Riom, 1769. 

La Rrugère. — Ghapelle. — F. Nativité de Saint-Jean. — P. A 
la commanderie de la Groix-aux-Baulds. Peut-être La Brugère en- 
Sermur. 

PEYRAT-L'ANNONIER (8). — Gure régulière, 1400 communiants. 

— D. 76 livres. — Peyrat-le-Nouger, 1800, dont était seigneur 
Christophe Barlon de Massenom. — P. Prévôt d'Evaux, 1419, 1810, 
1870, 1872, 1607, 1608, 1670, 1719, 1728, 1732. Ghapitre de la 
Sainte-Chapelle de Riom [F. Saint Vincent, martyr]. 

Gommunauté de prêtres, 1864. — Néant. 
Vicairie, 1471. 

(I) Commune de Budelière, canton de Chambon (Grense). 
(i) Commune du canton d'Evaux (Creuse). 

(3) Commune du canton de Boussac (Creuse). 

(4) Commune du canton de Cbamboo (Creuse). 
^5) Commune du canton de Chénérailles (Creuse). 



POOILLS HlSTOaiQUe DU DiOCftSR DE LIMOGKS î%\ 

BONLIEU (1), BonuslocuSy jadis Mazerola, Mazerolles. — Abbaye 
ordre de Giteaux, fille de Dalon. — D. 609 livres. — Fondée en 
1121 par Amélius, seigneur de la châtellenie de Ghambon en 
Gonabraille [Gall. christ, nov., t. II, col. 628, eiinstr., col. 199).— 
Anaélius de Ghambon, père d*Alard et d*Aubert, donna à Gérald, 
serviteur de Dieu, le mas de Hazeroles entre les mains d'Eustorge, 
évéque de Limoges. Après la mort de Gérald, les frères qui vivaient 
dansée lieu, se donnërenlet ce lieu à Téglisc de Dalon et à Roger 
qui en était abbé, par le conseil dé l'évoque Eustorge, de Guil- 
laume, archiprétre, et d'Amélius, fondateur. Gelui*<;i donna celte 
terre à Tabbé de Dalon, Roger, pour construire une abbaye; Tévé- 
que Gérald appela cet endroit bon /teu, y intronisa le couvent et 
Tabbé Tan 1141, le 26 octobre (6a//. christ, not?., t. II, instr., 
col. 199, 200). 

Sont deux. — Filiation de Pontigni. — D. 532 livres. 

Abbés de Bonlieu (2) : 

1. Pierre de Saint-Julioo, H21, mort en 1151. 

2. Gérald du Monleil, 1151, 1174. 

3. Jean deGomborn, 1174, 1195. 

4. Bernard de Saint-Marc^ 1195, 1200. 

5. Thomas, mort Tannée de son élection, 1200. 

6. Armand, 1200, 1215. 

7. Aimeric de Saint-Hilaire, se démit en 1224. 

8. Guillaume Bertrand, mourut en 1227. 

9. Pierre de Reterre, siégea un an. 

10. Hugues, mort en 1230, siégea quelques mois. 

11. Jean de Mainsac, se démit en 1237. 

12. Renaud Valette, 1239, mort en 1260. 

13. Adémar, 1263, 1281. 

14. Bernard, 1282, mourut en 1296. 

15. Thomas de Beaumont, siégea dix ans. 

16. Ebolus, 1306, mourut en 1334. 

17. Guillaume de Genouillac, 1334, 1368. 

18. Pardoux de Lyders, mourut en 1393. 

19. Jean Marien de Mordet, gouverna huit ans, mourut en 1402. 

20. Roger de Saint-Avit, siégea trente-six ans, et mourut en 1438. 

21. Pierre de Saint-Avit, neveu du précédent. 



(I) Commune de Peyrat-la-Nonière, canton de Chénérai Iles (Creuse). 
(9) Un feuillet supplémentaire, qui a disparu, contenait la liste des abbés 
de Bonliea. Elle a été publiée par M. Roy de PierreHie, à qui je remprunte. 



982 sociéré archéologiqur kt historique du limousin 

Abbés commendataires : 

S2. Guillaume (et non Gilbert) de Saiot-Avit, neveu du précédent, 
1499. 

23. Guy de Saint-Àvit, 1506, 1540. Quelques manuscrits portent 
Jean de Sain t-Â vit en 1529. 

24. François des Greniers. 

25. Jean Damolettes. 

26. Jean de Saint-Avit, neveu de Guy, 1560, résigna au suivant 
en 1571. 

27. Pierre Det, 1571, mourut en 1583. 

28. Jean Buysson, 1583, se démit en 1588. 

29. Gilbert Mourelon, 1588, 1600. 

30. N... de Bigny. 

31. Annel de La Roche-Aymon, 1625. 

32. Benaud de La Roche-Aymon, 1643, 1646. 

33. Nicolas de La Saigne de Saint-Georges, 1646, résigna à son 
frère le 5 novembre 1652. 

34. Antoine de La Saigne de Saint-Georges, 1653, 1702. 

35. Antoine Siccaud ou Seiclault, 1707, qui fut évéque de Sinope 
en 1711. 

36. Antoine-Charles de La Roche-Aymon, 1734, 1740, se démit. 

37. François de Vigier, 1743, mourut en 1759. 

38. Joseph Desmarais, 1759, se démit en 1776. 

39. N... d'Estrées, nommé en 1776. 

40. François de Chabans de Richemont, 1787, mourut déporté 
sur les pontons de Rochefort le 19 juillet 1794. 

CHAMBON-SAINTE-VALÉRIE (1). — Cambonium, Campus bonus 
(Adémar, apiid Bonav., t. II, p. 600). De ces trois à quatre cents 
peuples (Danville, p. 27) que quelques auteurs de l'antiquité, 
Plutarque, Appien, attribuent à la Gaule. M. de Valois, Notit. 
Gall.y p. 120, a jeté les yeux sur cet endroit pour fixer la position 
des Cambiovicenses de la Table thëodosienne, voisins de Agendicum 
et de Aquas Nisinei. Pourrait-on l'expliquer d*Ajaing à cinq lieues 
de Chambon, et des eaux d'Evaux, qui n'en sont qu*à une lieue? 
M. Danville (p. 195) aurait fort désiré pouvoir étayer la conjecture 
de M. de Valois de quelque preuve particulière. ChamboD n*est 
connu qu'au ix* siècle par un noonastère où se retirèrent des soli- 
taires pour se cacher du monde. 

Prévôté. Est dite église collégiale en 1473. — D. 1016 livres. 

(I) Chef-lieu de canton (Creuse). 



fOIJILLi BISTORIQUE DU DIOCÈSE DK LIMOGES 283 

— F. Sainle Valérie de Limoges. — P. Non Tabbé de Saint-Augus- 
tia-lez-Limoges, mais celai de Saint-Martial. Elective, 4572. Le roi, 
1597, 1609, 1697, 1703. Unie au grand prieuré de Gluni en 1708. 
Abbé de Cluni, 1749. 

Adémar, moine de Saint-Gibar d'Angouléme (Bonav., t. II, 
p. 376, 600) dans un sermon manuscrit assure que le prétendu duc 
Estienne avait donné ce lieu possessionem villœCambonensisk&diini' 
Marlial de Limoges. Mais cet auteur est trop inexact sur ce qui 
s*est passé de son temps pour être cru sur des choses si reculées. 
Abbon, abbé dudit Saint-Martial, y fit bâtir un monastère vers Tan 
837 et y mit un proviseur. Il y fit transporter les reliques de sainte 
Valérie le 17 mai (Mss. et Bonav., t. II, p. 601). Les reliques de 
sainte Valérie lui ont donné son surnom. 

Ils se soumirent à Cluni en... Sont six, étaient trente en 1239. — 
D. 609 livres. Province d'Auvergne. — Voyez mes Mém., t. IV, 
p. 211, 

Offices claustraux : 

Chambrerie, avec les annexes de La Borne et de Sainle- Valérie 
de Montgazon, diocèse de Glermont. — D. 89 livres. — P. Prévôt 
de Chambon, 1569, 1719, 1722, 1727, 1733, 1756, 1766. 

Sacristie. — P. Abbé de Cluni, la prévôté vacante, 1709. Prévôt 
de Chambon, 1714, 1720, 1723, 1733, 1734, 1756. 

Infirmerie. — D. 102 livres. — P. Prévôt de Chambon, 1586, 
1710, 1719, 1722, 1733, 1772. 

Réfectorerie, 1557. 

Maîtrise d'œuvre, magister operis, 1371 (1). 

Vicairie de saint Jacques et de saint Philippe. — P. Prévôt de 
Chambon, 1583. 
Autre Saint-Michel. — P. Prévôt de Chambon, 1722. 



(i) La liste des prévôts de Chambon ne se trouve plus dans le manuscrit 
de Nadaud. Voici ceux qui me sont connus : Emenou, prévôt en 1088 et 
1089. — Gérald, vers 1100. — Humbaud, M9Î. — Almeric de Lastours. — 
Jordain de Malemort. — Hugues, aUcts Guy de ViHelume, 1499, 1457 et 
1477. — François-Guillaume Anzelme, 1506. — Jean de Saint-Avit, 1560. 
— Noble Frère Austrégile de Frémont, 1609. — François de Montaignac; 
1621, 1638. Le 19 juillet 1695 il est qualifié prévôt antique de Chambon et 
prieur de Moûtier de FeUelin. — René de Montaignac, 1639, 1638. — 
André Peytaud, abbé» prévôt commendataire, 1678, 1687. — N... de Paris, 
avant 1702. — N... Domergues, 1709. — Jean Marin, 1731, 1728. — Dom 
Jacqnes de Maillé, grand prieur de Cluny, en cette qualité prévôt de 
Chambon, 1733, 1747. -^ Dom Philibert Jurançon de Rochebrune, docteur 
de Sorbonne, grand prieur de Cluny, en cette qualité prévôt de Chambon, 
4751, 4791. 



28 i SOCIÉTÉ AKCHÉ0L001QUX ET HISTORICtlK DO LIVOOSIH 

^ Autre de la Passion, alias de Gou(3« de la Croix, 1473, 1483. — 
A rautel de la Sainte-Croix. — P. Prévôt de Ghambon, 1K56, 1S69. 
Antre de Saint-I^ger. — D. 18 livres. — P. Prévôt confère, 
Philippe du Puy, écuyer, sieur de la Gravière et la Hichette, con- 
seiller au parlement de Paris, comme baron de Barmont, 1S68, 
1883, 1884. François de la Roche-Aymon, chevalier, seigneur de 
Mainsac, Le Ghier, Roussines, 1898, 1899. Michel, sieur de Lilbé, 
la Chenal, etc., 1720. 

SAINT-MARTIAL-DE-CHAMBON, cure en ville murée, 1.430 
communiants. — 0. 30 livres. — F. Saint Martial de Limoges, 
jadis avec saint Jean Tévangéliste et la Sainte-Croix. — P. Evéque 
1694. Prévôt de Chambon, 1876, 1603, 1604, 1631, 1676, 1694, 
1698, 1708, 1789. 

Communauté de prêtres érigée en 1434. — Néant. 

Saint'Eloi. — Chapelle. — P. Au monastère de Chambon. 

Vicairie de Saint-Austrille, au château de Barmont. — P. Philippe 
du Puy, conseiller au parlement de Paris, sieur de Saint- Valérien, 
comme baron de Barmont, 1874, 1883. Marie-Pétronille de Ville- 
lume de Barmontet, paroisse de Yernegeol, diocèse de Glermont, 
veuve de Jean Aulhier, chevalier, sieur de Yillemontet, 1728. 

SOUMANS (1), mal Sousinan. — Prieuré. — D. 188 livres. — 
F. Saint Martin de Tours. — P. Prévôt de Chambon, 1884, 1870, 
1878, 1886, 1619, 1621, 1648, 1668, 1684, 1689, 1708. 1716, 1720, 
1722, 1728,1729, 1730, 1732, 1739, 1772. [Dom Chevrier possédait 
en 1783 (Brousseaux, Pouillé de 1783)]. 

Cure, est dite annexe de Lussac-les-Noues, 1690. — 680 commu- 
niants. — D. 30 livres. — F. Même saint. — P. Prévôt de Cham- 
bon, 1863, 1878, 1648, 1668, 1689, 1708, 1739. 

Monlebrat. — Chapelle rurale. - F, Saint Biaise. 

BORT-BOURNIOUX (2), alias BortSaint-Sulpice, mal Borie, ou 
Bort-Saint-Georges. — Prieuré. —D. 28 livres. — F. SaintSulpice de 
Bourges et saint Georges. — P. Prévôt de Chambon, 1860, 1862, 
1863, 1603, 1614, 1627, 1681, 1668, 1669, 1689, 1702, 1710, 1723, 
1731,1787, 1763. 

Cure, 800 communiants. — D. 37 livres. — F. Mômes saints. 
- P. Prévôt de Ghambon, 1889, 1614, 1681, 1668, 1669, 1684, 
1689, 1723, 1731. 

(I) Commane do canton de Boussac (Creuse). 
(9) Commune du canton de Boussac (Creuse}. 



POUlLLi HISTORIQUE DU DIOCÈSB DK LIMOGIS 385 

TROISFONTS (1), de tribus fontibus. — Cure, 14S coramunianls. 

— Z). 8 livres. — F. Saint Sulpice de Bourges. — P. Evéque, 1678. 
Prévôt de Chambon, 1571, 1627, 1630, 1660, 1704, 1723, 1749, 
1760, 1765. 

GOUZONIAT (2), Gosonniat, Goyonhac (Bonav., t. III, p. 3Î0), 
mal Gasongnac. — Cure, 280 communiants. ^ A. 30 livres. — 
F. Saint Pierre-ez-Liens. — P. Non Tabbé de Solignac. Evéque, 
1691, 1704. Prévôt de Chambon, 1618, 1635, 1665, 1703, 1704. 

AUGE (3), ou Augiat [en lalin Augia]. Le P. Bonav., (. III, p. 320. 
Augier. — Prieuré. — F. Saint Symphorien, jadis saint Timoléon 
et la Sainte-Croix. — P. Prévôt de Chambon, 1474, 1516, 1570, 
1610, 1613, 1616, 1626, 1647, 1654, 1661, 1691, 1695, 1708, 1719, 
1727, 1731, 1748, 1758, 1766. [Existaken 1783 (Brousseaux, PouiUé 
de 1783)]. 

Cure, 180 communiants. — D, 30 livres. — F. Mêmes saints. 

— P. Prévôt de Chambon, 1561, 1610, 1616, 1625, 1647, 1654, 
16i51, 1691, 1695, 1708, 1733, 1748. 

VERNAGES (ou Vernège] (4). — Prieuré. — F. Saint Christophe, 
jadis la Sainte-Vierge. — P. Prévôt de Chambon, 1663, 1639, 1742, 
1746. [Existait en 1783 (Brousséaux, Pouillé de 1783)]. 

Cure, 185 communiants. — F. Mêmes saints. — P. Evéque, 1633. 
Prévôt de Chambon, 1407, 1511, 1636, 1639, 1654, 1719. 

VIERSAC, ou Viarsac (5). — Prieuré. — D. 24 livres. — F. Saint 
Sulpice de Bourges et saint Biaise. — P. Prévôt de Chambon, 1728, 
1740, 1769. [Dom Dupont possédait en 1783 (Brousséaux, Pouillé 
de 1783)]. 

Cure, 336 communiants. — D, 30 livres. — F. Mêmes saints. 

— P. Prévôt de Chambon, 1609, 1666, 1766, 1767. 
Barouché. — Chapelle rurale, ruinée. — F. Saint Michel. 

COMBRAILLE, Combralhia (6). - M. de Valois, Notit. gall., 
p. 152, croirait aisément qu'on a d'abord appelé la province qui 
porte ce nom Convallia, et qu'ayant changé la lettre V en B, on a 

(1) Commune du canton de Jarnages (Creuse). 
(9) Comnruipe du canton de Jarnages (Creuse). 

(3) Commune du canton de Chamboo (Creuse). 

(4) Commune du canton de Chambon (Creuse). 

(5) Commune du canton de Chambon (Creuse). 

(6) Commuqe de Viersat, canton de Chambon (Creuse). 



986 SOGIÉTi ARCHftOLOGIQOB ET BlSTOftlQQK UO LIMOUSIN 

dit d'abord Comballiay puis Combrallia. A la vérité ce pays, toal 
couvert de montagnes et de bois, est composé de valions. — Cure, 
145 communiants. —.0. 12 livres. — F. Sainte Magdelaine. — 
P, Evéque, 1642, 1665, 1678, 1683. Prévôt de Chambon, 1602. 
1620, 1631, 1643, 1644, 1649, 1654, 1659, 1691, 1704, 1716 1721, 
1726, 1739, 1747, 1752, 1769. 

Maladrerie de fondation royale, suivant les pouillés. — P. Grand 
aumônier. — Néant. 

LESPAUD, Spauldum (l).~Cure, 160 communiants. — /). 37 li- 
vres. — F. Saint Nicolas de Myre. — P. Prévôt de Chambon, 
1474, 1481, 1574, 1607, 1643, 1728, 1734. 

SAINT-SORNIN PRÈS-CHAMBON (2). Cure, 280 communiants. 

— D. 30 livres. — Saint Saturnin de Toulouse, jadis la Sainte-Croix. 

— P. Prévôt de Chambon, 1477, 1513, 1569, 1577, 1604, 1651, 
1656, 1675, 1691, 1695, 1708, 1720, 1733, 1764. 

CHAMBONCHARD (3), ou Chambon-sur-le-Cher, de Cambonio 
caro. Boson, comte de la Marche, en détruisit le château, vers 
Tan 974 (Adémar, p. 167). Cure, 380 communiants. — W. 30 livres. 

— F. saint Martin de Tours. — P. Evoque, 1672. Prévôt de Cham- 
bon, 1559, 1634, 1707, 1741, 1742, 1745, 1759. 

LA CHAPELLE-SAINT-MARTIAL-SOUS- LESPAUD (4), aUas 
Gigou ou Saint-Laurent-sous-Lespau. — Cure, 360 communiants. 

— D. 35 livres. — F. Saint Martial et saint Laurent. — P. Prévôt de 
Chambon, 1477, 1514, 1556, 1596, 1652, 1655, 1656, 1686, 1720. 

Gigou, Gygonum. — Annexe 1514, succursale 1566. — F. As- 
somption de la Sainte-Vierge. 

LE CHOUCHET (5), ou Chauchel, ou Chouchette. — Prieuré. — 
D. 31 livres. — F. Nativité de la Sainte-Vierge et saint Julien de 
Brioude. — P. Prévôt de Chambon, 1647, 1710, 1711, 1735, 1772. 
[D. N... du Buisson possédait en 1783 (Brousseaux, Pouilté de 
1783)]. 

Cure, 600 communiants. — D, 37 livres. — F. Mêmes saints. 

— P. Prévôt de Chambon, 1563, 1572, 1608, 1647, 1655, 1658, 
1664, 1693, 1706, 1732, 1733, 1742. 

(() Commune du canton de Chambon (Creuse). 
(9) Unie à Chambon-Sainte- Valérie. 

(3) Commune du canton d*Evaux (Creuse). 

(4) Commune du canton de Ponlarlon (Creuse). 

(5) Commune du canton de Chénérailies (Creuse). 



POUILLé HISTORIQUK DU DIOGÈSB DE LIMOGBS t87 

SERMUR (1), ou Sermuce, oa Sermaise. — En 1249 Selmur 
(BoDav., t. III, p. 38). Semur en 1311 et 1362 (Baloze, Hist. Hais. 
d'Auvergne, t. II, p. 162, 163). — Prieuré. — 0. 229 livres. — 
F. SaiQt Hilaire de Poitiers. — P. Prévôt de Chambon, 1563, 1865, 
1754, 1770. [Dom... de Vealle possédait en 1783 (Brousseaux^ 
Fouillé de 1783)]. 

Cure, 800 communiants. — D. 30 livres. — F. Même saint. — 
P. Evéque, 1622. Prévôt de Chambon, 1507, 1555, 1723, 1755. 

La Brugère-en-Sermur. Voyez rarlicle Tarde. 

LE TROMPS (2), de Troncis, Tronchis, mal Tronchet. Cure, 240 
communiants. — D, 37 livres. — F. Saint Martin de Brive. — 
P. Prévôt de Chambon, 1483, 1469, 1471, 1490, 1583, 1595, 1607, 
1655, 1657, 1660, 1682, 1696, 1744, 1764. 

La Brugère. — Peut-être en Tarde. Voyez cet article. 

MAZEIRAT-PRÈS-CHAMB0N(3), Jlfazma, mal Mazeires. Mazer» 
de Mazeriis, Le P, Bonav., t. III, p. 320. Mazenes. Cure, 180 com- 
muniants. — D. 37 livres. — F, Assomption de la Sainte- Vierge. 
— P. Prévôt de Chambon, 1471, 1585, 1608, 1638, 1659, 1665, 
1667,1669,1720,1741,1759. 

LUSSAC-LES NONES (4), ou près Chambon.— Prieuré 1864. -- 
F. Saint Martin de Tours. — P. Prévôt de Chambon. 

Cure, 1.100 communiants. — D. 37 livres. — Même saint. — 
P. Prévôt de Chambon, 1469, 1516, 1562, 1594, 1621, 1639, 1654, 
1733, 1743, 1752, 1854. 

Saint-Jean-rHermite, ou de la Lande, sur le ruisseau de 

Prieuré ou chapelle. -— F. Saint Jean. — P. Prieur d'Aureil, 1474, 
1486, 1488, 1568. 

SAINT-JULIEN-LE-CHATEL (5). — Prieuré, 1371.- F. Saint 
Julien de Brioude. — P. Etait annexé à la sacristie de Chambon, 
1564. 

Cure, 380 communiants. — D. 55 livres. — F. Môme saint. — 
P. Prévôt de Chambon, 1474, 1569, 1604, 1609, 1617, 1630, 1642, 
1706, 1708. 



(I) Commane du canton d'Auzances (Creuse). 

(3) Commune de Saint-Priest, canton d*Evaux (Creuse). 

(3) Commune de Tardes, canton de Chambon (Creuse). 

(4) Commune du canion de Chambon (Creuse). 

(5) Commune du cmton de Chambon (Creuse). 



988 SOClÉrft ARCHÉOLOGIQUE BT HISTORIQUE DD LIMOCSIIV 

SAINT-SILVAIN-BALLAROT (1), de Balerot, Baleraud, Baierai. 
Le P. Bopav., l. lit, p. 320, a mis Bullaret. — Prieuré, 4364. — 
F. Saint Silvain, solitaire en Berri, 22 septembre. — P. Evoque, 
U78. Prévôt de Chambon, 1475, 1712, 1732, 1744. 

Cure, 330 communiants. — D. 30 livres. — F. Même sainl. — 
P. Prévôt de Chambon, 1640, 1649, 1687, 1730. 

Saint Eu égard au mauvais état où elle était, et à son 

inutilité, ordonné en 1744 qu'elle serait démolie. — Chapelle 
rurale. 

Chapelle ruinée. — F. Décollation de saint Jean. — P. A la 
commanderie de La Vaufranche. 

CHËNER AILLES (2), Canalicœ, Chénerailles est dite ville dans un 
acte de 1221 (Bonav., t. III, p. 342). Cure en ville murée, à défaut 
de réguliers, prieuré-cure, 890 communianls. — D, 37 livres. — 
F. Sainl Barthélemi. — P. Evoque, 1394, 1671. Abbé de Bénévenl, 
1482, 1483, 1313, 1362, 1363, 1369, 1376, 1614, 1620, 1628, 1747. 
1738, 1739. 

Communauté de prêlres, 1364. — D. 24 livres. 

Vicairie d'Hautefaye ou d*Etansanes, 1460 [Fondée hors et près la 
ville de Chénerailles]. Le service fut transporté dans la chapelle du 
château vers 1718. — D, 13 livres. — Dans la chapelle de sainte 
Catherine. — P. Noble Pierre de Perpirolle, sieur d'Hautefaye, 1368. 
Louis de Montaignac, écuyer, sieur d*Etansanes, paroisse de Saint- 
Chabrais, 1371. Pierre d'Hautefaye, écuyer, 1606. Gabriel Le 
Groing, écuyer, avec Gabrielle d'Hautefaye, sa femme, 1607. Dame 
de la Court, 1660. Veuve de Gabriel d'Eslranges, écuyer, .sieur de 
Maussac, 1661 . Marie-Renée Le Bigot de Gatines, veuve de César de 
Montaignac, écuyer, sieur d*Ëtansanes, 1661. Nicolas de Montai* 
gnac, écuyer, sieur de la chatellenie de Chénerailles, conseiller an 
parlement, 1713. Foureton de Margeleix, veuve de Carreau, sieur 
d'Hautefaye et du Planchard, contrôleur-général-ancien des finan- 
ces, bois et domaines de la généralité de Moulins, comme tuteur 
de ses enfants, 1718. Noble François Carreau, contrôleur des 
finances à Moulins, 1740. Silvain-Gabriel-Nicolas-Claude-Joseph 
de Montaignac, chevalier, sieur d'Etansanes et de Chénerailles. 
capitaine au régiment de la reine cavalerie, 1747, 1736. Noble 
Nicolas Carreau, sieur d'Hautefaye, conseiller du roi, contrôleur 
des finances en la généralité de Moulins, 1739. Noble François- 
Laurent Léonard, 1764. 

(1) Commune du canlon de Boussac (Creuse), 
(3) Chef-lieu de canton (Creuse). 



I 



POUlLLi HlSTOaiQUB DU DlOCftSK DE LIMOGES 989 

VIGEVILLE(l),Ft?éîM«aen^2^2(lnnocenlIII,lib.XV^épisl.^43), 
mal Ville-vierge, Vivelle. — Cure, 260 communiants. — D. 60 livres. 

— F. Assomption de la Sainte- Vierge. — P. Non Tabbé d'Allone, 
mais du Bourgdieu, 1596, 1608, 1619. Prince de Condé, comme 
duc de Châleauroux, 1623, 1624, 1629, 1671, 1718. Le roi, 1741. 

LE PEIROUX-EN-LIMOUSIN (2), dePetroxiis, Petrosis, mal Pey- 
reuse. — Cure, 140 communiants. — F. Saint Pierre-es-Liens. — 
P. Evéque, 1678. Abbé de Bourgdieu, 1476, 1620. Prince de Condé, 
1715. Le roi. 

NOHAM(3),Noham-près-Lespaud, Nohantum^Nohentum. En 1212, 
Noent (Innocent III, lib. XV, épist. 143); mal Nonnenr. Peut-être 
ce Novientum de Sadragesile que Dagobert àonna à saint Denis; — 
Doublet {Hist. de saint Denis, 681 et 682) rapporte un diplôme de 
Clovis II, daté de Clichy au mois d'octobre, la VII* année de son 
règne (645), par lequel ce prince confirme au monastère de Saint- 
Denis, la donation que le roi Dagobert, son père y avait faite des 
villages de Novientum en Limousin, Nulliactis (Nailhac), et Poden- 
tiniacus (Château ponsac}. Mais dans cet acte on met présents un 
Umbert, évéque de Limoges, absolument inconnu, Eloi, orfèvre, 
qui était alors évéque de Noyon. Le mot archiepiscopus inséré dans 
cette charte étant tout à fait inusité dans les yw et vni* siècles (De 
Foy, t. I, p. 69), c'est une très forte raison pour faire soupçonner 
cette pièce de fausseté (4). — Cure, 360 communiants. — D^ 37 li- 
vres. — F. Ordination de saint Martin de Tours, jadis saint Julien. 

— P. Evéque, 1531, 1669. Abbé du Bourgdieu, 1483, 1563, 1609. 
Prince de Condé, 1671, 1690, 1715. Le roi, 1753, 1761, 1762. 

Le Bois-près-lc-Châleau de Lespaud. — Prieuré ruiué. — F. Saint 
Léonard de Noblac et saint Nicolas. — P. Dépendait du monas- 
tère de saint Léonard, en 1195. Prieur dudit lieu y nomma en 1559. 

BOUSSAC-LE-CHATEAU (5), Bossacum castri, sur le ruisseau de 
Veyron, mal Bustatium, mal Botac en 1209 fMartène, 1. 1, Ampliss. 
coll., col. 1095). — Humbauld, évéque de Limoges, céda la cha- 
pelle de Bociaco aux moines du Bourgdieu, Tan 1095 {GalL christ, 
nov.y t. II, instr. col. 174). C'est apparemment Capella de Bortiaco 
dépendante du Bourgdieu en 1212 (Innocent III, lib. XV, épist. 143). 

(I) Commune du canlon d*Ahan (Creuse). 

(i) Commune de Saint-Ghabrais, canton de Chénérailles (Creuse). 

(3) Commune du canton de Chambon (Creuse). 

(4) Voir rarticlc Nailhac, dans rarchiprêtrô de Bénévent. 
(5} Chef-lieu d'arrondissement (Creuse). 



290 SOCliTi ARCBÉOLOOIQUB ET BlSTORlQUB DD LIMOUSIN 

-— Est dite annexe de Pradeaux, 1440, 1658, 1867. Cure en ville 
murée, 680 communiants. — D. 55 livres. — F. Sainte Anne, jadis 
saint Glereance, le 13 août. Sur un reliquaire de la sacristie, il y a 
ces mots : Caput beati Clerenti innocencii, filii régis, de numéro 
innocentium. Il n*est point dans le martyrologe universel. Les 
ophtalmiques, c'est-à-dire ceux qui avaient mal aux yeux, l'invo- 
quaient apparemment à cause du nom de Clarencim (CoUin, Vie 
des saints du Lim., préface). — P. Abbé du Bourgdieu, 1618. Prince 
de Gondé, 1641, 1686, 1687, 1731. Le roi, 1745, 1761, 1763, 1764. 

Vicairie fondée par Nicolas Villeroux, curé de Lourdoue-Sainl- 
Michel, aumônier ordinaire de Jean Barton, archevêque de Naza- 
reth et ci-devant évoque de Limoges, pour un prêtre qui doit 
résider. Spiritualisée le 5 octobre 1493. — A l'autel de saint Ghris- 
lophe. — P. Héritier et plus proche parent en ligne directe nomme. 
Villeroux, 1514. Parenton, clerc, 1564, 1567. Du Chier, sieur de la 
Vergue, 1566. Evoque, 1597. 

Autre par Guillaume FureX, bourgeois, du bourg de Boussac, 
dans réglise de Saint-Martin de Boussac-les-Eglises, le i^^ mai 1457, 
signé Ludovici, — A Tautel de saint Sébastien ; chapelle que le fon- 
dateur veut être construite. — P. Héritiers nomment. Furet, 1565. 
Bergerie, veuve de Furet, avec Furet, prêtre et chanoine de Saint- 
Martin-de-Linerac et autre Furet, flls du fondateur. 

Autre par Pierre de Brosse, chevalier, seigneur de Boussac, 
dans la chapelle du château, le 2 février 1314. — A l'autel de 
de saint Jean. — P. Seigneur du château de Boussac nomme. Evê- 
que, 1604. 

Notre-Dame-de-Pitié au grand cimetière. — Ghapeîle, 1728. 

Sainte-Barbe, dont l'érection est marquée sur le mur septen- 
trional. — Ghapeîle rurale. 

Dessus ce roch au venl le plus contraire | fat édiffié ce présent ora- 
toyre || hors de marais, de rivière ou lac | par feu M' Jehan de Marcilhac | 
et de Magdelaine sa mère || vivant alors en bonne mémoire || nu temps que 
le monde n*étail pas corrompu : (Apparemment infecté du calvinisme) 1 
Tan mil v<^ xl et ung. 

Maison-Dieu ou hôpital, dont la première pierre fut posée le 
12 avril 1731. — Les sœurs de la Charité, sorties de celles de Mon- 
toire, diocèse du Mans, y furent introduites en 1744. — Sont deux. 

PRADEAUX [i), Pratelli. En Limousin Pradeu. — Monasterium 
de Pradellis cum parrochid sua en 1212 (Innocent III, lib. XV, 

(1) Commune de Toulx-Sai nie-Croix, canton de Boussac (Creuse). 



POUILLÉ HISTORIQUE DU DlOCàSB Dl LIMOOBS 291 

epUt. 143). Voir mes Mémoir., t. IV. p. 245. — Prieuré séculier. 
— D, 24 livres. — F. Assomption de la Sainte- Vierge. — P. Abbé 
du Bourg-Dieu. Prince de Condé, 1649, 1652, 1666, 1670, 1708. 
Le roi, 1741, 1747, 1767. (N... Fayolle possédait en 1783 (Brous- 
seaux, Pûuillé de 1783)]. 

Cure, dès 1573. Est dite annexe de Boussac, 1570, 1611, 1618, 
1625, 1636. — 190 communiants. — D. 30 livres. — F. Même 
sainte. — P. Abbé du Bourg-Dieu, 1471, 1482, 1614, 1567. Prince 
de Condé, 1670. Le roi, 1747, 1753. 

LA TOUR-SAINT-AUSTRILLE (1), mal de Tune. — La Tour 
d'Austrille [Spon. Rech. cur. d'Antiq,, p. 279). — Drotricus fit bâtir 
cette église, en .fit un monastère de chanoines, qu'il donna à la 
cathédrale de Limoges la V« année du roi Lothaire, 958, indiction I 
[GalL christ, nov,, t. II, instr,, col. 168). — Humbauld, évéqne de 
Limoges, céda cette église aux moines du Bourgdieu lan 1095 
{Ibideniy col. 174 et 9). Le prieur laissa tomber tous les bâtiments 
vers 1460. — S. Austregisili de Turre clerici en 1212 (Innocent III, 
lib. XV, epist. 143). — Prieuré séculier. — /). 256 livres. — 
F. Saint Anstregisile de Bourges, 20 mai, jadis saint Sauveur et la 
Sain le- Vierge. — Saint-Michel en 1581. — P. Non Tabbé de Dalon, 
mais du Bougdieu. Evéque, 1679. Prince de Condé [comme duc de 
Châleauroux], 1629, 1630, 1644, 1668, 1706, 1721, 1731, 1733, 
1734. Le roi, 1751 [N... Serre possédait en 1783 (Brousseaux, 
Pouillé de 1783)]. 

Cure, 160 communianls. — D. 15 livres. — F. Même saint, jadis 
saint Michel. — P. Evoque, 1667, 1688, 1689, 1694, 1705. Prieur 
de La Tour-Saint-Austrille, 1598. Abbé du Bourgdieu, 1444, 1477, 
1592, 1598, 1600, 1614. Prince de Condé, 1646, 1707, 1725. Le roi, 
1753, 1764. 

Saint'Austrille. — Chapelle rurale. 

SAINT-DIZIER.PRÈS-CHÈNER AILLES (2).— Capella S. Uxchaelis 
et ecclesia S. Desiderii ejusdem castri, dépendant du Bourgdieu en 
1212 (Innoc. III, lib. XV, epist. 143). Cure, 380 communiants. — 
D. 30 livres. — F. Saint Didier de Langres ou de Vienne, 23 mai, 
et saint Biaise. — P. Abbé du Bourgdieu, 1444, 1472, 1515, 1582. 
Prieur de la Tour-Saint-Austrille, 1532, 1628. Prince de ConJé, 
1628, 1640, 1643, 1666, 1688, 1713, 1714, 1725. Le roi, 1753. 



(i) Commune de Saint-Dizier-la-Tour, canton de Chénérailles (Creuse), 
()] Commune du canton de Chénérailles (Creuse). 



39) SOCliTK ARGBÂOLOGIQUR F.T HISTORIQUE DU LlVOUSm 

SAINT-MARIEN (4), mal de Martie, Saint-Morieu. — Raoul de 
Deolz,^(fosoD lilset GeraldLitortde La Roche- Vil lebalt, donnèrent 
celle église à Aureil. Cure, 280 communiants. — Z). 48 livres. — 
F. Saint Marien solitaire, 19 septembre, et saint Simpborien. — 
Les reliques de saint Marien sont à Evaux. Grégoire de Tours en 
parle, Glor. confess,, c. 81, yers 813 (Ruinart, noie). Le nom de 
Saint Marien défiguré, dans le PauUlé imprimé, par celui dé Saint 
Morieu, a fait placer ce saint parmi les aemeras, c'est-à-dire sans 
jour dans le Martyrologe universel de M. Ghaslellain, p. 823. — 
P. Non le prévôt d'Evaux. Prieur d'Aureil, 1488. Recteur des 
PP. Jésuites de Limoges, 1604, 1623, 1682. Evéque. 

Jurigny. -— Chapelle ruinée. 

BOURNET (2) ou Bomet. — Aimeric de Verina donna ce lieu au 
monastère de Blessac. — Prieuré de filles. — D. 24 livres. — 
F. Saint Pierre-ès-Liens. — P. Au monastère de Blessac, 1622. 

Cure séculière. — 190 communiants. — D. 30 livres. — F. Même 
saint. — P. Non Tabbesse de Fonlevrault. Prieuré et couvent de 
Blessac, 1408, 1860, 1861, 1869, 1880, 1614, 1642, 1684, 1688, 
1679,1711,1736,1787. 

Fougères. — Deffendu en 1636 d'y garder le Saint-Sacremenl. 
— Annexe. — F. Saint Jacques-le-Majeur. — P. Aux mêmes 
religieuses. 

GOUZON (3), mal Gazongnac, Goson. — Prieuré-cure en ville 
murée. 680 communiants. — D. 191 livres. — F. Saint Martin de 
Tours. — P. Evoque, 1693. Abbé de Lesterps, 1883, 1693. 

Communauté de prêtres, 1864. Néant. — Z). 8 livres. 

Deux vicairies fondées par Jean Darameix. — P. Curé confère. 
Balles de la frairie du Saint Sacrement nommaient, 1600. 

Notre-Dame. — Chapelle rurale. 

Vicairie fondée par Mathieu Ballard et Jacquette Le Fèvre. — 
P. Curé avec les balles du Saint-Sacrement conférèrent, évéque 
nomma, 1743. Baneyat, marchand de Chambon-Sainte-Valérie, 
1600, 1627, maître coutelier à Montluçon, sous Tautorité de More- 
Ion, sa femme, 1709, 1748. Autre dudit Chambon, 1743, 1748. 

Sainte-Magdelaine , — Chapelle rurale. 

Jayac ou Quatre frères en 1298. Celle. — D. 87 livres. — F. La 



(1) Commune du cantoa de Boussac (Creose). 

(S) Commune de Bord-Saint-Ccorges, canton de Boussac (Creuse). 

(3] Commune du canton de Jarnages (Creuse). 



rOUlLLÉ BIStORIQOB DU blOCàâft DB LlHOORS 993 

sainte Vierge et saint Savin. — P. Unie au prieuré de Ghavano, 
ordre de Graudmout, diocèse de Glermont, par la bulle de 1318. 

LES FORGES (1). - Cure régulière, 180 communiants.— D. 67 li- 
vres. — F. Saint Nicolas de Myre. — P. Evéque, 1676. Abbé de 
Lesterps, 1664, 1723, 1767, 1768, 1761. 

CHARON (2), — Wicfredus, comte de Berri, et sa femme Oda qui 
comme lui descendait des rois de France, donna au monastère de 
Saint-Genou l'église de Gildradus on Gildracus, qu'on croit être 
celle-ci. Pépin, roi d'Aquitaine, confirma la donation l'an XXIV de 
son règne, c'est-à-dire 838 (Habillon, Annal, ord. S. Bened., 
lib. XXX, n' 12, el Acta S.S. ord. S. Bened. sœc. lY, part. 2, 
p. 227). Prieuré. — F. Saint Martin de Tours. — P. Non le prévôt 
d'Evaux, mais Tabbé de Saint-Genou, diocèse de Bourges. 

Cure, 500 communiants. — D. 37 livres. — F. Même saint. — 
P. Abbé de Saint-Genou, 1440, 1459, 1476, 1653, 1697, 1713,1768. 

MAINSAC(3), de Mansio. — Manicat en 1285. Memac en 1291, mal 
Mausac, Maussac. — Prieuré [simple d'hommes]. — F. Assomption 
de la Sainte-Vierge ; jadis le Corps de Dieu. — P, Non l'abbé de 
Chevigni, mais le prieur de Souvigni, diocèse de Clermont, 1719, 
1738 [Existait en 1783. N. . . Tardy le possédait alors (Brousseaux, 
Pout7Wdel783)]. 

Cure, 1280 communiants. — D. 60 livres. — F. Même sainte. 

Communauté de prélres. — D. 4 livres. 

Notre-Dame. — Chapelle rurale. 

[La Roche-Aymon. Vicairie fondée en 1773 par ou pour le car- 
dinal Charles-Antoine de La Roche-Aymon, archevêque de Rheims 
el grand aumônier de France. — P. Les seigneurs de La Roche- 
Aymon]. 

LES PORTES (4). — Jadis sur la paroisse deMainsac et ce curé la 
sert aujourd'hui. — Gilbert de Durât, chevalier, seigneur des 
Portes, La Collette et Saint-Mioux, baillif au pays de Combraille, 
exposa que les droits honorifiques lui avaient été adjugés par arrêt 
du parlement de Paris du 4 décembre 1621 el par exprès le droit 
de litre et ceinture funèbre, avec ses armes el écussons au-dedans 

(I) Commune du canton de Jarnages (Creuse). 
(S) Commune du canton d*fivaux (Creuae). 

(3) Commune du canton de Hellegarde (Creuse). 

(4) Commune de Mainsat, canton de Bellegarde (Creuse)^ 

T. LUI 19 



?di SOCléré ARCHéOLOOIQUR Rt fllStOfttQUB DU LlHOUSlN 

et au dehors de la chapelle de Saint-Jean, fondée par ses prédéces- 
seurs dans réglise de Mainsac, contre Arnaud de La Roche-Aymon, 
chevalier, seigneur de Mainsac, Roussines et baron de Barmont; 
mais que cette décision avait causé de grands différends entre les 
parties et leurs auleurs, qui s'étaient portés à de grandes extrémités, 
môme au péril de leur vie et ruine de leurs familles ; que pour 
obvier aux incommodités que ressentaient la plus grande partie 
des habitants de Mainsac, il était à propos d'ériger une église 
paroissiale aux Portes. — Le décret fut donné le 13 avril 1630. — 
Cure [ou annexe de Mainsac], 200 communiants. — I). 5 livres. — 
F, Nativité de saint Jean et saint Sébastien, — P. [Non Tabbé 
de Cluny, mais] l'évéque, 1713. — Gilbert de Durac, comme 
seigneur des Portes, 1630, 1653. Silvain de La Saigne de Saint- 
Georges, chevalier, 1727. Catherine, veuve de Henri Merin de Sara- 
zin, écuyer, sieur de Laval, comme donataire universelle de Anne- 
Marie-Louise de Durac, sa mère, 1733, 1743. Claude-Louis comte 
de Sarrazin, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, 1762. 

LAVAU-FRANCHE (1). — Commanderie. — P. Ordre de Saint- 
Jean de Jérusalem pour un chevalier de justice. 
Cure. 340 communiants. — F. Nativité de saint Jean-Baptiste. 

— P. Commandeur de Lavau-Franche, 1667, 1620, 1687, 1690, 
1691,1745, 1753. 

La Brière. — Annexe, 1636. — F, Saint Martial de Limoges. 
Défendu en 1745 à tous prêtres sujets à Tévêque d'y célébrer, 
attendu le mauvais état de cette église. 

CHAMBEREAU (2).— Cam6ar^//ttwl327. — ComftareKam. — Sur 
la paroisse de Fransèches en 1282 et 1502. — Commanderie pour 
un chevalier de justice. — P. Aux chevaliers du Temple, 1282. 
Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. 

Cure. 380 communiants. — F. Saint Biaise, jadis saint Jean. — 
P. Commandeur nomma, curé de Fransèches conféra comme étant 
annexe ou (iiieule de sa cure, 1565, 1572. Commandeur de Cham- 
bereau, 1564, 1572, 1687, 1706, 1710, 1762, 1769. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

SOUPARSAT(3),surlaparoissedeSaint-Sulpice-le-Donzeil,1282. 

— Cure. 200 communiants. — F. Saint Thomas de Gantorberi. — 



(4) Commune du caDton de Boussac (Creuse). 

(9) Commune du canton de Sainl-Sulpice-les-Champs (Crcase)é 

(3) Commune du canton de Saint-Sulpice->les-Cbamp8 (Creuse). 



i 



t»Ot]lLLR HISTORIQUE DU DlOCèSB DE L1H00B8 Sd5 

P. Aux chevaliers da Temple, 1282. Commandeur de Ghambereau, 
1680,1751. 

Chemin ferré dans les bois de Paugna, paroisse de Sousparsal, 
Monieil-le- Vicomte, joint la paroisse de Saint-Clair, alias Saint- 
Alevar, diocèse de Clermont. 

RIMONDEIX (1) ou Reymondeix. — Sebrand, évéque de Limoges, 
donna cette église aux chevaliers du Temple. — Succursale. 
260 communiants. — F. Saint Pierre-es-liens, — P. Commandeur 
de Blaudeix, 1572. 

BLEAUDEIX (2). — Bloudeys. — Commanderie pour un chevalier 
de justice. — P. Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. 

Cure. 280 communiants. — F. Nativité de saint Jean-Baptiste. 
— P. Commandeur de Bleaudeix, 1747, 1753, 1756. 

LA CR01X-AUX-BAl]LDS(3),Craa?il/ftaeidt.— Commanderie pour 
un Frère servant d'armes. — P. Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. 

Cure. 210 communiants. — F. Décollation de saint Jean. — 
P. Commandeur de La Croix-aux-Baulds. 

BhkWEPEYRE {i).— Blavapetra. — Cure. 135 communiants. — 
F. Nativité de saint Jean. — P. Commandeur de Nabeyron, 1684, 
de Sainte-Anne, 1711. 

BROUSSE-PRÈS-SERMUR (5).- Bructâ.— Annexe du Mas,1600, 
1660. Cure. 50 communiants. — F. Nativité de saint Jean. — P. Evo- 
que, 1680, 1692. Commandeur de Saint-Romain-en-Galles, diocèse 
de et de Monteil-au-Temple, diocèse de 1745, 1746. 

COURLEIX (6). —Cure. —F. Saint Eustache. — P. Grand prieur 
d'Auvergne, 1690; commandeur de Torte-lesche, Torle-besse, dio- 
cèse de Clermont, 1683, 1740, 1754. 



(4) Commune du caoton de Jarnages (Creuse). 
(9) Commune du canton de Jarnages (Creuse). 

(3) Commune de Saint-Domet, canion de Bellegarde (Creuse). 

(4) Commune de Bussière-Nouvelle, canton d*Auzancea (Creuse). 

(5) Commune du canton d*Auzances (Creuse). 

(6) Réuni à Auzances (Creuse). 



996 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUB KT HISTORIQUK DU LIMOUSIN 

Bénéfices inconnus, placés dans les Fouillés imprimés 

sur cet arckiprétré 

Sainl-Pierre de Geoux. — Prévoté et apparemment cure de 
Geoux, archiprétré d'Àubusson. 

Bellant. — Prieuré. — P, Prévôt de Cbambon. 

Saint-Augustin-près-Boussac. — Cure, 1862; prieuré-cure, 1637, 
1638. 

[Sounarie ou Soumarias. Cure. 320 communiants. — F. Nativité 
de Notre-Dame et saint Pierre et saint Paul. — P. Abbé d'Ahun. 
Ne se trouve pas dans YIndicateur de 1771]. 

Beaumont. — Cure. — P. Cathédrale de Limoges. 



91 cures, avec celles de Malthe. 

7 Succursales : Le Puy-Malesaigne, Fayolle, Ghataing, Bussiëre- 
Vieille, La Roche-Aymon, Gigou, Rimondeix. 



Les anciens Pouillés rangent ainsi les bénéfices de cet archi- 
prétré : 

L*abbaye d'Ahun, la cure de Saint-Yrieiz-les-Bois, la cure dé 
La Sonniëre, le prieuré du ch&teau d'Ahun, la cure duJit lieu, la 
cure du Moutier-d'Ahun, la cure de Saint-Martial-le-Mont» etc. La 
cure régulière d'Evaux, celles de Parsac, Domerot, Sainl-Silvain- 
sous-Toul, Toul, Champeix, Boussac-les-Eglises, Saint-Pierre-le- 
Bost et son annexe d'AUeyrac, Reterre, Bellefaye, Chatellet-André, 
Fontanières, Sainl-Pardoux-le-Pauvre, Serre et son annexe de 
Bussiëré-Vieille, Arfeuille et Chataiog, Tarde, Saint-Loup-Ies- 
Landes, Peyrat-PAnonier, Saint-Domet, Roignac, Auzance, la pré- 
vôté de Chambon, etc. Vigeville, Saint-Dizier-près-Chénerailles, 
prieuré de La Tour-Saint-Auslrille, la cure dudit lieu, le prieuré 
de Pradeaux, la cure du Peiroux, la cure de Nohem, la cure de 
Boussac-le-Chàteau avec son annexe de Pradeaux, le prieuré de 
Jarnage, la cure dudit lieu, la cure de Saint-Marien, la cure du 
Bournet, ie prieuré de La Celle-sous-Gouzon, la cure dudit lieu, 
la cure de Gouzon, etc. La cure de Mainsac, la cure de La Roche- 
Nozil, Tabbaye de Bonlieu, le prieuré-cure de Saint-Jean-de-Ias 
Fonts, la cure de Chante-Mioule. 



IV 



Arehîprêtré de Bénévent 



Archiprâtré de Bénévent avec l'église 
de Saint-Sulpice-le-Dunois 

SAINT-SULPICE-LE-DUNOIS, (1) ou de Duo, Dunensis. — L'ar- 
chiprétré de Bénévent y était annexé en 1374. Cure, siège de l'ar- 
chiprôtré de Bénévent. i400 communiants. — F. Saint Sulpice de 
Bourges, — P. Evéque, 1479, 1555, 1558, 1563, 1566, 1568, 1571, 
1573, 1574, 1576, 1650, 1734, 1739, 1742. 

Communauté de prêtres, 1564. 

[Vicairie en l'honneur de sainte Catherine. 

Saint-Jean-Baptiste, vicairie dans le cimetière]. 

Le MaS'Saint'Jean, alias Chabot. — Prieuré [et chapelle rurale). 
— F. Nalivilé de saint Jean. — Prieur d'Aureil, recteur des 

PP. Jésuites de Limoges, 1643, 1652, 1695, 1724. Evoque. [N 

Doreau possédait en 1783 (Brousseaux, Fouillé de 1783)]. 

SAINT-MARTIN-TERRE-SUE (2). — Terra sudoris en 1189 
(Martène, t. VI, Ampliss. colLy col. 1101). —Cure. 850 commu- 
niants. — F. Saint Martin de Tours. — P. Evéque, 1571, 1572, 
1573, 1574, 1575, 1577, 1586, 1593, 1598, 1601, 1664, 1665, 1671, 
1735, 1744. 

Vicairie fondée par Guillaume Dupuy, chevalier, et déjà dotée 
par Marie, sa femme, pour un prêtre; acte du 20 février 1275, 
vieux style. — P. Héritiers. 



(1) Commune du canton de Dun (Creuse). 

(3) Commune du canton de Saint-Léonard (Haute- Vienne). 



998 SOCIÉTÉ ARCRéOLOOlQUE RT HISTORIQUE DU LlHOUSIN 

Plantadis. — La chapelle est en ruine. Ce lieu est connu depuis 
Tan 1124 (Martène, Ampliss. coll., t. VI, col. 1070). — P. Au mo- 
nastère de la Règle, 1408. 

Masbareau. — Peut-être paroisse de Royère ou de Saint-Just. 
Chapelle, 1583. 

LA JONCHÈRE (1), Juncheria, mal Jonchièras. — Cure. 
640 communiants. — F. Saint Maurice. — P. Evêque, 1555, 1556, 
1557, 1560, 1566, 1570, 1574, 1587, 1590, 1635, 1671, 1684, 1688, 
1730, 1734, 1765. 

Vicairie fondée par Bonne Arnaude, demoiselle, et ses prédéces- 
seurs, avant 1355 [Dans la chapelle du château du Vignaud]. 

Autre, par noble Jean Joudrineau ou Jourdaneau, sieur du Ver- 
ger, appelée de Peyrefolle. — A Tautel de saint Jean Baptiste ou 
de saint Giles. — P. Curé confère. Charles du Vignaud, écuyer, 
sieur dudit lieu, 1562. Jeanne de Nespoux, tutrice de Pierre et de 
Jacques, 1564, 1569. Perière, comme seigneur du fief du Vignaud, 
1629. Noble Guillaume Joudrenaud, damoiseau, sieur du Ver- 
gier, 1497. 

[Autre, dite Malese, dans la chapelle du ch&teau du Vignaud. — 
P. Evoque. 

Autre, par Pierre de Folle, fondée dans la chapelle du château 
du Vignaud]. 

Vicairie fondée par Pierre Boudelli, damoiseau de la ville de 
.La Jonchëre, du consentement de sa fille, Marguerite Boudela et 
de Jean Joudrinaudi, damoiseau, sou gendre, pour un prêtre sécu- 
lier, son parent, ou de sa femme; le 28 mai 1458. Signé Bordas. 
Spirilualisée en 1497 [Appelée Les Vignauds]. — Chapelle du 
grand cimetière. — A Thonneur de la Sainte-Vierge et saint 
Maurice. A Tautel de saint Jacques et saint Michel. — P. Curé doit 
conférer dans quarante jours; ce temps expiré, Tévêque; héritiers 
et successeurs présenteront. Charles du Vignaud, écuyer, sieur de 
Bacheleries, 1567, 1569. Le service était transféré dans la chapelle 
du château du Vignault, lorsque Périère, président au présidial de 
de Limoges, nomma, en qualité de seigoeur de ce flef, 1670. Noble 
Guillaume Joudrenaud ci-dessus, 1497. 

Autre, par M. Pierre de Alvernia, — A Tautel de saint Eloi. — 
P. Biaise de La Marche, damoiseau, sieur de Pierrefole, 1471. 

Prieuré ou aumênerie de Thôpital près le bourg, ou maladrerie, 
1510 [dans la chapelle du château du Vignaud], où étail une vicai- 

(1) Commune du canlon de Laurière (Haute-Vienne). 



FOUILLÉ HISTORIQOB DU DlOCÈSR DE LIMOGES S99 

rie y unie. — La chapelle était en masure en 1583, il y avait une 
maison en 1564. — F. La Sain le- Vierge. — P. Evoque, 1371, 1555, 
1556, 1564, 1588, 1629. 

Les MarmU, de Marmoribm. Interdite en 1744. — Cure, 1155, 
annexe de la cure, 1302, 1155. — F. Saint Biaise. 
Chapelle de Sainte-Anne, aux Grands-Marmis. Ruinée. 

LES BIUANGES (1), ou Aubillanges, 1273. Obilanges, 1276. 
Oubilhanges, 1388. Cure. 1600 communiants. — F. Nativité de la 
Sainte-Vierge. — P, Evoque, 1474, 1587, 1592, 1593, 1604, 1656, 
1692, 1730, 1736, 1749. 

Entrecolles. — Chapelle rurale. — F. Saint Antoine, abbé. 

TrezetiSy fondée par Aimeric, vicomte de Rochechouarl, et Luce 
de Pérusse, en 1205 {Gall. Christ, vet,, t. IV, p. 500). Ou étaient 
quatre frères en 1295. Celle. — F. La Sainte-Vierge et saint Marc, 
évangéliste. — P. Abbé et chapitre de Grandmont Tassensèrent ou 
en donnèrent Tadministration, 1559. Abbé seul, 1604. Avait été 
unie à ce monastère par bulle de 1318. 

JABREILLES (2). Jabrillœ en 1237, Jabrehes. — Cure. 1 ,000 com- 
muniants. — F. Saint Martial de Limoges. — P. Evoque, 1473, 1514, 
1558, 1567, 1569, 1571, 1572, 1606, 1607, 1659, 1660, 1686, 1763. 

Communauté de prêtres, 1564. 

Saint-Martin-près-le-bourg. Chapelle rurale. Ruinée. 

SAINT-CHRISTOPHE-AUX-BOST (3), alias près Sauvial, de 
Bosco. N'était qu'une annexe de Sauviat en 1630, 1633. Fut décla- 
rée cure par arrêt du Parlement de Paris du — Cure. 250 com- 
muniants. — F. Saint-Christophe. — P. Abbé d'Ahun prétendait 
le patronage. — Evoque, 1512, 1556, 1567, 1576, 1596, 1600, 
1642, 1643, 1644, 1655, 1659, 1681, 1685, 1688, 1707, 1741, 1743, 
1744,1745,1761. 

SAINT-SULPICE-LE-DONZEIL (4), domicelli, mal le noble. — 
Cure. 250 communiants. — F. Saint Sulpice de Bourges. — P. Non 
le prieur de Saint-Léonard-de-Noblac. Evoque, 1482, 1555, 1563, 
1566, 1572, 1573, 1575, 1599, 1600, 1602, 1654, 1710, 1729, 1745. 

Vicaiiie fondée par les seigneurs de Saint-Avit. — A Thonneur 

(4) Commune du canlon d'Ambazac (Haate-Vienne). 
(2} Commune du cantoa de Laurière (Haule-Vienne). 

(3) Réuni à Sauviat. canton de Saint-Léonard (Haute-Vienne). 

(4) Commune du canlon de Sainl-Sulpice-les-Champs (Creuse). 



300 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE BT HISTORIQUE DU UNOUSIN 

de saint Jacques. — P. Claudine de Montmorin, dame d'Aubelerre, 
ûière et tatrice de François de Jarrige, écuyer, seigneur de Clara- 
vaux et de Saint-Avil, 1566. 

Autre, par Jean Fiallon, curé, le 8 octobre 1691. — A Taulel 
de saint Jean-Baptiste. — P. Aine des mâles. 

Chapelle au cimetière. 

Vicairie (dans le cimetière]. — A l'honneur de sainte Catherine. 

— P. Evêque, 1710. Midre, seigneur de Saint-Sulpîce-le-Donzel et 
de La Chaume, 1694; de Château- Verd, comme tuteur de ses 
ses enfanls, 1710. Midre, sieur de La Chabane, conseiller à 
Guéret, 1727. 

SAINT-PARDOUX-LES-VAUX (1), de vallibus, alias près Pey- 
rat, ou près Bourganeuf, ou près Soubrebost. Cette paroisse, où 
j*étais vicaire en 1736 et 1737, est toute en vallées. Gérard (de 
Laron}, (ils de Roger et frère de Gui (évéque de Limoges), baille 
sa part de Téglise de Saint-Pardoux de Bonneval (mieux Les Vaux) 
^et d'Elbroil (mieux Breuil-Colet), à Gérald, abbé d'Uzerche (vers 
Tan 1080) (Bonav., t. III, p. 415). Cure. 660 communiants. — 
F. Saint Pardoux, abbé. — P. Evoque, 1572, 1573, 1577, 1585, 
1592, 1606, 1612, 1614, 1623, 1640, 1660, 1677, 1742. 

Communauté de prêtres, 1498. 

Brenil'Cotet (2). — Brolium. — Prieure. -— F. Saint Nicolas de 
Myre et saint Pierre-ès-Liens. — P, Abbé d*Uzerche, 1551, 1578, 
1580, 1607, 1700, M704, 1720, 1721, 1741 [Etait possédé en 1783 
par N de Crouy (Brousseaux, Pouillé de 1783)]. 

AZAC-CHATENET (3), près Guéret. - Cure. 340 communiants. 

— F. Saint Julien de Brioude. — P. Abbé de Bénévent, 1668, 
1574, 1602, 1614, 1654, Evoque, 1569, 1571, 1575, 1688, 1694, 
1696,1702,1711,1750. 

Chdtenet. — Annexe, 1481. — F. Nativité de la Sain te- Vierge. 

LA FA (4), ou Fagia, alias Saint-Sulpice-de-La-Guierche près 
Dun, mal La Sa. — Cure. 800 communiants. — F. Saint Sulpice de 
Bourges. — Prévôt de La Souterraine, 1562, 1650, 1757. Evéque, 
1704, et depuis Tunion de la prévôté. 

(f ) Commune du canton de Rojère (Creuse). 

(%) Aujourd'hui Le Breuii est commune de MorieroUes, canton de 
Royère (Creuse). 

(3) Commune du canton de Bénévent (Creuse). 

(4) Commune du canton de Dun (drjsuse). 



POUILLft HI8TOB1Q0B DU DIOCASB DE LIMOGES 301 

SAIGNHAG (1), Seniat, mal Seinac, Sénat. — Sanium en 1317. 
Scinacum vers 1450, Saoiac en 1315. — Prieuré 1209. — F. Saint 
Pierre-es-Liens. — P. Prévôt de la Souterraine, 1681, 1759, 1763. 
Âbbé de saint Martial depuis Tunion de cette prévôté, 1769. 

Cure, 640 communiants. — F. Môme saint. — P. Prévôt de la 
Souterraine, 1476, 1561, 1602, 1616, 1660, 1665, 1706, 1712, 1713. 
Evoque 1660 et depuis l'union de cette prévoie. 

Communautés de prêtres, 1564. 

DUN-LE-PALTEAU (2), Dunum, — Prieuré en 1198. —Les habi- 
tants de Dun représentèrent que la paroisse de Saignhac étant 
d'une grande étendue et divisée par une rivière qui, la plupart de 
Tannée n'est pas guéable, le curé ne pouvait servir ce côté de la 
paroisse, ni eux souvent assister aux messes, vêpres et autres offi- 
ces à cause des inondations et débordements de la rivière et de 
leur élolgnement de Téglise matrice; qu'on ne disait que quelque- 
fois des messes basses dans leur chapelle, quoique le lieu de Dun 
fut composé d'un grand nombre de feux et plus peuplé que cer- 
taines villes de la province, y ayant une justice dont huit paroisses 
relèvent en première instance, un grenier à sel auquel dix-sept 
paroisses sont sujettes, une juridiction des gabelles du dépôt dudit 
lieu et du bourg de Saint-Vaulry, des marchés considérables deux 
fois la semaine et six foires pendant Tannée, ce qui attirait beau- 
coup d'étrangers qui, comme les habitants, étaient privés du ser- 
vice divin. On avait tenté, mais sans effet, de Tériger en cure en 
1678. Par décret du 28 décembre 1711, elle fut distraite de la 
paroisse de Saignhac et érigée. Cure, 800 communiants. — F. As- 
somption de la Sainte-Vierge et saint André. — P. Prévôt de la 
Souterraine, 1717, 1755. Evoque, 1712, 1717 et depuis* l'union de 
cette prévôté. Voir mes Mém. tnss., 1. 1, p. 174. 

Vieairie de Saint-Michel, 1569, dans le château. — P. Evéque 
jure devoluto, 1498. 
[Autre de Notre-Dame]. 

Vers Tan 506, les Romains, par ordre du roi des Bourguignons, 
détruisirent le château Idunum dans la province du Limousin, et y 
firent près de 3.000 prisonniers de Tun et l'autre sexe {Vita S. 

Eptadii, apud Labbe, t. II, Nov. bibL, p Bouquet, Hist. de Fr., 

t. III, p. 381). La vie de saint Eptadius au 24 août. — A la prière 
du saint prêtre Eptadius, ces prisonniers recouvrèrent la liberté. 

(1) Commune du canloD de Don (Creuse). 

(2) CheMieu de canion (Creuse). 



303 SOCIÉTÉ aucbéologiqdb bt historique du limousin 

Nous n'avons point d'endroit analogue plus considérable que Dun- 
le-Palteau. —Quand on repeupla cet endroit, on lui aura donné ce 
surnom. 

MAREFLLE-AU-PRIEUR (1), alias près Croq, mal Marelah. 
[Mareilles ou Sainte-Marie-de-Mareille, ou Prieuré. — - P. L'évêque. 
Voyez Bonav., t. 111, p. 193, col. 2|. Sur la paroisse de Lepinas, 
1630. Cure. — F. Saint Léonard de Noblac. — P. Dépendait du 
monastère de Saint-Léonard de Noblac, 1195. Prieur dudlt saint 
Léonard pleno jure, 1598. Simplement 1419, 1683, 1705, 1723. Evo- 
que, 1683, 1750, 1755. 

Voyez infra les bénéfices qui dépendaient d'Aureil et de TArlige, 
Saint-Junieo-le-Chàteau, Auriac, Saint-Amand-Jartoudeix, Maignac, 
Cbarnhac, Le Mas-SaintJean en Saint-Sulpicc-le-Dunois, Vaux en 
Auriac. 

BÉNÉVENT (2), mal Bonavenl, Bonne-vigne, Saint-Marlin-de- 
Bonnevault. — Fut fondé en 1080, par Robert, mieux Aubert, cha- 
noine de la cathédrale de Limoges, à dix lieues et non à deux lieues 
de cette ville {Gall. christ, nov., t. II, instr. col. 198). — Ainsi 
nommé, parce que de Bénévent en Italie, on y porta des reliques 
de saint Barthélémy. — L'abbé est chanoine prébendé-né de la 
cathédrale de Limoges et a rang avant tous les chanoines du côté 
droit. — Par sentence arbitrale de Tan 1160, le prieur étant élu 
par les chanoines devait être confirmé par ceux de la cathédrale, 
installé dans leur chœur et jouir d'une prébende comme un des 
chanoines lorsqu'il serait à Limoges, etc. (Etiennot, Antiq. Bêtie- 
dict. Lemov.y part. I). — Prieuré érigé en abbaye ordre de Saint- 
Augustin, 1459 [GalL christ, nov,, l. II, col. 619, et Bonav., t. III, 
p. 715). — F. Saint Barthelemi, à Benavant dans les Coutumes 
de la Marche, 1521. — P. Elective, confirmative par le chapitre 
de la cathédrale de Limoges. 

Le 30 avril 1688. Jean-Baptiste delà Croix de Saint- Vallier, évo- 
que de Québec, nommé à l'abbaye de Bénévent et douze chanoines 
réguliers de ce monastère, après avoir consulté plusieurs docteurs 
et personnes de piété, considérant que de temps immémorial il n'y 
avait plus aucun lieu régulier, que les chanoines étaient obligés de 
vivre séparément et loger dans des maisons particulières, dans 
l'impuissance de garder aucune convçntualité et observance reli- 



(t) Aujourd*hui dans la commane de Sous-Parsat, canton de Saini-ful- 
pice-les-Champs (Creuse). 
(2) Chef-lieu de cantoo (Crease). 



FOUILLÉ HISTORIQUE DU DlOCtSB DB LIMOGU 303 

gieuse, ni de la rélablir à cause de la modicité des revenus du 
monastère extrêmement diminués par la perle des titres justifica- 
tifs, la plupart divertis et brûlés ; ce qui aurait donné lieu d*en 
demander au pape la sécularisation, sur le témoignage qu'en avait 
rendu Pévéque de Limoges; vu encore que le roi avait uni, dès le 
17 du même mois, cette abbaye à Tévêché de Québec. Les chanoi- 
nes, par acte du même jour 30 avril, se démettent de leurs offices, 
places et mense communale pour être unis, savoir Tabbaye à Tévê- 
ché de Québec, les offices et places canoniales au chapitre dudit 
Québec, à l'exception des fondations qui doivent être acquit- 
tées dans la chapelle de Saint-Germain et qu'ils acquitteront pen- 
dant leur vie; et après leur mort, Tévêque de Québec nommera le 
curé et prêtres pour les acquitter. Le curé distribuera Taumône gé- 
nérale et particulière qui se faisait par Taumônier de Bénévent. 
Le roi approuva cet acte par brevet du mois de mars 1692, enre- 
gistré au grand conseil le 11 février 1699. 

On exposa au pape que les revenus de Tévêché et chapitre de 
Québec étaient très modiques et ne pouvaient fournir à la subsis- 
tance des missionnaires ecclésiastiques et réguliers qui allaient 
dans la nouvelle France : le monastère de Bénévent n'avait plus de 
lieux réguliers, etc. Le pape par bulle du 29 août 1700, suivie d'une 
autre du 29 juillet 1706, unit cette abbaye à Tévêché de Québec, 
laissant la nomination des curés aux ordinaires des lieux, veut que 
les fondations faites dans la chapelle de Saint-Germain soient 
acquittées par le curé de Bénévent et les prêtres que l'évêque de 
Québec nommera, que l'aumône soit distribuée par le curé ou 
autres personnes députées par ledit évêque. — Par partage fait en 
1713 avec le chapitre de Québec et approuvé par le roi, l'abbaye 
de Bénévent reste avec les places monacales à l'évêque de Québec. 

Le 10 mars 1737, le roi, ayant été informé que l'union n'était pas 
encore faite, et qu'il n'avait pas même été possible de la consom- 
mer par l'absence et l'éloignement des évêques de Québec, et par 
les difficultés immenses qui étaient survenues et ne pouvaient être 
terminées qu'à grands frais et avec des longueurs et des procédures 
infinies, reçut la démission de l'évêque de Québec. Celui-ci voyait 
que dans l'état présent les droits de l'abbaye se perdaient, les bâti- 
ments tombaient en ruine, les revenus se dissipaient sans qu'il pût 
l'empêcher, ce qni le porta à donner tant pour lui que pour son 
église, son désistement de cette abbaye et à supplier sa Majesté d'y 
pourvoir. Le 11 juillet suivant, par arrêt du Conseil d'Etat, le roi 
fit défense aux chanoines de Bénévent, qui s'étaient fait pouvoir des 
prébendes ou canonicat de l'abbaye, de s'immiscer dans les fonc- 
tions de l'ancien service et fondations ; ni de faire aucune demande 



304 SO«:iÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE OU LIMOUSIN 

sur les revenus des meuses abbatiale et monacale, à peine de 
?>00 livres d^amende et de tous dépens, dommages et intérêts : les 
fondations étant alors acquittées à Québec. Par arrêt du 5 septem- 
bre suivant, le roi révoqua et annula l'union, mit Tabbaye en régie 
et voulut que les revenus fussent perçus sur le pied qu'ils étaient 
payés en 1688, relevant àt^et effet du laps de temps et de toutes 
prescriptions. — P. Le roi, 1738, 1750. 

Prieuré claustral. — Les pouillés disent que l'archiprêtré de 
Bénévent y est annexé et que la cathédrale confère. Ce qui n'est 
point. — Office claustral. — P. Abbé en jouit. 

Sous-prieuré, 1358. 

Douze prébendes ou portion canoniales, 1481 ; étaient réduites à 
huit en 1566. — P. Abbé, 1656, etc., 1629. Abbé en jouit. 

Auraônerie 1358. — Office claustral. — P. Abbé, 1598, en jouit. 

Chantrerie et sacristie en 1160. — Chantrerie. — P. Prieur de 
Bénévent présenta, chapitre de la cathédrale conféra, 1349. 

Prieurs de Bénévent (1) : 

Umbertus, avant 1085 et 1100. 
Petrus, lH2etlll7. 
Isembertus, ou Petrus Isembertus, 1125. 
Gaufridus Fondonii, vers 1125. 
Umbertus Fol il, 1128. 
Geraudus, 1128. 
Audoin, 112d. 
Geraldus, 1129, 1140. 
Stephanus, 1158,1160. 
Siméon, entre 1160 et 1180. 
Audoin, vers 1184. 
Ademarus, 1184 et 1189. 
Guido Fulcaudi, avant 1194. 
Bernardus de Bosco, ou del Boc, 1196. 
Audoin, 1209 et 1230. 
Petrus, 1286 et 1242. 
Etienne, 1250. 

Geraldus de Maumont, 1250, 1254. 
P..., 1258. 
Le prieuré vaquait en octobre 1267. 



(1) Cette liste, qui ne se trouve plus dans le manuscrit de Nadaud, a été 
publiée par M. Roy-Pi erre fi tte. Je la donne ici augmentée d'après les recher- 
ches de M. de Senncvillc dans un cartulaire de Bénévent qui est à la Biblio- 
thèque nationale des manuscrits, n^ 17116. 



»001LLÉ RISTOBIQUI DU DIOCÈSE DE LIHOOU 305 

Stephanus, antea reclor de Farsaco, i273. 

Bernardus, 1277, 1282. 

Fulcaudus, 1294. 

Ysarn Tacconi, 1301, 1310. 

Ponce d'Âlayrac, 1310. 

Bernard, 1340, 1350. 

Ramnalphe de Vassignac, jasqa'en 1357. 

Hugo de Valhac, 1357, 1358. 

Jean de Pralis, 1359. 

Etienne Benoit, 1374. 

Jean de Leyrits, 1377, 1378. 

Pierre de Solignac, 1.S83. 

Umbert de Malleret, 1383, 1387. 

Elie Julien, 1405, 1412. 

P... Daniel. 

Abbés : 

Louis Foucaud était prieur en 1422. Le prieuré fut érigé en 
abbaye par bulle du 14 décembre 1458. Louis Foucaud mourut le 
12 janvier 1466. 

Pierre Foucaud, élu le 16 janvier 1466, mourut en 1510. 

Louis Foucaud, dont l'élection fut confirmée le 15 juillet 1510. 
Cependant, Marc de Rourgue aurait eu des bulles le 28 décembre 
1510, il est dit abbé commendataire en 1522. 

Foucaud de Bonneval, évéque de Limoges, fut abbé commenda- 
taire de Bénévent dès 1522, mourut en 1540. 

François Ricou, ou Ricon, ou de Rimon, 1543, 1548. 

Dece de Morra, 1557, 1594. 

Philippe Roussel, 1596, 1604. 

Jean de Lasluquetas, 1613, 1635. 

Charles Foucaud de Saint-Germain-Beaupré, 1638, 1676. 

Paul Pélisson-Fonlanier, 1676. 

Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières-Saint-Valier, 1688, 1727. 

Louis-François de Mornay, 1728, 1733. 

Pierre Herman Dosquet, 1734, 1738. 

Simon-Pierre de La Corré, 1738. 

Mathurin-Rodolphe Lemaire, 1750. 

Simon-Léonard de Chabannes, 1767, 1791. 

Cure, jadis régulière ou vicairie perpétuelle, à laquelle était 
annexée une portion canoniale, 1573. — 1.050 communiants. — On 
faisait l'office à Vautel de saint Martial ; il fut transporté, en 1745, 
an grand autel du chœur. — - P. Abbé, 1481. Voir les autres nomi- 
nations. 



306 SOClM ABCBftOLOdiOUB BT BltTORIOUl DU LlMODSlN 

Vicairies fondées dans Véglise de Bénévent par : 

Pierre Foucaud, abbé de Bénévent, Aubepierre et de Varennes, 
dans la chapelle b&tie et fondée le tO juillet 1461, par Louis Fou- 
caud son oncle et son prédécesseur immédiat, pour des chanoines 
réguliers ; le 8 mars 1509 vieux style. — Dans la chapelle appelée 
de Saint-Germain. — P. Abbé, 1734, jouit des revenus et fait 
acquitter le service. 

Jean Brachel, chevalier, seigneur de Pérusse, lell mars 1S73. 
A Tautel de sainte Elisabeth. 

Mathieu Marchandon, prêtre, chanoine de Bénévent, le 12 novem- 
bre 1584. Augmentée par Louis Marchandon, marchand, le 

1614, pour le plus ancien prêtre de la race du fondateur. — A Tau- 
tel de sainte Barbe. —P. Plus ancien parent nomme. Marchandon, 
sieur d'Azat, bourgeois 1749, notaire royal et avocat, juge de 
Bénévent, 1765. Avocat et juge dudit lieu, 1768, sieur du Triât, 
bourgeois, 1765. Antoine Marchandon, écuyer, garde du^ corps du 
roi, sieur de Puyboscmas, paroisse de Ghamborant, comme plus 
ancien de la famille et de la branche aînée, 1765. 

Silvain de Masdot le 10 noyembre 1655. — A Tautel de sainte 
Marguerite. — P. De Masdot, 1690, 1692. Henri de Masdol, écuyer, 
lieutenant général du présidial de Guéret, 1758. 

[Autre dite de Sainte-Magdeleine]. 

Catherine Dondaud, appelée [rofflce] de la chandelle [ou de la 
Sainte-Croix]. — A Tautel de saint Martial et la Sainte-Croix. — 
P. Héritiers, 1562, 1564, Abbé de Bénévent, 1563, 1587, 1647, 
en jouit. 

[Malvalaise, ou Malvalaize, Malvaleise, vicairie]. 

Notre-Dame, vicairie. 

[La Malese, vicairie]* 

Jeanne de Lagçt. — A Tautel de sainte Agathe. — P. Evêque, 
1733. 

Maladreriede fondation royale, suivant les Pouillés. — P. Grand 
aumônier. — Néant. 

Hôpital fondé par Paul Pallisson, abbé de Bénévent, le 

1678. Les sœurs de la charité de Tinstitution de saint Vincent de 
Paul, appelées sœurs grises, y furent introduites la même année. 
Sont trois. 

Segondelas^ ou Segundelatas, Segunzolas en 1080. Erigée par 
Aubert, fondateur de Bénévent (Guidonis, apud Labbe, 1. 1, Noc. 
biblioth., p. 638). A revoir. — Sur la paroisse de Salagnac. — Cha- 
pelle. — F. Sainte Magdelaine. 



t»OtJILLB HISTORIQOR DU DlOdtSR t>B LUtOOES 307 

CHATELUS-MARCHEIX(l), 1275, ou Marchois, joint la province 
de la Marche. Castrum Lucii. — Prieuré-cure, 2,000 communiants. 
— F. Assomption de la Sainte- Vierge, saint Martin en 1458, saint 
Hilaire. — P. Abbé de Bénévent, 1439, 1584, 1585, 1591, 1592, 
1644,1650,1717,1736,1773. 

Vicairie fondée par Aimeric du Puy et Marguerite de Ghatelus sa 
femme. — P.Marc Foucaud, chevalier, seigneur de Ghatelus, 1464. 
Autre seigneur de Ghatelus, 1556. 

Boissiou, Buxolium, de BoyselHs. — Gure, 1506, 1556. Prieuré, 
1158, 1398.— F. SaintMichel. — P. L'abbé de Saint-Augustin-lez- 
Limoges le céda à perpétuité à ses moines pour leur vestiaire le 
28 janvier 1419, vieux style. 

La Paye, Fagia. — Estienne, abbé de saint Augustin, mort en 
1137, fit b&lir cette église de sainte Magdeleine (Mabill. ilnnal., 
t. VI, p. 694. — Bonav., t. III, p. 364, 355). — Prieuré, 1158. En 
ruine. — F. Sainte Magdelaine. — P. Annexé au prieuré de Bois- 
sioax, 1318. 

MOURIOUX (2), Moralium, Muralium, Mureliurriy malMontronx. 
Prieuré-cure, 950 communiants. — F. Saint Rémi de Rheims. — 
P. Abbé de Bénévent, 1408, 1482, 1530, 1532, 1580, 1586, 1617, 
1618, 1648. 

MARSAG (3). — Prieuré-cure, 980 communiants. — F. Saint 
Pierre, apôtre. — Evoque, à défaut de réguliers, 1691. Abbé de 
Bénévent, 1383, 1604, 1650, 1659. 

Rorgues. —Annexe 1406. — F. Saint André, apôtre. 

GOLONDANES (4), mal Golindanac. — Gure régulière, 680 com- 
muniants. — F. Saint Rémi de Rheims. — P. Abbé de Bénévent, 
1482, 1531, 1570, 1688, 1697, 1720, 1724, 1759. 

SAINT-LÉGER (5) en la chatellenie deDruilles, Druillensis, alias 
le Guërétois, ou près Maipuey. Prieuré-cure, 680 communiants. 
— F. Saint Léger-d'Autun. — P. Non Tabbé de 8aint-Benott-du- 
Sault, mais celui de Bénévent, 1440, 1584, 1635, 1658, 1744. 

(Monbu, près Saint-Léger-le-Guérétois. Ghapelle et vicairie fon- 
dée enicelle]. 

(f ) Commune du canton de Bénévent (Creuse). 
(3) Jdem. 

(3) Idem. 

(4) Commune du canton de Dun (Creuse). 

(5) Commune du canton de Saint- Vaulry (Creuse). 



308 SOGIÂTR ARCOéOLOGIQUR KT DlSTOKIQQR DO LIMODSIN 

SAINT-SILVAIN (i) près Montégat, peut-être près la rivière de 
Garlempe en 1255. Odon, comte de la Marche voulait donner à 
Bénévent Féglise de Saint-Silvain d'Ahnn (mieux de Hontégut) : le 
prieur Urobert ne voulut pas la recevoir des mains d'un laïque. 
Odon la remit à Tévéque Humbauld qui la donna à Umbert (Bonav. 
t. III p. 397). —Cure, 680 communiants. — F. SaintSilvain, soli- 
taire en Berri, 22 septembre. — P. Non Tabbé de Saint-Benoit-du- 
Sault, mais celui de Bénévent, 1557, 1566, 1567, 1573, 1591, 1688, 
1689, 1734, 1741, 1742, 1744, 1745, 1760. 

MONTÉGUT-LE-BLANC (2), alias, près Salanhac. — Le curé 
était habillé de blanc, étant chanoine de Bénévent. — Succursale 
de Saint-Silvain en 1498. — 800 communiants. — F. Saint Pierre- 
ez-Liens. L'église fut sacrée le 28 mars 1217 (Bonav. t. III, p. 542). 
— P. Le curé de Saint-Silvain en prit possession 1567. Comme 
annexe, 1556, 1557. 

Eu égard à Téloignement de TégHse de Saint-Silvain, qui d'ail- 
leurs à raison de sa petitesse ne pouvait contenir les deux parois- 
ses, l'impossibilité qu'un seul prêtre les desservit toutes deux, la 
difficulté des chemins, l'antipathie des paroissiens, qui avait causé 
de grands scandales, même pendant le service divin. Par décret du 

8 janvier 1689, iMonlégul fui érigé en Cure. — P. Non l'abbé 

de Saint-Benoît-du-Sault. Evêque, 1706. Abbé de Bénévent, 1689, 
1741,1742,1744,1773. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

Vicairie de Bar. — A l'honneur de saint Biaise. — P. Evêque, 
1603, 1606. Philippe de Jumillac, écuyer, comme seigneur de Mon- 
légut-le-Blanc, Lissac, 1665. Ursule de Léonard, sa veuve 1682, 
1688. Antoine de Léonard, écuyer, sieur de Noizières, 1734. Pierre- 
Joseph Chapelle, chevalier, marquis de Jumilhac, lieutenant-géné- 
ral des armées du roi, capitaine-lieutenant de la première compa- 
gnie des mousquetaires, 1748, 1773. 

Busseroles. — Annexe de Monlaigut, 1557. — F. Invention de 
la Sainte-Croix. —P. Le curé de Saint-Silvain en prit possession 
en 1557. 

Saint Gabriel. •— Chapelle. 

La Bolonxe, ou Boulogne. — Bolompine, 1279. —[La chapelle 
était en ruine en 1595. — ^ Prieuré de filles, 1300. — F, Saint 
Biaise. — P. Abbesse des Allois, 1570, 1595. Curé en jouit pour 
partie de sa portion congrue. 

(1) Commune du canton de Saial-Vaulry (Grease). 
{%) Idem. 



POOILLà BISTORIOOK DU DIOGÀSB M LIMOOtt 30D 

SAINT-ÉLOI-DEDROUILLES (i). — Cure régulière, 880 corn- 
muniants. — F. Saint Eloi de Noyon. — P. Abbé de Bénéyent, 
1439, 1SH, 1513, 1514, 1559, 1562, 1759. 

Brouilles^ Drulhensis. — AUendu la mauvaise siluation, son 
inutilité, et qu'elle n'était point décorée, ordonné en 1754 de la 
démolir. — Annexe, 1516. — F. Saint Pierre et saint Paul. 

ARÈNES (2), mal Sables. — On bâtissait cette église en 1499. 
—Voyez, t. IV, p. 238 de mes Mémoires. — Prieuré-cure, 880 com- 
muniants. — F. Saint Eutrope de Saintes et saint Hilaire de Poi- 
tiers.— P. Abbé de Bénévent p/^no jure, 1614. Simplement, 1514, 
1532,1571,1625, 1655,1741. 

Aigtieperse, aqua sparsa. — Cure, 1481, 1620. Succursale, 1630. 
Annexe. — F. La Sainte-Vierge. — P. Abbé de Bénévent, 1587, 
évéque, 1694. A la cure. 

La Honzê. — Prieuré de filles où étaient des religieuses en 1278, 
1304, 1667. — F. Nativité de saint Jean-Baptiste. — P. Ahbesse 
des Allois, 1480, 1503, 1504, 1512, 1563, 1582, 1667, 1727, 1737. 
— Celte abbesse et ses religieuses représentèrent que quoique les 
revenus de leur monastère fussent autrefois suffisants pour Tentre- 
tien d'un nombre de religieuses plus grand que celui qui formait 
alors leur communauté, ils étaient à présent beaucoup au-dessous 
de ce qui était requis pour leur subsistance, quoiqu'elles ne fussent 
que 29. Ces revenus avaient considérablement diminué, soit par 
la stérilité des terres, soit par Taugmentation des charges. La 
communauté se trouvant dan^a dure nécessité de soutenir nombre 
de procès pour conserver ses rentes et s'en procurer le payement, 
elle avait été obligée de contracter des dettes, qui consumaient 
une partie de ses revenus, qui, charges payées, ne s'élevaient à 
peine qu'à la somme 2,000 livres, et elles ne suppléaient à cette 
modicité qu'avec beaucoup de peine, de travail et d'économie. 

La chapelle de la Ronze était en très mauvais état, dépourvue de 
tous ornements pour y célébrer; on ne trouvait pas même dans 
l'endroit un clerc pour servir la messe. Ce lieu était un rendez* 
vous de la jeunesse pour y danser et commettre d'autres désor- 
dres. Le revenu de ce petit prieuré ne s'élevait qu'à la somme de 
40<) livres. 

Par décret du 13 avril 1743, ce prieuré est uni à la mense conven- 
tuelle des Allois, à condition que la communauté sera obligée de 

(I) Commune du canton de Pontarion (Creuse), 
(i) Commune du canton de Bénéveoi (Creuse;. 

T. un tO 



310 SOClÂTi ARCBàOLOQtQUB Et BISTORIQUK DU LDIOOSIN 

faire réparer la chapelle de la Ronze, de la mettre en état décent 
pour y célébrer, la pourvoir de linges, ornements, etc., et qu'on y 
fera dire une messe le vendredi de chaque semaine. 

Vicairie du prieuré ou cure. — F. Nativité de saint Jean. — 
P. Àbbesse des Àllois, 1613. Curé dessert. 

GHAMBORENT (1). — Cure, 380 communiants. — F. Saint Mar- 
tial de Limoges. — P. Abbé de Bénévent, 1483, 1498, 1513, 1514, 
1530, 1542, 1650, 1667, 1678, 1709. 1720, 1758. 

Vicairie vers 1490. 

SAINT-PRIEST-LA-PLAINE (2), U Planha, 1315, près le bourg 
(le Salaignac, 1259. — Cure régulière, 900 communiants. ~ F. Saint 
Priest d'Auvergne. — P. Abbé de Bénévent, 1589, 1607, 1613, 1630, 
1654, 1747, 1768, 1766. 

Communauté de prêtres, 1564. 

Saint'Hilaire. Bourg 1189 [Vita S. Steph, Muret, apud Harlènei 
t. VI. Ampliss. colL, col. 1100). 

SAINT-DIZIER (3), ou Didier-près-Peyrusse. — Prieuré-cure, 
1.880 communiants. — F. Saint Didier de Langres, ou de Vienne, 
saint Gervais et saint Prolais. — P. Abbc de Bénévent, 1598, 1640, 
1707, 1744. 

Cornac ou Cosnac. Ruinée. — Cure, 1318. — P. Abbé de Béné- 
vent. 

Murat-la-Rabe, mal Mieyrat. Etait s»r la paroisse de Heyrignhac, 
1633. — Cure, 1469, 1620. Chapelle. — F. Saint André, jadis 
sainte Catherine. — P. Abbé de Bénévent. Curé de Saint-Dizier, 
dessert. 

RËT0IS(4), onReytoueis, Stipula. Restoilh, 1250. Resteilh, Res- 
tolh-près-Bénévenl en 1414. L'église fut interdite en 1750 et le ser- 
vice transféré à la Forét-d'Aulon. — Cure, 380 communiants. — 
F. Saint Jacques-le-Majeur. — P. Abbé de Bénévent, 1563, 1689, 

tno. 

La Forét'i' AuloUy ou Damloup, pays de loup. — Annexe 1563, à 
présent cure. — F. Décollation de saint Jean. 

(K) Commune du canton da Grand-Bourg (Creuse). 
(9) Idem. 

(3) Commune du canlon de Bourganeuf (Creuse). 

(4) Réuni à la commune d'Aulon, canton de Bénévent (Creuse). 



pouillA historique du diocèsb dr limoges 3tl 

JANAILHAG (l). — Cure régulière, 980 coramunianls. — F. Saint 
Salurnin de Toulouse. — P. Abbé de Bénévent, 1471, 1888, 1645, 
1664, 1670, 1682, 1690 1744, 1763, 1764, 1773. 

Belle-Sauve, Bella-Silva. Cure 1481. Annexe 1645. — F. Sainle 
Catherine. 

Un Fouillé manuscrit de la cathédrale met dans cet archiprétré 
la commanderie ou préceptorie de Orsoze. 

CHAMROI (2), Campus ruber. — Cure, 280 communiants. — 
F. Saint Jacques-le-Majeur. — P. Léon d'Aubusson, comte de la 
Feuillade, baron de Peyrusse, Montegul, Vouet, La Grange-Blenaut 
et Courpalais, gouverneur des châteaux du roi au pays Messin, 
haute et basse Auvergne, 1647. Abbé de Bénévent, 1632, 1647, 
1661,1745,1749,1763. 

Saint-Martial de Peyrusse, que Pierre de Peyrusse donna à Béné- 
vent vers 1095 (Bonav., t. III, p. 397). — Chapelle. — La Peruche 
(Simpl., t. IV, p. 651). — Petrucia, Petrocia. ^ M. de Valois a 
placé le château de ce nom dans la Haute-Auvergne {Notit, galL, 
p. 445), et a entraîné dans son erreur les PP. Daniel et Vaissette 
(Hist. du Langued,, t. I, p. 421). L'abbé Velly {Hist. de Fr,, t. I, 
p. 375), a mis Petfrace dans l'Auvergne. Mais c'est renverser l'ordre 
que les chroniqueurs ont mis et la marche de Pépin, roi d'Aqui- 
taine. Ce prince ne pouvant se rendre maître de la personne de 
Wairre, duc d'Aquitaine, prit le parti de terminer la campagne de 
Tan 767, par le siège de quelques-uns des forts ou châteaux situés 
sur la Garonne, qui tenaient encore pour le duc. La plupart étaient 
de difficile accès et situés sur des rochers escarpés, ou dans de dif- 
ficiles montagnes : roccas, petras et speluncas et civitates {Annal., 
apud Bouquet, t. V, p. 36, 200, 339. — Labbe, t. II, Bihlioth. nov., 
p- 157). Quoique leur attaque fut très malaisée. Pépin Jes assiégea 
cependant et s'en rendit maître. S'en revenant par Limoges, ou le 
Limousin, il prit Escoralliam, Torrinam, Petrociam, d'où il reprit 
le chemin de Bourges. Cette direction semble conduire de Turenne 
à Peyrusse, sur la paroisse de Chamroi et la rivière du Taurion, à 
deux lieues au nord de Bourganeuf et à trois au midi de Bénévent. 
Dès 1454, celte terre de Peyrusse appartenait à Gui Brachet. Elle 
passa, en 1611, dans la maison d'Aubusson par le mariage d'Isa- 
beau Brachet, fille unique d'autre Gui, avec François, comte de La 



(1) Commune du canton de Pontarion (Creuse). 

(S) La commune de Champroy a été supprimée par ordonnance du 14 mai 
1837 el son lerriioire divisé entre celles de Sainl-Dizier el de Ch&lelus, 



31 î SOClÉtft ARCHÉOLOOIQUË ET BISTORIQUB DU LlMOUSlIf 

Feuillade, et elle est possédée aujourd'hui par les seigneurs de ce 
nom. Quoiqu'il ne reste de Tancien château qu'une maison bour- 
geoise pour le fermier, on voit à c6lé une immensité de masures 
qui démontrent d'anciennes fortifications et speluncas convient 1res 
bien au local. 

A quelques lieues de Peyrusse, Pépin dut prendre, pour retour- 
ner à Bourges, la voie romaine qui de Prœtorium des itinéraires 
romains, située près du bourg de Sainl-Goussaud, conduisait à 
Ârgenton en Berri. Il passa donc près de La Souterraine et d'une 
ville, inconnue même dès le temps de Gaufridus, prieur de Vigeois, 
et qu'il détruisit apparemment. Ce moine, dans une lettre manus- 
crite (n"" 5452, Biblioth. reg.), dit, que demeurant à La Souterraine 
par ordre de son abbé, il entendit dire plusieurs choses de cette 
ville. Il en fixe la ruine et la désertion à la bataille de Roncevaux, 
778, où, selon lui, tous les habitants furent passés au fil de l'épée. 
Gomme si Charlemagne élait jamais venu dans notre province. Il 
est moins incroyable dans les traditions qu'on débitait de son temps, 
puisqu'elles subsistaient encore en 1747. M. l'abbé Le Benf m'ayant 
intéressé alors pour découvrir la position de cette ville et, m'étant 
transporté sur le lieu, je vérifiai ce qu'on lit dans le prieur de 
Vigeois. Elle élait selon lui située près des châteaux de Bridiers 
Briderium et d'Escopiat, aujourd'hui absolument inconnu, au soleil 
levant de La Souterraine, en tirant vers l'église de Saint-Pierre de 
Nots, de Nave. Les bergers y trouvaient quelquefois des morceaux 
d'argent, d'or, de plomb, de fer. Le lieu était tout couvert de bouix 
et une lige de cet arbrisseau était sortie dans une bague d'un métal 
jaune. Il y avait des pierres qu'on réduisait en chaux et qu'on 
devait avoir transporté de loin, le terrain trop maigre n'en ayant 
point de cette espèce. Tout ce détail se conserve encore dans la 
mémoire des habitants de La Souterraine ; ils rappellent la ville de 
Bré, mot anglais qui signifie colline, motte. Mais quoique l'historien 
la qualifie de très fameuse, cependant il en ignorait le nom, et elle a 
été inconnue à tous les géographes. 

Un cartulaire de Charroux assure que Charlemagne, à son retour 
de voyage de Jérusalem, passa par Limoges, que de là il s'en alla 
à Charroux (Besly, Hist. comt, Poit.y p. 156 et 160). Mais ce voyage 
de Jérusalem est une fable. 

AUGÈRES (i), ou Augières. — Succursale de Villars, 1633. Cure 
[ou prieuré-cure], 380 communiants. — F. Saint Martial de Limoges. 

(1) Commune du cantoo de Bénévent (Creuse). 



POOILLÉ HISTORIQUE DU DIOCÈSt CK LIMOGES 313 

— P. Evéque, 1601. Abbé de Bénévent pf<?no /wr^, 1598, simple- 
menl, 1568, 1569. 1641, 1689, 1691, 1768, 1772. 

Villars. — Succursale longtemps avant 1598. — F. Saint Laurent 
e saint Nicolas de Myre. 

LA FORÊT (1), Nemtis, Sylva. Cette église était totalement neuve 
en 1490. •— Cure, a défaut de réguliers. — 150 communiants. — 
F. Saint Biaise. — P. Non l'abbé de Saint-Benoît-du Sault, mais 
celui de Bénévenl, 1576, 1594, 1666, 1688, 1742, 1759. 

VEDRENAS (2) était uni à Charnac en 1215 (Mss. 5064. Bibl. reg.). 

— Prieuré 1398. — F. Saint Martial et sainte Valérie. — P. Etait 
uni à lachantrerie du monastère de saint Martial, 1437, 1471. 

Cure supprimée en 1742. ^ 152 communiants. — F. Mêmes 
saints. - P. Abbé de Saint-Martial, 1586, 1639, 1652, 1662. 

CEYROUX (3) ou Seyro. — Annexe de Mourioux, 1486, 1633. — 
240 communiants. — F. Saint Biaise. — P. Abbé deBénéventpteno 
jure, 1513, simplement, 1585, 1679, 1732, 1735. 

L'orme, ou Tousme, Ulmus. — Cure, 1464. — Annexe, 1566. — 
F. Décollation de saint Jean. 

ANREIX (4) ou Reix, rectum. — Cure [et prieuré], 200 commu- 
niants. — F, Conversion de saint Paul. — P. Abbé de Bénévent, 
1704, 1765, 1768, 1769. 

LE BOURG DE SALANHAC (5) ou Le Grand-Bourg, mal Salon- 
nac, Saliniac, Solamacum [GalL christ, nov., t. II, instr. col. 199). 
Le roi Pépin donna ce lieu à la cathédrale de Limoges en 766 
(Adémar, p. 157. — Duchesne, Hist. franc, script., t. II, p. 4, et 
t. III, p. 467. — Labbe, Bibl. nov., t. II, p. 732). C'était une 
obédience de la cathédrale de Limoges, où étaient deux prévôts en 
1080 {Gall. christ, nov., t. II, instr. col. 199). — Deux églises en 
1106. 

Eglise de Saint-Etienne, 1106. — P. Dépendait de la cathédrale 
de Limoges. — Cure 3,800 communiants. — F. Assomption de la 

(t ) Fait partie de la commane de Hootboueber, canton de Bourganeuf 
(Creuse). 
{%) Idem. 

(3) Commune du canton de Bénévent (Creuse). 

(4) La commune de Reix a été supprimée et son territoire réuni à celle 
d'Arènes par ordonnance du 4 mars 1836. 

(5) Chef-lieu de canton (Creuse). 



314 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

sainte Vierge et saint Léobon. — P. Non le chapitre de Saint- 
Martial de Limoges. Evoque conféra, 1587, 1703. Aquilaire de la 
cathédrale nomma et le chapitre conféra, 1405, 1457, 1458, 1488, 
1492, 1494, 1495, 1496, 1513, 1558, 1559, 1563, 1586, 1590, 1592, 
1597, 1604, 1614, 1617, 1620, 1628, 1645, 1656, 1703, 1741. 
Communauté de prêtres, 1491, 1564. 

Saint-Léobon, — Le curé en prit possession en 1563. Chapelle en 
ruine. Fut bâtie par M. G..., curé de Salanhac et chanoine de 
Limoges. En 1741, on tira sa tombe de cette chapelle pour paver 
la grande église; et elle est renversée au bas du marchepied. 
J'y avais lu cette épitaphe : Hicjacet mâgr G, câplls de Salan, can. 
Lem. q^ edifieavit ecclâm isiâ : q^ obiit XIII KL decêb, an. dîïi 
M. ce, LXX. VIL ctij. ôTa requiescaCT pace. dicatis pat, nost. — 
F. Saint Léobon, Lubonus^ solitaire mort sur le lieu le 13 octobre 
Tan 529, suivant la conjecture de notre annaliste, p. 178. 

Salanhac ou Sallenhac, mal Saliniac {Act. S. S., t. V, August., 
p. 92). Voyez Le Bourg de Salanhac. — Chapelle en 1106. Etait sans 
décoration, menaçait ruine et d'ailleurs inutile. Ordonné en 1745 
qu'elle serait démolie. — F. Saint Biaise. 

La Croix de Mazeyrac. — La cathédrale de Limoges permit en 
1281 aux chevaliers du Temple d'y édifier une chapelle. 

[Le 5 juin 1493, permis au curé du Bourg de Salanhac de faire 
bâtir réglise de Eyglayeras dépendante de l'église du Bourg ; per- 
mission accordée par la cathédrale]. — Chapelle. — F. Nativité 
de saint Jean. — P. À la commanderie de Paulhac, dès 1315. 

ELIZIËRES (1), où Ton mit un desservant en 1746. Glesières en 
1315. — Succursale, 830 communiants. — F. Décollation de saint 
Jean. 

SAINT-PRIEST-LES-HOLIÈRES (2), alias Taurion, jadis de 
Olériasou près Le Palais, 1285, près Saint-Just, 1371, malSaint- 
Prieche et ville. — G., évêque de Limoges, mort le 8 octobre, qui 
est Gerald du Cher, mort en 1177, donna cette église à la cathé- 
drale pour son anniversaire {Calendar^ apud Labbe, t. II, Noc. BibL, 
p. 760). — Prieuré séculier ou aumônerie ou hôpilal. — F. Saint 
Priest d'Auvergne. — P, Aquilaire de la cathédrale conféra et le 
chapitre ratifia, 1416, 1502, 1521, 1534, 1535, 1538, 1539, 1545, 
1546, 1550, 1551, 1556, 1557, 1559, 1560, 1561, 1571, 1575, 1581, 



(l) Liziëres, commuDe du canton du Graud-Bourg (Creuse). 
(I) Commune du canion d'Ambazac (Haute -Vienne). 



FOUILLÉ BISTORIQUl BU DIOCÈSE DK LIMOGES dl5 

1582, 1583, 1584, 1598, 1603, 1639. 1645, 1646, 1663, 1706. — 
Prieuré ou aumônerie, où était une chapelle ei une maison en 
1587. (Uni an chapitre (Brousseaux, Pouillé de 1783)1. 

Cure, 550 communiants. — F. Même saint. — P. Aquitaire de la 
cathédrale nomma et le chapitre présenta ou ratifia, 1405, 1406, 
1416, 1461, 1514, 1519, 1544, 1573, 1577, 1578, 1587, 1589, 1595, 
1598, 1600, 1616, 1617, 1620, 1622, 1639, 1645, 1728, 1737, 1773. 

Vicairie fondée par Jean de Gensanis, 1507, dans l'église parois- 
siale ; le prieur prit possession dans l'église paroissiale et de la 
maison prieurale, 1556. 

Prieuré ou vicairie fondée dans cet h&pital par Jean Amelhaudi, 
de Noblac. — P. Aquilaire, 1408, 1408, 1461. Chapitre confère. 

Hôpital ou Maison-Dieu, 1370, 1388. Malatie, 1526. 

Réservât. — Chapelle, 1275. Prieuré de filles.— F. Sainte Magde- 
laine. — P. Au prieuré de Bostmorbaud, uni aux PP. jésuites de 
Limoges. 

Chapelle aux Bardits, ruinée. — F. Nativité de la Sain te- Vierge. 

SAINT-GOUSSAUD (1), Gonsaldus, Godissalvus, mal Gousand, 
Gonsaud. Sancti Gonsaldi (Gaufred, Vosiens mss., p. 42. — 5452, 
Bibl. reg.), — Saint-Goussaud-près-La-Jonchère, 1545. 

Cure, 980 communiants. — Itier, abbé de Lesterps, donna à 
révéque cette église en 1158. — F. Saint Goussaud, solitaire, mort 
sur le lieu le 5 novembre Tan 689. — P. Aquilaire de la cathédrale 
nomma et chapitre ratifia, 1505, 1513, 1515, 1585, 1586, 1667, 
1668, 1701, 1707, 1719, 1753, 1762. 

Auprès était Prœtorium des tables de Peutinger, à XIV lieues 
gauloises de Limoges au plus et à XVIII d'Ahun, qui n'en forment 
que sept d'un côté et neuf de l'autre. Cassiodore, (lib. XII, Far. epist. 
22.) donne une grande idéede la magnificence des prétoiresconstruits 
par les Romains dans les provinces de l'Empire : Pretoria longe 
lateque lucentia in margaritarum speciem putas esse disposita. En 
effet, du côté du Puy de Jou, près celui de Saint-Goussaud, on voit 
une vaste étendue de pays, on y trouve tous les jours quantité de 
morceaux de brique. M. Danville avait cru pouvoir appliquer 
Prœtorium à Arènes, mais le lieu est caché et couvert de monta- 
gnes. — Toute la France appelle Mont-Jou cette montagne des 
Alpes que les Romains appelaient Mons-Jovis, qui est sur le dio- 
cèse de Lyon (Martin, Relig. des GauL, t. I, p. 282). Podius a la 
même signification que Mons. 

(I) Commune du canton de Bénévent (Creuse). 



346 S0G1ÂTÉ ARCHAOLOOIQUE BT HISTORIOUB DU LIMOUSIN 

Varron (Lib. IV, de ling. lat.) parle d'un Prœtorium in castris, 
dans les camps, fait en forme de voûte. Prœtorium était à la tête da 
camp (Fonlen., Mém, Acad, itiseript., t. XIV, p. iOij. II parait 
certain par des masses informes de pierre et de mastic qu*on y 
voit, par des briques fort épaisses qu'on trouve de distance en 
distance dans un endroit fort éloigné des tuileries, par les murailles 
anciennes à fleur de terre dans certains endroits^ par l'ouverture 
d'un puits qu'on a comblé ; il parait, dis-je, par toutes ces preuves, 
que c^étail la position du Prœtorium. La situation est en très bel 
air. — Pour le puits qui est ici, voyez t. II de mes Mémoires, 
p. 266, 267. 

Prœtorium, la tente, le logis du préteur, du commandant. Magni- 
fique et vaste maison dans un champ et à la campagne pour 
laquelle les Romains dépensaient des sommes immenses (Calepin). 
Ici il n*y a ni chaux, ni pierre de taille ; il fallait faire venir la 
brique de bien loin. 

Quintana était la porte dans les camps derrière le prœtorium où 
se tenait le marché des choses nécessaires à Tusage, des ustensiles 
[Feitus), 

Dans les camps étaient des puits ; il y a eu des puits au milieu 
des camps (Fonten., Mém. Acad. inscript., t. X, p. 411). On voit à 
Prœtorium les apparences d'un qui est entièrement comblé. 

Dans les camps des Romains, la disposition du quartier du pré- 
toire en occupait presque le tiers {Ibidem., p. 419, 434). Il faut voir 
Pol ybe, par le chevalier Follard et Vegeco. 

Maldonat (p. 29) le mei kTorium ou rat<ron(Bonav., 1. 1, p.SSS), 
mais la dislance de Limoges à dix lieues et à cinq seulement d*Ahun 
n*y peut convenir. Prœtorium, dit M. Belley, p. 715, tombe sur la 
droite de la rivière de Taurion, aux environs de Tabbaye de 
Grandmont. Ce savant ne connaît aucun lieu qui ait conservé le 
nom ancien. Il ajoute que les cartes que nous avons de notre pays 
sont très imparfaites, ce qui n'est que trop vrai. — Une voie 
romaine passait de Limoges à Argenton en Berri. Argentomagus, 
petite ville située sur la rivière de Creuse (Belley, t. XIX, p. 712). 
On trouve à l'ouverture du compas, entre ces deux villes, environ 
48 minutes du méridien, qui font 40 lieues gauloises; on peut dire 
42 lieues gauloises à cause de l'inégalité du terrain et des circuits 
de la route. (Voyez t. V de mes Mémoires^ p. 79). Mais cette voie 
ne passait point aux environs de Grandmont. 

Voici ce que j'ai pu déterrer par le secoure du Chomi forrat qui 
dans le dialecte du Limousin exprime cette voie romaine. En 
sortant de Limoges par la porte Panet, qui allait au couvent des 
Carmes déchaussés (Maldamnat, apud Bonav., t. II, p. 209), elle 



POniLLi HISTORIQUE DU DIOCÈSE DE LIVOOtS 31 7 

passait au-dessous de Julia, paroisse de Saint-Christophe. Au 
Palais et au village de Puynege, paroisse du Palais. Dans les 
châtaigneraies de Maslebraud, aux Bardils, la forêt de Saint-Priest, 
la Croix de Freissiohac, le. ruisseau du Rivalet, les bois de Tour- 
niol, le moulin de Francillon, paroisse de Saint-Priest-Taurion. 
Au Mas Meynard, à La Croix de Brugères, peut-être à Traspont, 
paroisse des Eglises. Le Bois des Egaux, Les Billanges, Jabreilles à 
Grandvau. — La voie romaine passait au haut du bourg de Saint- 
Michel de Lauriëre, du côté du levant» pour aller à Argenton. — 
Entre Hillemillanges, La Feyte et La Ribiëre, de là au Puy-de-Jou, 
paroisse de Saint-Goussaud. 

De Saint-Goussaud à Argenton : Anreix, Séjoux, paroisse de 
Chfttelus-le-Marcheix, les bois de Transai. 

D'Ahun à Fines, Feix, XX lieues : suivant la vallée de la Creuse 
jusqu'auprès d'Aubusson, on reconnaît le passage de Tancienne 
chaussée à La Chaussade.; de là elle traversait la montagne et elle 
conduisait au Fines, dans la paroisse de Saint-Médard entre 
Courbarioux et Villemigoux, à XX lieues gauloises d'Abun. Cette 
distance tombe au delà de Crocq, auprès de Feydet sur le territoire 
d'Auvergne (Belley, p. 716, 717). Le nom de Fines ne se trouve 
plus dans aucun lieu de ce canton. — Saint-Pardoux-les-Cars : Las 
Rendas, Perpirolle, le long d'un bois taillis entre Pâlies et Chadie- 
ras, La Tombe Roumiou, où est une croix sur la tombe de quelque 
pèlerin, RomcevuSy Juchefaux. 

Suivant la Table (Belley, p. 716), Acitodunum était éloigné 
A' Augustoritwn de 32 lieues gauloises, savoir : 14 d*Augu8toritum 
à Prœtorium et 18 de Prœtorium à Acitodunum ; c'est la distance 
précise qui se trouve entre Limoges et Ahun, en tournoyant depuis 
Prœtorium dans un pays de montagnes. Acitodunum aurait été 
abrégé dans le moyen âge en Acidunum dans un Martyrologe 
manuscrit de l'abbaye de Solignac au 16 octobre, jour du martyre 
de Saint-Silvaln, patron de la ville d'Ahun. Car c'est d'elle qu'il 
s'agit dans l'Itinéraire et non du Moutier-d'Ahun qui est au-dessous. 
Le Blanc [Monn. de Fr,, p. ) rapporte une monnaie d'or frappée 
sous la première race, dans un lieu qu'il dit être inôonnu, avec 
la légende ADEDVNO VICO FITVR. M. .l'abbé Belley pense 
que ce lieu inconnu est Ahun et qu'on a dû lire sur la monnaie 
AGEDVNO ou AGIDVNO. Quoiqu'il en soit, Ahun est nommé 
Agidunum dans la fondation de l'abbaye l'an 997 [GalL christ, nov , 
t. II, instr. col. 198). Dans la cour des moines on voit une colonne 
milliaire ronde et portant des restes de chiflres. Adémar dit 
(Bonav., t. II, p. 631) que Saint-Martial y fut atts^ché et fustigé par 
les payons. 



318 SOGlÂTé ARCBÉOLOOIQUB KT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

AMBÀZÀG({), Ambezac, Ambaciacum, Ambiacinum. — Monastère 
connu vers 613 {Vita Sancti Aredii, apud Ruinart, Greg. Turon.y 
col. 1307). Voir t. III de mes Mém., p. 212, 213. — Aalbazac 
(Helyot, Uist. ord, monastique, 1. VU ett. IV, p. 211). Gérald,abbé 
de Saint-Augustin de Limoges acquit, par son industrie, ce monas- 
tère (Mabill., Annal., t. VI, p. 694). — Prévôté. — F. Saint Antoine, 
abbé. — P, Abbé de Saint-Auguslinles-Limoges, 1500, 1875, 1594, 
1617, 1629, 1630. Les revenus du monastère de Sainl-Augustin-lez- 
Limoges ne suffisant pas à l'entretien, nourriture, vestiaire, médi- 
caments et bois qu'il fallait à 17 ou 18 réformés dont il était 
composé, ni au luminaire de l'église, chandelle pour les chambres 
et dortoirs, réception d'hôtes et autres qu'il convenait de loger et 
de nourrir, ni pour acheter une grande quantité de draps et sarges 
pour faire de grands frocs, robes, tuniques et habits de nuit et 
généralement pour le vestiaire. L'abbé n'ayant point le tiers qu'il 
s'était réservé, que 600 écus, qui ne pouvaient fournir à son entre- 
tenement dans son vieux âge, ni aux grands procès qu'il lui fallait 
poursuivre pour la conservation des biens du monastère. — Par 
décret du 10 juillet 1619, cette prévôté fut unie à la mense conven- 
tuelle de Saint-Augustin-lez-Limoges. Ils en prirent possession le 
19 janvier 1620. 

Cure, 3,600 communiants. — F, Saint Antoine, abbé, jadis le 
11 mai. — P. Abbé de Saint-Auguslin-lez-Limoges, 1483, 1576, 
1614, 1618, 1629, 1630, 1635, 1636, 1637. Avec le chapitre du 
monastère, 1672, 1736, 1763. Abbé. 

Vicairie fondée par Etienne Du Mont, prêtre et maître ez-arts, 
dans la chapelle qu'il veut être bâtie, le 16 octobre 1532, signé 
Dangreza. A l'honneur de saint Etienne. — P. Curé confère. Neveux 
du fondateur et leurs enfants mâles ou plus prochains nomment. 
Dumont, 1562, 1663. Curé, 1641, 1673. 

Maladrerie de fondation royale suivant le Pouillé. — P. Grand 
aumônier. — Néant. 

Notre-Dame de Pitié, — Chapelle rurale. 

Sainte-Anne. Interdite 1744. — Autre chapelle rurale. 

Saint-Antoine 1632, à présent saint Roch. — Autre chapelle 
rurale. 

Montcocu, ou Cogul, Monscuculli, 1124 (Martène, Ampliss. coll., 
t. VI, col. 1084), mal Monteogal.— Raymond, abbé de Saint-Augus- 
tin, mort en 1184, acquit celte chapelle (Mabill., Ann., t. VI, p. 694). 
— Chapellenie, 1409 et 1424. — F. La Sain te- Vierge. — P. L'abbé 
de Saint-Augustin-lez-Limoges 1368, nomma 1497. Ruinée. 

(\) Ghef-lleu de canton (Haute-Vienne). 



POUILLé UISTORIQDK DU OlOCiSE DK LlMOGBS 319 

Forest-Vieille. Inlerdile 1744, dans de vieux bois. —- Aulre cha- 
pelle rurale. — F, Saint Martin de Tours, * 

Saint-Psalmet, que Psalmel Texandier, curé, fil construire. — 
Chapelle ruinée. 

Muret, où saint Etienne se relira vers 1083 et fonda vers 1100 
l'ordre de Grandmont, y mourut un vendredi, 8 février (Martène, 
Ampliss. coll., t. VI, col. 1067 et 1160), qui ne peut être que Tan 
1124 et non pas 1126 [Rec, Hist, de Fr., t. II, préf. p. l). — Le 
monastère fut (ini en H12(La Marche, Vie de saint Etienne, p. 105). 
— La voûte tomba en 172S. L'église est en masures. Sont cinq 
frères en 1293. Ce lieu a été confondu avec Grandmont par le P, 
Dubois [Hist, écries. Paris,, iiv. XIII, ch. 6, p. 157 j, et par un chro- 
niqueur (aptid Martène, t. VI, Ampliss, coll,, préf. p. xi). 

En quelle année saint Etienne de Muret fonda-t-il l'ordre de 
Grandmont : 1042, 1061, 1074, 1076, 1077, 1080 ou 1089? Ce sont 
à peu près les époques fixées par différents historiens, et toutes 
assez inexactes Milon, archevêque de Bénévent (Ughel, Ital. sacr,, 
t. VIII, col. 135), qui avait instruit le saint, mourut le 23 février 1077, 
suivant le nouveau style. Etienne demeura ensuite quatre ans chez 
un cardinal (Martène, Ampliss, coll., t. VI, col. 1054). Seul à Muret 
la première année de sa retraite, il ne reçut que deux prosélytes la 
seconde (Idem, col. 1058), ce qui revient à 1083. Hugue Lacerta, 
son disciple (7d(fm, col. 1185), mort en 1157, à quatre-vingt-six ans, 
avait embrassé sa règle à quarante-six ans (Idem, col. 1148) ce qui 
forme Tan 1111. Alors le saint n'avait rassemblé qu'un petit nombre 
de disciples. Il n'en put donc former qu'une petite congrégation 
vers l'an 1100. — Grande contestation pour savoir s'ils sont béné- 
dictins. Voyez page 119 (1). — Berceau de l'ordre de Grandmont, 
à présent Celle. — F. La Sainte- Vierge. Sacre de l'église, 10 sep- 
tembre. — P. Unie au monastère de Grandmont par la bulle de 
1318. 

Chapelle de VHermitage, — P. Au monastère de Grandmont. 

SOUBREBOST (2), ou Soubrebosc, Superboscum, mal hurlesbois, 
hurabos. Dauphine de la Tour, mariée, en premières noces à Ray- 
mond d'Aubusson de la Borne, par son testament du lundi après 
l'Ascension 1299, donne 6 deniers de rente à l'église de Sainte- 
Marie de Sobreboys (Baluze, ffwf. Maison d'Auvergne, t. II, p. 522). 
Ce nom est méconnaissable. Il y a eu autrefois une grande dévotion 

(1) Celte page ne se trouve plus dans le manuscrit. 
(S) Commune du canton de Bourganeuf (Creuse), 



dtO SOCl^TÂ ARCHéOLOOIQU* BT BISTORIQOB DU LIMOUSm 

à Notre-Dame de Soabrebosc. — Il y a ud puits dans la crypie ou 
chapelle souterraine, au-dessous du graad autel. Voyez Du Cange, 
Puteus. — Prieuré 1229, 1314. — F. Assomption de la Sainte- 
Vierge. — P. Etait uni à la mense abbatiale de Saint-Augustin-lez- 
Limoges, 1410, 1418. A la mense conventuelle en partie 1618. 

Cure, 660 communiants. — F. Même sainte. — P. Abbé de Saint- 
Auguslin-lez-Limoges, 1513, 1515, 1532, 1586, 1589. Avec le cha- 
pitre du monastère, 1642, 1698, 1701, 1705, 1712, 1745. Ledit 
chapitre. 

Vicairie de saint Jean. — P. Foureys, ou Fouri de Las Dapeyras, 
1599. Abbé de Saint-Augustin, comme prieur de Soubrebost, 1599. 

LES ÉGLISES-PRÈS-LE-DOIGNON (1), en Doignon. - Eccle- 
siarum de Dompnonio, mal Domphon de ecclesiis cessis 1405, mai les 
Elises (Simpl., I. VIII, p. 577). Prieuré ou prévôté, 1276. — F. Saint 
Laurent, 1275. Voyez Grég. de Tours, Glor. Martyr., cap. 42. — 
P. Etait annexé à la prévôté de saint Martin-lez-Limoges, 1586. 
Abbédudit Saint-Martin nomma, 1632, 1694, 1717. 

Cure, 1160 communiants. — F. Même saint, saint Silvain, 1543. 
— P. Prieur et chapitre de Saint-Martin-lez-Limoges, pendant la 
vacance de Tabbaye, 1740. Non Tabbé de Saint-Martial, mais celui 
de Saint-Martin, 1564, 1591, 1613, 1617, 1632, 1660, 1694, 1695. 
1717,1730. 

Saint-Irier, église dans le même bourg, 1275. Ruinée. 

Saint-SUvaifiy autre église, était presque en ruine dès 1458. Le 
curé en prit possession en 1564. Là était la prévôté et les fonts 
baptismaux. Il n'est pas parlé de l'église de Saint-Laurent. 

Nouet. — Chapelle en ruine, 1740. 

Cirieix, bâtie en 1718 par Rernard Raby, notaire royal de La 
Joochère, juge du Doignon et séneschal deGrandmont. — Chapelle 
rurale. — F. Saint Bernard de Clairvaux et saint André, apôtre. 

L Ecluse, ^Exclusay 1189(Martène,ilwp/m. coW., t. VI, col. 1106). 
Ne fut pas fondée par Hugue, comte de la Marche, mort vers 1220, 
puisqu'elle est sur la rivière du Taurion. Voyez Etagnac, où se 
trouve Etricor. Celle construite sur le bord de la rivière de Vienne, 
à laquelle conviendraient peut-être les vers de l'épitapbe de ce 
seigneur : 

Nos inter scopulos et lœta fluenta Vigennœ 

Christiferœ Matri struximus ecdesiatn (Bonav., t. III, p. 534). 



(1) Aujourd'hui Saint-Laureui-les-Eglises, cantoq d'Ambazac (HaulQ- 
Vienne). 



FOUILLÉ HISTORIQOK DU DlOCftSB DB LIMOGES 39t 

Il y avait trois frères à TEcluse en 1295. — Celle ruinée, bâtie 
auprès d'une écluse. — F. La Sainte- Vierge et saint Marc, évangé- 
liste. — Unie au monastère de Grandmonl par bulle de 1318. 

SAINT-VAULRI (1), Valericus, mal Vaubry. — Le roi Pépin 
donna ce lieu aux clercs de Saint-Martial de Limoges en 766(Âdémar, 
p. 157. — Duchesne, Hist. Franc, script., t. II, p. 4 et t. III, p. 467. 
— Labbe, Bibl. nov.^ t. II, p. 732). — La discipline monastique y 
fut établie vers 1009 {Idem, p. 173). — Grégoire, abbé dlssoire, 
diocèse de Bourges, par son ordonnance de visite du 12 octo- 
bre 1337, unit à cette prévôté les prieurés d'Arcs et de Ghazelles, 
diocèses de Limoges et de Bourges, chacun pour 25 livres de pen- 
sion applicables aux écoliers qu'on enverrait aux études générales. 
On devait tenir deux moines dans chacun de ces prieurés. — Pré- 
vôté. — Etaient 12 en 1229 [Voyez Bonav., t. Il, p. 5, col. 1 ; p. 18, 
col. 2]. — F. Saint Julien de Brioude, saint Valérie, solitaire, mort 
sur le lieu le 10 janvier 620 (Mousnier, Vie de saint Vaulry) et le 
8 juillet, translation de ses reliques. — P. Dépendait de Saint- 
Martial de Limoges en 1097 (Baluze, MiscelL, t. VI, p. 389). Geor- 
ges de Saint-Julieu, baron de Saint-Vaulry, vicomte de Bornage, 
comme prétendant descendre des fondateurs de cette prévôté» 
1653. Gabriel Bertrand, chevalier, baron de Malval et de Saint- 
Vaulry, 1708, 1709. — Abbé de Saint-Martial, 1568, 1571, 1601, 
1614. 

Les uns mettent saint Vaulry sous Glovis I, d'antres sous l'empe- 
reur Justinien (Bonav., t. III, p. 176 et suivantes). <— On dit que 
les clers ou chanoines de Saint-Martial lui donnèrent la montagne 
où il mourut (p. 177); mais ils ne la possédaient pas, puisque 
Pépin leur donna ce lieu. 

Quittance des moines de Saint-Vaulry, pour leur pension, 1668: 
Les fermiers chargés d'en payer deux prêtres, à chacun deux pipes 
de vin d'Argenton on de Montluçon au choix du prévôt, 12 sextiers 
froment et 6 sextiers seigle, mesure de Saint-Vaulry, 9 livres en 
argent, un arbre que les moines feront conduire à leurs dépens et 
qui sera marqué par le prévôt dans la forêt de Sainte-Berthe, du 
moins dommageable et qui ne pourra servir à faire ouvrage, et 
quand on péchera l'étang de Saint-Vaulry, 12 pièces de poisson. 

En 1637, ils étaient six, et pour toute pension ils transigèrent 
avec le prévôt pour 50 sextiers seigle à chacun. 

En 1677, le 10 septembre, le curé, son vicaire, un prêtre et un 
diacre s'obligèrent au prévôt pour le service divin accoutumé d'être 

(I) Chef-lieu de canton (Creuse). 



329 SOClétIÎ ARCHÉOLOGIQUE Et HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

fait par les moines, lorsqu'il y en avait, savoir : Dire tous les jours 
matines, laudes et prime qui commenceront en été à six heures et 
à sept heures en hiver. Âpres diront tierce, la grand'messe chantée 
et sexle, et à trois heures après-midi, none et vêpres, en psalmo- 
diant seulement les jours ouvrables et les jours de dimanche et 
fête en chantant matines, prime, la messe et vêpres, selon l'usage 
du diocèse de Limoges. Pour rétribution le prévôt leur laisse le 
revenu de la sacristie, à la charge de fournir par eux le luminaire, 
entretenir la lampe dii chœur et ornements. Le prévôt s'oblige à 
donner au vicaire 180 livres, et au diacre aussi 150 livres quand il 
sera prêtre et approuvé par Tévêque. Signé : Pradeaud, notaire 
royal. 

Par transaction de la communauté de Saint-Vaulry pour Toffice 
avec le prévôt, 15 février 1689, le prévôt fonde trois bénéfices de 
la valeur de 150 livres chacun, dont les titulaires ne pourront être 
autres que les enfants nés dans la ville et paroisse tant qu'il s'en 
trouvera et qui serviront de vicaires et auront les capacités requises 
pour en faire les fonctions; lesquels bénéfices leur serviront pour 
être ordonnés sous-diacres. Seront obligés de chanter toutes les 
fêtes et dimanches, vêpres et la grand'messe avec le curé et le 
sacristain, et les jours solennels l'otBce entier, exhorter le peuple, 
catéchiser, confesser, administrer les sacrements, faire toutes les 
fonctions de vicaires, un d*eux obligé de tenir école, signe Mosnier, 
not. royal. 

La mort de M. D'Urfé en 1695, retarda le jugement. 

Par sentence du 8 janvier 1682, M. l'évêque condamna le prévôt 
à faire dire ou chanter par six religieux ou six prêtres ecclésias- 
tiques toutes les heures canoniales en chœur, et la grand'messe 
chaque jour, sans comprendre le curé, et pour cet effet payer à 
chaque religieux ou prêtre la portion monachale qui leur était 
ci-devant donnée, sans préjudice de la portion congrue du curé. 
Cette sentence fut confirmée par l'archevêque de Bourges, le 
9aoûtl685.— Appel. 

L'abbé de Saint-Martial voyant le peu de revenu des chanoines 
de son abbaye, qui ne suffisait pas pour les entretenir suivant leur 
état et condition, ni pour faire rofiice divin d'une manière qui 
répondit à la dignité de leur église, consentit le 25 novembre 1703, 
le 18 septembre 1707 et en 1725, à l'union de cette prévôté à la 
mense abbatiale et capitulaire dudit Saint-Martial. 

Par décret du 14 février 1726, ledit chapitre avait alors de revenu 
18.769 livres 17 sols, payait de charges 15.370 livres ; il ne lui res- 
tait que 3.399 livres 17 sols à partager entre vingt-deux portions, ce 
qui ne produisait par année à chaque chanoine que 154 livres 8 sols. 



FOUILLÉ BlSTOaiQCB DU DlOCtSK DB LIMOGBS 323 

Le reveju de la prévôté de Saiot-Vaulry fut évalué, charges 
déduites, à 1.800 livres que le titulaire se réserva de pension via- 
gère. Cette prévôté fut unie à la mense capilulaire. Ils en prirent 
possession le 20 août suivant. 

Sacristie régulière, — Office claustral. — P. Prévôt de Saint- 
Vaulri, 1887, 1866, 1682, 1710, 1726. Aquilaire du chapitre de 
Saint-Martial depuis Tunion de la prévôté, 1782. Unie au chapitre 
de Saint-Martial en 1767. 

L'abbé et les chanoines de Saint-Martial de Limoges représen- 
tèrent qu'il est unanimement constaté que l'office et place monacale 
de sacristain de Saint- Vaulri est très inutile, étant présentement 
possédé en titre dans une église, où il n'y a depuis longues années 
ni religieux, ni régularité, ni réguliers, et elle est actuellement sur 
la léte, à la vérité, d'un religieux de Tordre de saint Benoit, mais 
simple tonsuré, qui ne réside point à Saint- Vaulri, et dont Tunique 
fonction est de garder la relique de saint Vaulri, qui sera sans 
doute conservée avec plus de sûreté et de décence par le curé de 
la paroisse, et beaucoup mieux pour la commodité et la dévotion 
des habitants et surtout des étrangers qui se rendent fréquemment 
en la ville de Saint-Vaulri ; que même on évitera par là des procès 
entre le chapitre et le sacristain, et plusieurs contestations entre le 
sacristain et le curé et ses auxiliaires. Qu'ainsi, non-seulement il 
convient, mais il est même nécessaire et très utile au bien de Téglise, 
et en particulier à celle de Tabbaye de Saint-Martial, dont les reve- 
nus sont modiques, d'éteindre et supprimer pour toujours cette 
place monacale et office de sacristain, et d*en unir à perpétuité 
tous les fruits et revenus à ladite église de Saint-Martial, pour 
contribuer de mettre son chapitre en état de célébrer Toffice divin 
avec plus de décence et de solennité. 

Procès-verbal des reliques de saint Vaulri, patron de la paroisse, 
fait le 10 juin 1766, contenant qu'elles ont été trouvées en bon 
état dans une châsse ou coffre de bois, couvert de minces feuilles 
d'argent et qui sont à la garde et disposition du curé, en l'absence 
du sacristain qui n'y réside point. 

Les revenus du chapitre de Saint-Martial montent 28,437 livres 
14 sols, 10 deniers, les charges 20,648 livres, 10 sols, 3 deniers, 
en sorte qu'il ne reste de net que 7,792 livres, 4 sols, 7 deniers, ce 
qui fait pour chaque chanoine 384 livres, 3 sols, 10 deniers. Le 
revenu de Toffice de sacristain monte 721 livres, 7 sols. 

Par décret du 12 juin 1767, le titre de la place monacale et 
office claustral de sacristain de la prévôté de Saint-Vaulri est sup- 
primé, les fruits, revenus, etc. unis à la mense capitulaire de Téglise 
de Saint-Martial) à condition que les chanoines acquitteront toutes 



3f4 SOGIÉT* ARCHftOLOGIQDK RT BtSTOtlQUB DO LIMOUSIN 

les charges présentes et à venir, imposées ou à imposer, tant sur 
ledit ofSce que sur la place monacale. La relique de saint Vaairi 
sera remise entre les mains du sieur curé de Saint- Vaulri qui jouira 
ainsi que ses successeurs des offrandes manuelles qui s'y feront, 
en ce que néanmoins ils seront obligés de fournir le luminaire de 
la lampe les jours de dimanches et de fêtes, dont le sacristain est 
tenu, comme aussi d'entretenir en bon état de réparation la cb&sse 
ou coffre des reliques, sans que sous quelque prétexte que ce puisse 
être, le chapitre de Saint-Martial soit obligé d'y contribuer. Pour 
Taugmenlation du service divin en l'église de Saint- Vaulri, et 
faciliter Tadministration des sacrements aax habitants de la ville, 
le chapitre de Saint-Martial sera tenu d*entretenir dans ladite 
paroisse un second vicaire auxiliaire et amovible et de lui payer sa 
pension suivant la déclaration du roi du 29 janvier 1686. Le cha- 
pitre de Saint-Martial en prit possession le 11 mars 1769. 

Aumônerie, 1363. 

Prébendes monacales perdues. — P. Prévôt de Saint-Vaulri, 
1608. 

Cure. — 3,900 communiants. — À Fautel de l'Assomption de la 
Sainte-Vierge. —P. Abbé de Saint-Martial, 1661, 168Î, 1709,1710. 
Prévôt de Saint-Vaulri pfonojttr^, 1S93, 1597, 1599, simplement, 
1611,1650,1661, 1720. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

Vicairie fondée par Jean de Rançon en 1402. — A l'autel de 
saint Martial. — P. Evêque, 1680. Guillaume de Saint-Julien, 
écuyer, comme seigneur de Saint-Vaulri, 1579, 1680, Gabriel Ber- 
trand, supra^ 1701. 

[Autre, dite du Château. 

Autre, dite de Noche]. 

Chapelle ou vicairie de Saint-Hubert, dans les bois de Saint- 
Vaulri. — P. Evêque, 1687. Peut-être Sainte-Berthe en Gar- 
tempe. 

Vicairie. — Sainte-Catherine. — P. Pierre Barton, vicomte de 
Montbas, seigneur de Lubignac et de Fayoles, 1531. 

Maison-Dieu. — Grand aumônier. — Néant. 

Saint-Michel, existait en 1028 (Gaufred. 283). — Odolric, abbé 
de Saint-Martial, mort (^n 1040, en fit faire la dédicace. — Chapelle. 
— P. Annexe du prieuré de Sainte Berlhe, paroisse de Gartempe, 
1564. A présent rurale. La compagnie des Pénitents blancs s^y établit 
en 1630. 

Eglise deJoellac, dans le bourg de Saint-Vaulri, ou dans le voi- 
sinage au XI* siècle (Mss. 1854. Bibl. reg.). — C'est Saint-Julien, 
église paroissiale (Bonav., t. III, p. 177). 



FOUILLÉ mSfORtQUB DU DtOCÈSft CB LIMOGCS 8)5 

Ijû Peyroux. — Chapelle ruinée. - - F. Saint Valérie. — P. Annexe 
du prieuré de Sainte-Bertbe, 1527, 1569. Â présent de la sacristie. 

Village appelé de Saint-Martin, 1558. 

Roche. — Cure, 1555, 1573. Chapelle, vicairie, prieuré. — 
F. Sainte Magdelaine. — P. Prévôt de Saint-Vaulri, 1559, 1560. 
Annexée à la sacristie. 

Céroux ou Seyroux. — Mal de la Cire. — Cure, puis prieuré 
séculier [ou chapelle rurale, ou vicairie]. — F. Nativité de 
saint Jean [ou Assomption de Notre-Dame]. — P. Evêque, 1720, 
Abbé de Bénévent, 1516, 1619, 1780. Abbé présenta, évoque con- 
féra 1760. [N... Sénamaud possédait en 1771. N... Dousserain pos- 
sédait en 1783 (Brousseaux Pouillé de 1783)]. 

MEIRIGNHAC-PRÈS-BOURGAN£UF(l),jadisMarrinnac.Prieuré. 
Etait uni à Vedrenas en 1437. — F. Saint Antoine, abbé. — 
P. A la chambrerie du monastère de Saint -Martial, 1471. Le cha- 
pitre dudit lieu en jouit. 

Cure, 600 communiants. — F. Même saint. — P. Evêque, 1696. 
Abbé de Saint-Martial, 153i. 1559, 1668, 1697, 1704, 1710, 1725, 
1743, 1769, 1765, 1770. 

SAINT-MARTIN-DE-CHARNHAT (2), près le Doignon, alias 
Saint-Martin-Sainte-Catherine. — Prieuré, 1228. Etait uni à Vedre- 
nas en 1437. — F. Sainte Catherine. — P. Etait uni à la cham- 
brerie du monastère de Saint-Martial, 1471. Le chapitre dudit lieu 
en jouit. 

Cure, 620 communiants.— F. Môme sainte. —P. Evêque, 1677, 
abbé de Saint-Martial, 1473, 1601, 1697, 1698, 1726. 

MANSAC (3), près Soubrebosc, en 1407. — Mal Mensac. — Mon- 
zac en 1097. — Isembert, abbé de Saint-Martial, mort en 1198, 
acquit ce lieu. — Prieuré, 1219, 1223, 1406. — F. Saint Martial 
de Limoges. — P. Abbé, non de Saint-Martin, mais de Saint-Mar- 
tial ; chapitre dudit lieu en jouit. 

Cure, 240 communiants. — F. Même saint. — P. Abbé de Saint- 
Martial, 1574, 1575, 1585, 1586, 1610, 1638, 1643, 1660, 1688, 
1707, 1748. 

(1) Gommane du canton de Bonrganeuf (Creuse). • 
(9) Aujourd'hui Saint-Martin-Sainte-Calberine, canton de Bourganeuf 
(Creuse). 
(3) Gommnne du canton de Bourganeuf (Creuse). 

T. un 91 



3^6 sociAté arghéolooiqub et historique DD LIMOnSlR 

VILLARS (1). — Avait été donné au monastère de Sainl-Vaulri, 
avant 1184 (Gaufred., p. 284). — Prieuré régulier [ou séculier). — 
F. Conversion de saint Paul. — P. Prévôt de Saint-Vaulri, 1688, 
1691, 1707. [Non l'abbé, mais] TAquilaire du chapitre de Saint- 
Martial depuis Tunion de celle prévôté, 1729,1736,1758,1761. 
[N... de Fournoux, possédait en 1783 [Brousseaux, Pouillé de 
1783)J. 

Cure, 450, communiants. — F. Même saint. — P. Evéque, 1697. 
Prévôt de Saint-Vaulri pleno jure, 1607, simplement, 1488, 1530, 
1556, 1564, 1645, 1651, 1653, 1654, 1689, 1707, 1708. Aquilaire du 
chapitre de Saint-Martial, 1736. 

BUSSIÈRE-DUNOISE (2), ou de Dun. — Cure, 2,200 commu- 
niants. — F. Saint Symphorien d'Autan. — P. Prévôt de Saint- 
Vaulri, 1403, 1477, 1622, 1661, 1662, 1693, 1717. Aquilaire du 
chapitre de Saint-Martial, 1744. 

Communauté de prêtres, 1564. — Néant. 

Vènes ou Vaynes, de venis. — Péceptorerie ou prieuré. — 
F. Assomption de la Sainte-Vierge. — P. Prieur de TArtige, 1559, 
1569, 1619. Recteur des Pères jésuites de Limoges, 1700, 1742. 

Ce recteur sachant la triste situation où se trouvait réduite la 
résidence des pères de la Compagnie de Jésus établie à Guéret, par 
le peu de revenu qu'elle possédait, la plupart des donations à elle 
faites lui ayant été et étant encore disputées, ou devenues cadu- 
ques, le reste de ce revenu se trouvant presque tout saisi dès 
Tannée 1729, en sorle qu'il était impossible que le nombre des reli- 
gieux porté par les lettres patentes d'établissement y put vivre et 
exécuter les pieuses intentions de Sa Majesté, consentit, le 
22 février 1737, à l'union du prieuré de Vènes à la maison des 
Jésuites établis à Guéret, en ce qu'ils paieraient au collège de 
Limoges la redevance accoutumée et annuelle de 30 sols d'argent 
et 4 livres de cire. Ce consentement n'eut pas lieu. 

Depuis on evposa que le collège des P.P. Jésuites de Limoges 
était actuellement chargé de dettes considérables, qu'une partie 
des bâtiments menaçait d'une ruine prochaine, et les réparations 
estimées 3,000 livres, les revenus étant si modiques qu'ils ne suffi- 
saient pas pour la nourriture et entretien des régents, professeurs 
et autres sujets nécessaires pour l'instruction de la jeunesse et 
remplir les devoirs qui leurs ont été imposés lors deleur fondation. 
Ils avaient 17,914 livres, 13 sols et 6 deniers de rente, les charges 

(1) Commune du canlon de Dun (Creuse). 

(9) Commune du canlon de Saini-Vaulry (Creuse). 



] 



1»0tlUÉ HISTORIQUE DtJ DIOCÈSE DS LIMOGES 3)7 

montaient 1S,091 livres, i9 sols, 8 deniers, il ne leur restait que 
2,822 livres, 13 sols et iO deniers, 

La chapelle de Vènes était en si mauvais état, que Tévéque dans 
le cours de^ sa visite l'avait interdite. Les revenus de ce prieuré 
consistaient en deux métairies et un petit clos affermé 80 septiers, 
mesure de Dun, évalués année commune 400 livres ; sur quoi il 
faut faire acquitter deux messes par semaine et autres charges. 

Par décret du 8 février 1748, ce prieuré est uni à la mense du 
collège des P.P. Jésuites de Limoges, à condition de faire acquitter 
les messes, services et autres fondations dues et accoutumées, de 
pajer au curé de Bussière-Dunoise la redevance de 10 livres à 
laquelle le prieur est obligé, et les autres redevances ou droits qui 
se trouveront légitimement établis par bons titres ou reconnaissan- 
ces suffisantes; que par provision et tant que durera l'interdit de 
la chapelle de Vènes, le service et messes seront célébrés dans 
Téglise paroissiale de Bussière-Dunoise, et Thonoraire de chaque 
messe fixé à 12 sols, tant qu'elles seront célébrées dans cette 
église. 

Fougef^ac, 1279. — Prieuré. — jP. Sainte Anne. — P. Au monas- 
tère des AUois. Abbesse nomma, 1554. 

NAILHAC, Annallacum (1). — Sadragesile, duc d'Aquitaine, fut 
tué Tan 634 par des scélérats (Gesta Dagoberti, c. 35). Par sa mère 
Vandrale ( Aguir re, Conci/. hispan.y t. III, p. 131), il possédait dans 
le Limousin ParciactÂS, Nulliaciis et Pondentiniacus. Ses epfants 
avant eu la faiblesse de ne pas poursuivre les assassins, le roi 
Dagobert en fut si irrité, qu'il conQsqua ces biens et en disposa en 
faveur de l'abbaye de Saint-Denis. On a voulu y comprendre No- 
vientum (Doublet, Hist. abb, Saint-Denis, p. 681), mais un historien 
contemporain {Gesta Dagob., ibid.) le place en Anjou. Les autres 
seront apparemment Parsac, Nailhac et Ghâteauponsac. Voyez la 
donation de Tan 645, à l'article Nohan. L'abbé De Foy a prétendu 
que le nom et l'histoire du duc Sadragesile n'étaient connus que 
de Doublet; mais il n'avait pas consulté les conciles d'Espagne du 
cardinal d'Aguirre. Ces biens, par droit de sang, passèrent à Wan- 
dregisile, comte des Marches de Gascogne qui les donna en dot au 
monastère d'Alaon, diocèse d'Urgel, lorsqu'il le fonda vers 
l'an 834. 

Prieuré. — F. Saint Médard de Noyon. — P. Prévôt de Sainl- 
Vaulri, 1687, 1688. Abbé de Saint-Martial, 1698, 1762. [N... du 
Authier possédait en 1783]. 

(1) Commune du canton de Dud (GreuseJ. 



3S8 S0C11&T1& àRGHiOLOOIQtlB BT HISTOMQUB DU LIMOUSIN 

Cure, 2,200 communianls. — F.Même saint. — P. Etéque, 1677. 
Prévôt de Saint- Vaulri, 1516, 1896, etc., 1661, 1686. Aquilairedu 
chapitre de Saint-Martial, 1744. 

Paulignac, — Préceptorerie ou commanderie. — F. Nativité de 
saint Jean. — P. Prieur de la Maison-Dieu de Montmorillon, 1602. 
Âugustins dudit lieu en jouissent. 

LA BRIONNE (1). — Bircona, ou laBreuna, — Prieuré, était 
sur la paroisse de Saint- Vaulri, 1599. — F. Saint Pierre et saint 
Paul, jadis la Sainte- Vierge. — Prévôt de Saint-Vaulri, 1577, 
1588. Perdu. — Prieur de Saint-Vaulri y nomma une religiease 
en 1577. 

Cure, 220 communiants. — F. Mêmes saints. — P. Evéque, 
1680. Prévôt de Saint-Vaulri, pleno jure, 1599. Simplement, 1611, 
1644,1705, 1709,1721. Aquilaire du chapitre de Saint-MarUal, 
1728, 1742, 1745, 1763. 

MAISON-FAINE (2). Domus^ fagina, mal Paye. — Prieuré [ou 
prévôté séculière]. — F, Assomption de la Sainte-Vierge, -r- P. Non 
Tabbé d'Ahun, mais celui du Bourgdieu, diocèse de Bourges, 1557. 
Prince de Gondé, comme duc deGhftteaurouK, 1674, 1692, 1696, 
1708, 1723, 1724. Le roi 1747. [Existait en 1783 (BrousseauK, Pouillé 
de 1783)]. 

Ecchsia de Domo faginea cum capellU S. Pétri et S. Michaelù de 
Duno.en 1212 (Innocent III, Lib, XV, épist., 143). — M. Banville, 
p. 407, a cru que ce petit lieu était un indice des anciennes limites 
des Lemovices du côté des Bituriges. 

Cure. 900 communiants. — F, Même saint. — P. Evéque, 1659, 
1700. Abbé du Bourg-Dieu, 1531, 1555, 1559, 1607. Prince de 
Gondé, 1648, 1674, 1688, 1689, 1697, 1701, 1704, 1724, 1729. Le 
roi, 1753, 

SAINT-VIGTOR-DE-DROUILLES (3), en la Marche, mal la Tour 
Saint- Victor. — Saint- Victour. Serait-ce Saint-Jacques de Guigne- 
more en la Marche, et diocèse de Limoges, mise abbaye de la 
congrégation de Saint- Victor de Paris? (Malingre, Antiq. de Paris, 
p. 438). André de Saint- Victor en était abbé vers 1200 (p. 481). — 
Gerald Roger, évêque de Limoges, contribua beaucoup en 1321, à 
rebâtir cette église. — Prieuré. — F. Saint Victor de Soleure, 

(1) Coinniune da canton de Saint -Vaulry (Creuse). 
(3) Commane du canton de Dun (Creuse). 
(3) Commune du canton de Gnéret (Creuse). 



POOILLÉ BISTORIQOB DO DIOCtsft DB LIMOGES 3S0 

30 septembre, martyr de la légion Tbébéenne (Labbe, Nov. BibL, 
t. II, p. 703). — P. Non Tabbé d*Âllon, mais celui du Bourg-Dieu, 
1567. Prince de Gondé, 1631, 1646, 1648, 1650, 1652, 1664, 1670, 

1693. Le roi, 1740 [N Laboureix possédait en 1783(Broasseaux, 

Pom'H^ de 1783)]. 

Cure. 1,000 communiants. —F. Même saint. — P. E?éque, 15&9. 
Âbbé du Bourg-Dieu, 1478, 1514, 1515, 1589. Prince de Gondé, 
1631, 1646, 1670, 1671, 1676, 1693, 1722. Le roi, 1741. 

GARDEMPE [ou Gartempe] (1), ou Vartempe. Umberge de Bri- 
diers donna la moitié de cette église au monastère d'Uzerche, du 
temps du roi Robert, et Pierre de Gartempe, chevalier, la moitié 
du fief presbytéral en 1107. — Prieuré séculier. N'a aucun revenu. 

— F. Ordination de saint Martin de Tours. Saint Mein ou saint 
Menas, 23 juin, peut-être plutôt saint Zénas, esclave de saint 
Zenon, martyrs à Philadelphie au iv« siècle, honorés le 23 juin. Jadis 
saint Laurent. — P. Vicaire général du monastère d'Uzerche, 
l'abbaye vacante, 1595 ; abbé, 1580, 1700, 1715, 1724, 1726, 1750, 

1753 [N Gordier possédait en 1783 (Brousseaux, Pouillé de 

1783)]. 

Gure. 330 communiants. — F. Mômes saints. — P. Evêque, 1680, 
1736. Prieur de Gardempe nomma et l'abbé d'Uzerche présenta, 
1531, 1582, 1622. Prieur seul, 1635, 1664, 1714, 1736. Abbé 
d'Uzerche, 1496. 

Sainte-Berthe, Le Peyroux et Saint-Michel sur la paroisse de 
Saint- Vaulry y étaient annexés en 1564. Â présent non. — Prieuré. 

— F. Nativité de la Sainte- Vierge. — P. Prévôt de Saint- Vaulri, 
1572, 1577, 1594, 1621, 1644, 1687, 1707. Aquilaire du chapitre 

de Saint-Martial, depuis l'union de cette prévôté, 1748 [N 

Mosnier possédait en 1783 (Brousseaux, Pouillé de 1783)]. 

LA GHAPELLE-TAILLEFER (2). — Gérald Roger, évêque de 
Limoges, contribua beaucoup en 1321 à reb&tir cette église qui 
avait été brûlée. — Gure. 900 communiants. — f . La Sainte-Tri- 
nité. — P. Abbé d'Ahnn en 1318. Prieur et chapitre de Saint- 
Germain de La Ghâtre, diocèse de Bourges, 1573, 1607, 1643, 1667, 
1706. Prieur seul, 1757. 

Vieairie fondée par Pierre de La Ghapelle, alors évêque de Gar- 
cassonne, depuis cardinal, le 23 août 1292. Le vicaire doit résider. 

— A l'autel de saint Pierre et de saint Paul. — P. Héritiers nom- 
Ci) Commune du canton de Sainl-Vaulry (Creuse). 

(9) Commune da canton de Guéret (Creuse). 



330 SOCIÉTÉ AaCHéOLOOIQUB ET BISTORIQUB DU LIMOOSIN 

maient, évoque devait conférer. Chapitre de La Ghapelle-Taillefer 
conféra en élisant, 1573, 1580, 1589, 1597, 1707, 1753. Evêqae, 
1471, 1473. 

[Autre, dite de La Chapelle de Noche], 

Autre, par Hugue de Masnonet, mal Masmoret, abbé du Dorât, 
mort en 1322 [Voy. leMém. mss. Célest. des Ternes], et non pas 
Roger des Ternes, archevêque de Bourges. — A Tautel de la 
Sainte-Vierge. — P. Prieur et monastère des Célestin des Ternes, 
1572, 1694, 1716, 1738, 1742. 

Eglise collégiale, — F. Assomption de la Sain te- Vierge. — 
P. Non Tabbé d*Ahun en la Haute-Marche. — Fondée par Pierre 
de La Chapelle, depuis cardinal, où il repose. Au mois d'août 1311, 
il eut du roi la permission de fonder dans son propre fond une 
église collégiale, d'y construire un cloître et de le fermer de murs, 
d'acheter des fiefs et autres revenus (Baluze, Vit. pap. Aven.y t. II, 
col. 279). 

En 1678, on fit des tentatives pour transférer ce chapitre dans 
la ville de Guéret. Les raisons étaient que La Chapelle-Taillefer 
est dans un lieu champêtre, situé dans les bois et montagnes, 
inculte et solitaire. Cette situation fit tellement relâcher les cba< 
noines de leur devoir et les dégoûter si fort du climat, qu'ils 
l'avaient pour la plupart abandonné, laissé ruiner et détruire les 
maisons qu'on avait fait bâtir dans un enclos aux environs de 
l'église. Il n'y avait de logement que pour le doyen et cinq chanoi- 
nes qui y résidaient seuls,. et ne pouvaient vaquer aui affaires du 
chapitre et à l'office. Enfin, leurs prédécesseurs avaient aliéné ou 
laissé perdre les biens les plus considérables de leur fondation. 
Ceux qui résidaient en petit nombre avaient peine à y subsister 
et à y loger, et encore pour tâcher de rétablir les biens aliénés ou 
contestés et conserver ceux qui restaient, ils étaient dans une 
nécessité absolue de faire incessamment des voyages en divers 
lieux, et notamment en la ville de Guéret, siège de la sénéchaussée 
et présidial de la Marche, dans le ressort duquel presque tous 
leurs biens sont situés et où étaient presque tous leurs procès, ce 
qui les détournait de leur office et les consumait en frais. Noble 
Gabriel Tournyol, sieur du Bouchet, premier président au présidial 
de Guéret et autre Tournyol, sieur du Rasteau, avocat du roi au 
même siège, cédèrent en 1679, avec des réserves, la chapelle Saint- 
Silvain, dans la môme ville, au chapitre, jusqu'à ce qu'il se fut 
procuré une église. On leur cédait aussi à Guéret l'église de Saint- 
Pardoux, alors presque abandonnée de tout service. Ces tentatives 
n'ont pas eu encore lieu. 

Les doyen, chanoines et chapitre de l'église collégiale de lia 



FOUILLÉ HISTORJQOB OU DlOCiSB DE LIMOGES 331 

Chapelle-Taillefer, exposèrent au roi que leur église menaçait 
presque de tous côtés d'une ruine imminente, dont les réparations 
urgentes s^élevaient au moins à 16,000 livres, que les chanoines n» 
pouvaient continuer d'y faire TofTice sans danger, que les maisons 
canoniales réduites au nombre de huit, presque inhabitables, ne 
pourraient être réparées à moins de 8,000 livres, les autres chanoi- 
nes étaient obligés de se réfugier chez des paysans, dont la plupart 
sont des cabaretiers. Le corps de la ville et la cour présidiale de 
Guéret convinrent unaniment que la translation dudit chapitre 
était très nécessaire et très avantageuse, non seulement au public, 
mais encore plus au chapitre même quant à la règle de son tem- 
porel, qu*à tous égards elle contribuerait à la gloire de Dieu et au 
bien spirituel des habitants de la ville et de ceux des environs, 
avec promesse de concourir de tout leur pouvoir à la consomma- 
tion d'une œuvre si pieuse et si utile. Sur quoi fut accordée la per- 
mission de se tranférer en la ville de Guéret par arrêt du Conseil 
d'Etat du 9/i novembre 1763. 

Par arrêt du 26 novembre 1763, il fut transféré par provision 
dans l'église des Pénitents blancs de la dite ville, comme étant la 
plus convenable pour y recevoir ce chapitre et y célébrer l'ofBce 
divin, au moyen de certaines et modiques réparations, jusqu'à ce 
qu'ils soient pourvus d'une église plus vaste et plus convenable. 

Doyenné avec deux prébendes, dont une franche. — Seule 
dignité. — P. Chapitre conféra en élisant, 1603. Evêque conféra, 
1886, 1587, 1617, 1662. 

Treize prébendes et canonicals. — P. Chapitre confère en éli- 
sant, 18S6, 1558, 1559, etc. 

Prébende préceptorale pour l'instruction de la jeunesse. — Sup- 
primée. — P. Chapitre élut, évêque confirma, 1571. 

Douze grandes vicairies, 1555. — Supprimées. — P. Chapitre 
conféra en élisant, 1555, 1567. 

Doyens de La Chapelle-Taillefer : 

Raynald d'Ahun, 1328, chanoine de l'église de Limoges, vicaire 
de l'évêque, doyen de la nouvelle église de Sainte-Marie de La Cha- 
pelle, 1322, 1328. 

Guillaume de La Chapelle, 1344. 

Noble Louis de Saint-Marc, 1389, chanoine de Limoges, doyen 
1386, curé du bourg de Salanhac, mourut en octobre 1405. 

Pierre Nepos, chanoine de Narbonne et de Clermont, évêque de 
Lavour, 1408, mort évêque d'Àlbi en septembre 1433. 

Antoine de Saint-Symphorien, alias Pledieu, mourut en 1427. 

Louis de Saint-Symphorien dit Piedieu, protonotaire du Saint- 
Siège, élu, fut confirmé par l'évêque le 23 juin 1427. 



339 SOClirt ABCSteLOGIQUB ET B18T0RIQUI DO LIMOUSIN 

Jean d'Aubusson, protonotalre apostolique, 1823, le 6 mai 
{Simplic., t. V, p. 334), était mineur. 

Jean de Sainte-Fère, 1555, 1557, résigna en janvier 1563. 

Hélie de Sainte-Affaire (mieux de Sainte-Fère, ou de Saint-Sym- 
phorien) prit possession le 27 juin 1563. — 1568, curé de Saint- 
Eloi de brouilles. Résigna à cause de la peste. 

Pierre Blondet, prêtre, eut ses bulles le 19 novembre 1583, prit 
possession le 7 août 1583. Se démit. 

Guillaume Goulaud, prêtre, du village de la Neufville, paroisse 
de Sainte-Fère, élu le 30 juin 1586, prit possession le 25 octobre. 
Se démit. 

Pierre Blondet, prêtre, du village Villecusson, paroisse de Sainte- 
Fère, élu le 23 février 1587, permuta pour un canonicat le 22 sep- 
tembre 1603. 

François Bourgeois, chanoine, sous-diacre, prit possession le 
22 septembre 1603. Se démit. 

Jean Granchier, prêtre de Felletin, élu le 8 juin 1617. Se démit. 

Noble Louis Tacquenet, officiai de Guéret, 1641, prêtre et cha- 
noine, élu le 3 avril 1618, se démit en septembre 1662. 

Noble Gilbert Tacquenet, élu le 7 septembre 1662, prit possession 
le 8, fut nommé officiai le 15 septembre 1662. 

Antoine Couturier, curé de Saint-Symphorien. Résigna. 

Melchior Regnaud, bulles 22 décembre 1703, élu le 5 janvier 
1704; résigna. Mourut en avril 1753. 

Guillaume Besse, prêtre, bulles le 23 mai 1748, prit possession 
le 26 novembre. Transféré à Guéret. Mort en 1792. 

[F... Pic de Fassion de Saint-Jay, 1771 (Nadaud, Pouillé), origi- 
naire d*une famille noble du Dauphiné qui porte pour devise : 
Fulget et floret, et pour armes : de gueules à la croix d'or cantonnée 
de deux étoiles de même en chef et de deux roses d'argent en pointe 
(de Combles, Traité des devises herald. y 1784, p. 122). 

N... deRohan]. 

Vicairie à Tautel de sainte Anne. — P. Chapitre conféra en éli- 
sant, 1753. 

Autre de saint Louis, au devant Téglise du chapitre. — A l'autel 
de saint Genou. — P. Chapitre conféra en élisant, 1569, 1571, 1608, 

1753. 
Hôpital fondé par le cardinal Pierre de La Chapelle. Ci-dessus. 

Ruiné. 

Saint-Jean-de-Chiroux de la rue haute, alias Saint-James ; mal de 
la Sire. — Préceptorerie, 1408, ou commanderie. — F. Saint Jacques 
et saint Philippe. — P. Etait annexée au prieuré de la Maison- 
Dieu de Monlmorillon en 1577; prieur dudit lieu nomme, 1571, 
1583, 1610. Les PP.^Augustins dudit lieu en jouissent. 



POOaiJ IISTORIQUB DU DlOCÉfB DB UMOGBS 353 

TAORON (1), ou Toaron, Taurion, Thauron. — Cette église était 
totalement neuve en 1490. — Cure, 960 communiants. — - F. Saint 
Christophe et saint Jacques. — P. Non Tabbé de Grandmont, 
mais le prévôt d'Aimouliers, 1471, 1514, 1816, 1531, 1560, 1612, 
1680,1659,1682,1710,1768. 

Le Palais de Notre-Dame, Palatium Beatœ Mariœ, jadis monas- 
tère de bénédictins. — Abbaye, ordre de Citeaux. Unie à Citeaui 
en 1162, fille de Dalon {Gall. christ, nov., t. II, col. 634). — F. La 
Sainte- Vierge. — P. Jadis élective. Le roi. — Sont deux. — Filia- 
tion de Pontigni. 

Abbés du Palais-Notre-Dame : 

Arbert, 1194. 

Jean de Colonjas, 1211. 

R..., 1220, mort en 1223. 

S..., 1224. 

Bernard, 1228. 

Guillaume, 1253, 1257. 

J..., 1305, 1306. 

Pierre, qui mourut à Avignon, la deuxième année du pontificat 
dlnnocent VI, élu en 1352. 

Etienne de La Plagnola, élu abbé en 1355, se démit en 1373. 

Etienne, élu abbé en 1373. 

Charles, mentionné en 1388. 

Jean Richier, 1404. 

Louis Augustin fut privé de labbaye et remplacé par le suivant. 

Audoin d'Aubusson, fils de Jean d'Aubusson, seigneur de La 
Borne, et de Marguerite Chauveron, élu abbé en 1444. Vivait en 
1464 et fut le dernier abbé régulier. 

Abbés commendataires : 

Guischard d'Aubusson, frère de Pierre d'Aubusson, grand maître 
de Rhodes, fut évéque de Garcassonne et abbé commendataire de 
Notre-Dame-dn-Palais, mourut le 14 novembre 1497. 

François Jaille, professeur de théologie en 1533. 

Claude Sublet se démit le 19 avril 1575 en faveur du suivant. 

François Doumy, prêtre de Bourganeuf, était âgé de quarante- 
cinq ans, lorsqu'il obtint ses bulles le 25 mai 1575, mourut en 
avril 1585. 

Léonard Champesme, prêtre du diocèse de Limoges, obtint ses 
balles le 13 septembre 1585, étant âgé de cinquante ans. Il se démit 
en 1597 en faveur du suivant. 

(I] Gommuiie du canton de PoDlarion (Creuse). 



334 SOCIÉTÉ ARCHÉ0L06IQUS ET BISTORIQUB DU LIII0D8IN 

François Doumy, clerc du diocèse de Limoges, avait dix-huit ans 
lorsqu'il fut nommé le 8 juillet 1598. 

Mathieu de Verthamon, doyen de la cathédrale de Limoges, est 
dit abbé en 1624. 

Robert d'Aubusson, fils de François d'Aubusson, seigneur de La 
Feuillade, et de Louise de Pot de Rhodes, obtint ses bulles le 
12 décembre 1626, mourut en septembre 16S1. 

Jean du Mesnil-Sarron de Beaujeu se démit. 

Henri de Razès, fils de Guillaume de Razès et de Louise de Pot 
de Rhodes, n'avait que seize ans lorsqu'il obtint ses bulles le 
15 août 1635. 

Guillaume de Razès était abbé en 1670. 

François du Pouget de Saint-Pardoux de Nadaillac, abbé en 
1686, mourut en juillet 1707, et fut enterré dans l'église de Saint- 
Pardoux-Rancon. 

Emeric France, du diocèse de Montauban, nommé le 14 août 1707, 
mourut en 1709. 

Joseph Castillon de Mouchan, seigneur de Mauvaisni, docteur en 
théologie, prévôt de l'église de Condom, nommé le 11 août 1709. 

Louis Loupiat de La Deveze, du diocèse de Cahors, docteur de 
Sorbonne, nommé le 1" novembre 1710, mourut en janvier 1737. 

Jean-Joseph du Peyrat, fils de Joseph du Peyrat, de la ville de 
Limoges, écuyer, seigneur de Thouron, et de Françoise Vidaud du 
Dognon, était sous-diacre lorsqu'il fut nommé le 2 juillet 1737, 
mourut en 1741. 

Jean de Sahuguet-Damarzit d'Espagnac, fils de Jacques-Joseph 
et de Marie Coudert, bachelier de Sorbonne, vicaire général de 
Mgr du Goëtlo&quet, fut nommé le 1*' mars 1742. Il mourut dans 
son abbaye au mois d'août 1743. 

Léonard de SahuguQt-Damarzit d'Espagnac, frère du précédent, 
conseiller-clerc à la grande chambre du parlement de Paris, nommé 
le 17 septembre 1744, se démit en 1780. 

N... de Reaurepaire, nommé en 1780, mourut à Bourganeuf au 
mois de mai 1783. 

Charles-Marie de Gain-de-Linards, comte de Lyon, vicaire géné- 
ral de révéque de Riez, nommé en octobre 1783; présida l'assem- 
blée du clergé à Guéret en 1789. 

PONTARION (1), PonsRiomi. — Cure, 1376, 1391, 1469. Succur- 
sale de la cure de Thauron, 1514. 260 communiants. — F. Saint 
Biaise. 

(4) Aujourd'hui chef-lieu de canton (Creuse). 



POUILLA HISTORIQUB DU DIOCftSB DB LIMOGES 335 

SAINT-PRIEST-JARTOUDEIS (1), ou Jarlaudes, alias de Palalz, 
1434, ou près-Sauvial, 1287; mal Sainl-Pierre-près-Sainl-Amand. 
Ordonné en 1490 de bâtir cette église. — Cure, 240 communiants. 
— F. Saint Priest-d'Auvergne. — P, Non le prévôt de Hau. Evo- 
que, 1686. Chapitre d'Aimoutiers, 1471, 1565, 1583, 1584, 1640, 
1668, 1662, 1684, 1707, 1710, 1716, 1720, 1763, 1764, 1771. 

SARDENT (2). --Seredinus, Seredignus,Soredinnus (Labbe, Bibl, 
nov., t. II, p. 533). Le P. Bonaventure, t. III, p. 270, met Sardene. 
Bertrand de Drouilles donna, du temps du roi Robert, Saint-Pierre- 
de-Sardent au monastère d'Uzerche. — Cure régulière, 1,650 com- 
muniants. — F. Saint Martin de Tour. — P. Evéque, 1586. Abbé 
de Lesterps, 1444, 1576, 1646, 1754, 1759. 

Saint-Symphorien, dans le bourg. Annexe, 1571, 1557. 

LA CHAPELLE-SAINT-MARTIAL (3). —On dit que saint Mar- 
tial bâtit cette église (Bonav., t. II, p. 174, 217, 258, 623). Ce ne 
fut pas sans doute à son honneur. — Prieuré. — F, Saint Martial 
de Limoges et saint Laurent. — P. Monastère d'Ahun en jouissait, 
1436. A présent le curé pour sa portion congrue. 

Cure, 240 communiants. — F. Mômes saints. — P. Non Tabbé 
d'Hau. Evêque, 1676, 1684, 1685, 1686. Prévôt de Chambon-Sainte- 
Valérie, 1655. Abbé d'Ahun, 1578, 1598, 1655, 1727, 1737, 1744, 
1763. 

LÉPINAS (4), mal Lespinasse. ^- Cure, 800 communiants. — 
F. Saint Pierre. — P. Evoque, 1678. Vicaire général de Tabbaye 
d'Uzerche, 1497, 1498. Abbé d'Uzerche, 1438, 1567. Abbé d'Ahun, 
1567,1568,1641,1714,1756. 

VIDAILLAC (5), mal Valduillary. — Prévôté, 1318. Prieuré, 
1484. — F. Saint Pierre-ès-Liens. — P. Monastère d'Ahun en jouis- 
sait, 1564. A présent Tabbé. 

Curey980 communiants. — F. Même saint. — P. Abbé d'Ahun, 
1374, 1477, 1563, 1631, 1633, 1634, 1643, 1663, 1674, 1715, 1720. 

Vicairie de Corso, 1406. — Pierre de Corpso et son frère Boson, 
donnèrent à la cathédrale de Limoges, Tan 920 la chapelle du 
château de Corpso [CartuL SancH Steph.). 

{{) Commune du cantOD de Bourganeuf (Creuse). 
(3) Commune du canton de Pontarion (Creuse). 

(3) Idem, 

(4) Commune du canton d'Ahnn (Creuse). 

(5) Commune du canton de Pontarion (Creuse). 



336 SOCIÉTÉ ARCHtfOLOeiQUB ET HISTOEIQUK DV LlMOUSllf 

SAINT-CHRISTOPHE (1) près la Chapelle-Taillefer, alias de 
Drouilles, 4407. — Cure, 243 cotnmunianls. — F. Saint Chris- 
tophe. — P. Evéque, 1569. Abbé d'Ahun, 1864, 1570, 1604, 1616, 
1628, 1712, 1722, 1749. 

LE CHASTENET-EN-DOIGNON (2), [Castanetun de Dompnonio 
ou sainte Marie du Chatenet]. —Dépendait en commun, par moitié 
des monastères d'Uzerche et de Saint-Léonard de Noblac. Par 
transaction passée entre Bertrand, abbé d'Uzerche, et Ato, prieur 
de Saint-Léonard, de l'autorité de Tévéque Gérald, c'est-à-dire 
entre les années 1137 et 1149, l*église du Chatenet est cédée en 
entier aux prieur et chanoines de Saint-Léonard, qui donneront 
tous les ans un marc d'argent au monastère d'Uzerche, au synode 
d'après la Toussaint, et les chanoines recevront ^es moines cinq 
sols de monnaie medietatis (Mss). Le P. Bonaventure, t. [II, p. 193, 
cite un bref d'Alexandre III, du 20 mars 1178 confirmatif de celte 
transaction. — [Prieuré d'hommes] cure régulière, 880 commu- 
niants [VoirBonav., t. Il, p. 21, col. 1]. —-F. Nativité delaSainte* 
Vierge. — P. Non l'abbé d'Ahun. Evéque, 1569, 1626. Prieur de 
Saint-Léonard de Noblac, 1587, 1627,1629, 1651, 1678, 1686,1717, 
1734, 1745, 1769. 

Le Doignon, de Domnhonio, mal Domphon, Demphon, Dom- 
pnhone, Domphon en 1371. ^ Eglise curiale, 1278. Chapelle. 
Prieuré, 1399. Prévôté, 1371. — F. Saint Michel. — P. Dépendait 
du monastère de Saint-Léonard de Noblac, 1195. 

La Galemache. — Calamachia. Prieuré annexé à l'office de Tinfir- 
merle de Saint-Léonard. Le prieur de Saint-Léonard y nomma» 
1514. Le P. Bonaventure, t. III, 193, l'appelle cure. [Voyez Oroux, 
Vie de Saint-Léonard, p. 245]. — A Saint-Léonard, aucun des reli- 
gieux n'exerçait l'office de sacristain ; en 1540, le prieuré de la 
Galemache fut uni au monastère ; depuis ce prieuré étant tenu par 
un religieux prébende, il leva et perçut les oblations le jour du 
vendredi saint, et Gt pendant l'année l'office de sacristain. Ce qui 
tut discontinué pendant que le prieuré de la Galemache fut tenu en 
commende. Frère Jacques Texier le possédant requit pour i'entre- 
tenement du service divin qu'il tut uni à sa prébende ou portion 
monacale, à quoi sept claustraux consentirent comme étant chose 
nécessaire le 17 septembre 1579. On eut des provisions de Rome 
du 29 novembre. Ils en prirent possession le 18 décembre. — A 
raison du mauvais état et de l'inutilité de cette chapelle, ordonné 



(1) Commune du canton de Guéret (Creuse). 

(2) Commune du canton de Saini-Léonard (Uautt-Vienne). 



POUILI^ HISTORIQUE DD DIOCftSE Dl LIMOGIS 337 

en 474S, qa*elle serait démolie. — Cure, 1356, 1446. Prieuré. — 
F. Saint Biaise. — P. Dépendait du même monastère de Saint- 
Léonard, 119S. Prieur y nomma, 1565, 1568, 1771. Avait été uni 
en 1540 à la sacristie de ce monastère; y fut réuni en 1579. [Annexé 
à un canonicat de Saint-Léonard (Brousseaux, PouHlé de 1783)1. 

MOISSâNES (1), Moessanes, Moussaneys, mal Moisanac. — Fut 
donné au monastère de Saint-Léonard pour le vestiaire des cha- 
noines Fan 1 191 parSebrand, évéque de Limoges, qui se réserva 
une procuration entière (Oroux, p. 233). [Prieuré]. Cure [Voyez 
Bonaventure, t. III, p. 193, col. 2], 800 communiants. — F. Saint 
Maurice, jadis la Sainte-Vierge et saint Biaise. — P. Prieur de 
Saint-Léonard de Noblac,1559, 1560, 1588, 1612, 1613, 1669, 1681, 
1737, 1766. 

SAUVIAG (2), Salviacum. — Prieuré-cure, 900 communiants. — 
F. Saint Biaise et saint Martin de Tours. — P. Dépendait du mo- 
nastère de Saint-Léonard de Noblac, 1195. Gaucelin, seigneur de 
Ghftteauneuf présenta au prieur de Saint-Léonard de Noblac, 1250 
(Oroux, p. 234). — Evéque, 1659. Prieur de Saint-Léonard de 
Noblac, 1628, 1632, 1638, 1671, 1752, 1754. Le P. Bonaventure, 
t. III, p. 193, rappelle Salignac. 

Communauté de prêtres, 1564. Néant. 

Chapelle au cimetière. 

Vicairie^ 1625. — A Tautel de saint Georges et de saint Biaise. 
— P. Prieur de Saint-Léonard de Noblac confère. Nomma en 1554, 
1557, 1560. Prieur de TArtige, 1554. Guichardde Culent, chevalier, 
seigneur du Chaslard et de Sauviac, 1401. François de Chaumont, 
chevalier, vicomte de Montbayen, comte de Tombebœuf, Puy- 
guilhem, Lauzun, Chalard, Sauviac, Beauvais et la Chaulme, 1560. 

Saint-Martiriy chapelle rurale. Attendu le mauvais état de cette 
chapelle et la ruine dont elle menaçait, ordonné en 1744 qu'elle 
serait démolie. 

Espagne. Eispania. — Celle, où il y avait trois frères en 1295. La 
chapelle était en ruine dès 1574. — F. La Sainte-Vierge. — 
P. Abbé de Grandmont Tassensa et le chapitre de son monastère 
ratifia, 1574. Avait été unie à ce monastère par bulle de 1318. 

SAINT-GEORGES-LA-POUGE (3) [ou les-Pouges] ou la Borne. 

(1) Commuae du canton de Saint-Léonard (Hante-Vienne). 

(2) Commune du canton de Saint-Léonard (Haute- Vienne). 

(3) Commune du canton de Ponlarion (Creuse). 



338 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

— Prieuré 1318. Perdu. — F. Saint Georges. - P. Prévôt de 
Chamboû-Sainle- Valérie. 

Cure, 900 communianis. — F. Môme saint. — P. Evoque, 1686. 
Prévôt dudit Chambon, 1613, 1614, 1636, 1668, 1716, 1721, 1762, 
«763. 

Communauté de prêtres, 1564. 

Le Chaslard [-Notre-Dame]. Beata Maria de Carlario. — Prieuré 
de filles. — D. 24 livres. — F. La Sainte- Vierge. — P. Evéque, 
1727, 1762. Abbesse de la Règle, 1569, 1727, 1744. 

Cette abbesse et ses religieuses exposèrent que, quoique les 
revenus communs de leur monastère fussent autrefois suiBsants 
pour l'entretien d'un grand nombre de religieuses, ils étaient à 
présent beaucoup au-dessous de ce qui était requis pour la subsis- 
tance de cinquante-huit qui composaient la communauté. Comme 
ses revenus consistaient en fonds de terre, corps de domaines, 
dîmes et rentes foncières, et que depuis plusieurs années ils ont 
considérablement diminué, soit par la stérilité des terres, soit par 
Taugmentation des charges, cependant la communauté se trouve 
encore dans la nécessité de faire des réparations considérables, 
tant dans le monastère qu'aux églises paroissiales qui en dépen- 
dent, et de soutenir nombre de procès pour conserver ses rentes 
et s'en procurer le payement. Elle a été obligée de contracter plu- 
sieurs dettes qui consomment une partie de ses revenus. Ils s'élè- 
vent à 6,767 livres 17 sols, et charges déduites à 5,476 livres 5 sols. 
Une somme si modique ne saurait fournir à l'entretien d'une si 
nombreuse communauté, ni des réparations considérables, surtout 
depuis l'année 1720, que les denrées d'un côté et les charges de 
l'autre sont excessivement augmentées. Ainsi ce n'est qu'avec 
beaucoup de peines, de travail et d'économie que la communauté 
a suppléé au défaut d'un plus grand revenu. 

La chapelle de Notre-Dame du Chalard était en si mauvais état 
que le service en avait été transféré à l'église paroissiale; les 
revenus consistent en dimes, rentes, arbans à boeufs et à bras, et 
affermés 90 livres. Il y avait de plus un pré de 50 quintaux de 
foin, un moulin à blé affermé huit septiers, mesure d'Aubusson, 
dont le curé jouissait en qualité de chapelain en titre dudit prieuré 
et pour acquitter les messes, il se le réserva et à ses successeurs 
en par eux acquittant cinquante-quatre messes qu'on doit dire 
dans l'année. Il y avait aussi d'autres rentes contestées. 

Par décret du 21 mai 1747 ce prieuré fut uni à la mense conven- 
tuelle de la Règle, à la condition d'acquitter toutes les charges 
ecclésiastiques et civiles. 

Cure, 1620. Vicairie 1750. 



POniLLft HISTORIQUS DU DIOGÈSK DE LIMOGES 33^ 

SAINT-HILAIRE.CHATEAU.(1), ou in Molino, — Péfin donna 
cette église àMauzac l'an 764 {GalL christ, nov., t. II, insl. col. 
108). Prieuré. — F. Saint Hilaire de Poitiers et saint Gervais. — 
P. Non Tabbé de Ghambon, mais celui de Mauzac. diocèse de Gier- 
mont, 1670, 1710. [N... Mercier possédait en 1783 (Brousseaux, 
Fouillé de 1783)1. 

Gure, 800 communiants. — F. Mômes saints. — P. Evoque, 
1683. Prieur de Saint-Hilaire-Ghâteau, 1710. Abbé de Mauzac', 
1473, 1898, 1670, 1683, 1710, 1731. 

SAINT-JUNIEN-LE-GHATEAU (2), 1437, ou la Brugière, 1374, 
la Bregère, près Leron, près Peyrat-le-Ghâteau, 1368, 1491, près 
Saint-Maureil, 1444, près Sauviat, mal Saint-Genest, de la Bruyre. 

— Humbauld, évéquede Limoges, donna cette église au monastère 
d'Aureil, ce qui fut confirmé par ses successeurs Eustorge et 
Gérald en 1156. — Cure régulière. — F. Saint Cloud de Nogent, 
jadis saint Genest. — Prieur d'Aureil, 1444, 1473, 1803, 1807, 
1808, 1810, 1813. Recteur des P.P. Jésuites de Limoges, 1629* 
1640, 1683, 1680, 1694, 1748, 1789. Evoque. 

La Bregière [ou Montlaron, ou Montaron]. — Bernard de La 
Brugère donna cette église au monastère d'Aureil, du temps de 
saint Gaucher. — Cure 1318. Annexe de la cure, 1884, 1682. 

Prieuré. —F. Assomption de la Saint- Vierge. — P. Le recteur des 
P.P. Jésuites de Limoges en prit possession le 22 mars 1601, comme 
d'un membre dépendant du prieuré d'Aureil, uni à leur collège. 
[L'abbé de Saint-Martial (Brousseaux, Fouillé de 1783). — N... Mi- 
chel possédait en 1783 {ibid]]. 

Yige, chapelle, 1444. Ruinée. - F. Saint Biaise. — P. Au monas- 
tère de Blessac. 

AURIAC (3), mal Auries. — Cure régulière, 680 communiants. 

— F. Saint Pierre-ez-Liens. — P. Prieur d'Aureil, 1478,1881, 
1898, Recteur des P.P. Jésuites de Limoges, 1663, 1711, 1736. 
Evéque, 1736. 

Vaux. —Mal Saint-Jean de Vauche. — Préceptorerie ou prieuré. 

— F, Nativité de saint Jean-Baptiste. — P. Prieur de TArtige, 
1489, 1466, 1827, 1604, 1608, 1649. Recteur desdits PP. Jésuites, 
1709, 1733. Evéque [Bureau du collège de Limoges (Brousseaux, 
Fouillé de 1783). N...:. Tandeau possédait en 1783 («fttrf.)]. 

(1) Commanedu canton de Pontarion (Creuse). 
(3) Aujourd'hui Saini-Junien-la-Brugère, canton de Royère (Creuse). 
. (3) Commune dn canton de Bourganeuf (Creuse). 



HO SOCiAtA ARCBÉOLOGIQUB BT HtSTOniaVl Dtf LIMOUSIN 

AUsmê, cure, 1318. Prieuré. — P. Sainte Magdelaine. — P. Rec- 
teur desdits PP. Jésuites eu prit possession le 22 mars 16(M, 
comme d'un membre dépendant du prieuré d'Àureil, uni à leur 
collège. 

SAINT-AMAND-JARTOUDEIS (1), alias près-Sauviac, mal Ges- 
tondeis. L'évéque Sebrand reconnut en 1196 que cette cure et son 
annexe dépendaient du monastère d'Aureil. — Prieuré-cure. 
670 communiants. — P. Saint Amand, solitaire, 25 juin. — 
P. Prieur d'Aureil, 1496, 1802, 15U, 1878. Recteur desdits PP. Jé- 
suites de Limoges, 1628, 1680, 1682, 1683, 1742, 1747. Evêque, 
1771,1772. 

Beauvais ou Relvaher, de bello videre. — Gaubert, abbé de Soli- 
gnac en 1091, donna à Gaucelin de PierrebuflBère le cb&teaude 
Beuver, près de Murât, et lui permit d'y construire une chapelle 
(Estiennot, Antiq. Bened. Lemov.y part. III). — Afin que le peuple 
de Belveher ne souffrit plus pour le spirituel les dommages que les 
guerres lui avaient causés, Tévéque Sebrand, à la prière de 
Mathieu las Moleris, seigneur dudit lieu, y établit le 4 juin 119S 
une succursale, à la nomination de lui prélat. Le chapelain a toute 
la dlme et sa nourriture chez le seigneur [Cartular. aureliense). — 
Annexe, 1318, ruinée. — Le curé en prit possession en 1878. 

MAIGNAG-PRÈS-BOURGANEUF (2), mal Manac. — Cure 
200 communiants. — F. Saint Jacques-le-Majeur. — P. Les reve- 
nus du monastère d'Aureil étaient si modiques, à cause des guer- 
res et de la mortalité, que le prieur ne pouvait subvenir aux char- 
ges, ni exercer Thospitalité, etc. Par décret de 1368, Magnac et 
Fontloup sont unis à ce monastère. — Prieur d'Aureil a nommé 
en 1834, 1876, 1878, 1600, 1614. Recteur desdits PP. Jésuites, 
1624, 1684, 1719, 1731. Evoque, 1767. 

Fontloup ou Danloup. — Annexe, 1318. — F. Sainte Mar- 
guerite. 

CHARGNHAC (3). — Umbert du Doignon et ses frères donnè- 
rent tout ce qu'ils avaient sur cette église au monastère d'Aureil 
dans le xu« siècle. — Cure. 880 communiants. — F, Saint Pierre- 
es-Liens. - P. Prieur d'Aureil, 1493, 1889. Recteur desdits PP. Jé- 
suites, 1606, 1633, 1634, 1680, 1682. Evéque. 

(1) Commune du canton de Bourganeuf (Creuse). 

(1) Commune du canton de Boui^aneuf (Creuse). 

(3) Aujourd'hui Saint-Pierre-Chérignac» canton de Boarpoeiif (Creuse). 



' POUILLi HISTORIQOK DU DlOCàSB DR LIBOGES 34 1 

Vicairie fondée par Catherine de Moulins, femme de Jean da 
Doignon, damoiseau, seigneur de Gharniac, pour un prêtre, le 
6 septembre 4377. — A l'autel de saint Gabriel. — P. Seigneur de 
Ghamiac nomme. Jeanne, fille et héritière de feu Gharles d'Aubus- 
son, baron de La Borne et de Ghargnac, 4564, 1873. Gabriel avec 
Vagdelaine, sa sœur, 1893. Françoise, fille et héritière de Nicolas, 
1607. 

Autre, 1490. — A l'autel de saint Pierre. 

La Salle d'Aureil, alias La Yille-Saint-Martin. Umbert du 
Doignon la donna à Aureil dans le xn« siècle. — Prieuré, était 
uni à Aureil en 1318. — F. Ordination de saint Martin de Tours. 

— P. Le recteur des PP. Jésuites de Limoges en prit possession le 
23 mars 1601, comme d'un membre dépendant du prieuré Aureil, 
uni à leur collège. 

Pourioux, jadis Poreols. Annexe du prieuré de Saint-André de 
Limoges, 1498, 1840. — Ghapelle. — F. Sainte Radegonde. — 
P. Aux PP. Garmes déchaussés de Limoges, à cause du prieuré de 
Saint-André uni à leur couvent. 

BOURGANEUF (1). — Burgus novus, en Poitou, chef d'une 
élection, et non en Marche, quoiqu'on le dise dans le MoreiH 
de 1789, p. 107. — Bourg-nouvel {Gall. christ, nov.^ 1. 1, col 1,139). 

— Préceptorerie, 1370; chef-lieu du grand prieuré d'Auvergne, 
mais est en Poitou, et non dans la Marche {Moreri, 1789), ni dans 
l'Auvergne (Garnier, Hist. deFr,, t. XIX, p. 120). — P. Ordre de 
Saint-Jean de Jérusalem. — La langue d'Auvergne est la seconde 
des huit qui composent l'ordre de Malte. Elle n'a qu'un grand 
prieuré qui en porte le nom avec le baillage de Lyon, appelé com- 
munément le baillage de Lureuil. On trouve dans ce prieuré qua- 
rante commanderies de chevaliers et huit de frères servants. La 
dignité de grand maréchal est attachée à cette langue, dont il est le 
chef et le pillier (Vertot, Hist. de Malte, t. V, p. 333 et 341). 

Gure en ville murée. 3,600 communiants. — F. Nativité de saint 
Jean-Baptiste. — Grand prieur d'Auvergne, 1497, 1831, 1877, 
1694, 1744, 1782, 4763. — On appelle le curé Pater. 

Gommunauté de prêtres. — P. Grand prieur d'Auvergne. — 
Pierre d'Aubusson, grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jéru- 
salem, fit quelques fondations pour le pater ou curé de Bourga- 
neuf et les prêtres de la communauté en 1477 et 1480. Gui de 
Blanchefort, son neveu, chevalier du même ordre, grand prieur 

(I) GheMieu d'arrondissement (Creuse). 
T. un %i 



34S SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET BISTOEIQUB DU LIMOUSIN 

d^Auvergne, et en cette qualité commandeur de Bourganeuf, aug- 
menta le revenu et les charges le 8 mai 1506. Ils doivent être 
huit prêtres, sans le pater^ dire tous les jours à haute voix les 
heures canoniales, chanter après prime la messe de la Sainte- 
Vierge, aider au pater ou à ses commis à chanter la grand'messe 
du jour, chanter vespres et complies tous les vendredis, les vigiles, 
etc., sans vacquer ailleurs, ni barbotter ou lire fors ce qui se chan- 
tera pour lors, et sans porter chapeau, ni bonnet à rebras, ni de 
couleur indécente durant le service. Seront ponctués les absents à 
quatre deniers pour les matines, et deux deniers pour les petites 
heures. Le pater est exempt d^hebdomade, mais il doit chanter tous 
les jours la grande messe. Doivent stipendier ou gager quatre 
choristes pour tenir le lettrier, donner à chacun dix septiers 
de blé. 

Bourgiietum novum, était des hospitaliers en 1096. 

Vicairie fondée par Frère Pierre de Grandrieu, de magno rivo, 
précepteur ou commandeur de Palluel et de La Mazières, curé de 
Bourganeuf, religieux hospitalier, dans la sacristie, le 20 fé- 
vrier 1461, vieux style. — A Thonneur de sainte Magdelaine. — 
P. Pater ou curé de Bourganeuf, 1636, 1759. 

Deux autres, par Guillaume Aubusson, prêtre, bachelier en 
décrets, par acte*du 27 septemtire.1510, spiritualisées peu de temps 
après. — A Tautel de sainte Eutrope. — P. Neveux mâles du fon- 
dateur et leurs successeurs, à leur défaut, l,es femmes. 

[Autre, dite des Patrassons]. 

Saint-James. — Chapelle rurale. — F. Saint Jacques et saint 
Philippe et saint Goussaud. 
Notre-Dame-dU'Puy . — Chapelle rurale. 

Hôpital, 1510. — Les Sœurs hospitalières, sorties de celles de 
la ville de Magnac, s'y établirent en 1738. — Sont deux. 

Compagnie de Pénitents bleus. 

VArriail, ou La Riailhe, ou Rilhac, aux fauxbourgs de Bourga- 
neuf. — Cure, 1573. Chapelle. — F. Assomption de la Sainte- 
Vierge. — P. Grand prieur d'Auvergne, 1573. Supprimée. La 
compagnie des Pénitents blancs s'y établit en .... 

Yicairies fondées dans t église de VArriail par : 

Guillaume Griveau, mal Gommeau, marchand et fermier de la 
ville de Bourganeuf; appelée des Griffants. — A Taulel de saint 
Christophe. — P. Grand prieur confère, et en son absence le pater. 
Griveau, 1558, 1577. Grand prieur, 1689. Pommier, .... Evoque, 
1753. 



POOILLÉ H18T0RIQ0B DU DIOCftSB DB LlHOOKS 343 

Louis Chabrol, dit Parer, papetier de la ville de Bourganeuf, acte 
reçu par Foucauldi ; spiritualisée le 1" juillet 1613. — A Tautel de 
la SaiDte-Vierge. — P, Plus proche parent né de légitime mariage 
nomme. Commandeur confère, et en son absence le curé. 

Jean de La Chassagne. — A Tautel de sainte Marguerite. — 
P. Godefroi de La Chassagne, seigneur de Preissac et de Chàtelus, 
1602. 

Jean Aubusson, dit Caverlay, et Christophe son fils. — A Taulel 
de la Trinité. — Pater confère. De Félines, veuve d'Aubusson, 
marchand, et tutrice de ses enfants, 1592. Aubusson, fille du fon- 
dateur et veuve de Daniel, marchand de la ville de Saint-Léonard, 
1894. Aubusson de Cavarlay, 1643. 

Chapelle dans le cimetière construite en 1510. 

Bouzogle ou Bouzoilles. — Bosogles, cure en 1096. — Bosogla, 
1195. — Cure dans le xu* siècle. Succursale de la cure, 1577. — 
F. Translation des reliques de saint Rémi, 3 octobre. Jadis saint 
Léobon. 

Hermitage. 

FAULX-PRÈS-BOURGANEUF (1). — Cure. 340 communiants. 
— F. Saint Pierre et saint Paul. — P. Prieur de Saint-Jean de 
Bourganeuf, 1472. Grand prieur d'Auvergne, 1498, 1562, 1570, 
1581,1693,1743. 

Mazuras. — Succursale, 1437. — F. Saint Biaise. 

M0RTER0L(2) ou Monteyroux. Annexe de Faulx, 1570. Cure. 
360 communiants. — F. Sainte Anne. — P. Grand prieur d'Au- 
vergne, 1614, 1696, 1697, 1714. 

Saint-Giles. Annexe de Faulx, 1570. - Succursale. — F. Saint 
Giles. 

BOST-MOREAU (3). — Boscum Morallum. — Cure. 280 commu- 
muniants. — F. Décollation de saint Jean. — P. Grand prieur 
d'Auvergne, 1586, 1698, 1688, 1750. 

Bonneville. — Bonnavilla. — Succursale, 1578. — F. Saint 
Barthélémi. 

MONTBOUCHIER (4) ou Montbochier, peut-être Mont-Eucher, 

(I) Faux-Mazuras, commune du canton de Bourganeuf (Creuse), 
(i) Commune du canton de Royère (Creuse). 

(3) Commune du canlon de Bourganeuf (Creuse). 

(4) Commune du canton de Bourganeuf (Creuse), 



3î4 SOCIÉTÉ ARCH^OLOGIQUB KT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

Mons Eucherii. — Cure. 185 communiants. — F. Décollation de 
saint Jean, et saint Eucher, 28 août, qu'on ne trouve point à ce 
jour dans le Martyrologe universel [ni dans le romain]. — P. Grand 
prieur d'Auvergne, 1556, 1573, 1578, 1579, 1587, 1684. 
Chapelle dans le cimetière. — Interdite en 1747. 

LE PALAIS (1). — Celte église dépendait de saint Gérald de 
Limoges en 1186 (Peut-être l'hôpital infra). Bonav., t. III, p. 487. 
— Chef-lieu de la commanderie, pour un chevalier de justice. — 
P. Aux Frères de la milice du Temple qui, en 1217, payaient 
un dédommagement aux Frères réguliers de la maison anmonière 
de Sainl-Gérald de Limoges, qui possédaient ci-devant cette église 
(Estiennot, Fragm, hist.). 

Cure. 340 communiants. — F. Décollation de saint Jean. — 
P. Non le grand maître de Malte, mais le commandeur de Limoges, 
1568, 1619, 1697, 1740, 1759. 

Hôpital, 1355. — Néant. 

Le palais de Jogundiac 

Le palais de nos rois d'Aquitaine en Limousin est connu par 
tant de diplômes, qu'un célèbre écrivain (Germ., Diplomat,, 
lib. IV, n*» % 24 et 70) Ta appelé avec raison nobilissima sedes. 
Avait-il servi de maison à nos évoques? Un savant, M. de Valois, 
Ta pensé (Notit, GalL, p. 397). Pierre, évoque du palais, de pala- 
tio, qui assista au concile d'Agde, sous le consulat de Messala, 
l'an 506, au mois de septembre, n'était point, selon lui, un évoque 
du palais d'Alaric, roi Arien, et souverain du Languedoc et du 
Limousin, parce qu'il n'est pas vraisemblable que les évéques 
catholiques eussent souffert parmi eux un évoque schismatique. 
Pierre pouvait donc être évéque de ce palais, près Limoges, où la 
rivière de Taurion se jette dans la Vienne, ou d'un autre palais 
du Limousin plus éloigné de la capitale de la province. Cet évoque, 
ajoute-t-on, demeurait ordinairement dans l'un ou dans l'autre, 
mais plutôt dans le premier, et par cette raison il se dit évéque 
depalatio. A peu près comme (Belly, Jf^m. Acad. inscript., t. XIX, 
p. 727) les évoques de Poitiers, de Seez, de Chartres, etc., se sont 
dit quelquefois Dunenses^ OximenseSy Ratiatenses^ etc., parce qu'ils 
demeuraient à Châteaudun, à Hiesme, à Raits, etc. 

M. de Valois pousse encore plus loin ses coiy'ectures. Selon lui 
on ne voit point d'autre évéque de Limoges qui ait assisté à ce 



(1) Commune da canton Est de Limoges (Hante-Vienne). — Voir : Pcdais 
de JocondiaCf par M. Arbellot. Bull, Soc, arch. Limogea, t. XXllI, p. 161. 



POUILLé BISTORIQUB DU DIOCÈSE DB LIMOGES 345 

concile d'Agde, quoiqu*il y fut obligé. Dans la cité de Limoges il y 
a un palais, ainsi sans l'aller chercher dans les faubourgs, ni au 
loin, oc peut en inférer la dénomination du siège de cet évéque. 
Tout comme dans les villes de quelque considération sous la domi- 
nation des Romains, les empereurs eurent à Limoges un palais 
pour se loger commodément lorsqu'ils parcourraient les provinces, 
sans être obligés d'emprunter les hôtels des particuliers. Ce palais 
aura donc servi aux rois Visigotbs. Mais comme ces princes ne 
vinrent que rarement ou presque jamais à Limoges, Tëvéque 
Pierre aura pu l'habiter et en tirer le nom de son siège. Le savant 
que je viens de transcrire donne la liberté d'en penser ce qu'on 
voudra. Le P. Denis de Sainte-Marthe {GalL christ, nov., t. II, 
col. 801) en laisse la décision à ses lecteurs et M. de Foncemagne 
{Mém. Acad. inscript., t. VIII, p. 505) a, sans aucun examen, pensé 
comme M. Valois sa caution. 

Mais on n'a qu'à lire [Mém. Trév., 1743, p. 56) l'article dans la 
notice des Gaules de M. de Valois pour être convaincu combien sa 
conjecture est frivole. Nous n'avons dans la cité de Limoges que le 
palais épiscopal, non commun à toutes les maisons des sièges des 
évéques, ainsi qu'à l'auditoire où les magistrats rendent la justice. 
Ce palais des empereurs romains est donc une pure imagination. 
 quel dessein en auraient-ils fait bâtir un dans une ville où ils ne 
parurent jamais ? Suivant l'usage du sixième siècle, l'évéque 
demeurait dans l'enceinte de sa cathédrale et vivait en commun 
avec ses clercs. D'ailleurs cet évéque Pierre n'est dans aucun 
catalogue de ceux de Limoges. Qu'on aime mieux croire (Longuev. 
Uist. égl, galLy t. II, p. 381) qu'il y avait dans le palais d'Alaric 
un évéque pour les courtisans catholiques, comme il y en avait un 
pour les Ariens. Il paraîtra sans réplique que (Labbe, ConciL, t. IV, 
col. 1499) Saint Césaire d'Arles, qui avait présidé à ce concile 
d'Agde, écrivit à Rurice premier du nom, évoque de Limoges, 
pour lui marquer sa peine de ce qu'il n'y avait pas paru et de ce 
qu'il n'y avait envoyé personne à sa place et celui-ci s'excuse (Rur., 
lib. II, épist. 32) sur sa mauvaise santé, sur les chaleurs de l'au- 
tomne et sur ce qu'il avait reçu fort tard la lettre de convocation. 
Dans une dissertation (Bouquet, Rec. Hist, de Fr., t. IV, p. 102) qui 
en 1740 remporta le prix de l'Académie de Soissons, M. l'abbé Le 
Beuf prétend qu'il s'agit de Pierre, évoque de Saintes, qui tenait 
son siège dans un bourg de son diocèse appelé Palais. Mais ce 
Pierre, au concile d'Orléans de l'an 511, se dit évoque de Saintes et 
non du Palais. Quoiqu'il en soit, Pierre, évéque du Palais, ne 
l'était donc pas alors de Limoges et jamais nos prélats n'ont 
emprunté ce nom pour leur siège. 



346 socirré arcréologiqub et historiqub do uvousin 

La maison royale que je cherche serait-elle aula {Yita S. Léo- 
nardi, apud Surium, 6 novembre, n"" 3) autrement rêgalis sala 
(Breviar, Lemovic, ann. 1500) bâtie par les anciens rois d'Aqui- 
taine dans la forêt iePavum, à environ diK milles de notre capitale? 
On en voit encore des restes au-dessus du pont de Noblac à la 
gauche du grand chemin qui conduit de la ville de Saiot-Léonard à 
celle de Limoges (Oroux, p. 28). Mais que sala signifie dans la 
basse latinité (Gange, Glossar. lat. — Pellet, Dict. celtiq.) manoir, 
maison noble situé à la campagne ; dans la Basse-Navarre sale^ 
maison de gentilhomme (Ménage, p. 595) ; sala en Limousin dans 
un acte de i457, meyzo ou maison, château; celui-ci n'était, suivant 
rhistorien même de Saint-Léonard, qu'un rendez-vous de chasse, 
insuffisant pour y tenir les diètes du royaume. Bien plus, cette 
vie n'est point originale. Il n'y en avait aucune dans tout le Limou- 
sin du temps de Fulbert de Chartres, mort en 1029 (Fulbert, 
ëpist. 127). Celle qu'on lit dans Suritis n'est composée que de pièces 
de rapport et on n'y voit aucun surnom de cette aula ou sala. 

M. de Valois aurait-il soupçonné Le Palais près Bourganeuf, à 
dix lieues et au levant de Limoges? Mais ce monastère de Cister- 
ciens {GalL christ, nov., t. II, col. 634) n'est connu qu'en 1162. On 
sait que ces solitaires (Lebeuf, Dissert, sur l'hist. de Paris, t. II, 
p. 178) au lieu de conserver les anciens noms des lieux où on les 
établissait, leur en donnaient souvent de mystérieux et que celte 
emphase leur avait procuré plusieurs philosophes profonds. Tantôt 
ce fut Misericordia Dei, dans un autre endroit Benedictio Dei^ etc., 
La Merci-Dieu, La Bénisson-Dieu, etc., en Limousin, Palatium 
Beatœ Mariœ. 

Il paraîtrait tout naturel de s'arrêter au Palais, commanderie et 
église paroissiale sur la rivière de Vienne, à cinq quarts de lieue 
de Limoges. Le P. Vaissette (Géograph. historiq., t. II, p. 534) l'a 
confondu avec le monastère des Bernardins dont j'ai parlé. La 
tour qu'on y voit encore pourrait être quelque reste de cet édifice. 
Mais ce lieu appartenait aux frères de la milice du Temple en 1217 
et la rue du Temple à Limoges est encore dans la censive de cette 
commanderie. Or, dans la règle des Templiers (Cange, Gloss. lit.^ 
i. V, col. 48) au concile de Troyes l'an 1127, le réfectoire de ces 
chevaliers portait le nom de palais : in uno quidem palatio, sed 
melius refectorio^ communiter vos cibum accipere credimus. Ici ce 
n'est qu'une langue de terre sur des rochers et un sol trop inégal 
pour qu'on ait jamais pu penser à y construire une maison royale. 
Le commandeur se dit commandeur de Limoges et non du Palais. 

Où était-elle donc? Un illustre académicien (Belley, Mém. Acad. 
inscript., t. XIX, p. 721) envisageant sa position déterminée comme 



FOUILLÉ HISTORIQDB DU DIOCÈSE DE LIMOGES 347 

une anecdole intéressante en laissa la découverte aux savants de la 
ville de Limoges qui auraient du goût pour les antiquités de leur 
pays, dans la confiance qu'ils pourraient donner des éclaircisse- 
ments sur sa situation. Il m'avait fait l'honneur de me citer (p. 71S) 
au sujet de Cassinomagm des itinéraires romains ; serai-je tout 
aussi heureux pour fixer la position de ce palais. Suivons les actes 
qui en parlent à une date déterminée et connue. 

Le premier est un dfplôme de Loui^, alors roi d'Aquitaine, en 
faveur du monastère de Nouaillé en Poitou. Il est signé de Regim- 
pertus, évéque indigne et chapelain ou aumônier de ce prince, de 
Magnarius,Immon,Adalbert,Erlardus,Garicus,Wilfredus,Ademar, 
Raganfredus, Bicon, Gislemar, Hariald et Abbon, qui ne prennent 
aucune qualité. Suit le monogramme du roi Louis. Hildegarius 
écrivit à la place de Déodat, actum Jogundiago palatio nostro. 
Dom Claude Estiennot {Antiq. henedict. pictamens, partie III, p. 237 
et 238, mss. à Saint-Germain-des-Prés. — Mabill., Annal,, t. Il, 
p. 715. — Bouquet, t. VI, p. 453) qui l'avait copié sur l'original le 
date du 3 des nones d'août, l'an 25 du règne de Charles, le 14* de 
Louis. Mais ce synchronisme n'est pas exact. Louis, dit depuis le 
Débonnaire, fut sacré roi d'Aquitaine à Rome le 15 avril de l'an 
781. Il eut encore ce royaume par le partage que l'empereur 
Gharlemagne, son père, fit de ses états l'an 806. Quelque calcul 
qu'on prenne, la 14* année de son règne répond à 795 ou 820. 
Gharlemagne succéda à Pépin le Bref, son père, Tan 768. Sa 
25* année ne va que jusqu'à 793. Les réédi leurs [GalL chrisL nov., 
t. Il, instr.y col. 346) le donnèrent en 1720 sur le même original, 
mais alors il manquait quelques chiffres après anno XX,,. et ils le 
datèrent du 6 des nones d'août, qui ne remontent qu'au 4, faute 
d'impression corrigée ailleurs (col. 1238) et où on aurait aussi dû 
substituer XII au lieu de XIV du règne de Louis. — Nul chancelier 
qui ait signé cette charte (De Foy, p. 197). 

Nous n'avons aucun monument même inexact de ce palais 
jusqu'à l'an 832. Cette année (Bouquet, t. YI, p. 112. — Adémar, 
apud Labbe, t. II, Biblioth. nov,, p. 159) et non pas dès 822 [Diplo- 
mat., lib. IV, n*» 70) ni 830 (Bouquet, p. 223),Louis-le-Débonnaire, 
après avoir tenu une diète à Orléans le premier jour de septembre 
Tint en Limousin, in territorio Lemovico, dans le palais Geguntiaco 
ou Jocundiacum, Joguntiacum, Juguntiacum, Jogetiaco (Mss. 5926, 
bibl. reg.), la traduction barbare Joquegni dans les chroniques de 
Saint-Denis mérite à peine d'être citée, et y tint une autre diète 
(Bouquet, ibid., Astromim, apud Duchesne, Uist, Franc, script.^ 
t. II, p. 308). Le sujet de son voyage, était de pacifier les troubles 
d'Aquitaine et il emmena à cet effet une armée considérable de 



318 SOCIÉTÉ. ÂRCnéOLOGIQUB KT HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

Francs qui étaient répandus jusqu'à Limoges. Mal disciplinée, elle 
causa de grands ravages dans tous les environs où elle était 
dispersée (Mîrac, S. Mart., apud Act. S,S,, i. V, junii, p. 536). 
Elle donnait à manger à ses chevaux les blés et les foins des 
environs, pillait et rapinait de toutes parts. Le domestique d'un 
Franc se mit à même de moisonner le blé du saint confesseur 
Martial (apparemment appartenant aux clercs qui gardaient son 
sépulcre) dans un champ du côté du nord, près du mur de clôture 
du monastère; mais il fut perclus des deux mains, devint aveugle 
et obtint sa guérison quand il eut demandé pardon. L'empereur 
envoya commander à Pépin, son fils, qui s'était révolté de le venir 
trouver (Àstronom., apud Duchesne, Hist. Franc, script. y t. II, 
p. 308). Le jeune prince fut obligé d'obéir. Après une sévère répri- 
mande, il fut relégué à Trêves. 

Dans le temps même que Louisle-Débounaire conduisait son armée 
en Limousin, in territorio Ltmodiœ, Saint-Gonvoïon vint de la Breta 
gne, avec quelques compagnons, à ce palais, tn palatio in cairio 
monte, lui demander le lieu de Redon pour y établir un monastère. 
Régnier, évéque de Vannes, et Richovin, comte de Nantes, 
prévinrent l'empereur et lui représentèrent que Redon était un lieu 
propre à fortifier pour tenir les Bretons en respect. Gonvoïon, sans 
savoir leurs démarches, se flattait un heureux succès. Mais l'empe- 
reur ne lui marqua que de l'indignation, le renvoya avec dureté en 
le faisant chasser de sa présence. Le solitaire alla solliciter à Tours. 
Ainsi ce ne fut pas dans le palais du Limousin qu'il obtint la dona- 
tion de Redon quoi qu'on l'ait avancé [Yita S, Conv., apud Act. 
S.S. sœc. IV, part. II, p. 200. — Morice, Hist. de Bretag., t. I, 
prieur., col. 239 et 240, et t. I, Hist., p. 30. — A revoir ; Mabill., 
lib. XXX, n^ 62, et XXXI, n'^O». — Bouquet, t. VI. p. 314). 

On assure aussi que Wiefred, comte de Bourges, obtint in Jogun- 
tiaco palatio la confirmation de l'établissement du monastère de 
Strade en Berri, aujourd'hui Saint-Genou (Biblioth. FloriaCy 
part. II, p. 33. — Acta S.S., t. II, ;a»., p. 100. — Acta S.S. bene- 
dict. sœc. Il, part. II, p. 227. — MabilL, ilnna/., lib. XXX, n* U. — 
Gall. christ, nov., t. II, col. 145. — Bouquet, t. VI, p. 331). L'acte 
fut, dit-on, scellé de l'anneau de Pépin, roi d'Aquitaine, en présence 
des plus grands seigneurs et de toute la noblesse, la XVI* année de 
son règne et la XVII* de celui de Louis-le-Débonnaire, son père. 
Mais comment concilier ces époques ? Pépin eut en 817 l'Aquitaine 
par le partage de son père, ce qui conduit jusqu'à l'an 833, temps 
auquel il était apparemment relégué à Trêves. Louis fut associé à 
l'empire des Français en 813 ; la XVIP année de son règne est l'an 
830. II faudra donc donner une tournure aux chiffres pour celui de 
Pépin. 



POUILLC HISTORIQOR DO DIOCftSE DE LIIIOGtS 349 

Un autre diplôme expédié au palais voydA Jovendaco en Limousin 
(Vaisselle, Hist. du Langued,, l. I, et preuv., col. 67. — Bouquet, 
t. VI, p. 581) est le don du village de Fontaines, dans le diocèse de 
Toulouse, du domaine de Louis-le-Débonnaire, à un de ses vassaux 
nommé Adalberl. Il fut expédié par Durand, diacre, le 4 octobre, 
la XIX' année du prince, qui est 832. Hais il faudra aussi corriger 
rindiclion VI par XI. Tels sont dans toutes les chartes citées les 
défauts d'attention des copistes négligents ou malhabiles; car je 
n'oserais dire qu*on ait emprunté le nom de ce palais avec ses 
variantes, pour, à la faveur de la célébrité de ce lieu, faire passer 
des productions imaginées à plaisir : elles n*ont que le défaut d*une 
chronologie peu exacte. 

De ce palais Fempereur se rendit à Limoges (Astronom., Ihid, — 
Acta S.S., t. V, jîtntt, p. 862) où le 10 du mois d'octobre il lit faire 
avec beaucoup de magnificence la dédicace de la basilique de Saint- 
Sauveur, qui est Téglise de Saint-Martial. Il était à Tours le 14 no- 
vembre (Bouquet, l. VI, p. 822). 

Jusqu'à présent on ne sait tout au plus sur ce Palais que sa 
proximité de la ville de Limoges. Un historien, si j*ose le citer, 
donnera une position moins vague : c'est Fauteur de la vie de 
Saint-Martial qui prend le nom d'Aurélien. Quelle caution, me 
dira-t-on? Quel romancier! Je conviens de la barbarie du style, 
d'une basse adulation, d'une ignorance grossière. Mais tel que soit 
Timposteur on ne peut nier que son ouvrage n'ait paru environ un 
siècle avant les disputes sur Tapostolat de Saint-Martial (Mabill., 
Ann,, t. IV, p. 718 et 720), c'est-à-dire vers l'an 928 et 96 ans après 
les diplômes cités ci-dessus; temps où l'on devait voir des vestiges 
de ce palais, ou du moins dont on se rappelait encore la position. 

Il suppose qu'un Hildebert, fils d'Arcadius, comte de Poitou 
(Vita S. Martial, par Beauxamis, 1871, fol. 168, et apudSurium> 
30 juin, n*" 18), vint camper avec quatre légions ad quoddam regale 
palatium vocabulo Jogenciacum, Geguntiaco (Mss. 2768, Bibl. reg.), 
Joventiacum (Mss. 727 et 730, Biblioth. Saint-Germain à Paris), 
Jocunciacum (Ord. Vital, apud Duchesne, Hist. Normann, Script., 

p. 431) Buper Visennam fluvium ad locum qui dicitur Garricus, 

où le jeune homme se noya. On alla à l'instant à Limoges intéresser 
le crédit de saint Martial auprès de Dieu. Le saint se rendit sur le 
lieu, commanda aux démons qui étaient cachés dans ce gouffre de 
jeter sur le rivage le corps d'Hildebert. Ce qu'ils firent à presque 
six stades en long. Que le romancier ait fabriqué des êtres imagi- 
naires, qu'il ait personnifié les démons, du moins il est d'accord 
avec des actes antérieurs à sa production pour le nom et le local 
du Palais. Le texte n'est pas assez clair pour s'appesantir aux diver- 



350 SOCIÉTÉ A>CIÉ0U>5IQflB BT BlSTOlIOUl DU LI1I0U81N 

ses mesures de ces stades. La stade est de cent yingt-cinq pas, et 
le pas de cinq pieds (Boivin, Mém. acad. inscript., t. II, p. 84). Ge 
qui formerait mille trois cent soixante-quinze pieds et à peu près un 
quart de lieue. Une lieue gauloise était composée de douze stades 
(Belley, Mém. acad, inscript., t. XIX, p. 670). La lieue gauloise 
n'avait que la moitié d'étendue de nos lieues de France. La stade, 
mesure itinéraire, était connue des Francs. Grégoire de Tours s'en 
sert, livre 6, chapitre 46. 

Pierre, écolatre du monastère de Saint-Martial, pendant la maladie 
de Tan 994, dont il parle comme témoin oculaire, et non pas un 
siècle après {Hist. litt.fr., t. VIII, p. 504), ce Pierre, dis-je, s^arausa 
à versifier cette prétendue vie dans toutes ses circonstances. Il 
lâche un trait intéressant, c'est que de son temps ce Palais n'exis- 
tait plus que dans quelques restes de masures, mais qu'on savait et 
qu'on connaissait, puisqu'il conservait encore son nom. 

Vinzennam prœter fluvium tentoria figunt, 
Nam Jovenciacus locus aulicus ille vocatur. 
Atque Lemovicum non multum distat ab urbe : 
Qui regalis adhuc quod erat monumenta Palati 
Fert ejus vulgo relapsa (1) nomen inane. 

On sait que les Normands brûlèrent Limoges et détruisirent plu- 
sieurs châteaux l'an 847 (Àdémar, Ibid., p. 161, apud Bouquet, 
t. VII, p. 226). Le palais de l'empereur Charlemagne, appelé Cassi- 
nogilum en Aquitaine, fut détruit l'an 840 (Chron. apud Duchesne, 
Hist. Normann., p. 22). Ce palais aura apparemment subi le même 
sort. Orderic Vitalls, moine de Saint-Evroul, en Normandie, Tan 
H42 (Duchesne, Hist. Normann. Script., p. 431), dans l'abrégé de 
la vie de saint Martial, a inséré l'épisode de cet Uildebert, cum ad 
quoddam palatium regale vocabulo Jocunciacum oenissent, etc. 

Un de nos patriotes (Bern. Guidon., apud Labbe, t. II, Nov. 
biblioth,, p. 266), suivant la tradition de son temps, c*est-à-dire au 
XIV* siècle, le place près de cette ville juxta urbem et il rappelle 
Johanneciaco. Un autre, presque contemporain (Sleph. de Salam, 
Ibid., p. 731), le nomme Jogennaco. Mais quelque différents que 
paraissent ces noms, dès qu'ils ne parlent que du môme fait, je 
veux dire de la diète de Louis le Débonnaire, ils ne désignent que 
la même maison royale. Il ne reste plus qu'A trouver le local. 

On convient (Diplomat., Ibid.) qu'il ne faut pas confondre ce 
Palais avec ceux de Jouy sur le Cher, près la ville de Tours, ni de 

(1) Nadaad ajoute en note : 11 y a Retinenti, dans le manuscrit de M. de 
Lépine de Limoges. 



POUILLÉ HISTORIQUE DU DIOCÀSB DR UM06ES 351 

Montjoye près de Saiot-Germain-en-Laye, ni avec Andiacum en 
Angoumois ou en Saintooge. Qu*ud prétendu Duratius (Bonay., 
Annais P* 2i)i gouverneur de Limoges ait fait commeucer ce palais 
de Jogensac à deux mille de Limoges, au lieu qui est encore sur- 
nommé le Palais, c^est ce qu'assurent les chroniques du xui» siècle. 
Que Jocundus, père du saint abbé Yrieix, et des premiers de la ville 
à Limoges (Grég. Tur., lib. X, Hist. c. 39) qualilié même très grand 
prince. Tait fait construire, l'analogie du nom le ferait conjecturer. 
Qu'il Tait tiré de sa situation agréable jocundum (Valois, p. 283), 
la création et Tétymologie sont de la même obscurité. Quant à la 
terminaison acum (Le Bœuf, Hist. du diocèse de Paris, t. VI, p. 248 
et 249), elle est purement arbitraire chez M. Fabbé Le Bœuf, pour 
finir» dit-il, le nom d'une manière qui ressente le genre topogra* 
phique. Ménage {Dict. étymologique) veut qu'elle marque une 
demeure. 

Voir plus bas la découverte faite à Gondat. 

De toutes ces différentes notices il résulte que le palais de Jogun- 
diac était : l"" près de Limoges; 9!" non loin du gouffre de Jarric; 
3^ sur la rivière de Vienne ; 4*" et la montagne appellée Cadrius. 
Ges combinaisons réunies écarlent absolument les conjectures des 
savants du premier ordre (Valois, Notit. GalL, p. 283. — Gointe, 
an. 832, n*» 9. — Gange, Gloss., t. V, col. 39. — Mabill. Belley. — 
DeFoy. - Notice,t.I,p.l97. — Morice, Hist. Bretag., t.I,coL239). 
Il ne faut plus l'aller chercher 1« à Joac, ou Jouac, mal Joaiac 
(Bouquet, t. VI, p. 483) connu à la vérité par les cartes du diocèse, 
quoiqu'on ne l'y ait pas vu (Belley, p. 721); il est sur la rivière de 
Benaise, à dix lieues de Limoges, au Nord; ^ Les Gars, à quatre 
lieues (Germain, Ibid. — Gange, Ibid., col. 38) ; S" Montjauvi, Gau- 
dium, Gaudiacum, au Nord de notre capitale, au lieu que la Vienne 
est au Midi et n'arrose aucun de ces deux endroits ; 4'' elle n'a 
aucun gouffre devant l'église de Sainte-Félicité, ce qu'on voyait un 
peu au-dessus sur la fin du siècle dernier, était, dit-on (Montfauc, 
Antiq.des temps^ suppl. t. II, p. 220, 111), un temple octogone de 
Gaulois, ou plutôt les restes d'un théâtre construit par les Romains. 
On en a le plan ^Bonav., t. IIL p. 20). Les parpains ou petites 
pierres carrées dont il était construit, sont dans notre province du 
goût d'architecture de ces maîtres du monde. On en voit encore des 
restes dans le clos de las palissas, en tirant de la Roche-au-Got à 
la Vienne ; on les appelle le Palais de Sainte-Valérie. Mais S** il n'y 
a aucun gouffre au-devant dans la rivière; 6"" l'analogie avait fait 
penser au village de Gigondas sur la paroisse d'Isle ; mais il est 
arrosé par le ruisseau de l'Aurence. — En 1183, le roi d'Angleterre, 
Henri le Vieux, se campa avec son ^rmëe à l'endroit où la rivière 



352 SOCIÉTÉ ABCBÂOLOGIQUB ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

de Briance se jette dans la Vienne (Gaufred, p. 338). — La décou- 
verte faite à Gondat, dans les éphémérides. — Jus Condiacum, jus, 
vieux mot, gallicisme pour bas Gondat. — G'est le palais de sainte 
Valérie. — Henri le Vieux, roi d'Angleterre, détruisit le pont. 

Ge palais pouvait donc être sur la croupe d'une montagne, ren- 
fermé par la rivière de Vienne d'un côté et le ruisseau de la Ghaize 
de l'autre, sur un carré qu'on appelle les lerres de Jarric. Garricœ, 
Garriges, chez les écrivains du moyen âge, signifie des terres 
incultes et stériles (Ducange. — Lobineau), appelées en vieux gau- 
lois Gamges, — Garricus en latin champ inculte où les animaux 
paissent. — Jarrigia, terre inculte, pâturage. — Garriguas en lan- 
gue romane, broussailles, terres incultes. — Garric, en Languedoc, 
champ couvert d'arbrisseaux, surtout de petits yeuses. — Jarrissas^ 
Jarrissadas, dans le dialecte limousin, des broussailles. 

Des vieillards m'ont assuré que dans un angle du côté du bourg 
du Palais, il y avait eu des bâtiments. Il en reste quelques indices 
d'anciennes ruines, telles qu'un monticule qui parait annoncer un 
amas de pierres couvert de ronces, de mousse et de genêts. On y 
aperçoit des élévations bien marquées qui dénotent l'enceinte des 
murs de ce palais, enseveli sous ses ruines. 

Je pencherais volontiers pour le lieu appelé le Garrier-Haut, car 
il y a aussi au-dessous le Garrier-Bas, trop enfoncé. Sans tirer son 
étymologie de l'espagnol alcarria, quoique très convenable, contrée 
qui est peuplée de quantilé de petits lieux ou hameaux et de petites 
fermes ou censés; sans recourir à quarrera ou quarreria, carrière 
où l'on tire des pierres (Du Gange), dans le jargon de la basse 
latinité, je m'en tiens à l'expression de la vie de saint Gonvion : in 
palatio in cadrio monte. Cadrius pour quadratus, carré. Il est placé 
à peu près à la distance du gouffre de Jarric en remontant, et beau- 
coup plus près de Limoges. 

M. l'abbé Bellay, et après lui le P. Garpentier palatia regia (t. III, 
Gloss. lat.nov., col. 129) pensent qu'il faut l'entendre du lieu qu'on 
appelle encore le Palais, à cinq quarts de lieue de Limoges. 

La proximité de la capitale d'une province était commune à ce 
Palais, avec celui dePfalts (Danville, Notic. de Vanc. Gaule, p. 512) 
à presque la même distance de Trêves. Les avenues de Jogundiac 
étaient des plus commodes. On y arrivait par une voie romaine, 
qui de Limoges conduisait à Prœtorium près de Saint-Goussaud, 
où elle se divisait en deux branches. Une tendait à Bourges par 
Argenton, l'autre à Glermont d'Auvergne par Ahun. Voulait-on 
suivre une autre route ? Gette voie allait de Limoges à Périgueux 
par Fines ou Gourbefi et à Saintes par Cassinomagus, Ghassenon. 
Briva^ mot purement celtique signifie un pont, et suppose un che- 



POUILLB HISTORIQUE DU DlOCftSR DB LIMOQIS 353 

min pour les provioces méridionales. De sorte que nos rois d'Aqui- 
taine avaient de leur palais du Limousin une communication la 
plus facile avec leur royaume et avec l'empire des Français. Insta- 
bilité des choses de ce monde ! il ne reste aujourd'hui que quelques 
vestiges éparpillés de la voie romaine. Depuis Limoges, on trouve 
de distance à autre des restes de pavés que la solidité des ouvrages 
romains a conservé jusqu'à nos jours. On voit encore entre le 
Haut-Carrier et le Puy-MouUnier des débris d'un pont, qui présen- 
tent Tempreinte de ce goût romain. Dans le bourg du Palais est 
aussi une colonne milliaire. Du reste on ne connaît ces voies 
romaines que sous la dénomination de Chomi farrat, chemin ferré. 
De quels appartements étaient composés ces palais? Il y avait 
(Cartular. Farfense apud Mabill., Supplem. diplotn., p. 80) : 1° une 
espèce d'avant-cour; 2^ un salutatorium, id est, loctis salutandi 
officio deputatusy apparemment une salle où l'on se faisait annoncer; 
3"" iine salle vaste et ample où les officiers écoutaient et discutaient 
les causes; i"" une salle à manger, où étaient trois rangs de tables, 
pour trois sortes de convives; 8* des chambres d'hiver et d'été; 
6** autre salle où Ton faisait brûler de Tencens et des aromates. 
Epicaustorium et triclinia accubitanea, id est domus in qua incensum 
etaromata in igneponebantur, ut magnâtes odore varioreficerentur, 
in eadem domo tripertito ordine eonsidentes. Serait-ce la découverte 
faite à Condat en Î769 ? 7* une espèce de collège gymnasium, pour 
la dispute et diiïérents exercices; S"" la cuisine, pour apprêter les 
mets; O"" columbum, où coulaient les eaux; 10** l'hippodrome, 
destiné à la course des chevaux; H"" des thermes ou bains chauds. 
Il paraîtrait étonnant de ne voir aucune chapelle dans cette descrip- 
tion. Mais Charlemagne avait défendu d'en construire dans son 
palais et ailleurs sans la permission des évéques (Du Gange, Gloss, 
capella). Ces prélats se plaignirent au concile de Paris, l'an 839, 
des abus qu'elles occasionnaient. 

MAIS0NNISSES(4) dépendait de Sardent. — Maisommer (Coulon, 
Rivier. de Fr,, 1. 1, p. 338), Maisommes (Bonav., t. III, p. 38). — 
Commanderie pour un chevalier de justice. — P. Ordre de Saint- 
Jean de Jérusalem. 

Cure pour un Frère de l'ordre, 300 communiants. — F. Saint 
Sébastien, jadis saint Jean. — P. Commandeur de Maisonnisses, 
1812, 1888, 1889, 1694, 1731, 1762. 

PEYRABOUT (2). — Cure soumise à Maisonnisses en 1309, en 

(I) Gommuoe du canton d'Ahun (Crease). 
(î) Commune du canton d'Ahan (Creuse). 



dSi SOCIÂTÉ ARGHÉOLOGIQDI BT HISTORIQUB DU LlVOUSIlf 

était annexe en i559. 290 communiants. — ¥. Sainte Hagdelaine. 

— P. Evoque, 4687. Grand prieur d'Auvergne, 1679. Commandeur 
de Maisonnisses, 1745, 1757. 

Pestilhac ou Petiliac. Soumise à Maisonnisses en 1309. Chapelle. 

— F. Saint Nicolas. — P. A la commanderle de Maisonnisses. 

SAVENES (1). — Annexe de Maisonnisses en 1859, de Saint- 
Christophe, près la Chapelle-Taillefer, 1616. — Cure, 215 commu- 
niants. — F. Nativité de saint Jean. — P. Commandeur de Maison- 
nisses, 1673, 1681. 

FLEURAT (2), jadis Floyrat, sur la paroisse de Saint-Priest-la- 
Plaine, 1282. — Etait acéphale, ou sans chef, 1282. — Cure, 680 
communiants. — F. Saint Michel. — P. Aux chevaliers du Temple» 
1282. Commandeur de Paulhac, 1660, 1697, 1710. 

LA POUGE (3), jadis le Puy-au-Verrnh ; sur la paroisse de Saint- 
Hilaire-Chàteau, 1282. -— Pogia. Etait unie à la préceptorerie de 
Chambereau, 1327. — Cure, 380 communiants. — F. Saint Jac- 
ques-le-Majeur. — P. Aux chevaliers du Temple, 1282. Comman- 
deur de Maisonnisses, 1660; de Chambereau, 1693, 1698, 1701, 
1744, 1766. 

81 cures. 

7 succursales : Villars, Elizières, Pontarion, Bouzogles,Mazuras, 
Saint-Gilles, Bonneville. 
32 vicairies. 

Les anciens Fouillés placent ainsi les bénéfices de rarchiprétré de 
Bénévent : la cure de Saint-Pardoux-les-Vaux, TAumônerie de La 
Jonchère, la vicairie de Maleze, Tabbaye de Bénévent, etc. La cure 
d*Aresnes, la cure d'Aigueperse, la cure de Chamborant, la cure 
de Saint-Priest-la-Plaine, la cure de Saint-Dizier, la cure d'Azac, la 
cure de Janailhac, la cure de Murât, la cure de Chamroi, Augëres, 
La Forêt, Retoueix, avec son annexe Danloup, Ceyroux ; le prieuré 
de Saint-Priest-les-Olières, la cure de Saint-Priestr-les-Olières, la 
cure de Saint-Goussaud, la cure du bourg de Salagnac, la prévôté 
d'Ambazac, etc., la cure de Saint-Martin de Charnhac, le prieuré 
de Sainte-Berthe, le prieuré de Villars, etc., la cure de Bussière- 
Dunoise, le prieuré de Nailhac, la cure de Nailhac, le prieuré de 
Saignhac, la cure de Saignhac, la cure de La Fa, le prieuré de 

(i) Commune du canton de Guéret (Creuse). 

(S) Commune du canton du Grand-Bourg (Creuse). 

(3) Commune du canton de Poniarion (Creuse). 



FOUILLÉ HISTORIQUE DO DlOCftsi DE UMOGES 366 

Maisonfeyne, etc., la cure de Saint-Christophe-près-la-Chapelle- 
Taillefer, la care de Mareille-au-Prieur, la cure da Ghastenet, la 
cure de Moissannes, la cure de Sauviac, la cure de la Galemache, 
la cure d'Âigueperse, la cure de Saint-Georges-la-Pouge, etc.,la 
cure de Ghargnhac, les commaDderies de Chiroux, Poliguac, les 
prieurés de Yenes et de Vaux, la prieuresse de la Ronze, le 
doyenné de la GhapelleTaillefer, Tabbaye du Palais, la cure de 
Notre-Dame du Chalard, la cure d'Ânreix. 

[Gouzannagês. — Cure ruinée ou perdue, ne se trouve pas dans 
rindicateur. — P. Prévôt de Ghambon. 

Sainte-Marie, ou Notre-Dame du Ghaslard, prieuré jadis de 

Malte, dégénéré en prieuré. Paroisse de — P. Commandeur 

de Bourganeuf. Voyez le Ghaslard}. 



Arehîprêtré de Rançon (*) 



BESSINES (2). Cure, avec Tarchiprôtré de Rançon uni. — F. Saint 
Léger d'Aulun. — P. Evoque. 

Vicairie de Jean Bonjour à Bessines. — P. Evoque. 

CHAPTELAT (3), cure. — F. Saint Eloi. — P. Evoque. 

SAINT-SYLVESTRE (4). Cure. — F. Sainl Sylvestre. - P. Eve- 
que. 

GRANDMONT (5). Abbaye chef d'ordre en Saint-Sylveslre. — 
F. Sainl Etienne de Murel. — Elective pour les profès du monas- 
tère. 



(1) Le manuscrit de Nadaud a perdu depuis longtemps les pages H9 et 
120, qui commençaient Tarchiprôtré de Rançon. On trouvait sur la pre- 
mière : Bessines, Chaptelat, Saint-Sylvestre et Grandmont; sur la seconde : 
Rançon, Ghasseneuil- en-Rançon, Droux et Villelavard. 

L'arcbiprèlré de Rançon est mentionné dès H60, et en 4419 il avait 
pour annexe la cure de Bessines. 

Je reproduis ici les indications que donne sur ces cures la table du manus- 
crit, et deux notes se rapportant Tune à Rançon, Tautre k Grandmont. 
Pour cette abbaye, il faut voir Destruction de VOrdre de Grandmont, par 
M. L. Guibert {Bull. Soc. arch. Lim.^ tome XXIII). Quant à la liste des 
abbés, qui est aussi pordue, elle peut être remplacée par la liste ci-après 
donnée par le même auteur. 

(9) Chef-lieu de canton (Haute-Vienne). 

(3) Commune du canton de Nieul (Haute-Vienne). 

(4) Commune du canton de Laurière (Haute-Vienne). 

(5) Commune de Saint-Sylvestre, canton de Laurière (Haute-Vienne). 



POOILLA BISTORIODI DO DIOCàSR DK LIMOOU 357 

Celles de Grandmont — Maisons de VOrdre en i2o8 dans le dio- 
cèse : Le Gh&tenet, où sont des religieuses, paroisse de Feytiat. — 
Bronzeau, paroisse de Sainl-Léger-Magnazeix. — Rosset, par. de 
Vaulry. — Elricor, par. d'Elagnac (Charente). — Sermur, par. des 
Cars. — L'Ecluse, par. des Eglises-en-Doignon. — Epaigne, par. 
de SauTiat. — Trezen, par. des Billanges. — Bonneval-de-Montus- 
cla, par. de Soudeille (Corrèze). — Boisfert, par. de Bujaleuf. — 
Prourières, par. de Montgibaud (Corrèze). — Le Cluzeau, par. de 
Meuzac. — Plagne, par. de Peyzac (Corrèze). — Malegorce, par. de 
Salnt-Marlin-Sept-Pers (Corrèze). — Charnhac, par. de Saiot-Cyr- 
la-Roche (Corrèze). — Puygiberl, par. de Larche (Corrèze). — 
Balazis, par. dlsle. — Muret, par, d'Âmbazac. — Loubert ou 
Bonhommie, par. de Loubert (Charente). — Jayac, par. de Gouzon. 
— Badeix, par. de Saint-Ellenne-le-Droux (Dordogne). — Bonne- 
val de Serre, par. de Sussac. 

Prieurs généraux et abbés généraux de Grandmont 
Prieurs généraux : 

1 . Saint Etienne de Thiers, né en 104S, établi à Muret vers 1076, 
morts février 1424. 

2. Pierre I, dit de Limoges, élu en 1121, mort janvier 1137 
(transfert à Grandmont, 28 juin 1124). 

3. Pierre II de Saint-Christophe, élu en janvier 1137, mort vers 
juin 1139. 

4. Etienne II de Liciac, élu 6 juillet 1139, mort 3 janvier 1153. 
8. Pierre III Bernard, élu 7 février 1183, mort 10 juillet 1170. 

6. Guillaume I de Treignac, élu en 1170, résigne en 1189, 
mort 18 novembre 1189. 

7. Gérald I Ytier, élu 29 septembre 1189, résigna décembre 
1198, mort 19 mai 1199. 

8. Adémar I de Friac, élu 1" janvier 1198 v. st. (1199), mort 
6 mars 1216. 

9. Calurcin, élu 1216, résigne en 1228 ou 1229, mort vers 1238. 

10. Elle I Arnaud, élu 7 mars 1228 (peut-être 1229), déposé en 
juin 1238, mort 9 août 1239. 

11. Jean I de TAigle, élu au commencement de juin 1239, résigne 
eu 1242, mort en juillet 12... 

12. Adémar II de la Vergne, élu fin novembre 1242, mort 27 jan- 
vier 1248. 

13. Guillaume II d'Ongres, élu en 1248, résigne en 1248. 

14. Itier Merle, élu en 1248 (1), en fonctions en juillet 1260, rési- 
gne à une date inconnue. 

(1) NUUl eerti de tempore cessionU GuiUelmi et electione Itherii posta-' 
mus deprekendere dit Levesque, Annales^ p. 235. 

T. un S3 



358 socifrrÈ abchéologiqur rt distoriqub du limousin 

15. Gui I Archer succède à Hier Merle et résigne en 1269. 

16. Foucher Grimoard, élu vers le 25 septembre 1269, mort 
26 septembre 1281. 

17. Pierre IV de Gausac, élu en 1281 ou 1282, déposé injustement 
et remplacé par l'intrus Bernard de Rissa, puis rétabli (en 1289 ?) 
par les commissaires du Saint-Siège, résigne en 1290 ou 1291. 

18. Bernard de Gandalmar, élu 22 février 1291, mort 23 mars 
1291. 

19. Gui II Foucher, élu avril 1291, résigne en 1306, veille de 
Pentecôte, mort 22 septembre 1318. 

20. Guillaume III de Prémaurel, élu 1306, mort en mars 1312. 

21. Jourdain de Rapistang, élu en 1312, déposé en 1316. 

22. Elie II Adémar, élu par le chapitre, le jeudi après la saint 
Mathias, 1316. 

Abbés (institués par la bulle de Jean XXII, 17 novembre 1317) : 

23. Guillaume IV Pellicier, nommé par la bulle pontificale du 
17 novembre 1317, mort 29 janvier 1336. 

24. Pierre V Auberl, élu en 1336, mort 19 mars 1347. 

25. Jean II Chabrit, élu 11 avril 1347, mort vers 6 janvier 1355. 

26. Adémar III Crisgi (?), élu janvier 1355, mort 18 mars 1378. 

27. Aimeric Fabri, élu en 1378, mort 7 juin 1385. 

28. Ramnulfe Hier, élu juillet 1385, mort 1«' avril 1388. 

29. Pierre VI Redondaud, élu mai 1388 (?), mort 11 mars 1437. 

30. Guillaume V de Fumel, élu en 1437 et confirmé après un 
schisme, résigne en 1470 ou 1471 en faveur du suivant. 

31. Charles I de Bourbon, archevêque de Lyon, premier abbé 
commendataire, provisions du 30 avril 1471, résigne en faveur du 
suivant en 1477. 

32. Antoine I Lallemand, évéque de Cahors, nommé évéque de 
Clermont, obtient, en échange de sa renonciation à ce dernier 
évôché, l'abbaye de Grandmont dans les premiers mois de 1477 et 
prend possession en avril, mort 22 décembre 1495. 

33. Guillaume VI Briçonnet, cardinal, archevêque de Reims, 
antérieurement évéque de Saint-Malo, provisions de 1496, résigne 
septembre 1507. 

34. Sigismond de Gouzague, cardinal, 1507, résigne 12 août 1513. 

35. Charles II de Final, cardinal, 1513, résigne 11 août 1515. 

36. Nicolas de Flisco, cardinal, 1515, résigne 26 novembre 1519. 

37. Sigismond de Gonzague, pour la seconde fois (1) 1519, rési- 
gne en 1525. 

(I) On a cru que ce n*élait pas le même personnage; mais Pardoux de 
La Garde afiirme qu'il « résigna Fabbaye par deux ou trois lois, et la recou- 
vra deux fois pour le moins. » 



PODILLÉ H18T0RIQUB DU DIOCÈSE CB LIMOGES 359 

38. François I de Neufville, pourvu par le pape, 13 octobre 1525, 
avec défense aux conventuels de Grandmont de se réunir pour élire 
un abbé, fut reçu,à Grandmonten septembre 1526, résigne en 1561. 

39. François II de Neufville, reçu 18 mai 1561 , mort 10 mai 1596. 

40. François III Harand, élu 11 mai 1596, obligé de remettre 
Tabbaye au seigneur de Saint-Germain-Beaupré, mais son élection 
fui confirmée par arrêt du Parlement du 27 juillet 1599; résigne en 
1603, mort en 1605. 

41 . Rigaud de Lavaur, élu 28 mai 1603, mort 9 avril 1631. 

42. François lY de Tautal, élu 15 avril 1631, béni par Mgr de 
Lafayette 6 juillet 1632, mort 2 octobre 1635. 

43. 'Georges Barny, élu 4 octobre, alias 4 décembre 1635, mort 
juillet 1654. 

44. Antoine II de Chavaroche, élu en concurrence avec Etienne 
Talin, tranquille possesseur après la cassation de Télection de ce 
dernier par le Grand Conseil, mort en 1677, 

45. Alexandre Frémont, élu en 1678. 

46. Henri de La Marche de Parnac, élu 9 septembre 1687. 

47. René-François de La Guérinière, élu 18 mars 1716, confirmé 
24 avril, béni 21 juin, mort au collège Mignon, à Paris, 30 septem- 
bre 1744. 

48. Raymond Garât, élu en 1744, mort en 1748. 

49. François-Xavier Mondain de La Maison-Rouge, né en 1706, 
élu le 26 mai 1748^ béni le 15 décembre même année, mort 11 avril 
1787. 

RANÇON (1). L'archiprêtre dé Rançon prit possession dé Téglise 
de Rançon le 21 mai 1583, et de son annexe de Dessines le 11 mai 
et de toutes les deux le 14 août. 

Cure, 1,150 communiants. — F. Saint Pierre- es -Liens. — 
P. Evêqae. 

Vicairie à Booslinard, à Rançon, 1527. 

Hermitage, à Rançon. 

L'ancien nom semble être Andecamulum, ainsi nommé dans une 
inscription qu'on y voit(Gruter, p. 112, n« 6) : 

NVMINIBVS . AVG • 
FANVM . PLUTONIS • 

ANDECAMVLEN 
SES • DE SVO . POSVE 

Si cette inscription parait des temps assez bas (Martin, Relig. des 
GauL, 1. 1, p. 321), elle est antérieure à rétablissement de la reli- 

(i) Commune du canton de Chftteauponsac (Haute-Vienne). 



3a0 SOCliTÂ ARCHÉOLOGIQUE RT HISTORIQOB DU LIMOUSIN 

gion chrétienne, puisqu'elle (Barrier, Mytholog., t. Y, p. 483) fait 
voir le culte que les Gaulois rendaient à Pluton. Ainsi, César 
assure-l-il (Livre VI) qu'ils se vantaient de descendre de ce dieu. 
Andecamulemes peut signifier une association de gens qui bâti- 
rent un temple à Pluton. Comme le mot Andecamulemes est dérivé 
d*Andecamulu8, il faut d'abord interpréter le nom que les Gaulois 
donnaient à Mars, c'est-à-dire le nom de Camulus. Je regarde la 
première partie ande comme une épithëte donnée à Mars en lan- 
gage gaulois; elle signifie : Victor. Conjecture de l'abbé Lebœuf 
[Recueil de divers écrits pour fhist. de France , t. II, p. 272), sur une 
pierre de la ville de Nevcrs, haute d'un pied et demi et large d'ua 
pied, qui a le mot Andegamulus. 

CHASSENEUIL-EN-RANCON (1). — Prieuré ou préceptorerie. — 
F. Saint Cosme et saint Damien. — P. Aux Augustins de Montmo- 
rillon. 

DROUX (4). — Cure, 950 communiants. — F. Saint Martial. — 
P. Evoque. 

VieuX'Bost'de-Droux. — Prieuré ou commanderie en Droux. — 
F. Saint Jean-rEvangéliste. — P. Aux Augustins de Montmorillon. 

VILLEFAVARD (3). — Cure, 280 communiants. — F. L'inven- 
tion de saint Etienne. —P. Evoque. 

SAINT-SORNIN (4), près Magnac, alias Magnazeix ou Leulac. 

— Cure, 980 communiants. — F. Saint Saturnin de Toulouse. 

— P. L'évéque confère, 1531, 4556, 1558, 1616, 1652, 1687, 1692, 
1706,1710,1712,1721, 1722. 

Communauté de prêtres en 1564. 

VAREILLES (5), mal Vareilhet. — Cure, 880 communiants. — 
F. Saint Pardoux, abbé. - P. Evoque, 1559, 1564, 1618, 1653, 
1654, 1687, 1688, 1692, 1715, 1722, 1736. 

JUontlebeau, — Château, sur la carte. 

Fontvieilte, — Chapellenie à Vareilles, 1554. 

SAINT-ETIENNE-DE-VERSILHAC (6). — Cure, 800 commu- 
niants. — F. Invention des leliques de saint Etienne. Non saint 

{\) QMnttiune de RadcoD, canton de Magnac-Laval (Haute- Vienne). 

{t) Commune du cantOD de Magoac-Laval (Haute-Vienne). 

(3) Conimunetlu canton de Magnac-Laval (Haute- Vienne). 

{i) Commune du canton de (ik&ieauponsac (Haute-Vienoe). 

(5) Commune du canlon de La Souterraine (Creuse). 

(c) Réuni à Çaint-Agnani-de-Versillac, canton de La Souterraine (Creuae), 



POOILLÉ HISTORIQUE DU DlOCtSE DB LIMOGES 361 

Xisle. —P. Evéque, 1601, 1611, 1646, 1669, 1685, 1607, 1704, 1711, 
1729, 1735, 1739. 

Sainte-Croix-du-Dognon. La Mongie, jadis le Pelit-Dognon, ou 
de Dompeys. — Prieuré d'hommes. — F. La Sainte-Croix. — 
P, Prieur de Saint-Gérald de Limoges, 1496, 1556. I^ roi, depuis 
FunioD du prieuré de Saint-Gérald à l'hospice de SaiDt-Âlexis, 1764. 
[N... Bourdeau possédait en 1783 (Brousseaux, Pouillé de 1783)]. 

SAINT-PIERRE-DE-FURSAG (1), mal Sursac, Foursac (Bonav., 
t. III, p. 320). — Cure. —980 communiants. — F. Saint Pierre-ès- 
Liens. — P. Appartenait aux moines de La Souterraine en 1184 
(Gaufred., p. 285). Evoque. 1570, 1574, 1578, 1603, 1605, 1608, 
1644, 1653, 1770. L'église était rebâtie totalement en 1492. 

Sainte-Raffiné et Sainte- Justine. — Chapelle rurale. Eu égard à 
son inutilité et à la ruine dont elle menaçait, permis en 1744 de la 
démolir. — Le culte de sainte Rufline et sainte Justine était établi 
en 1184 (Gaufred., p. 285); on en faisait la fête le 23 juin, jour 
auquel on ne les trouve point dans le martyrologe universel. [Une 
sainte Juste et sainte Rufine, martyres en Espagne vers 304, sont 
marquées au 20 juillet dans les Vies des Pères, etc., imprimées à 
Villefranche-de-Rouergue, chez Vedelles, en 1768, t. VI, p. 415. 
Le Martyrologe romain, édition de Benoit XIV, les met au 19 du 
même mois de juillet]. 

ChabaneS'Guergui. — Chapelle rurale. — F. Saint Antoine, abbé. 

Yicairie fondée par Jean de La Roche-Aimon et Isabeau de Bru- 
lac, sa femme, seigneur de Saint-Maixent en la Marche et de Cha- 
banes-Guergui avant 1490. — P. Curé confère. Evêque, 1713. 
Morel, comme seigneur de Chabannes. 

Autre vicairie au chàtpau de Gros. — F. A Thonneur de saint 
Jean. — P. Henri Pot, seigneur de Rhodes et vicomte de Bridiers, 
1653. Charles, baron de Gros, 1705. Claude-Léon de Bouthillier, 
seigneur des mêmes lieux, 1744. 

SAINT-MAURICE (2), près La Souterraine, alias dans la vicomte 
de Bridiers. — Cure. — 2.000 communiants. — F. Saint Maurice. 

— P. Non rabbé de Bénévent. Evêque, 1475, 1477, 1563, 1570, 
1586, 1605, 1628, 1669, 1719, 1745, 1756. 

Yitrac [ou Vilrat-le-Doignon, près d'Arnac-Ia-Poste]. — Prieuré. 

— F. Saint Jean-Baptiste, jadis la Sainte- Vierge. -— P. Abbé [de 



(I) GommoDe ducanton du Grand-Bourg (Creuse). 
[t) GommuDe du canion de La Souterraine (Creuse). 



363 SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN 

Bénévent, ou mieux celui de] Bournet, diocèse d'Augouléme, 1561, 
1563, 1564, 1581, 1710. [N... Belliaud possédait en 1783 (Brous- 
seaux, Pouillé de 1783)]. 

Bordesoule. — Chapelle. — F. Sainte Catherine. — P. Au monas- 
tère de la Colombe. 

FROMENTAL (1), mal Fomentai, 1559 (Boucheul, Coust. PoiU, 
préf., p. vui). — Cure. — 980 communiants. — F. Saint Martin de 
Tours. — P. Evéque, 1558, 1559, 1560, 1563, 1633, 1634, 1645, 
1701, 1716. 

Champcontaud, Campus comitalis, 1491. — Précepte rerie ou 
prieuré. — F. Saint Claude [ou saint Cloud], sainte Madeleine et 
saint Antoine. — P. Prieur de TArtige, 1422, 1524, 1564, 1566. 
Recteur des PP. Jésuites de Limoges, 1697. Evéque [ou bureau du 
collège de Limoges] . 

Baignoux. En ruine. — Préceptorerie ou prieuré. — F. Sainte 
Madeleine. — P. Prieur de la Maison-Dieu de Montmorillon, 1566, 
1578. 

Vicairie fondée par Jean Vachier, damoiseau, sieur de Baignoux, 
à l'honneur de sainte Marie-Madeleine, à Baignoux. — P. Succes- 
seurs nomment. Décrétée et spiritualisée le 28 septembre 1482. 
Jean Rigaudi, mari de Madeleine Vachiere nomma en 1482. 

11 faudra mettre les cures de La Souterraine, Lussac-les-Eglises, 
Saint-Pierre de Ch&teauponsac, Noz et Saint-Priest-rArfeuille, à 
mesure qu'elles entreront dans le droit commun. — Bersac, Balle- 
dent, La Garde-Saint-Gérald, Champcontaud-en-Fromental, Mas- 
Rimoulet-en-Saint-Hilaire-la-Treille, Menussac-en-Jouac. 

LE DORAT (2), jadis Scotorium^ Scoltorium, peut-être Oratorium 
(MabilL, Annal., liv. IV, n"31). Doratum, Dauratum. Mal Ville- 
Dieu-d'Aurat. Capitale de la Basse-Marche, sur la rivière de Seure. 

M, de Valois {Notit, gall., p. 169), conjecture qu'on Ta appelé 
autrefois Deauratum, ensuite en ôtant une lettre Dauratum. Dans 
la vie de saint Bernard, Ramnulfe est dit abbé DuratensiSf Dura- 
tensis. 

Ne fut fondé ni par Clovis, quoique le Pouillé l'assure, ni par 
Boson, comte de la Marche. 

A la fin du légendaire de celte église, pour la fête des saints 
Israël et Theobald, imprimé à Paris, chez Robert Sara en 1642, 
in-4'', est rapporté un prétendu titre de fondation de cette église. 

(1) Commune du canton de Bessines (Haute- Vienne). 
(9) Chef-lieu de canlon (Haute -Vienne). 



POUlLLé HISTORIQUE DU DIOCftSE DB LIMOGES 363 

Le p. Labbe la donne aussi dans ses Mélanges curieux en 1651, 
mais il la traita de fable (p. 544). En effet, on y dit que deux ans 
après son baptême, Glovis défit Alaric dans un lieu situé sur la 
rivière de Vienne et éloigné d'environ dix milles de la ville de Poi- 
tiers. Ce prince victorieux, en passant dans les lieux circon voisins, 
vint au pays de Schotore, Schotoremsem, situé entre deux ruis- 
seaux, et rendant grâce à Dieu de la victoire qu'il venait de rem- 
porter, il fit ériger un petit oratoire à Thonneur de la Sainte-Croix 
et de saint Pierre, prince des apôtres, donnant aux clercs qui y 
serviraient Dieu un perpétuel Abonium de tout domaine; querelle 
séculière, etc. Cette fondation est aussi rapportée dans un factum 
du chapitre du Dorât, pour les procès qu'il avait, en 1658, contre 
les officiers de la sénéchaussée de la même ville. 

Mais il y a des contradictions dans ce titre : 1"* il n'est pas vrai 
qu'Alaric, ainsi qu'on l'avance, persécutait par toute sorte de tour- 
ments les catholiques pour les forcer à embrasser Tarianisme, 
auquel il était attaché. Sous son règne, les catholiques avaient une 
entière liberté de conscience et il laissait en paix les églises de sa 
domination; les peuples y avaient la permission de choisir leurs 
pasteurs et y furent toujours gouvernés par les catholiques (Daniel, 
Hist. de France, 1. 1, p. 57); 2^ Clovis fut baptisé en 496, et Alaric 
défait Tan 507, c'est-à-dire, non pas deux ans mais onze ans après 
le baptême de notre premier roi chrétien; 9" le champ de bataille 
ne fut point sur le bord de la rivière de Vienne, mais sur le 
ruisseau de Voune, au couchant de Poitiers, au lieu que la Vienne 
est au levant (Bouth., Dissert, sur les tombeaux de Civaux); 
À"* Clovis ne passa jamais au delà de Vouylai, il ne vint donc pas 
au Dorât. Enfin, les critiques {GalL Christ, nov., t. II, col. 549), 
ne regardent pas cette charte comme fort ancienne. 

Dom Mabillon {Annal. Ord. Saint Benedic, liv. 4, n* 31), a ren- 
voyé la fondation de cette église au ix* ou x* siècle. On dit qu'elle 
fut détruite par les Normands l'an 866 (Bonav., t. III, p. 165), et 
restaurée ou presque fondée par Boson, comte de la Marche. L*acte 
contient ces particularités {GalL Christ, y vet,, t. IV, p. 343): Ce 
seigneur, avec sa femme Agina et son fils Hélie, voulant bâtir une 
chapelle en l'honneur de saint Pierre, l'église est dite située dans 
le Limousin et dans le fond de Gilbert, évêque de Poitiers : Boson 
veut que les chanoines y servent Dieu, et il la donne à Foucaud 
qu'il en établit prieur. L'acte fut confirmé par le roi Hugues, Guil- 
laume, comte de Poitiers; Gilbert, évêque de la même ville; et il 
est souscrit des archevêques Dagbert de Bourges, Archambauld Je 
Tours, des évêques Arnoul d'Orléans, Raynald d'Angers, et scellé 
par Arveus, évêque de Limoges. La date est 987, indiction XV% la 
première année du roi Hugues. 



361 sociéré arcd^ologiqdb et histobiqoe dv Livousm 

Mais il y a ici encore de la roalhabileté chez le titrier. i"" Saint 
Israël, morl fort vieux en (014, avait, de son jeune âge, pris l'habit 
dans ce monastère, peut-être vers 968, mais toujours avant la pré- 
tendue fondation par Boson : nulle incursion des barbares dans 
rinlervalle de ces deux époques; 2** le chef de cette église a tou- 
jours eu le titre d*abbé, et non celui de prieur; 3* Hildegarius, 
évéque de Limoges en 987, et môme auparavant, eut pour succes- 
seur immédiat Âlduin, son frère, qui ne mourut qu'en 1014, il ne 
reste donc pas de place pour Arvaux ; 4'' Boson ne donna aucun 
lieu, peut-il être appelé fondateur? Il vaut mieux donc dire avec le 
P. du Moulinet (Rest.j 1. 1, p 24), que par les soins de Tévéque de 
Limoges, ce monastère avait repris la vie commune, et avec M. de 
Fleuri {Hist. ecci, liv. 61, n* 61) que cette réforme n'était que sui- 
vant la règle d'Aix-la-Chapelle ran816,qui permettaitaux chanoines 
d'avoir des biens en propre, soit de leur patrimoine, soit des obla- 
lions et des autres revenus de Téglise. 

Quoiqu'il en soit, c'était ici un monastère de l'Ordre de saint 
Benoit, suivant Robert {GalL Christ., p. 344) et M. de Sainte- 
Marthe {GalL Christ, vet., t. IV, p. 343). Du temps de saint Israël, 
si Ton en croit sa légende, ils avaient changé d'état, puisqu'il y est 
dit qu'il fut offert au collège des chanoines réguliers du Dorât. 
Adémar {In chron., p. 172) dit aussi que Pierre était abbé des cha- 
noines réguliers de Scotoire. Un livre de prières à l'honneur des 
saints Israël et Théobald, imprimé en 1701, ajoute qu'on y fait la 
fêle de la translation de saint Augustin le 28 janvier. Quand se 
sont-ils sécularisés ? 

Abbaye séculière, avec trois prébendes annexées, seule dignité, 
qui est dit Pasteur. — P. Evoque confirma l'élection en 1446. Le 
roi nomma en 1572, 1688, 1697, 1700. Le chapitre conféra en 
élisant, 1572, 1700. Arrêt du conseil qui adjugea cette abbaye à 
celui qui avait été pourvu par le roi, sans avoir égard à Télection 
de la partie adverse, en laquelle il demandait à être maintenu 
(Chopin, liv. I, de sacr. polit., tit. I, n* 18. — Tournel, p. 1188). 
Fut déclarée élective, confirmative, collative par arrêt du grand 
conseil, du 25 janvier 1701 et du 1706. 

Chantrerie, avec une prébende et demie annexée. — Personat. 
— P. Aquilaire nomma et le chapitre conféra, 4554. — Boucheuil 
{Coût, du Poit., lit. 6, art. 290, n* 36) dit que par arrêt du parle- 
ment de Paris, du 19 février 1689, fut confirmé le statut du chapitre 
du Dorât, et présentation faite à la chantrerie de ladite église, par 
le chanoine en tour d'aigle, quoiqu'il ne fut que simple clerc et non 
in sacris. Le chapitre refusa cependant la collation en 1719, parce 
que ce bénéflce était électif. Chapitre élu et conféra en 1561, 1563, 
1564, 1590, 1719. 



PfUCtUÂ HISTORIQeS 0(7 IHêGÈSI DB LIMOGES 365 

Sous-chaatrerie, affectée à un chuioine prébende qui n^a que le 
rang de sa réception. — P. Chanlré, 1868, 1873, 1879. Aquîiaire 
nomma, chapitre conféra, 1767. 

Théologal, qui n'a que le rang de sa réception. — P. Aquilairc 
nomma et chapitre conféra, 1878, 1702, 1782, 1788. 

Prébende préceptoraie, dont jouissent deux régents. — P. La ville 
présente, chapitre nomme, évéque confère. 

Quatorze prébendes, outre les ci-dessus. — P. Aquilaire nomme, 
chapitre confère, 1864, etc. 

Prieuré séculier de la Maison-Dieu, dans les basses stalles du 
côté gauche. — Aquilaire nomma, chapitre conféra, 1888, etc., 
1761,1763. 

Quatre quarts de prébende, appelés le quart, qui, suivant le 
Pouillé se donnaient aux enfants de chœur qui ont servi Téglise. 
— P.. Aquilaire nomma, chapitre conféra, 1862, etc. 

Abbés du Dorât : 

Foucaud, qui n*est connu que par une charte de 987. 

Pierre I Drut, de Mortemarl, vers 996. Il fit alors, suivant Dom 
Estiennot, un pèlerinage en Syrie et en Terre-Sainte. 

Albon, 1030. 

Geoffroy, neveu de Barthélémy, archevêque de Tours; il est 
parlé de lui en 1080, dans la Vie de saint Théobald, est nommé en 
1066 dans une charte d*Aymon, archevêque de Bourges, pour 
Preuilly. 

Guillaume I de Déols, fils de Raoul, seigneur de Ch&teauroux, 
de Tancienne maison des seigneurs de Déols, 1092. 

Ramnulphe de Nieul, ou de Brigueuil, prévôt de Saint-Junien, 
était abbé du Dorât et archidiacre de Saint-Etienne*de Limoges en 
1107. Fut nommé évêque de Limoges, par Gérard, légal de Tanll- 
pape Anaclet, mais il céda ensuite à l'évéque légitime. 

Archambaud de Chambon, vers 1130. 

Elie, vers 1134. 

Guillaume II obtint une bulle de protection du pape Lucius III, 
le 4 des nones de mai. Tan 4* de son pontificat. 

Antoine de Rançon, 1180, 1188. 

Anselme, 1188, H90. 

Guy déf Blaon, ou de Bloro, qui fut en même temps prévôt de 
Saint-Junien, mort en 1206. 

Arnaud de Monteil, en 1211. 

Isembert. 

Pierre II de Cubol, mentionné en 1220 dans les chartes de Grand 
mont, mort en 1223. 

Pierre III, en 1227, 



366 S0C1ÉT& ARCHÉOLOOIQUB ET HISTORIQUE DU LIMODSIN 

Aubert, en 1227. 

Âudouin de Pierrebuffière, 1287, 1289. 

Gérald de Maamont, grand chantre de l'église de Bourges, et 
chapelain du pape en 1294. 

Jourdain Merles, ou Melle, chanoine de Saint-Hilaire de Poitiers, 
130S, 1309. 

Hugue de Masnonet, mort en 1322. 

Nicolas de Felletin, en 1330. 

Etienne du Pin, élu patriarche de donstantinople en 1346. 

Audouin II, de Pierrebufflère, 1360. 

Pierre IV, de Pierrebufflère, frère du précédent, 1361. 

Imbert de La Feuille, 1376. 

Barthélémy d'Arsac, 1367, 1379. 

Guillaume III d'Arsac, 1401. 

Bernard de Gheyro, fils de Raymond, lieutenant de la Basse- 
Marche. 

Noderus, 1407. 

Guillaume IV de L'Hermite, prévôt de Saint-Junien, chanoine 
de Limoges, qui fit rebâtir les murs de la ville du Dorât, 1420, 1430. 

Jean I de L'Hermite, conseiller du roi, 1444. 

Jean II Barthon de Montbas, fils de Jean, vicomte de Montbas, 
chancelier de la Marche, et de Gilberte de Benac, élu abbé en 1446, 
fut nommé évéque de Limoges en 1457. 

Pierre V Barthon de Montbas, se démit en 1466. 

Phillippe Barthon de Montbas, archiprétre de Bourges et prévôt 
de La Souterraine, 1466. 

Guillaume V Barthon de Montbas, fils de Pierre, vicomte de 
Montbas, chancelier de la Marche et chambellan du roi, neveu de 
Jean III, évoque de Limoges, et frère de Jean IV, aussi évéque de 
cette ville, et de Pierre, abbé de Saint-Augustin-les-Limoges, 
vicaire général de Févéque et doyen de Téglise cathédrale, 1477, 
1800. 

Pierre VI Barthon de Montbas, prieur de Gluys. fut abbé par 
cession de Guillaume, vers Tan 1506. 

Jean III Barthon de Montbas, évéque deLectoure, fils de Bernard, 
vicomte de Montbas, neveu de Jean Barthon, évéque de Limoges, 
était en même temps abbé de Saint-Augastin et du Dorât en 1514, 
mort le 21 septembre 1544. 

Guillaume VI Barthon de Montbas, évéque de Lectoure et abbé 
de Solignac en 1544 et 1572. 

Mathieu de Lavau de Drouilles, curé de Bellac, 1572, 1588; sous 
son administration Téglise du Dorât eut à souffrir les plus durs 
traitements de la part des hérétiques; à sa mort ces derniers 
occupèrent l'abbaye. 



POUILLft BISTOHIQUB DO DIOCÈSE DB LIMOGES 367 

Gabriei.de Marans, de Rançon, aumônier et conseiller du roi, 
1614; était encore abbé en 1631. 

René de Marans, de Rançon, abbé du Dorât en 1648, par rési- 
gnation de Gabriel, son oncle, 1676. 

Jean Barny, de Limoges, mort le 3 janvier 1700 et inhumé dans 
la nef de Téglise du Dorât. 

François Lesterps, fils de Joseph, avocat à Hagnac, et de Marie 
Aubugeois, né le 20 novembre 1658, chanoine du Dorât, fut élu 
par le chapitre et prit possession le 24 février 1700. Il résigna le 
31 janvier 1727 en faveur du suivant, son neveu, et mourut le 
11 novembre 1744, et fut inhumé dans le chœur de Téglise de Saint- 
Pierre du Dorât. 

Joseph Lesterps de la Doulce, chanoine, prit possession le 
29 septembre 1728 ; il résigna le 22 mars 1774 en faveur du suivant. 
Il mourut le 18 juillet 1778. 

Pierre Lesterps de la Doulce, chanoine, 1774, dernier abbé du 
Dorât ; il fut chapelain du roi et secrétaire de la grande aumônerie 
de France; mort en 1802. 

Cure, en ville murée. — F. A l'autel de saint Pierre-es-liens. — 
2,000 communiants. — D. 300 livres. — P. Aquilaire nomma et cha- 
pitre présenta, 160S, 1613, 1626, 1634, 1635, 1665, 1675, 1691, 
1710, 1740. 

Communauté de prêtres, 1564. 

Vicairies fondées dans l'église du Dorât, par : 

Hugues le Brun, comte de la Marche et d'Angouléme, par son 
codicille du jeudi après TOctave de Notre-Dame d'août 1302 (Mss. 
60i0, Biblioth. roy,, p. 565). 

Jean Jevardat, prêtre, le 29 juin 1505, reçu par Marteau [dite les 
GevardatJ. — F. A l'autel de saint Jean TEvangéliste. — P. Chapi- 
tre conféra, abbé nomma, 1714, 1719. Gevardat, menuisier, 1573; 
marchand, 1573, 1587. Marcoux, écuyer, sieur de la Prévotière, 
chevauléger, tils d'un avocat, et d'une Gevardat, 1714. 

Appelée des six livres. — P. Aquilaire nomma et chapitre conféra, 
1557, 1558, 1563, 1567. 

[Autre dite de saint Jean-Baptiste]. — F. A l'autel de saint Jean- 
Baptiste, en 1406. —P. Abbé du Dorât, 1514, 1574, 1592, conféra, 
1606, 1615, 1619, 1703, 1746. 

Des trois Marie, 1512.— F. Al'aulel de saint Etienne, avant 
1362. — P. Chantre nomma et chapitre conféra, 1618, 1719. Jean 
de Venette,hermitedumontdeCarme, c'est-à-dire religieux de Tordre 
des Carmes, vers 1357, composa en vers l'histoire des trois Marie. 
U prit pour fondement de tout son ouvrage une opinion qui a été 



996 SOCIÉTÉ àRCHéOLOGIQVI ET HISTOAIOUI OU LIIIOUSIK 

adoptée pendant quelque temps dans TEglise, et qui n'a plus 
aucune autorité. Il prétend que Marie Jacobé, autrement Gléophé, 
et Marie Salomé, étaient filles de sainte Anne et sœurs de la Sainte- 
Vierge, mais nées de différents pères de qui elles tiraient leur 
suriom. L'écrivain est grossier et crédule (La Gurne, Mém. acad. 
inscript., t. XIII, p. 820;. 

Notre-Dame du Sépulcre. — P. Sous-cbantre, 1864. 

Autre F. A Tautel de saint Léonard. — P. Aquilaire nomma, 

sous-chantre conféra, 4866, 1884. 

Autre F. Saint Laurent, 148%. 

Terrefugier, derrière la porte de saint Jean-Baptiste, unie à celle 
de saint Sébastien. — - F. A l'autel de la Sainte-Vierge. — - P. Sous- 
chantre nomma et conféra, 1633. Gérard de Maumont, abbé du 
Dorât, donna à cette église Ghalucet, ou mieux Gh&lus-Ghabrol, 
que Marie, vicomtesse de Limoges, lui avait cédé, à condition que 
deux prêtres disent la messe, pour chacun d'eux, à l'autel de la 
Sainte- Vierge (Bonav., t. III, p. 168). 

Ghamboulive, derrière la porte de saint Jean, peut-être la même 
que celle de Terrefugier. — F. A l'autel de la Sainte- Vierge. — 
P. Sous-chantre. 

De Notre-Dame à l'autel de saint Guignefort derrière la porte 
Saint-Jean. — P. Le chapitre, 1862. 

Martial Lavaud. — F. A Tau tel de saint Martial. — P, Aquilaire 
nomma et chapitre conféra, 1818, 1889, 1874, 1620. 

Autre F. A l'autel de saint André. — P. Aquilaire nomma et 

chapitre conféra, 1632. 

Autre F. A l'autel de saint Joseph. — P. Aquilaire, 1789. 

Dans la chapelle du Sépulcre, à l'autel des saints Israël et Théo- 
bald, qui se sont sanctifiés dans le lieu, le premier mourut en 101.4, 
l'autre en 1070, appelée de sainte Marie-Madeleine. *-P. Aquilaire 
nomma, chapitre conféra, 1869, 1870, 1618, 1773. 

De Notre-Dame de Ghabaneys, ou Ghabreline, près la porte du 
chœur, peut-être supra de Ghamboulive. — P. Aquilaire nomma, 
chapitre conféra, 18i53, 1666. 

Autre F. Saint Jacques, 1813. 

De Saint-Léonard, peut-être supra. — P. Aquilaire nomma, cha- 
pitre conféra, 1878. 

De Saint-Laurent dans le sépulcre. — P. Aquilaire nomma, cha- 
pitre conféra, 1881. 

[Autre dite de Saint-Vincent]. 

Galand de Sain t-Sa vin, paroisse de Dinsac, seigneur de La Grange 
et de Pnylaurent, le 9 août 1448, reçu par Marteau. — F. A l'autel 
de Notre-Dame de la Paix, alias du Rosaire, ou de saint Sébastien. 



HMILLi BlSTOllQUB DO DlOCà» 01 LIMOGES 360 

— P. Chapitre confère. Seigneur de TAge-Malcouronne fat débouté 
du patronage, et le seigneur de Lagrange^Saint-Savin, paroisse 
de Dinsac, maintenu dans ce droit par arrêt du parlement de Paris 

du 1741. Jacques de Saint-Savin, écuyer, 15K5, 1868. Le 

31 mars 1S59, il avait échangé son fief de La Grange avec Antoine 
Seichaud, écuyer, et lui avait cédé le patronage, par acte reçu par 
Faulconier. Du Monteil, procureur et avocat du roi en ia séné- 
chaussée de la B^sse-Marche, 188S. Bujas, sa veuve, comme tutrice 
de ses enfants, 1616. Pierre du Monteil« écuyer, sieur de Lavaud, 
comme seigneur de TAge-Malcouronne, 1659. Tonmiol, capitaine 
dans Richelieu-cavalerie, 1693, 1796. Gabriel Toumtol, éeuyer, 
1752. 

Jean Barbon, drapier, le 10 janvier 1460, vieux style, reçu par 
Grenard, raliQé par le chapitre du Dorât, le 17 avril 1461. — F. k 
Tautel de saint Sébastien. — P. Aîné des m&Ies, à défant de mAles, 
le chapitre qui est collateur. Barbon, marchand, 1874, 1881. Aqui- 
laire nomma, chapitre conféra, 1763. 

Jean Dunet, marchand. Le titulaire doit être dans les ordres 
sacrés. Le 24 janvier 1476, vieux style, reçu par de Hartello et 
Goubrat. — F. A Tautel de saint Eutrope. — P. Héritiers mâles 
aînés, ou les plus proches parents mâles, et à leur défaut, le cha- 
pitre qui est collateur. Dunet, marchand, 1872, 1887. Renard, chi- 
rurgien, 1700. Sieur de Grandmaison, marchand, 1782. Aquilaire 
du chapitre, 1783. Le dit sieur de Grandmaison, marchand,! 787. 
[François David, cordonnier à Limoges, rue Larchadre, y nomma 
le 1«' janvier 1777, M. Jean Reymond, prêtre, vicaire et commu- 
naliste de Bellac]. 

Jean Neymond, marchand, pour lui et Jeanne Gaudonnie, sa 
mère, le 9M) janvier 1488, vieux style, reçu par Goubrat. — F. A 
Tautel de Notre-Dame-de-Pitié ou de saint Jean Baptiste. — 
P. Chapitre confère. Aine des mâles de la branche la plus pro- 
chaine du fondateur, à leur défaut ia fille aînée et ses descendants. 
Neymond, marchand, 1881, 1602. Sieur de Villemarcheix, 1691; 
avocat, 1726; de Perelles, 1786. 

Autre F. Sainte Marie humilitatis, 1478. 

Pierre Fonsreaux, sieur du Chier, conseiller en la sénéchaussée 
de la Basse-Marche, le 26 février 1662, reçu par Jousseaume. — 
F. Sous le titre de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. — A Tautel du 
Rosaire. — P. Chapitre confère. Seigneur du lieu noble du Chier, 
paroisse de La Baseuge, nomme. 

Guillaume et Simon de Parelles. — F. A l'autel de saint Etienne. 
— P. Chapitre confère. De Parelles, notaire, 1864, 1881, 1884. 
Sergent du bourg de Brezy, avec Merlin, marchand, 1881. Cou-i 



370 SOCIÉTé ARCHÉOLOOIQUt BT RISTOAIQOB DU LIVOUSIN 

Iheite, du lieu de Riiïauderie, paroisse de Ghaillac, i884. Aquilaire 
du chapitre à défaut d't)éritiers de la famille du fondateur, 1584. 

De La Barre. — F. A Tautel de saint Jean révangéliste. — 
P. Chapitre confère. Seigneur de La Barre nomme. Brujas, lieute- 
nant particulier, 1557, 1586. Noble Jacques, 1624. Pénigot, officier 
à Téleclion de Bellac avec Ghesne, procureur fiscal du Dorât, 1652. 

Notre-Dame-de-rArmori. 

Notre-Dame-de-la-Paix. 

Pierre Bloûe, alias Tournier, 1513. — F. Saint Pierre, martyr. 
— P. Maurat, 1768. 
, Saint Mandet. — F. A Tau tel de sainte Radegonde. 

Saint Jacques et saint Christophe. La chapelle de saint Jacques 
existait vers 1106 (Collin, Vie dês saints Limousins, p. 40). — 
P. Meraud. 

Sainte Catherine. Saint Israël s*y retira suivant sa légende. Cha- 
pelle [avec une vicairie]. — P. Perrin. 

Saint Biaise. 

Saint Laurent dans le sépulcre, 14iB2. 

Sainte Anne. 

[Autre (1) Chapelle. — Etait possédée par J.-B. Teslaud'de 

Cazès qui la résigna, en 1785, à Claude-Barnabe Laurent de Mas- 
cloux, qui eut son visa le 2 avril 1785 {Feuille hebd. de Limoges, 
11 mai 1785, p. 54), mort en 1794]. 

Saint Georges, dans le château du Dorât. En ruine ainsi que le 
château. — Chapellenie. — Aldebert, comte de la Marche et Mar- 
quis, son fils, sa femme Mirabilis, et Geniosa, femme de son fils, 
voulant faire célébrer le service divin, la donnèrent au chapitre 
du Dorât, qui y devait établir un chapelain, Tan 1174 (Estiennot, 
Antiq. benedict, Lemoo., part. I). 

Saint Israël et saint Théobald, érigée vers 1122. — Chapelle. 

Eglise de Saint-Michely 1130. Fut donnée, vers 1572, pour faire 
un auditoire aux officiers de la sénéchaussée. 

Chapelle au cimetière. — F. Saint Claude. 
Yicaiiie, — P. François Barton de Monlbas, écuyer, sieur de 
Fayoles, 1597. 

Lauzane. Erigée pour réparation de Tasssinat de lieutenant 

criminel. — Chapelle au cimetière. — F. Saint Antoine, abbé. 

Saint Antoine, 

(1) Probablemenl la vicairie de Saint-Martial. Voir Bull. Soc, areh.f 
t. XXIX, p. !8J. 



POOILLi BI8T01IIQIIB DU DIOCiSE DE LIMOGES 371 

Hermitage de Notre-Dame-^e-Recauvrance, ou les Frères Minears 
Récollets furent établis en 1618, par le don que leur en fit le 
S mai 1617 Simon Ghesne, lieutenant particulier au siège du Dorât. 
Sont quatre prêtres et un frère. 

La Sainte-Trinité, fondée par Jeanne Guichard de Bourbon, 
abbesse de la Sainte-Trinité de Poitiers, par décret de Tévéque de 
Limoges du 27 juin 1624. Lettres patentes de 1648. Sont vingt-et- 
une sœurs et quatre converses. La cour leur défendit en 1740 de 
recevoir des sujets. — Monastère de filles, ordre de Saint-Benoit, 
ci-devant abbaye. — F. La Sainte-Trinité. — P, La prieure est élec- 
tive triennale, confirmative par Tévêque (1). 

Hôpital ou maladrerie de fondation royale, suivant le Fouillé. — 
Prieuré séculier de la Maison-Dieu, 1513. — P. Grand aumônier. 
Néant. Chapitre du Dorât. 

MONISME (2), mal Mommie. — Cure, 260 communiants. — Le 
20 juin 1483, le chapitre de la cathédrale consentit que désormais 
cette église, à la place de celle de Saint-Amand, soit présentée à 
révoque par l'abbé et le chapitre du Dorât. — F. Nativité de la 
Sain te- Vierge. — P. Evéque, dans le Fouillé de 1318, nomma 
en 1477. Âquilaire du chapitre du Dorât, 1566, 1569, 1587, 1598, 
1633, 1641, 1646, <680, 1681, 1719, 1764, 1770. 

La Bussière-au-Pinier, alias Templier. — Chapelle, préceptore- 
rie. — F. Saint Georges. — P. A la commanderie de Breuil-au-Fa. 



(I) Abbessesou prieures de la Trinité du Dorai : Catherine de Biron de 
Salagnac, désignée par Tabbesse de la Trinilé de Poitiers, fat abbesse per- 
pétuelle de la Trinité du Dorât de i6U à 1651. — Jeanne de Barbeziëre 
de Chemerut lui succéda en qualité d'abbesse triennale en 1659, et mou- 
rut en 1663. — Françoise d*Asnière de La Chapelle fut élue abbesse pour 
trois ans le 10 avril 1663, et réélue pour trois autres années le 19 octo- 
bre 1666. —Madeleine de La Hilte de Gasparde, élue pour irois ans le 
td novembre 1669. Elle n*occupa la place que six jours, et mourut le 
3 décembre. — Françoise d'Asnière de La Chapelle fut élue pour trois ans 
abbesse le 3 mai 1670, et réélue le 30 mai 1673. On la trouve encore 
abbesse en 1685. — Marie de Jovion de Brouilles, 1693. — Marie Sornin, 
1705. — Marie de Jovion de Brouilles, 1710. — Marie de Verdilhac, 1719. 
— Marie de Crouzeil, 1734. — Suzanne d*AuIberoche, 17i8. — Marie de 
Sainl-Georges, 1735. — Anne Boutinon, 1742, 1743. — Marie de Sainl- 
Georges, 1750; décédée en 1761. - Sœur Sainte-Anne, 1770. — 
Marthe Bupin de Saint-Quentin, 1778, 1788. — Rose Betolaud, en reli- 
gion sœur Sainte-Félicité, 1789, 1700. 

(S) Kéuni à Saint-Ouen, canton dû Dorât (Haule-Vienne). 



37S socdbrÉ AncBtoLOMtoB bt bistobioqb du uhodsin 

ORADOUR-SAINT-GENEST (1). OratariMm, alias Oradonr-près- 
le-Doral, 1407. Mal Oradour-prës-Genest. Mal Auradoar (VogieD, 
p. 65). -— Gare, 1,350 commanianls. -* F. Saint Geoest, 35 août. 
— P. Aquilaîre du chapitre du Dorât, 1483, 1570, 1609, 1613, 
1655, 1657, 1671, 1693, 1703, 1736; Domma et le chapitre pré- 
senta, 1770. 

Ykairie fondée par Jean Seychaud, damoisean, sieur de La Pey- 
rière, et Jean, son frère, pour eax et Ithier, leur père, et Delphine 
de Villars, leur mère, pour un prêtre ou qui le soit dans Tan de la 
présentation, le 37 novembre 1450, signé de Mar telle [Elle est 
appelée de Sainte-Catherine et de Saint-Martial]. ^ F, k Tautel de 
sainte Catherine. — P. Le curé confère, et à défaut de capacité, 
le sous-chantre du Dorât. Héritiers et successeurs Ju fief de 
La Peyrière nomment. Antoine Seychaud, écuyer, sieur de 
La Peyrière, 1558. Le 31 mars 1559, il échangea ce tief avec 
Jacques de Saint-Savin, écuyer, et lui donna le patronage de cette 
vicairie, par acte reçu par Faulconier. Curé nomme en 1633. Etait 
unie à la cure en 1703, 1770. 

Chapelle de Saint-Martial, dans le bourg. — En ruines. Est dite 
annexe en 1558, 1573. — P. Chapitre du Dorât, 1483. 

BRIGUEIL-LE-CHANTRE (3), alias près Flets. — Cure, 440 com- 
muniants. — F. Saint Hilaire de Poitiers. — P. Chapitre du Dorât, 
1483. Aquilaire du chapitre du Dorât, 1568,1587, 1601, 1639, 
1674, 1694, 1699, 1746. 

Vicairie fondée par Pierre du Puy du Pin, marchand, le 
30 avril 1500. — F. A Tautel de sainte Catherine. — P. Curé 
confère. Successeur m&le et plus proche héritier du fondateur, 
demeurant au Puy-du-Pin, nomme. 

[Autre dite les Bouillots]. 

Saint Cyr et sainte Juliette. Fondé par Isambert, abbé du Dorât, 
mais non sur la paroisse de Thollet, quoiqu^on Tait avancé (GalL 
christ, nov., t. II, col 550). — Prieuré. Vicairie en 1564. — P. Chan- 
tre du Dorât nommait et conférait en 1599. Aquilaire nomma et 
chapitre conféra, 1694. 

TERSANNES (3). — Cure, 380 communiants. — F. Saint Sym- 
phorien d'Autun. — P. Aquilaire du chapitre du Dorât, 1573, 1600, 
1663, 1727, 1738, 1763. 

~ (i) Gommane da canton du Dorai (Haute- Vîenoe). 

(2) Gommane du canton de La Trimmiîlle (Vienne). 

(3) Commune du canton du Dorai (HauteWienne). 



POUILLÂ HISTORIQUE DU DIOCESE DE LIMOGES 373 

La Plaigne. En ruiae. — Prieuré ou commanderie. — F. Sainle 
Madeleine. — P. Grand aumônier de France, 1601. Prieur de la 
Maison-Dieu de Montmorilion, i515, i554, 15S5, 1557, 1558, 1560, 
1565, 1566, 1582. Les PP. Augustins de flootmorillon en jouissent. 

LA BAZEUGE (1). Basilica. Mal Château. Basilique. — Cure, 
380 communiants. —F. Saint Léger d'Aulun. — P. Aquilaire du 
chapitre du Dorai, 1569, 1587, 1591, 1612, 1660, 1728, 1735, 1738. 

DINSAC (2). — Cure, 340 communiants. — F. Saint Martin de 
Tours. — P. Aquilaire du chapitre du Dorât, 1475, 1566, 1569, 
1570, 1673, 1576, 1577, 1691, 1602, 1630, 1644, 1654, 1660, 1661, 
1707, 1711, 1726, 1746. 

Gascongnolle, Gaschonholas (Innocent III, Lib. XIV, épist. 18). 
— Annexe, 1318. — - F. Saint Cloud. — P. Dépendait de Gharroux 
en 1211. 

DOMPIERRE-LES-ÉGLISES (3). De DommoPetro, 1372.S«Pé?frt 
ecclesiarum. — Cure, 1,888 communiants. — F, Saint Pierre, apô- 
tre. — P. Aquilaire du chapitre du Dorât, 1570, 1578, 1609, 1613, 
1616, 1617, 1631, 1653, 1654, 1677, 1710, 1729, 1758. 

Communauté de prêtres en 1564. Néant. 

Vicairie. Le cardinal Hugues Roger, fondateur du chapitre de Saint- 
Germain-de-Masseré, avait acquis la terre de Dompierre ayantl376 
(Baluze, Vita. pap. Aven., t. II, col. 807). — F. A Tautel de saint 
Martial. — P. Chapitre de Saint-Germain-de-Masseré conféra en 
élisant en 1562, 1584. Doyen du même chapitre nomma et conféra 
en élisant en 1585. Jean Pouthe, écuyer, comme seigneur de Dom- 
pierre-le-Château et Dompierre-les-Eglises, depuis réchange de 
cette dernière terre fait avec le susdit chapitre, 1598. 

Saint Martial. — Chapelle. — P. Etait annexée à la sous-chan- 
trerie du Dorât en 1614. 

Saint Fulgence. Dompierre en était annexe en 1560. — Prieuré. 

SAINT-LÉGER-MAGNAZEIX (4). — Annexe du chapitre du 
Dorât, 1564, 1569. — Cure, 1,000 communiants. — F. Saint 
Léger d'Aulun. — P. Aquilaire du chapitre du Dorai, 1708, 1714, 
1719, 1771. 

(1) Commune du canion da Dorât (Haute-Vienne). 
(3) Commune du canton du Dorat (Haute-Vienne). 

(3) Commune du canton de Magnac-Laval (Haute-Vienne). 

(4) Commune du canton de Magnac-Laval (Haute-Vienne). 

T. un 24 



374 ftOCIÂTé ARCHEOLOGIQUE RT HI9T01IIQUK OU LIMOUSIN 

Communauté de prêtres, 1564. 

Vicairie de sainte Radegonde, dans le bourg. — P. Chapitre de 
La Chapelle-Taiilefer. 

Bronzeau. de Brandellis: Guillaume, Pierre, Geoffroi et EUenne, 
seigneurs de Magnac, fondèrent cette celle en il72 (Simpl., t. VII, 
p. 577), où il y avait cinq frères en 1295. — Celle. — F. La Sainte- 
Vierge et saint Mdrc, évangéliste. — P. Âbbé de Grandmont 
Tassensa, ce qui fut ratifié par le chapitre de son monastère en 1558. 
Avait été unie à ce monastère par bulle de 1318. 

Chiers [ou de Chières, ou Uchier]. — Prieuré de filles. — 
F. Nativité de la Sainte- Vierge. — P. Abbesse de la Règle, 1569, 
1574, i598, 1599, 1603. Cette abbesse et les religieuses de son 
monastère exposèrent que quoique les revenus communs de leur 
monastère fussent autrefois suffisants pour Tentretien d*un grand 
nombre de religieuses, ils étaient à présent beaucoup au-dessous 
de ce qui était requis pour la subsistance de cinquante-huit qui 
composaient la communauté, etc. (Voir Le Chalard, paroisse de 
Saint-Georges-la-Pouge, dans Tarchiprêtré deBénévent). Les reve- 
nus du prieuré de Chiers, déduction faite des charges, furent éva- 
lues à 150 livres. Par le même décret du 21 mai 1747, le prieuré 
de Chiers est supprimé, et les revenus unis au monastère de 
la Règle, à condition d'acquitter toutes les charges ecclésiastiques 
et civiles, et de donner 12 livres pour faire dire douze messes 
par an. 

Le Puy-Saint-Jeafiy alias Le Mont, jadis Ajars ou Adarc. Etienne 
de Magnac Tavait donné à Fontevrault avant 1119 {Gall. christ, 
nov.y t. II, col. 1316. — Voyez mes Mémoires, t. 1, p. 93). — 
Prieuré de filles. — F. Nativité de saint Jean. — P. Aux religieu- 
ses de La Puye, ordre de Fontevrault, diocèse de Poitiers. 

Heru ou Eyruc. — Comraanderie. — F. Saint Vincent. — 
P. Annexée à la pitancerie de la Maison-Dieu de Montmorillon, 
1554. Prieur du même lieu nomma et conféra, 1554, 1568. Les 
PP. Augustins de la même ville en jouissent. 

SAINT-GERMAIN-BEAUPRË (1) ou près Nots, surnommé les 
Forets en 1361, près La Souterraine, 1471, près Verxilhac en 1407. 
— Cure, 380 communiants. — F. Saint Germain d'Auxerre, 31 juil- 
let. Grégoire de Tours en parle. — P. Aquilaire du chapitre du 
Dorât, 1471, 1483, 1669, 1699, 1706, 1711 . 

(I) Commune du canton de La Souterraine (Creuse). 



POUILLÊ ttlSTORIQCfe DU DI0CÈ8B D& LlMOGIS 375 

ROUSSAC (1), Rociacus, mal Ronsac. — Prévôté. — F. Saint 
Martial de Limoges. — P. Dépendait du monastère de Saint-Martial 
de Limoges en i097 (Baluze Miscell^ t. VI, p. 389) Unie à la mense 
capitulaire par la bulle de sécularisation de 1535. En prirent pos- 
session le 9 janvier 1554, vieux style. [N..., prévôt de Roussac, 
donna à Grandmont 6 deniers de cens qu'il avait sur le village du 
Goudier, paroisse d'Âmbazac. Ce fut l'an 12.. (Mss. du Frère de 
La Garde, religieux de Grandmont)]. 

Cure, 880 communiants. — F. Saint Martial de Limoges. — 
P. Abbé de Saint-Martial, 1514,1615, 1631, 1632, 1644,1662,1706, 
1728. 1747, 1770. 

Chapelle au haut du bourg. Interdite. — F. Sainte Anne. 

Autre au cimetière, 1488. 

LE BOUIX (2), Buxus. — Annexe de Roussac en 1318, succur- 
sale en 1634. — 380 communiants. — F. Assomption de la Sainte- 
Vierge, saint Michel en 1558. — P. Dépendait du monastère de 
Saint-Martial en 1097 (Baluze, Miscell, t. VI, p. 389). Etait cure et 
fut conférée comme telle, sur la nomination de l'abbé de Saint- 
Martial en 1515, 1569. Lorsque le curé de Bouix, et son annexe de 
Roussac, voulut prendre possession de la cure de Bouix le 20 août 
1580, on lui dit que le vicaire était absent et se trouvait à Roussac, 
et n'osait venir faire le service divin, craignant d'être pris prison- 
nier par les troupes qui avaient assiégé Magnac, qu'il avait emporté 
les clefs pour empêcher les voleurs d*entrer dans l'église du Bouix. 
Il ne prit possession que de Roussac, par l'aspection du clocher, 
craignant les voleurs. 

Chapelle de saint Martin, près le village de Seuil à Roussac, 
1572. (Est dans la paroisse de Saint-Symphorien). 

AZAT-PRÈS-LE-RIS-CHAUVERON (3), ou le Paumeux, ou Pau- 
mut, mal Assac, Aziacum, — Noble Agnès de Magnac, femme 
d'Etienne de Blés, donna la quatrième partie du fief presbytéral 
du temps de Wido, évoque, et d'Adémar, abbé, vers 1080. (Mss. 
Biblioth. roy. n** 5239). — Chauveron, seigneur de ce lieu ; Audoyn 
Ghauveron, prévôt de Paris en 1381, qui a un article fort détaillé 
(Mém. acad, inscript,, t. XX, p. 490), baptisé à Saint-Maurice de 
Limoges, acheta la terre de Laurière la même année. Une famille 
du même nom sont seigneurs de Journhac. — Prieuré. — F. Saint 



(1) Commune du canton de Nantiat (Haute-Vienne). 
{%) Commune du canton de Nantiat (Haute-Vieunc). 
(3) Commune du canton du Dorât (Haute-Vienne). 



376 SOCIÉTÉ ARCOKOLOGIQUB ET HISTORIQUE DU LlHUUSm 

Genës.— P. Uni à la mense capitulaire de Saint-Martial de Limoges 
par la bulle de sécularisation de 1535. En prirent possession le 
9 mars 1580, et le 29 novembre 1659. 

Cure, 800 communiants. — F. Saint Genès. — P. Aquilaire du 
chapitre de Saint-Martial pendant la vacance de Tabbaye, 1740. 
Abbé dudil lieu, 1479, 1481, 1510, 1580, 1601, 1618, 1653, 1681, 
1704, 1705, 1708, 1729. 

N,-D. dans le bourg. — Annexe de la cure 1673. Jadis, dit-on, 
église paroissiale. Chapelle. 

Fm Brosse, prieuré ruiné. — F. Sainte Valérie. Comme le prieur 
d'Azat ne pouvait payer le mezage, on unit à son prieuré celui-ci, 
dont la valeur n'excédait pas 6 livres, par ordonnance de Grégoire, 
abbé d'issoire, diocèse de Bourges, le 12 octobre 1337. 

COMPREIGNAC(I), Comprinhac, 1482. De Compré?or, acheter, 
des boutiques des marchands qui y étaient. On y tient des foires 
tous les premiers jeudis de chaque mois et le 12 novembre (2). — 
Cure, 2,350 communiants, — F. Saint Martin de Tours. — P. Abbé 
de Saint-Martial, 1482, 1512, 1578, 1579, 1586, 1587, 1591, 1641, 
1651, 1652, 1706, 17i0, 1727, 1754. 

Vicairie fondée avant 1455 par Pierre des Quars, chevalier, sei- 
gneur de Compreignac. — F. A Taulel de saint Jean. — P. Evoque, 
1673. Marguerite d'Aubusson, dame de Fraissey et de Mérignac, 
avec Gabriel de Saint-Georges, son fils en 1478. 

Saint-Roch, chapelle rurale. 

Montégut'le-Noir. A Montégut-le-Blanc, dans rarchiprôlré de 
Bénévenl, le curé était habillé de blanc, étant chanoine de Béné- 
vent. Ici les religieuses étaient vêtues de noir, et pour différencier 
ces deux endroits on Ta appelé Montégul-le-Noir. Fut donné au 
monastère de Ligneux, diocèse de Périgueux en 1128. Il y avait 
cinq religieuses en 1262 et 1396. — Prieuré de filles. — F. Sainte 
Anne. — P. Uni à la mense abbatiale et conventuelle dudit Ligueux 
en 1436 (Bonav., t. III, p. 542. 

Augelard, — Commanderie, ou prieuré régulier, est dit paroisse 
en 1710. — F. Assomption de la Sainte-Vierge. — P. Prévôt de 

(I) C4ommuiic du canton de Nantiat (Haute-Vienne). 

(3) Celle ôlymologie donnée par Nadaud, ne peut pas êlre préférée à la 
suivanle : c Le nom gaulois Comprinnus, montre que les noms de lieu 
Compreignac (Haute-Vienne) el Gomprégnac (Aveyron) di^rivenl de ce nom 
d'homme récemment découvert sur un fragment de bronze trouvé aux 
environs de Clermonl-Ferrand. v (A. Thomas, Annales du Midi, année 
1893, p. 303). 



POUILLft HISTORIQUE 00 DIOCÈSE DE LIMOGES 377 

La Souterraine, iTtO. Prieur de la Maisou-Dieu de Montmorillon, 
1473, 1569